 |
|
|
27 septembre 2006 (0045)
par la seule foi accomplie vaincre le mal |
La nuit je me réveille, communiant dans la douleur des peuples du Moyen Orient. D’Irak j’entends les femmes pleurer leurs époux et enfants massacrés et les hommes gémir sur leurs familles mutilées ou disparues. Jésus, d’ailleurs, fut martyrisé dans la région. Jérusalem n’est pas si loin de Bagdad la distance de Paris à Nice . L’Islam sanguinaire, cité par le pape à Ratisbonne, n’existait pas alors. Jésus n’avait tué ni menacé personne, mais il avait prêché l’espérance de remplacer la religion et le gouvernement par l’amour, le pardon, la paix et l'intelligence libre. Pour les puissants c’est toujours un terrorisme, une folie contre "l'ordre des choses" passible du pire châtiment qui, pire que la mise à mort, est la privation des droits de la justice humaine Voir du côté de Guantanamo où doivent bien croupir, parmi de vrais criminels, quelques magnifiques idéalistes.
Mais il peut y avoir pire que la justice déniée à un crucifié vite expédié : La seconde mise à mort que la religion infligerait à Jésus, trois siècles plus tard, en le clouant non à une croix, mais à un énorme mensonge. La religion, bien que d’apparence nouvelle : l’église, n’avait pas pu effacer le souvenir révoltant d’une inique et horrible crucifixion perpétrée par la religion. Des hommes d'église pensèrent qu’il fallait faire croire, par une fable inouïe, que la passion de Jésus n’avait pas été l’énième triomphe du mal, mais avait été bien au contraire le bien extrême, le plan divin pour sauver tous les hommes, sinon le peuple finirait par accomplir le message de Jésus d’amour et de liberté et c’en serait fini des dominateurs (27/9, 28/21, 29/2), de leurs pouvoirs, richesses et privilèges. Cette fable, qui stoppa l'expansion du vrai christianisme, est celle du Dieu incarné et crucifié pour expier le péché du monde une bonne fois pour toutes, mais des fables similaires à celle-là il y en a bien d'autres dans ce monde, religieuses, politiques, culturelles.
Nous avons accepté la gageure non d’engager une polémique sur ces fables, mais simplement de reprendre l’accomplissement du christianisme au point où le peuple l’avait abandonné au IVe siècle. Nous sommes le toujours tout petit David face au gros Goliath toujours debout, mais notre fronde ne lance pas la dispute et la violence. Elle projette l’amour, le pardon, la paix, la liberté, les armes qui, nous rappelle La Révélation d’Arès, donnent non le mal et la mort, mais le bien et la Vie.

|
| Commentaires existants (13) .......... Ajouter un commentaire |
|
24 septembre 2006 (0044)
dieu n'a pas de religion |
À Paris une nouvelle mission des Pèlerins d'Arès.
Frère Didier Br. m'envoie l'information et l'image jointe avec cet eMail:
"Paris cet après-midi, voici Frère Alain M en mission avec la banderole "bille en tête" DIEU N'A PAS DE RELIGION. "
"Une mission très forte, visuellement... et des réactions du public!
"Alain M. (photographié portant la banderole) m'a dit vous en avoir déjà fait part. La photo a été réalisée par Frère Christophe M. Image très intéressante prise à côté de l'affiche de " Grand Corps Malade," qui nous fait penser à chaque homme comme grand corps malade du péché...
Frère Didier"
La Révélation d'Arès dès son introduction rappelle que la religion ne représente jamais Dieu: Il est facile [à la religion] de parler en Mon Nom loin de Moi... mais [Je n'emploie pas d'entremetteur et] tout homme, même celui qui n'a jamais reçu Ma Parole... sait Qui Je suis quand Je lui parle [directement] (1/8-9). Un peu plus loin: Je ne Me suis pas donné de masque, Je n'ai pas établi un rang de princes... et leurs docteurs serviles [religions et clergés] pour Me cacher la Face (3/4). Plus loin encore: Les hommes... ne Me connaissent plus dans les masques [les religions]qu'on m'a façonnés (28/3). Etc., etc. Notons en passant que La Révélation d'Arès considère la religion et son miroir laïc ou athée: la politique, comme étant d'une seule et même nature. Ainsi pourrait-on aussi bien appuyer la mission sur le slogan: "Dieu n'a ni religion ni politique," mais ce serait probablement frapper trop fort d'un seul coup. La Parole ne dit-elle pas: Tiens compte de la faiblesses immense du public (36/5)?

|
| Commentaires existants (8) .......... Ajouter un commentaire |
|
22 septembre 2006 (0043)
la foi et la raison |
Faisant suite à mon entrée 0042, ma messagerie s'est remplie d'âpres ou sourcilleux e-Mails, reproches personnels plutôt que commentaires. La réponse qui suit convient à tous, je pense.
Si j'annonçai sans délai que Benoît XVI venait de tenir à Ratisbonne des propos blâmant l'Islam pour sa violence et que le monde musulman avait déjà réagi avec colère, ce fut pour donner à mes lecteurs la primeur de la nouvelle. Mon entrée 0042, en effet, parut le soir du 15 septembre, jour même de l'exposé papal incriminé, mais pour autant je n'étais pas sans avoir une idée de celui-ci. Au cours de la journée un frère musulman m'avait appris l'événement et les premières réactions de l'Islam; à son eMail était joint le texte incriminé en anglais À notre époque, les nouvelles vont très vite . C'était le texte d'une longue conférence théologico-philosophique lue par le pape, dans lequel je ne sais qui avait souligné les quelques phrases déplacées.
L'exposé parlait du perpétuel dualisme de la foi et de la raison. Je le savais le 15 septembre, mais je prends aujourd'hui le temps d'en dire quelque chose parce que je ne prends pas "les raccourcis commodes des media pour m'éviter de penser." Je pense, je vous prie de le croire, oui, je pense, mais dans ce site, un blog et non un recueil de réflexions métaphysiques, je m'efforce de rester à la portée de tous. Je fais une exception ici pour montrer à mes critiques que j'ai des opinions.
Ce souci de raison évoqué par Benoît XVI à Ratisbonne, je suis d'avis que la chrétienté traditionelle, qu'elle repose sur les idées de Nicée (325), de Rome ou de Jean Calvin, en aura bien besoin pour abroger un jour (un jour qui viendra inexorablement) divers dogmes comme la trinité le Dieu à trois têtes (Rév d'Arès 23/7) ou le sang vide est la sang (XXXII/9) versé sur la croix pour le rachat des péchés du monde. Je me réjouis donc de ce souci qu'a Benoît XVI de garder raison en tous domaines pour que son église et d'autres églises relisent l'Écriture dans sa simplicité et la ré-interprètent. C'est tout autre chose que je regrette dans l'exposé de Benoît XVI à Ratisbonne, c'est qu'il le lut en Professeur Joseph Ratzinger en effet, il avait été professeur à cette université même et non en pape chargé de responsabilités internationales. Il aurait dû s'en souvenir et se dispenser de citer dans sa discussion sur la raison, une autre discussion, vieille de plus de 600 ans, entre un lettré persan musulman et l'empereur byzantin chrétien Manuel II, lequel aurait conclu par "... Dieu n'aime pas le sang (versé par Mouhamad, ce qui) n'est pas agir avec raison (et qui est donc) contraire à la nature de Dieu." Le choix de cette citation avait-il été totalement innocent lors de la préparation de l'exposé? N'aurait-il pu citer des propos similaires concernant le sang abondamment versé par les Chrétiens au cours de l'histoire? Sans faire à Benoît XVI un procès d'intention, je maintiens qu'il illustra parfaitement à Ratisbonne l'image de la paille et de la poutre dans le Sermon sur la Montagne.
Non, je n'ai pas défendu ceux qui dans l'Islam avaient tiré parti de l'exposé du pape et fait brûler des églises et causer la mort d'une pauvre bonne sœur en Somalie. J'ai seulement dit que Benoît XVI aurait dû penser que ses propos pouvaient provoquer et "justifier" les méfaits d'émeutiers islamistes, compte tenu des tensions existant entre Occident et Orient.

|
| Commentaires existants (9) .......... Ajouter un commentaire |
|
15 septembre 2006 (0042)
la paille dans ton œil, la poutre dans le mien |
En allemagne le pape fustige l'islam pour sa violence.
Il doit rentrer à Rome précipitemment sous un tourbillon de protestations internationales.
Si encore il avait fustigé toute violence: celle du christianisme et celle du judaïsme (Israël) comme celle de l'islam, son discours n'aurait plu à personne, mais aurait renvoyé chaque religion à ses péchés. Tandis que là, Benoît XVI s'est montré l'illustration parfaite du verset fameux du Sermon sur la Montagne: Qu'as-tu à regarder la paille dans l'œil de ton frère? Et la poutre qui est dans ton œil? ... Hypocrite!
La Révélation d'Arès reprend les avertissements lancés par le Père à ceux qui se croient autorisés à juger (Matthieu 7/1-5) sous des termes un peu différents, mais d'un poids égal: Mais tu ne jugeras personne, ni publiquement ni en secret. Pas le plus petit jugement au fond de la tête, car tu ne le piégeras pas plus qu'une puce. À ton insu, il sautera sur la langue (36/16).
Les Pèlerins d'Arès sont des pécheurs parmi toute l'humanité pécheresse, mais au moins ils s'efforcent d'aimer tous les hommes, leurs frères, de faire la paix avec eux (Rév d'Arès 28/15), de se dispenser de violence, même seulement verbale, même contre leurs plus violents détracteurs: Adfi, Miviludes... et l'Église. Celle-ci depuis 1974 a noirci, parfois diffamé, le mouvement issu de La Révélation d'Arès et particulièrement son fondateur. Je souhaite que l'islam pardonne à l'Église comme nous lui pardonnons. Ce monde n'a vraiment pas besoin qu'on attise les rancunes.

|
| Commentaires existants (11) .......... Ajouter un commentaire |
|
3 septembre 2006 (0041)
irak: le désastre |
Le Pentagone, la direction générale des armées US, a publié hier 2 septembre un rapport officiel sur l'Irak. Ni plus moins que l'aveu d'un désastre.
Le nombre de morts dépasse maintenant 3000 par mois. Le chaos, les ruines et même la faim s'étendent.
Pas besoin d'être politologue pour comprendre que les USA et leurs alliés constituent en Irak un mal beaucoup plus profond que ne l'était Saddam Hussein. Les shiites et les sunnites s'entretuent. Bombes et rockets explosent partout. Le marché noir règne. Le gouvernement irakien "démocratiquement élu" ne gouverne rien.
L'Appel de La Révélation d'Arès ne cesse d'être justifié.

|
| Commentaires existants (6) .......... Ajouter un commentaire |
|
2 septembre 2006 (0040)
la leçon de new-orleans |
New Orleans engloutie sous les vagues du péché planétaire (Rév d'Arès 33/22), noyée comme les fils de Noé (2/7). Chacun de nous finit ainsi, quelle que soit sa mort, en moins claironné, c'est tout. L'Atlantide ne fut pas reconstruite, mais New Orleans le sera. La belle affaire! Simple question d'époque et de technique. C'est reconstruire l'homme bon qu'il faut. New Orleans continuera de vivre dangereusement sous le niveau des eaux comme le monde vit dangereusement sous le péché (Rév d'Arès 30/2).
Le 29 août, le maire de New Orleans sonna la cloche qui commémore la rupture des digues un an plus tôt et Marlon Jordan sonna aux morts (photo), puis joua pour les milliers qui avaient tout perdu. Ce sont comme toujours les plus démunis, qui n'auraient rien à perdre en partant s'installer ailleurs, dans un lieu plus sûr et même plus beau, mais, dans leur immense majorité ils veulent rester là. Voilà à quoi je me pris à méditer ce 29 août.
Pourquoi cette répugnance universelle à changer d'habitat comme à changer sa vie (Rév d'Arès 30/11)? Parce que, depuis des milliers de générations soumises au mal, l'intelligence est réduite à un faible lumignon (Rév d'Arès 32/5), la tête est remplie du vent des doctes maîtres du système (23/4), la raison dort, l'habitude du péché a rendu les hommes si frêles qu'ils pensent que mal, malheur et mort sont une fatalité et que la meilleure façon de vivre est de vivre comme on a toujours vécu. Nous Pèlerins d'Arès devons leur rappeler que le Créateur est revenu sur terre en 1974 et 1977, non pour s'incarner et mourir sur une croix, mais pour demander aux hommes de le laisser enfin souffler dans leur sang et de laisser courir, courir leur sang (Rév d'Arès XVI/12) sous la pénitence pour reconstruire bien et bonheur, qui valent mille fois la plus belle des grandes villes.
Pourquoi l'homme, qui se croit libre et qui ne l'est pas, agit-il comme un fauve qui au moment de se coucher tourne en rond pour trouver la meilleure position, laquelle se trouve être pratiquement la même chaque soir? Cette routine est comme la constance maniaque de la religion et de son rejeton, la politique. La religion et la politique ne sont pas, contrairement à ce qu'elles prétendent, les champions du bien dans une lutte constante contre des forces opposées (qui d'ailleurs prétendent la même chose). Elles ne forment qu'une routine, mais qui s'en rend compte?
Inconscients du fait qu'il faut chercher le Bien ailleurs, les hommes gardent âprement leur religion les athée, contrairement à ce qu'ils disent, ont aussi leur religion, celle de leurs idées , si âprement que nos missionnaires, qui sont des libérateurs, ont un mal fou à leur rappeler qu'ils devraient se libérer. Se libérer du mal qui est la source de toutes les routines, surtout les routines religieuses qui croient arrêter le mal comme des citadelles sûres (Rév d'Arès 13/7), alors que, nous dit La Révélation d'Arès, c'est tout autrement qu'il faut agir. Ce n'est pas en se retranchant, mais c'est se mettant à courir comme le sang (Rév d'Arès XVI/12) ou comme le poulain agile (Rév d'Arès 10/10) qu'on met en marche la foi constructive, l'amour créatif, qui vaincra mal et malheur, si l'on y met aussi de l'intelligence (32/5).
Oui, il y a de quoi méditer sur la ruine de New Orleans et sa reconstruction en attente d'une nouvelle ruine par la mer, ou par d'autres furies de l'histoire, ou simplement par le temps. New Orleans, miroir du monde qu'il faut convaincre d'un seule Vérité: changer (Rév d'Arès 28/7).

|
| Commentaires existants (10) .......... Ajouter un commentaire |
|
24 août 2006 (0039)
sous le clocher propos sur la foi |
Dans les derniers jours du Pèlerinage, un pèlerin inconnu m'aborde sous le clocher. Je lui dis gentiment: "Je ne fais plus la conversation, sauf nécessité du service. Mon cardiologue dit que je parle trop passionnément, que ça éprouve mon cœur. "
Il approuve de la tête, mais parle quand même: "On ne se connaît pas... Je suis seulement de passage. J'ai voulu voir l'endroit où La Révélation d'Arès a réveillé dans le monde une foi très simple. La foi dans le Bien, la foi qui conduit à Dieu, même si au départ Dieu n'intéresse pas, comme la simple abeille conduit finalement à la ruche. Je voulais aussi vous exprimer mon respect. Vous avez pendant trente-deux ans défendu sans concession cette simplicité qui dissout la religion. De plus, quelle navigation difficile contre le vent de la déchristianisation..."
Moi: "...et de la déspiritualisation, ce qui est pire. J'espère qu'en retrouvant les idées simples qui forment cette Parole sur le lieu aussi simple où le Créateur l'a redonnée, votre volonté de poursuivre le Bien sera renforcée! Ici l'homme retrouve la capacité et le plaisir de l'enfant d'entendre indéfiniment une histoire qu'il connaît déjà. "
Lui: "La Révélation d'Arès répond à toutes les questions. Pas besoin d'interprétations discutables, de théologie, de dogmes. Il n'y a qu'à lire et accomplir."
Moi: "J'ai quand même dû rappeler le vrai (Rév d'Arès II/8-9, XX/2, XXXIV/1-4), c'est-à-dire annoter abondamment, parce que la culture religieuse ou les habitudes de penser brouillent ou déguisent le vrai, mais peut-être êtiez-vous athée ou agnostique, sans préconçus. "
"Non, je suis juif." Il lève les yeux vers le clocher. "Depuis des siècles, les religions que vos écrits appellent abrahamiques voisinent sous le même clocher, le même minaret ou le même tabernacle sans se tourmenter de ce qui les désunit. J'en ai pris conscience en découvrant La Révélation d'Arès." Il devient emphatique: "Là est le crime, le déicide!" Il a un geste large et las vers l'Orient. Il pense au Liban, c'est sûr. Sa voix s'adoucit: "Et pourtant, le Coran n'est jamais qu'une bible arabe, au fond, comme la bible chrétienne n'est jamais que la bible juive."
Moi: "La finalité de la foi n'est pas la Parole. La Parole, c'est la philosophie du Père, le virtuel. Au pèlerinage on philosophe légitimement sur le salut, le bonheur, la fin des soucis et des douleurs terrestres, la vie changée (Rév d'Arès 30/11) et le monde changé (28/7), mais sitôt fini le pèlerinage, le réel nous attend. C'est accomplir qu'il faut. Par là se jouent vraiment le destin de l'individu par la pénitence et le destin du monde par la multiplication des pénitents. C'est là que tous les hommes bons, même ceux qui ne reconnaissent pas la Voix du Père (Rev d'Arès 28/12) et même ceux qui le haïssent (28/14) contribuent au changement du monde, à la Vérité finale (28/7). Ce clocher n'évoque pas que les religions abrahamiques. Il évoque le monde entier."

|
| Commentaires existants (20) .......... Ajouter un commentaire |
|
18 août 2006 (0038)
la vierge en chocolat sera-elle bâillonnée? |
Après un pèlerinage parmi les plus fervents à Arès, dont aucune presse ne parle, les nouvelles du monde pêle mêle me sautent dessus comme les puces du chien noir (Rév d'Arès XLIII/11, XLV/1):
Au Proche Orient aucun problème de fond n'étant résolu ni près de l'être, ce n'est qu'une trêve, c'est déjà ça. Dame Violence, qui n'aime pas s'ennuyer, se déplace à Colombo, Sri Lanka; bagarre monstre "de cause inconnue" entre manifestants pour la paix et moines bouddhistes; défroques jaunes en lambeaux; centaines d'amochés à l'hôpital. Qumran (où furent découverts les rouleaux bibliques de la Mer Morte) n'était pas un monastère essénien ou proto-chrétien, mais une antique tuilerie ou une décharge publique, tout bêtement. Au beau milieu du Pacifique on trouve trois naufragés, pêcheurs mexicains dérivant des mois durant, moteur en panne, vivant de pluie et de poisson cru, dont apparemment tout le monde se foutait complètement: personne n'avait signalé leur disparition. Miracle à la chocolaterie Angiano, Fountain Valley, Californie: Une "sainte Marie en chocolat" s'est miraculeusement formée sous une cuve à cacao; le "portrait tout craché" de la vierge de Lourdes, paraît-il (photo). Detroit, Michigan, un juge fédéral déclare illégales les écoutes téléphoniques ordonnées par le président Bush pour lutter contre le terrorisme. Londres, l'inverse de la nouvelle précédente: Les ministres de l'intérieur se réunissent pour discuter rien moins que l'effacement autoritaire sur l'internet de "tous les sites favorables au terrorisme."
Ici je repousse les journaux et je ferme les yeux. Il est clair que, comme tous les pouvoirs depuis l'aube des temps ont contrôlé les idées et l'information, la politique actuelle voit dans le terrorisme le prétexte pour filtrer l'internet et en effacer ce qui lui déplaît.
Il y a cinq minutes, je l'avoue, ma vieille, stupide humeur railleuse reprenait le dessus devant la vierge en chocolat, mais la nouvelle des politiciens discutant de la censure du web fige mes lèvres. Et si cette un peu niaise vierge en chocolat devenait une martyre de la liberté? Si, comme ça s'est déjà vu, un mouvement d'opposition aux pouvoirs du monde prenait pour emblême Marie? Cette Marie de chocolat serait considérée comme dangereuse et interdite sur le réseau. Les politiciens à Londres disent bien que, " sauf l'encouragement au terrorisme, l'expression normale de la conscience ne sera pas menacée sur l'internet," mais comme ils ne précisent pas ce qu'ils entendent par là, allez savoir!
Depuis qu'existe l'internet je me suis attendu à ce qu'il fût censuré. On me disait: "Sur le web il est techniquement impossible de contrôler la circulation des idées. Elle restera libre à jamais." Je répondais: "Les puissants ont toujours cherché à contrôler la conscience de l'homme. Ce sera la même chose sur l'internet." Sur ce point comme sur d'autres notre mission est importante. En même temps qu'elle montre les sentiers du salut et du bonheur par la pénitence, elle rappelle qu'il n'existe pas de bien absolu sans l'absolument libre expression de la conscience, qu'il faut libérer des harnais que lui met le système (Rév d'Arès 10/10).

|
| Commentaires existants (7) .......... Ajouter un commentaire |
|
30 juillet 2006 (0037)
l'âme souffre; des blogs soufflent l'espoir |
Si je suis assez pénitent pour m'être fait une âme, mon âme souffre (Rév d'Arès 4/5). Cette voile qui m'éloignera des rivages de la douleur aussi longtemps que mes os pilés (Rév d'Arès 17/4, 18/4) attendront de revivre (Rév d'Arès 31/11), la douleur la griffe comme une peau. Je comprends mieux le mécanisme de sentiment chez Jésus quand, devant moi en 1974, il semblait parfois tellement indisposé. Même lui ressuscité et transfiguré, son âme souffrait, mais elle, elle souffrait d'amour et noblesse écoeurés par la crasse et le remugle de mon pauvre cœur de "chrétien" autosatisfait.
Ma petite âme à moi souffre moins glorieusement du remords de n'avoir pas encore moissonné (Rév d'Arès 6/2, 31/6) assez de pénitents pour avoir pu éviter à 34 enfants la peur et la mort sous les bombes aujourd'hui à Cana, Liban. Je connus aussi la peur sous les bombes en 1943 et 1944. Je sais cette horrible anxiété que même un enfant éprouve sous le vrombissement de la force aveugle qui va tuer au hasard, on ne sait qui, on ne sait quand, on ne sait où.
J'aurais voulu que ce blog fût souvent, disons, une fois sur deux, une joyeuse alternative au parfois trop grand sérieux de la foi et aux inquiétudes que nous donnent les dures réalités terrestres, mais en ce moment? Au Moyen Orient ce concentré de douleur et de mort en Palestine, en Israël, au Liban, en Irak, en Afghanistan, ce maelstrom de problèmes pour l'heure insolubles entre des mentalités encore incompatibles culturellement, tourmentent mon âme. En créant ce blog je cherchais seulement à partager mes pensées avec mes sœurs et frères sans leur prendre la tête, je visais à rester présent dans l'assemblée tout en laissant une fenêtre ouverte sur moi pour les étrangers de passage (Rév d'Arès 25/3-4). Je me disais que, puisque le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7), il faut aussi lui laisser le temps de s'y décider, ne pas le rebuter en lui reprochant ses péchés sans cesse, lui nourrir l'esprit avec mesure et douceur (Rév d'Arès 25/9) sans oublier de l'amuser parfois. Hélas, je n'y arrive pas. Aujourd'hui 30 juillet Israël a bombardé Cana au Liban et y a tué d'un coup 54 frères humains, dont 37 enfants. Comment faire un choix équilibré entre entrées graves et entrées divertissantes? Une fois encore, j'ai pleuré...
Mais, si triste je suis, je ne suis pas désespéré. Je ravaude ma voile, mon âme se gonfle du vent de la foi et de la raison. Elle ne se laissera pas pousser trois pattes et trois ailes comme la grue qui ne peut plus courir ni voler la religion et la politique, Néro, quoi! (Rév d'Arès XXII/1-2). J'ai un blog, un blog qui ignore les distances, non? Mon âme de blogger rejoint les bloggers qui, là bas entre le Liban, la Palestine et Israël s'envoient non des bombes et des missiles, mais des messages. Tous ces messages ne sont pas aimables, mais beaucoup, paraît-il, ne sont pas négatifs. Oui, des bloggers dans leurs forums et leurs tchattes échangent des messages d'espoir, par-dessus ces pauvres cocons plastifiées que sont devenus les enfants de Cana (photo). Des bloggers par centaines se disent leur espérance d'une cohabitation possible sur la terre que les religieux et les politiques se disputent. Alors, quoiqu'un peu frustré de ne connaître ni l'arabe ni l'hébreu pour parler avec mes frères du Levant, je suis rassuré d'apprendre que des bloggers juifs et arabes là-bas voient les choses avec plus d'intelligence que leurs chefs.

|
| Commentaires existants (21) .......... Ajouter un commentaire |
|
23 juillet 2006 (0036)
s'il est un lieu où l'homme doit changer... |
Moyen Orient: Âcres odeurs de la poudre et de la détresse! Aucune solution durable en vue tant que les ennemis ne changeront pas un tant soit peu leurs perspectives. Les combats au Liban et en Palestine ne résoudront rien, sauf (et sans certitude) les positions politiques d'Ehud Olmert et de Mahmoud Ahmadi-Najad, parce que leurs électeurs respectifs espèrent encore dans la violence.
Côté israëlien, Sharon, vieux, moins aiguillonné par l'ambition politique, aurait sans doute évité une attaque armée de pareille ampleur. Côté islam, Ahmadi-Najad, qui par sa lettre à Bush (voir #0026) s'était montré ouvert à une solution morale et pacifique, si la Maison Blanche y consentait, ne peut pas ne pas soutenir les musulmans.
On est revenu au point insoluble du problème que David Ben Gourion qui serait premier ministre d'Israël trente ans plus tard perçut clairement en 1919, quand il militait déjà pour la renaissance d'Israël: "Il n'y a pas de solution! Il y a un gouffre sur quoi personne ne peut jeter un pont. Nous, juifs, comme nation voulons ce pays, et les arabes [musulmans] comme nation veulent ce pays." Comment ne pas penser aux mots du Père: Les nations reviendront vers Moi (Rév d'Arès 28/21), c'est-à-dire, disparaîtront comme divisions religieuses et politiques pour ne plus former qu'un seul peuple, Mon Peuple?! Comment ne pas penser à l'unique Voie que le Père montre à tous: la pénitence, pour arriver à l'amour, au pardon, à la paix, aux solutions intelligentes, qui chasseront le mal de la planète?
Le mal naquit du projet le système que le peuple d'Adam en créatures libres fabriqua et a depuis lors opposé au plan de son Créateur (Rév d'Arès 2/1-5). À cause de ça, l'homme passa de l'immortalité à la mortalité (la fosse 2/1), quoique bénéficiant longtemps d'une grande longévité Métushelah (Mathusalem) vécut 969 ans (Genèse 5/27) . L'homme n'en profita malheureusement pas pour retourner en Éden. Sa longévité se réduisit au fur et à mesure que s'étendit le mal et aujourd'hui la vie d'un homme ne lui permet plus de résoudre d'une seule opération les terribles problèmes que le mal a engendrés. C'est pourquoi quatre génération ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2) pour retrouver le chemin d'Éden, la Voie. La solution reste possible, néanmoins. Peut-être la démonstration quasi caricaturale du mal et des malheurs qu'il engendre actuellement au Moyen Orient aidera-t-elle l'humanité à entendre La Révélation d'Arès et à commencer de l'accomplir.
En 1988, lors d'un grand meeting public au Cirque d'Hiver à Paris, je lançais l'idée d'un nouvel "Exodus", un bateau virtuel pour le Moyen Orient, non pour fonder une nation qui causerait des grands problèmes dans la région, mais au contraire pour fonder l'entente entre les occupants antagonistes de ce sol. L'appel spirituel et moral de La Révélation d'Arès aux Israëliens et Palestiniens n'était pas sans espoir alors, mais les Pèlerins d'Arès n'avaient pas les moyens de se lancer dans l'entreprise en 1988. En 2006, la rage s'est répandue partout au Moyen Orient, la folie y semble irrésistible. Du pied à latête plus rien n'est sain (Isaïe 1/6) et seule l'extrême douleur fera entendre raison aux hommes enragés. S'il est un lieu où l'hommes doit changer, mais où il est plus incapable que jamais de changer, c'est bien celui-là. Je pleure.

|
| Commentaires existants (16) .......... Ajouter un commentaire |
|
13 juillet 2006 (0035)
foteballe |
Des messages dans ma mail-box disent: "Dites-nous deux mots du mondial , surtout de la finale..." Deux mails ajoutent: "Et le coup de boule de Zizou?"
Ma grand-mère maternelle appelait ça le foteballe. Quant au "coup de boule", elle ne savait probablement pas ce que c'était, mais si elle avait visionné la scène, qu'aurait-elle vu? Sur la fin du dernier match d'un long championnat, des joueurs épuisés La fatigue ôte l'esprit à l'homme (Rév d'Arès 35/8) . Un foteballeur blanc frappa de la tête (pas si sauvagement d'ailleurs, j'avais vu beaucoup beaucoup plus efficace au cours des bagarres de mon enfance) le sternum d'un foteballeur bleu, qui fit semblant de tomber sous le choc avec le regard (hagard, très photogénique) de circonstance. L'arbitre ne vit rien, mais les cafteurs, peut-être rusés compères de la provocation (pardi, le foteballe est un spectacle), virent tout. L'arbitre envoya le foteballeur blanc au piquet, spectaculairement, d'un bras impérial. Ma grand-mère avec sa petite voix d'oiseau (mais elle avait son côté Ma Dalton) aurait dit: "C'est tout? Mais si le grand a insulté le petit, il méritait qu'on l'assomme!" (Assommer, c'était son mot). D'une génération où on ne faisait pas toute une histoire pour un coup de manche à balai ou un crêpage de chignon, elle aurait ajouté: "Ça vous fouette un peu le sang," sur le ton de "C'est bon pour la santé." Mais j'apprends à l'instant que Materazzi (la victime) avait insulté trois fois les femmes de la famille Zidane (l'agresseur). Ma grand-mère aurait donc plutôt dit: "Cet Italien méritait d'être assommé trois fois." Comme vous voyez, j'ai été très mal élevé.
Seulement, le Créateur m'a rééduqué à Arès, mais tout aussi mal rééduqué, parce que dans le coup de boule de Zidane quelque chose me plaît quelque chose de différent de ce qui aurait plu à ma grand-maman, toutefois . Je ne parle pas de la violence: Zizou aurait mieux fait de tendre l'autre oreille aux insultes de Materazzi comme on tend l'autre joue, mais la violence était très mesurée... Il n'écumait pas de rage et la "victime" ne semblait pas beaucoup souffrir. Je parle du côté libéré, de l'homme qui choisit librement son destin. Par ce coup Zidane disait: "Après tout, ce n'est que du foteballe... Le règlement, je m'en fiche." De la part d'un champion, c'est grand! Cet homme ferait peut-être un bon pénitent, dont la première tâche consiste à renoncer à beaucoup de principes. Zidane, Le foteballeur déculturé. Alors, ne soyez pas étonnés si je vous dis qu'à mes yeux il n'y a pas dans tout ça de quoi fouetter un chat.
De toute façon, le foteballe étant un spectacle, il développe, c'est normal, tous les trucs de la comédie.

|
| Commentaires existants (7) .......... Ajouter un commentaire |
|
8 juillet 2006(0034)
le prix de la gloriole idéologique |
Le 1er juillet, les Britanniques commémoraient l'énorme prix humain payé sur la Somme le 1er juillet 1916 et je me pris à méditer le prix exorbitant de nos combats socio-politiques.
Il y a 90 ans, au petit matin, 13 divisions d'infanteries britanniques sautaient les parapets de leurs tranchées à l'attaque du front allemand. À découvert. Elles allaient payer le prix le plus lourd payé par une armée, toutes guerres confondues, en une seule journée: 40.000 blessés et 20.000 morts, dont seulement 30 officiers On a beaucoup épilogué sur cette disproportion . Mais les dommages causés par nos glorioles idéologiques: patriotisme ici, socialisme et capitalisme là, christianisme, judaïsme et islamisme, etc., n'élargissent pas que les cimetières, elles élargissent les problèmes économiques, les législations, les emprises administratives, les déceptions.
Combien de glorioles, sources de douleurs ou de problèmes, au nom d'idéologies en "isme", allons-nous encore imaginer? Même si les 35 heures, la grande attaque socialiste sur "le front du travail" n'a pas coûté de vies humaines, elle a dans le même esprit idéologique abîmé notre outil de production et les perspectives de créativité, donc d'emplois "pour avoir les patrons" comme c'était "pour avoir les boches" (1916), "pour avoir les aristos" (Russie, 1917), "pour avoir les riches" (France, 1936), "pour avoir les juifs" (Allemagne, 1937), "pour avoir les amerlos" (New York, 2001). Aucune de ces fausses gloires, quand elles n'ont pas apporté que des méfaits, dans la brutalité d'armes ou de lois de fer, n'a résolu de problèmes qui ne se seraient tôt ou tard résolus dans la paix! La seule vraie gloire (Rév d'Arès 37/9) sera celle d'Éden retrouvé, non retrouvé dans la vengeance sans fin (Rév d'Arès 27/9), mais retrouvé dans l'amour, le pardon, l'intelligence et, ne les oublions pas, la mesure, la patience (Rév d'Arès 35/7) et le travail (37/8).
"Oui, mais nous ne voulons pas d'économie de marché concertée entre riches," me dirent récemment certains, peut-être bien altermondialistes. Je leur répondis: "Si vous êtes pressés, si vous ne pouvez attendre que le monde en changeant forcément lentement: plus de quatre générations, 24/2 fasse disparaître naturellement l'économie de complicité, vos luttes coûteront toujours plus qu'elles n'apporteront. Qu'a gagné la jeunesse émeutière des banlieues par la violence en novembre 2005? L'exutoire bref d'un moment de folie, rien de plus (J'ai connu ça dans ma jeunesse). Ç'aurait pu leur apporter le CPE (voir 0014 et 0015), qui fut conçu pour eux, mais d'autres jeunes, les étudiants, qui n'ont pas besoin de CPE pour trouver du boulot, le firent abolir. La folie mène à plus de folie. " J'ajoutai: "Tout comme le système avait les moyens de tuer 20.000 soldats britanniques et d'en envoyer 40.000 à l'hôpital en une seule jounée, le 1er juillet 1916, sans compter les milliers de soldats allemands qui moururent ou souffrirent ce jour-là, le système (par la rue comme par la bureaucracie) aura toujours les moyens de casser tout changement d'allure trop audacieuce. C'est pourquoi le Père par La Révélation d'Arès nous donne des armes incassables. Celles qu'aucune usine ne forge, qu'aucun marchand de canons ne négocie, qu'aucune compagnie de CRS ne brandit, qu'aucune loi ne peut appliquer: l'amour, la paix, la miséricorde, l'intelligence, la liberté spirituelle absolue, données à l'homme pour la simple peine d'une pénitence personnelle (Rév d'Arès 28/25). L'avenir heureux est forgé dans le cœur." Ceux qui m'avaient écouté me regardèrent comme on regarde un vieux baboin s'épouiller, puis ils repartirent errer dans ce monde vide, dont tous les ressorts spirituels et même moraux ont été cassés, sauf leur ressort à eux, croyaient-ils. Moi, je crois qu'ils auront l'occasion de repenser à ce que je leur ai dit.

|
| Commentaires existants (11) .......... Ajouter un commentaire |
|
7 juillet 2006 (0033)
mes frères inconnus d'Irak (suite) |
Ces citoyens bagdadi , une ménagère, un jeune homme, encore peu acclimatée à la démocracie, s'affolent bêtement au milieu des encombrements de Bagdad, le 1er juillet. Ignoreraient-ils que la démocratie est la souveraineté enfin donnée aux citoyens? C'est pourquoi chaque quartier de Bagdad est maintenant abandonné à un citoyen qui librement le contrôle, aidé par une troupe (un "gang" disent les mauvais esprits, pfft!) de volontaires. Cet "émir" "rend la justice" et "préside la prière" dans son quartier, décide "dans l'intérêt de tous" quelles marchandises entreront dans la quartier ou y transiteront et quels "droits" on lui paiera pour elles, quelles personnes pourront traverser le quartier, qui vivra là ou cessera d'y vivre, etc. Dans la capitale, tous quartiers confondus, on compte à peu près 1.000 "sentences rendues" par mois (les mauvais esprits disent "crimes", bah!) sans compter les "mises à l'abri" (les mauvais esprit disent "rapts" ou "enlèvements", pfft!). Personne ne sait ce qui se passe ailleurs dans le pays, car on a aboli la circulation des informations pour être bien sûr que l'abolition de la censure de Saddam Hussein est intégrale. Le gouvernement installé par les Américains ne sert à rien, puisque les peuples heureux n'ont pas besoin de gouvernement. Ce gouvernement a lancé une offre d'amnistie à tout citoyen qui, en se sentant trop libre de montrer son opinion, a "tué moins de 2.500 personnes" (en lisant ce chiffre je suis pris d'un rire nerveux). Donc, le crime commence à 2501 cadavres. Quel peuple jusqu'à ce jour de l'Histoire a pu se targuer de plus de liberté et largesse d'esprit?
Le potentat Saddam Hussein, qui faisait régner une "paix, mais tyrannique," dans le pays jusqu'à ce que Zorro survienne et désenchaîne les énergies brimées, va être condamné et exécuté. Sa modération plus que suspecte pas plus de quelques centaines d'arrestations et (en moyenne) quelques dizaines d'exécutions par an apporte la preuve qu'un dangereux liberticide opprimait l'Irak, où l'on peut enfin faire librement tout ce qu'on veut.
"Al-Bayyan Al-Jadidah", quotidien de Bagdad, "défaitiste et anti-démocratique" (selon un bulletin de l'US-Army), dit que "Le pays est au bord de l'abîme. La violence et le meutre se répandent [...] L'Irak est une jungle où les faibles sont proies des forts, où la fraternité se dissout dans des combats sectaires [...] Voilà le résultat de l'intenvention militaire des Américains et des britanniques [...]"

|
| Commentaires existants (4) .......... Ajouter un commentaire |
|
26 juin 2006 (0032)
mes frères inconnus d'Irak |
Chaque année quand je fais le Pèlerinage, à l'objet essentiel de ma piété celui commun à tous les Pèlerins d'Arès (voir 0017): le ré-enracinement à la Parole sur le lieu où le Créateur lui-même la replanta j'ajoute une mortification (Rév d'Arès 33/26-34) pour nos frères et sœurs défunts, dont je sens l'invisible présence sur ce lieu où ils priaient avec nous. En 2006, j'y surajoute mon aumône à d'autres défunts, une mortification pour les Irakiens morts depuis 2003 des violences de la guerre dans la solitude, sans parents ni amis pour les pleurer (33/34).
La seule morgue de Bagdad a enregistré 49.137 morts sous la violence (exécutés par balle, battus à mort, torturés, décapités, etc.) entre le 5 avril 2004 et le 1er juin 2006. Notons au passage qu'il faudrait ajouter à ce chiffre les morts militaires et policiers irakiens, dont le nombre n'est pas révélé. La province d'Al Anbar, entre Bagdad et la Syrie, traverse des troubles (chaos administratif, violence continuelle, telephone coupé) tels qu'en trois ans le compte des victimes de la guerre n'a jamais été fait. Certains officiels irakiens estiment que, depuis mars 2003, les morts irakiens de la guerre, civils et non-civils confondus, se montent à plus de 100.000; d'autres parlent de 200.000, voire davantage. Pour une population de 22 millions, ça représente 1%! Les forces américaines dans la même période ont eu 2520 morts, ce qui est déjà beaucoup pour un envahisseur suréquipé.
Bref, tandis que Saddam Hussein est actuellement traduit en justice pour l'exécution de 148 Irakiens et sera vraisemblablement condamné à mort, nous pourrions, si nous n'étions pas adversaires de la peine de mort et si nous versions dans l'humour noir, nous demander quel châtiment conviendrait à l'administration américaine qui, depuis qu'elle attaqua l'Irak, a causé 1.000 fois plus de morts que celles pour lesquelles on juge Saddam en ce moment.

|
| Commentaires existants (3) .......... Ajouter un commentaire |
|
21 juin 2006 (0031)
le pèlerinage d'Arès |
Chaque été à Arès en France (33740, Gironde) 46 avenue de la Libération,
du 21 juin au 4 juillet, du 12 au 25 juillet et du 2 au 15 août.
Ouverture du lieu des théophanies (où se manifesta le Créateur en 1977):
le vendredi, de 08h30 à 11h30,
le samedi, le dimanche ainsi que les 14 juillet et 15 août (sauf s'ils tombent un vendredi) de 17h30 à 21h,
les autres jours de 18h à 21h.
Chaque pèlerin prie et/ou médite librement sans déranger les autres.
Qui fait le pèlerinage d'Arès?
D'abord des personnes à l'âge de la conscience libre (Rév d'Arès 10/10),
qui ont reçu la Parole (Bible, Coran),
qui connaissent leur désobéissance, c.-à-d. qui distinguent le bien du mal, l'amour de l'indifférence et de la haine, le pardon de l'esprit de jugement (36/16), la paix du conflit, l'intelligence spirituelle (32/5) de l'intelligence intellectuelle,
qui ont entendu la demande du Père et se sont converti à La Révélation d'Arès, la lumière qui chasse l'ombre des interprétations religieuses,
qui ont résolu de ne plus pécher et d'entrer en pénitence, c.-à-d. de pratiquer le bien et ne pas faire le mal,
bref, des homme du temps qui vient (Rév d'Arès 30/13).
Mais aussi n'importe qui d'autre, même incroyant, pourvu qu'il ne vienne pas en curieux et donne un sens à sa visite s'il déclare son respect du saint lieu d'Arès, de La Révélation d'Arès, de la Bible et du Coran, et s'il admet que l'amour du prochain et le pardon des offenses sont les clés du bonheur.
Que vient faire le pèlerin?
Prendre le Feu de la Main même du Créateur qui se manifesta et prononça La Révélation d'Arès sur ce lieu, qu'il ne quitte jamais (Je suis ici... Rév d'Arès XLI/1-8, XLVIII/9).
Comment prendre le Feu? Chacun procède comme il le ressent, pourvu que ce soit dignement et discrètement. En général, le pèlerin frappe du front (XLI/4) et baise (sa lèvre prend... XLVIII/9) l'endroit, marqué par un simple cadre elliptique en bois, où s'éleva la Lumière centrale lors des théophanies de 1977. Ensuite, il va s'asseoir quelque part dans la salle où il avive ou ravive par la prière et/ou la méditation ses raisons et sa volonté d'entraîner l'humanité, à commencer par sa propre humanité, à retrouver ses sources spirituelles (Rév d'Arès 24/4).
Pourquoi recommande-t-on au pèlerin de se déchausser et de porter une tunique (prêtée sur place à qui n'en a pas)? On se déchausse comme Moïse sur un lieu où le Créateur parle (Exode 3/5). La tunique fait oublier les sexes, les beaux ou pauvres vêtements et le respect humain (ce qui fâche ou fait rire le monde), par quoi se divise le monde social (Rév d'Arès 10/13-14). La tunique, qui devient la coute ou kitoneth (XLVI/1-4) quand elle sert de linceul, rappelle aussi qu'il faudra mourir tant qu'un petit reste n'aura pas battu le péché (28/12).
La pensée du pèlerin:
La religion abrahamique: judaïsme, christianisme et islam, n'est plus que bruit qui a remplacé la Parole de Dieu à Jérusalem (Rév d'Arès XLVII/2). Le Père a donc élu domicile ailleurs, en France. Le Père aimant (Rév d'Arès 12/7) cependant ne voue pas la religion à l'enfer (N'en déduis pas que ces hommes se sont perdus... 16/13), mais il la critique sévèrement. La religion a notamment faussé la notion du salut. Elle a prêché le salut personnel, alors qu'il est indissociable du salut universel. Elle a prêché le salut comme dépendant d'un jugement du Ciel, alors qu'il dépend seulement et existentiellement du comportement de l'homme. La pénitence (pratique du Bien et refus de pécher) seule sauve. De plus, de même que le Père ne peut vivre sans sa créature humaine, son fils, aucun pénitent ne se sauve sans s'efforcer (dans la mesure de ses moyens) de sauver d'autres hommes, ses frères (Sauve! Ne juge pas! Rév d'Arès 27/3). Comme dit La Révélation d'Arès, tout pénitent est moissonneur (de pénitents). Le pèlerin en son for intérieur déclare ou renouvelle son engagement à réveiller la vie spirituelle, c.-à-d. le Bien, en lui-même comme en d'autres hommes.
On ne vient pas à Arès mendier un miracle. On y vient au contraire s'offrir comme miracle, le miracle de sa foi en l'effort autosalvateur (pénitence) auquel La Révélation d'Arès appelle l'homme. Tout homme peut être fait un Dieu, comme Jésus l'a été, s'il met ses pas dans les Pas du Père (Rév d'Arès 2/12-13). Ce ré-enracinement spirituel est plus que jamais urgent en ce début de XXIe siècle. Des problèmes, que l'homme croyait derrière lui après les luttes, les guerres et les souffrances du XXe siècle, resurgissent devant lui, sociaux, politiques, économiques et même simplement humains. Le Père revint parler aux hommes à Arès en 1974 et 1977, parce qu'il savait, lui, les périls: rivalité, mensonge, haine, violence et guerre, qu'on allait revoir. Il est venu rappeler à l'homme qu'il est image du Créateur (Genèse 1/217) et donc producteur de sa propres grâce, de son propre miracle, s'il le veut. Le pèlerin affirme qu'il le veut.
Si chaque année, le 21 juin, ne revenait pas le Pèlerinage d'Arès, un sentiment d'échec aurait fini par me gagner, même en étant le témoin du prodige surnaturel survenu là en 1974 et 1977. En 32 ans j'ai vu des milliers et des milliers de croyants venir à Arès pleins d'espoir, puis ne plus revenir, déçus, sans s'avouer que perdre la foi est trop facile, et que refuser de comprendre que le responsable du mal est l'homme, pas Dieu, c'est laisser les choses empirer. Je vois tant d'hommes ailleurs, juifs, chrétiens, musulmans, humanistes, qui espéraient que le Bien s'implanterait enfin sur terre, désespérer que ce monde tire jamais les leçons de l'effroyable XXe siècle. Je vois tant de sottises et d'injustices commises par ceux qui prétendent diriger le monde, bref, je vois tant de choses qui portent la foule à penser que le mal restera le plus fort, oui, je souffrirais d'un terrible sentiment d'échec, s'il n'y avait pas ce saint lieu d'Arès où je ressource mon espérance. Je sais que le monde de demain est déjà né sur ce mètre carré où se dressa le bâton de lumière en 1977.
Non, le mal ne sera pas indéfiniment plus fort que le Bien. Non, il n'y aura pas une perpétuité de violence, d'injustice, de domination et spoliation. Oui, l'homme trouvera le bonheur perpétuel. Voilà le sens profond du Pèlerinage d'Arès.

|
| Commentaires existants (14) .......... Ajouter un commentaire |
|
10 juin 2006 (0030)
bonheur de la liberté ou liberté de bonheur? |
Où es-tu passé, Bébert? Si, l'ange aidant, tu lis ce blog, rappelle-toi ce jour chaud d'août 1944, quand nous vécûmes le bonheur fou de la liberté, qui dura le temps d'une libération. Et si on faisait vivre un jour au monde la liberté du bonheur, une perpétuelle félicité spirituelle?
À Suresnes il était environ 14 h ce jour-là, les sirènes hululaient, nous courions aux abris, ma mère et moi (je ne sais plus où était ma soeur). Toi, Bébert, tu passas, tu me crias: "Michel, viens! Les Américains sont à Chaville!" Ma mère ne put me retenir, je partis avec toi. Nous courions le long de la Seine quand, à hauteur de l'usine Blériot, nous aperçûmes quelque chose bouger entre les arbres de l'autre côté du fleuve, dans le Bois de Boulogne. D'abord une couleur. Á peine perceptible et sombre: Ce kaki plus verdâtre que l'habituel kaki allemand plus brun! Nous étions deux petits hommes de 15 ans, déjà mûris par la guerre, mais encore souples comme des gosses nous nous jetâmes dans les hautes herbes de la berge. La chose avançait lentement en direction du pont de Suresnes d'où nous venions. Et puis la chose devint moins indistincte: un char de combat, sa forme guère plus familière que son kaki. Nos coeurs s'emballèrent. Le char avançait dans un silence étonnant Nous ignorions que les blindés made in USA avaient des chenilles en caoutchouc . Soudain, quelque chose sur le flanc du char devint visible... Je hurle, je hurle et mes yeux se mouillent rien qu'en l'écrivant. C'était, peints au pochoir, la France et la croix de Lorraine et ailleurs sur le blindage les couleurs bleu, blanc, rouge... Un char éclaireur de la Division Leclerc entrait dans Paris par le bois de Boulogne. L'US Army s'était effacée pour laisser la 1ère Armée Française entrer dans la capitale. Qui n'a pas vécu pareil moment après quatre ans de peur, de misère physique et morale, de censure et d'humiliation, ne peut imaginer le bonheur de la libération! Tout à coup nous comprîmes que les prisonniers du Mont Valérien qui, comme chaque matin étaient fusillés dans les fossés du fort ne le seraient pas demain, nous comprîmes que les SS en noir et la Gestapo étaient en fuite, que nous n'aurions plus à descendre du trottoir dans le caniveau pour les laisser arpenter la surface de la terre. Bébert, rappelle-toi de ce char qui n'aurait pas été plus merveilleux s'il avait été décoré des nymphéas de Monet et volant comme un ange au-dessus du sol. Son canon resta braqué sur nous tant que le chef de char nous soupçonna d'être des Allemands dans les grandes herbes sur l'autre berge, mais l'archange Michel aurait-il tiré son étincelante épée nous n'aurions pas été plus émerveillés. Puis la tourelle pivota et revint dans l'axe du char, quand le chef de char comprit que nous étions deux grands gamins, qui riaient et pleuraient tout à la fois, fous, absolument fous de joie.
Jésus, je te l'avoue, quand je te vis la nuit du 14 au 15 janvier 1974, j'éprouvai une émotion aussi intense, mais pas l'immense bonheur de ce jour d'août 1944. Parce que ta présence physique me fit soudain ressentir mon obscurité, ma honte (Rév d'Arès 1/1), le mal que j'incarnais comme homme de cette génération. Le char d'août 1944, lui, me libérait au contraire. Pendant quelques instants, Bébert et moi, nous nous sentîmes comme une seule immense lumière, une seule félicité, que rien ne dépasserait jamais. Rien? Mais ne pouvons-nous pas aider le monde à dépasser ses rares et brèves félicités en l'incitant à changer (Rév d'Arès 28/7)?
Qu'es-tu devenu Bébert... Albert Dumur? Nous étions athées, toi et moi, enfants de la banlieue rouge. Ton père était mort en 1943, le mien en 1942. Es-tu aujourd'hui de ces millions d'hommes qui, ayant observé le monde pendant 62 ans, depuis 1944, ont vu qu'en dépit des corrections tentées par la religion et la politique, rien n'a changé et même tout a peut-être aggravé les données du péché et du mal qu'il engendre? Pourquoi? Parce que tant que l'homme réclamera à tout propos les protections de la politique, de la loi et parfois encore de la religion, il restera irresponsable de lui-même et ne changera rien à lui-même et au système. Voilà encore une autre façon de dire ce que dit La Révélation d'Arès!
Quand donc, Bébert, enverrons-nous les chars fleuris de notre pénitence libérer le monde? Quand braquerons-nous sur le péché qui le contrôle les armes de l'amour, du pardon, de la paix, de la liberté spirituelle, bref, de l'intelligence enfin réapparue (Rév d'Arès 32/5)?

|
| Commentaires existants (20) .......... Ajouter un commentaire |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| pages :
précédentes... 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 ...suivantes
|