15mai10
108C1
Inattendu!
Mais
quand on connaît votre esprit d'ouverture on n'est pas tellement étonné
de vous voir citer une expérience religieuse aussi rigoriste que celle
de Port-Royal.
Il y a du bon à prendre partout.
Mais pourquoi vous qui étiez orthodoxe faites-vous référence à une
expérience catholique ?
N'y
a-t-il pas dans l'Eglise Orthodoxe, en Grèce, en Russie, en Roumanie ou
ailleurs, des exemples équivalents de galimatias théologique mêlé de
courage d'être libre de sa conscience ?
La Buse au-dessus des Bois
|
Réponse
:
Oui, il y a eu des exemples
approchants dans l'église orthodoxe, mais c'est en France et à un
public essentiellement occidental que s'adresse ce blog.
L'exemple et le contre-exemple de Port-Royal est mieux compris en
Occident.
|
15mai10 108C2
On
dit que Port-Royal, c'est la rébellion de l'intelligence. Il s'agit
bien sûr de l'intelligence intellectuelle plutôt que de ce que vous
appelez l'intelligence
du cœur, qui est votre interprétation du faible lumignon (Rév
d'Arès 32/5). Une interprétation admissible.
En
tout cas, presque tous les historiens s'accordent pour attribuer au
mouvement intellectuel qu'a abrité l'abbaye de Port-Royal au XVIIe
siècle un mérite aussi grand que celui des Voltaire, Rousseau, etc.,
dans les idées qui ont conduit à la Révolution Française. Bien sûr, il
faut oublier la théologie janséniste et ne voir que le courage
intellectuel, comme vous dites.
Je devine donc, derrière les
quelques paragraphes d'une entrée de blog, inévitablement courte,
beaucoup de vos arrière-pensées et je les approuve.
Vous avez
plusieurs raisons non-dites, en plus de celles dites, d'écrire que
Port-Royal n'a pas fini de "rappeller à la conscience
universelle, qu'aucune loi des rats (Rév
d'Arès xix/24) ne soumettra jamais, la dignité et la liberté
absolues de l'homme
face aux pouvoirs
du monde, religieux, politiques,
intellectuels, anciens, présents ou futurs."
J'aime beaucoup cette entrée 108.
Votre horizon spirituel est très large.
Charles
|
15mai10 108C3
J'ai visité votre site et je tiens à vous féliciter pour la mise en
ligne de La Révélation
d'Arès, c'est clair et bien fait.
Bravo !
J'en ai profité pour relire un peu La
Révélation d'Arès et j'ai noté un ou deux
passages qui me chagrinent un peu, au niveau de votre interprétation...
Ce n'est pas une attaque ni une critique contre vous, mais quelques
observations..
Je me permets de vous faire part d'une :
Par exemple :
Dans la veillée 25 page 59, Jésus vous dit : ...ton amour sera sagesse de
Prince, non le Vent fou levé de Nazareth, la Trombe Qui traverse la
terre éperdument..." [Rév d'Arès 25/7]
Vous traduisez par l'idée que c'est le manque de cet amour fou qui
manque aux princes et aux chefs et qui permettrait de ce passer d'eux..
J'interprète ce passage à l'opposé de vous !
C'est ce Vent fou
(passion pour la croix au lieu de compréhension du Message,
christianisme superstitieux, religiosité au lieu de spiritualité,
etc...) qui est a déploré et qui engendre et a engendré des tas de maux.
Une Trombe éperdue
ne peut pas être utile à quoi que ce soit...si ce n'est à souffler pour
rien... comme un Vent
fou.
Qu'en pensez vous ?
N'ai-je pas raison ?
Votre interprétation sur ce passage m'a toujours quelque peu
interpellé....
Mais si j'ai raison sur ce point, je comprends qu'il n'est pas aisé
pour vous de reprendre une interprétation sur le Message sans vous
mettre un peu en difficulté...certains en profiteraient sûrement pour
dénigrer tout ce que vous avez fait.
Pour
moi, au contraire, cela prouve que vous êtes un homme (que Le Créateur
a choisi pour délivrer Son Message) et que, comme tous les hommes, vous
n'êtes pas parfait, (tout le monde pouvant faire des erreurs.., même
vous...faire une erreur n'est pas grave en soit, c'est ne pas la
reconnaitre qui est dommageable..)
Sans parler de votre état de
bouleversement que vous aviez lors de Ces Messages...de votre première
interprétation et de la difficulté à se "déculturer", comme vous dites.
En
soit, pris seul, ce passage n'est pas très important, car on comprends
de toute façon l'idée directrice de la Veillée, mais je pense qu'il est
peut-être salutaire d'éclaircir ce point un peu obscur..
Olivier G
|
Réponse
:
Votre commentaire n'a rien à voir
avec une entrée de ce blog, mais je ne peux qu'y répondre, tellement je
suis touché par votre condescendance à mon égard: "Je comprends qu'il
n'est pas aisé pour vous de reprendre une interprétation sur le Message sans vous
mettre un peu en difficulté...certains en profiteraient sûrement pour
dénigrer tout ce que vous avez fait."
Non seulement vous n'en profitez pas pour me dénigrer, mais vous
poussez votre indulgence à des sommets en me demandant, à propos de
votre interprétation : "Qu'en pensez-vous ?"
Je réponds que je vous laisse votre interprétation, car vous êtes un
homme libre et sûrement un homme
de bien, mais que je garde la mienne, qui remonte à la
première édition de La
Révélation d'Arès avec annotations: 1984, ce qui démontre
qu'il m'avait laborieusement fallu dix ans — de 1974 de1984 — pour la
formuler.
Pour vous l'interprétation n'a demandé que quelque jour ! Et ça ne vous
a pas paru léger.
Je ne suis pas comme vous doué de fulgurante lumière. J'ai toujours
besoin de réfléchir, besoin aussi d'un délai pour la prière (Rév d'Arès
39/2) avant de dire quelque chose d'important.
Sans doute une tare chez
moi, l'indice d'un esprit lourd ou... fou.
Vous
savez ce qu'on disait de Nazareth dans l'antiquité: "De Nazareth que
peut-il sortir de bon et sensé ?" On considérait que seule une
folie pouvait sortir de ce bourg insignifiant, et cette folie, ce fut
Jésus. Le Jésus du Sermon
sur la Montagne (Matthieu 5-7) et L'Évangile Donné à Arès.
Je suis mois aussi porteur de ce Vent
fou face à la raison froide des princes, des
ouvoirs religieux, politiques, intellectuels, scientifiques, etc.
Vous me donnez l'occasion d'affirmer, de confirmer même, que mon
interprétation est très probablement la bonne.
|
15mai10 108C4
Vous
parlez de l'abbé de Saint-Cyran (en fait abbé de l'Abbaye de St-Cyran
dans la région de Poitiers), dont le vrai nom était Jean Duvergier de
Hauranne. C'était le grand oncle d'un de mes aïeux et mon grand-père
maternel lui a consacré un mémoire, que personne n'a lu, je m'enpresse
de le dire avec modestie.
Vous parlez de courage à propos des
religieuses de Port-Royal, mais ce fut d'abord le courage de cet abbé,
qui fit enfermé à la Bastille de 1638 à 1642 et qui n'en sortit que
pour mourir.
C'était un parfait réactionnaire. Les religieuses de
Port-Royal l'étaient tout autant. Sous cet angle, ils auraient été des
adversaires farouches de La
Révélation d'Arès avec ce qu'on a appelé leur "calvinisme
rebouilli."
Mais,
c'est vrai, un homme courageux et "insurrectionnel", puisqu'il fit dire
à Richelieu qui aurait voulu se l'attacher, à qui il refusa ses
service: "Ces gouvernements ne veulent près d'eux que des esclaves."
Sous cet angle-là, ils étaient des consciences tout à fait libres, ce
qui sous Louis XIII et sous Louis XIV était très mal vu. Richelieu fit
répondre à st-Cyran qu'il était "plus dangereux que six armées."
Je
pense qu'en classant les Pèlerins d'Arès parmi les "sectes" en 1996 le
gouvernement Jupé les considéra aussi comme "plus dangereux que six
armées".
C'est tout à votre honneur. Je vous souhaite d'avoir le
même courage qu'eurent les religieuses, le chapelain et les protégés de
Port-Royal.
L'époque était différente. Les gens de Port-Royal ne pouvaient
qu'échouer et puis leur doctrine ne pouvait pas changer le monde.
Dieu avec Sagesse a attendu 1974 pour revenir parler aux hommes à une
époque où vous pouvez réussir, mais pas sans peine.
M. M.
|
16mai10 108C5
Bel exemple de liberte spirituelle, condition pour une belle créativité.
Se libérer pour se re-créer et re-créer un monde d'amour, de pardon, de paix et d'intelligence
spirituelle
Replonger en soi pour replonger dans la foule en motivant les âmes altérées
d'amour et évoluer vers cette humanité en devenir.
Que la pureté de notre foi dans la voie du changement du monde
nous fasse entrevoir ce monde fait de relations humaines,
d'organisation des âmes
en travail pour retrouver le bonheur.
Éden
|
16mai10 108C6
J'ignorais l'histoire de Port-Royal. Il n'existe pas d'homme mauvais il
n'y a que des victimes de la grave grippe liée au péché.
Cet article est éblouissant comme tous vos précédents articles.
Dans ce témoignage vous rappelez le courage de ces sœurs croyantes qui
ont défendu leur univers religieux pacifiquement.
Toutefois, leur courage était idéologiquement embastillé par le système
religieux, parce que l'homme qui fait le choix de se changer, se change
pour se dévouer à la cause de l'amour libérateur et cela en ayant dans
son cœur l'humanité entière.
Nous, Pélerins d'Arès, nous risquons aussi de nous figer dans une
croyance avec en plus l'orgueil de nous croire sauvés parce que nous
pratiquons ce que beaucoup de nos contemporains oublient de réaliser,
la mission prophétique.
La prétention de l'exclusivité peut être source d'illusion.
Certes, la mission prophétique est audacieuse mais elle doit
s'articuler avec la pénitence,
c'est-à-dire se fondre dans notre vie ; elle doit être visible
comme la
montagne après la dispersion du brouillard.
Ce qui nous manque probablement c'est l'expression du bonheur à vivre
ce fabuleux message de La
Révélation d'Arès et cela à travers des actes
qui pourront amèner le monde à se rappeler qu'il est bon de vivre à
travers le partage sans le compte
et sans l'intérêt.
Hakima
|
16mai10 108C7
Si
des visiteurs de votre blog ne regardent que les images, je ne sais pas
ce qu'ils penseront du Pèlerin d'Arès Frère Michel en passant sur
l'image publiée ici, l'abbesse de Port-Royal et sa sœur, qui portent
sur la poitrine une grande croix rouge.
La croix est un emblème de
foi qe les Pèlerins d'Arès ont abandonné, puisque, comme vous l'avez
écrit il y a déjà longtemps, ce n'est que "un instrument de torture et
non l'instrument de la rédemption."
C'était aussi l'emblème des croisés qui portaient la même croix cousue
sur une tunique par-dessus leurs cuirasses.
Bref, c'est la croix de l'église catholique.
Il
faut lire l'article 108 pour comprendre que vous n'êtes pas partisan de
la religion de ces deux femmes, mais seulement l'admirateur de leur
courage face au pouvoir du roi et de l'église (le roi a été, je crois,
plus acharné contre elles que l'église) qui voulaient les réduire au
"religieusement correct" et à "l'intellectuellement correct".
Je
ne me rappelle plus très bien de l'histoire, mais je crois que la
communauté de Port-Royal a fini réduite à sa maison de campagne
[Port-Royal des Champs], dépouillée de sa maison de Paris, et réduite à
deux ou trois bonnes sœurs.
L'abbé de st-Cyran a été jeté dans un cachot de la Bastille comme le
dit M.M. [108C4]
Personne
ne doute que, si la République Française ne s'était pas empêchée
elle-même par sa Constitution de les réduire à rien, elle aurait jeté
en prison, vous Frère Michel et quelques autres meneurs des Pèlerins
d'Arès, au moment du fameux rapport parlementaires contre les sectes en
1995. Au lieu de ça, elle vous a jetés dans le soupçon de danger moral
à défaut d'avoir pu vous jeter dans le soupçon de malhonnêteté
financière.
C'est peut-être pire, parce que ça vous enlève le martyre.
Mais
je crois que vous avez raison. Port-Royal n'a pu que laisser le
souvenir admiratif d'une "religiosité" extrême et d'un grand courage
intellectuel, mais les Pèlerins d'Arès de cette génération peuvent
laisser le souvenir d'une espérance très différente qui donnera à
l'homme et au monde un manteau
neuf [Rév d'Arès 1/21].
Lady Gaga
|
16mai10 108C8
En sautant du
"papou enchanté" par la musique de boîtes de nuit [entrée 107] à
"port-royal, contre-exemple et exempel" (vous prenez soin de mettre
contre-exemple en premier) vous faites preuve, une fois de plus, d'un
éclectisme très grand, voire déroutant.
Ce blog navigue sur toutes les mers et s'amarre à tous les ports!
Après tout, Dieu n'est-il pas partout?
L'ennui,
cest que le hommes n'arrivent pas à être partout et s'enferment chacun
dans sa bulle. Vous risquez d'e^tre mal compris. Votre blog est fait
d'un envol de bulles toutes différentes, même si elles se ramènent
toutes à la même chose: La
Révélation d'Arès.
Un tour de force.
Il n'y a qu'un authentique
prophète pour s'y livrer.
Quel que soit le sujet, vous gardez une intransigeance pour La Révélation d'Arès
comme seule ligne de conduite, ce n'est pas rien. Vous arrivez à
montrer que dans la "religiosité" ridicule de Port-Royal (ridicules
elles l'étaient, croyez-moi), les nonnes de Port-Royal avaient
réellement tenté quelque chose d'héroïque : Rendre la conscience libre... enfin,
une fois de plus.
Les protestants avaient fait la même chose cent ans avant.
Mais
les religieuses de Port-Royal n'était pas protestantes, mais
ultra-catholiques en interprétant saint-Augusrtin de façon excessive.
C'étaient
des cérébrales. Les Pèlerins d'Arès non seulement ne sont pas
cérébraux. Ils partent de principes complètement pratiques: l'amour, le
pardon, etc. (votre liste des os du squelette pénitence).
On est dans deux univers complètement
différents.
Vous
le dites d'ailleurs, vous ne retenez que le courage, ce qui montre que
pour vous ce n'est pas rien et que vous le dites parce que vos frères
en manquent... Supposition.
Une question m'intrigue quand même: Pourquoi vous inquiétez de gens qui
ont vécu il y a trois cents ans ?
Qu'est-ce qu'ils peuvent nous apporter et qu'est-ce que vous pouvez
leur apporter ?
Vous
écrivez un peu comme si vous étiez leur prophète autant que vous êtes
le prophète d'aujourd'hui, mais ils sont morts. Leur sort est scellé.
Des gens courageux il y en a partout, y compris à notre époque.
André
N.
|
Réponse
:
Je peux répondre à votre question
: "Pourquoi vous inquiétez de gens qui ont vécu il y a trois cents
ans ? Qu'est-ce qu'ils peuvent nous apporter et qu'est-ce que
vous
pouvez leur apporter ? Vous écrivez un peu comme si vous étiez
leur prophète autant que vous êtes le prophète d'aujourd'hui."
Je
ne crois pas qu'un messager de Dieu, quel qu'il soit, à n'importe
quelle époque, ait été envoyé dans le monde dans un but autre que de
rappeler la Vérité
éternelle et l'éternelle voie de salut.
Je dis bien éternelle Vérité et éternelle voie de salut.
Ce
mot éternel montre que le Message du Père est de toujours pour les gens
de toujours et donc, selon moi, les gens du passé comme les gens
présents et futurs;
Dans ces conditions, pourquoi pour les morts le "sort serait-il scellé"
?
Il n'est pas "scellé". Si la voie de salut est enseignée aux
conscience aujourd'hui et aux consciences à venir, elle l'est également
aux conciences des disparus.
La voie de salut ne saurait être fermée pour les disparus. Il y a dans
l'au-delà une évidente possibilité d'évolution.
En
écrivant mon entrée 108 j'ai pensé aux religieuses de Port-Royal et à
leurs amis comme si j'avais quelque chose à leur apprendre, qu'ils
pourraient accomplir tout
comme mes frères vivants peuvent l'accomplir.
Quand
je prie, surtout quand je prie la nuit, je commence en étendant mes
bras vers l'espace pour y inviter ceux qui s'y trouvent maintenant: mes
frères et sœurs pour lesquels je fais
mortification (Rév d'Arès 33/34), bien sûr, mais aussi
pour tous les défunts qui
peuplent l'espace, et je leur dis: "Vous, tous mes frères et sœurs
invisibles mais vivants, rejoignez-moi, je vais vous apprendre à prier
comme il faut prier, c'est-à-dire à prononcer la parole pour
l'accomplir (Rév d'Arès 31/6)."
Je
crois qu'ainsi j'aide à s'élever ceux et celles qui sont dans
l'espace, qui ne dorment pas du "repos éternel" qui n'existe que gravé
sur les tombes de nos cimetières, mais qui vivent et qui donc suivent
une certaine évolution, car il n'existe pas de vie, charnelle ou non,
sans apprentissage et évolution,.
Oui, puisqu'il y a une vie au-delà de la mort, il y a une évolution
pour cette vie-là, dont je suis aussi le prophète comme
avant moi d'autres le furent,
parce que la Parole de Dieu est
éternelle.
|
16mai10 108C9
Cet article réveille ma foi. Je vois que vous ne faites pas table rase
de toute la religion avant vous.
Vous ne pouvez pas agir sans l'inspiration de Dieu et Dieu vous demande
d'aimer tous ceux qui ont vécu sur la terre.
Pour moi c'est un grand réconfort.
La simplicité qui est la nature de La
Révélation d'Arès
n'aurait pas été comprise des bonnes sœurs de Port-Royal, mais elles
n'ont quand même pas perdu leur temps, puisque 350 ans après Dieu
encoie un homme et lui permet de parler aussi d'elles qui se sont
trompé, mais qui l'ont fait avec panache et bravoure comme les
chevaliers.
Rien n'a donc jamais été inutile. Comme le dit Hakima [108C6] : "Il
n'existe pas d'homme mauvais il
n'y a que des victimes de la grave grippe du péché."
Merci.
Jacqueline
|
17mai10 108C10
Je suis d'accord,vec les commentaires qui trouvent positif le regard
que vous posez sur un phénomène catholique, plutôt ultra-catholique
même, en y trouvant à méditer positivement...
Sur le courage de la collectivité religieuse de Port-Royal.face à ses
persécuteurs, le roi, l'église et l'intelligentsia de l'époque..
Cela nous sort des vues étroitement limitées aux perspectives de La Révélation d'Arès
et des Pèlerins d'Arès.
Bravo et merci.
Renaud
|
Réponse
:
Cette entrée 108 vous "sort des vues étroitement limitées aux
perspectives de La
Révélation d'Arès et des Pèlerins d'Arès." ?
C'est parce que vous avez mal lu mon blog.
J'ai
déjà proposé à la méditation de mes frères et des autres lecteurs des
sujets religieux historiques qui n'étaient du tout "limités aux
perspectives de La
Révélation d'Arès
et des Pèlerins d'Arès" : Calvin, les Cathares, Giordano Bruno, etc. et
des sujets actuels, religieux ou non: Lévy Strauss, Mark Boyle et le
Dalaï Lama, Doris Lessing, l'Abbé Pierre, etc.
J'ai toujours eu
conscience que nous étions envoyés au monde et que nous ne ferions rien
sans l'humilité de regarder tout ce que le monde nous a donné de
positif pour l'intégrer à la mission qui nous est spécifique.
Nous
sommes les héritiers d'espérances, de souffrances, d'exemples, dans des
domaines variés: religieux, humanistes, philosophiques, etc., et
conscients que personne n'invente rien à partir de rien et que tout
homme ne peut qu'agir en adaptant les outils intellectuels, spirituels,
moraux, etc., hérités, en commençant par la langue dans laquelle
j'écris la présente réponse et qui est la langue qu'utilisaient déjà
tous les hommes qui m'ont précédés, langue que le Créateur lui-même a
utilisée pour La
Révélation d'Arès.
Ainsi
je partage beaucoup avec Abraham, Moïse, Isaïe, etc. sans être juif,
beaucoup avec Muhammad sans être musulman, beaucoup avec Jean-Paul
Sartre sans être athée, bref, beaucoup avec beaucoup d'humains sans
être ce qu'ils étaient ou ce qu'ils sont. Tous m'ont donné leurs reflets de la roche (Rév d'Arès 27/6) qu'il
me faut maintenant défendre.
Je n'arriverai pas mettre mes frères sur la Voie du changement du monde,
si je n'ai pas conscience que j'hérite de ce monde autant que j'ai
hérité de Dieu à Arès.
|
18mai10 108C11
Voici, je pense, une « histoire janséniste » édifiante :
Nicolas Pavillon fut durant 40 ans (1637-1677) évêque dans la petite
cité d’Alet [Aude], où je suis née.
Il était janséniste, austère et sévère, mais très proche des gens,
s’occupant beaucoup des pauvres, etc.
Ordonné par Richelieu à Paris où il avait de grands amis et relations
(son père était conseiller du roi), formé par Vincent-de Paul, il
accepta cet évêché, étendu et très pauvre, perdu dans les montagnes du
sud et ruiné par les guerres de religion.
Il s’installa dans les ruines de la maison épiscopale et se mit au
travail, refusant les dépenses qu’aurait demandé la réparation de
l’immense église en construction, dévastée des années plus tôt, comme
tout le village, par les Huguenots. Il aménagea sa cathédrale
dans une partie modeste non touchée de cet édifice et dépensa sa
fortune personnelle, importante, pour le diocèse. Il créa un séminaire
pour former des clercs, dans sa propre maison, et choisit de "pieuses
femmes du pays" qu’il formait "d’après ses doctrines" pour
l’instruction des enfants.
Grand ami d’Arnaud* et de l’abbé de Saint-Cyran, il conçut un livre,
"Le Rituel d’Alet", à l’usage de son diocèse, avec instructions en
français, que le pape censura aussitôt, mais il passa outre jusqu’à sa
mort.
Je ne sais s’il reste des traces de cette œuvre, mais un théologien
calviniste, Leydeker, assura dans son "Histoire du Jansénisme" que ce
livre "tend à la destruction de l’Église Catholique et de ses
sacrements" !
Il se distingua, en outre, en refusant de payer au roi la Régale (droit
pour le souverain de percevoir les revenus des évêchés dans certains
cas). Louis XIV fut très mécontent de lui, mais comme il l’estimait "à
cause de la réputation de ses vertus",il le laissa mourir en paix.
Petite, lors de la visite dominicale du cimetière, je contournais avec
respect la dalle de pierre modeste, au ras du sol — "Fais attention,
c’est la tombe de Mr. Pavillon !" — qui avait demandé d’être enterré
avec les villageois.
Le 28ème évêque d’Alet (sur 35 ) est le seul dont ma famille parlait.
Je ne pense pas que ce fût par souvenir du jansénisme, quoique
j’entendais parfois ce mot et le nom, admiré de Pascal, mais de la
bonté et de la force de caractère de cet homme.
Et puis, n’avait-il pas résisté au pouvoir du roi ? Et à celui
du pape ? Méfiance quasi endémique dans cette
région, marquée à jamais par l’épopée de la croisade et des massacres
des cathares, par "ceux du nord."
Encore un héritage historique avec lequel il faut compter, et qu'il
faut intégrer de toute façon.
Ce commentaire, malgré mes efforts pour aller à l’essentiel, est bien
long ! Je ne sais pas non plus s’il apporte de l’eau au moulin
de cette
passionnante entrée.
B. L.
Note
du blogger : *Arnaud: Il s'agit ici, je pense, d'Antoine
Arnaud, dit le "Grand Arnaud", fils d'un célèbre avocat au Parlement de
Paris (Antoine Arnaud, de même prénom) qui avait eu vingt enfants, dont
plusieurs seraient également remarqués comme Robert Arnaud
(d'Anfilly), traducteurs des "Confessions" de st-Augustin, également
hôte de Port-Royal.
Le "Grand Arnaud" dont il s'agit probablement ici, docteur en
Sorbonn et prêtre, fut disciple de l'abbé de st-Cyran, dont parle un
des
commentateurs (M.M. 108C4), et l'un des principaux adversaires
théologiques et philosophique des
Jésuites, les ennemis jurés des idées vénérées à Port-Royal. "Le "Grand
Arnaud" fut
d'ailleurs directeur de conscience des religieuses de ce couvent où il
s'enferma douze ans. Un des actifs diffuseurs des idées de Cornélius
Jansénius, il est l'auteurs de plusieurs ouvrages d'esprit janséniste
ou d'érudition générale. C'était un homme qui avait aussi peu de souci
de plaire que grand souci d'exprimer librement ses pensées. Rien
d'étonnant à ce que le réfractaire évêque d'Alet (Aude), Nicolas
Pavillon, dont nous parle ici la commentatrice, ait été lié au "Grand
Arnaud".
|
Réponse
:
Mais oui, votre commentaire "apporte de l’eau au moulin
de cette
entrée."
D'ailleurs, Nicolas Pavillon, évêque d'Alet (Aude) au 17ème siècle
n'est pas inconnu des personnes intéressées par le mouvement janséniste
de Port-Royal. Voilà ce qu'en dit L'Encyclopedia Universalis :
"Vincent de Paul fait
nommer
en 1637 Nicolas Pavillon à l'évêché
d'Alet. Lorsque celui-ci quitte Paris pour cette région assez ingrate
du Languedoc pyrénéen, c'est pour n'en plus revenir. Homme d'action, il
s'emploie à la réorganisation religieuse de son diocèse — développant
l'instruction, fondant un séminaire — et à la défense de ses
diocésains, pour la plupart paysans pauvres, contre les exactions des
partisans.
"D'une grande intransigeance morale, Pavillon va jusqu'à renouveler la
pratique de la pénitence publique. Son horreur de la morale relâchée
est à l'origine de son rapprochement avec Port-Royal. Son prestige et
son rayonnement sont considérables : En 1655, il suscite la conversion
du prince de Conti. Non moins attaché à ses droits qu'à ses devoirs
d'évêque, il ne reconnaît d'autorité suprême dans l'Église que celle
des conciles, c'est-à-dire des évêques assemblés, et refuse de
s'incliner devant les décisions du roi ou du pape qui empiètent sur ses
pouvoirs. Aussi, bien qu'il n'ait pas d'idées précises sur la doctrine
de la grâce, refuse-t-il de faire signer purement et simplement le
formulaire imposé en 1661 par l'assemblée du clergé et par la cour."
Comme vous voyez,
l'homme qui
fut le directeur spirituel de votre
modeste lieu de naissance et de sa région, fut connu pour sa
liberté de foi et d'expression. Il n'échappa à la persécution que parce
qu'il était isolé dans un coin de France très pauvre qui n'intéressait
personne politiquement, religieusement et... financièrement.
Nous avons toujours de quoi méditer sur les hommes libres, quelles que
furent les idées qu'ils dédendirent ou défendent.
|
18mai10 108C12
Tout le monde sait que la recherche de la vérité — même quand elle
aboutit à des erreurs comme le jansénisme qui fermentait à Port-Royal —
et la politique ou la religion n'ont jamais fait bon ménage.
Tout le monde sait que les chercheurs de vérité, dans l'antiquité, sous
Louis XIV ou sous Staline, ont toujours été persécutés (Jésus) ou
réduits au silence (les bagnards du Goulag) comme les Pèlerins d'Arès
sont aujourd'hui réduits au silence par les media et d'autres
institutions, qui pouvaient il fut un temps — de 1974 à 1994 — avoir
l'excuse de l'ignorance, mais qui ensuite et jusqu'à maintenant
montrent leur volonté d'étouffer par tous les moyens La Révélation d'Arès
et le mouvemnt des Pèlerins d'Arès, qui ne peuvent plus être ignorés.
Ce que j'espère pour les Pèlerins d'Arès, dont je suis sympathisant et
dont je deviendrai peut-être un frère
actif, quand la peur de nuire à ma carrière sera passée, c'est qu'ils
seront autre chose pour le monde qu'un souvenir à méditer comme
Port-Royal, dont je suis heureux que vous parliez ici, frère Michel.
Je suis heureux que vous en parliez. Comme personne qui a lu La Révélation d'Arès
ou simplement ce blog ne peut vous soupçonner de partager les idées de
Port-Royal, tout le monde peut voir comme ça que vous ne craignez pas
d'évoquer les hautes vertus humaines qui, finalement, comptent beaucoup
plus que les idées, en particulier la vertu de conscience libre et
brave. Quand je croise dans la rue, sur les boulevards et les avenues,
des missionnaires de La
Révélation d'Arès, je suis fier en mon for intérieur ; je
me dis : "Voilà des braves, qui n'ont pas peur de rappeler le besoin de
liberté absolue." Leur présence sur la voie publique m'a, de plus, fait
comprendre que la liberté absolue est d'abord spirituelle.
L'existentialisme, qui caractérise la foi des Pèlerins d'Arès, est la
philosophie de la liberté absolue. C'est d'ailleurs, je crois sa
définition académique officielle.
Dieu a eu le nez fin en choisissant comme témoin un homme qui se
demande pourquoi il a été choisi, alors qu'il a eu, à mon avis, le très
grand mérite de comprendre très vite que L'Évangile Donné à Arès
était une Parole d'esprit existentialiste, ce qui n'est pas évident aux
premières lectures, il s'en faut. Je me souviens avoir lu dans un de
vos écrits que vous aviez adressé à Martin Heidegger, encore vivant, un
exemplaire de l'édition 1974 de L'Évangile
Donné à Arès.
Les gens de Port-Royal, religieux ou laïcs
(comme Pascal) exprimèrent leur existentialisme, à savoir le choix
libre du type de religion (pour eux le catholicisme janséniste) dont
ils avaient décidé de faire leur existence, même si ce n'est pas celle
des Pèlerins d'Arès.
J'aurais aimé que vous présentiez Port-Royal dans cette veillée 108
sous le jour de la liberté existentielle, mais vous n'avez probablement
pas voulu compliquer un sujet qui, déjà comme il est, n'est pas
familier ou est difficile pour la plupart de vos lecteurs.
Vous êtes un sage, frère Michel. Il n'existe pas un seul Pèlerin d'Arès
digne de ce nom qui ne soit fier d'être votre disciple comme je suis
fier d'être l'ami (hélas silencieux, j'avoue ma lâcheté) des hérauts de
La
Révélation d'Arès que je croise dans la rue. Ils
paraissent ignorés du public, mais leur mérite est considérable vu sous
l'angle de l'humanité universelle qui se distingue de tout le monde
animal, végétal et minéral, par la liberté de choisir son destin.
Cristobal
|
19mai10 108C13
Je ne connaissais pas Port-Royal.
Votre blog est pour moi source d'instruction.
J'ai
donc été sur Wikipédia et j'ai lu, En effet ces femmes et ces hommes
étaient courageux face aux pouvoirs qui finirent par tout raser. Cela
fait peine.
Ceci dit, cela me rappelle les calomnies et autres
méchancetés à l'égard de sœurs et frères croyants comme les Témoins de
Jéhovah, avec qui le dialogue reste dificile (ma belle mère et
certaines de mes sœurs sont Témoins de Jéhovah), mais dont je me
retrouve souvent à défendre le courage et la foi face aux préjugés
courants.
Et ceci [mon respect des
autres, mon amour fraternel] grâce à La Révélation d'Arès
et à l'enseignement
du prophète
sans lesquels je serai sans doute resté dans une opposition critique et
douloureuse.
Aimer son prochain est une voie sûre vers le bonheur.
Philippe (du Dauphiné)
|
19mai10 108C14
Tous
les politiciens se sont toujours appuyés sur la peur. Le roi Louis XIV
et l'église de France étaient des politiciens. Ils se sont donc
décarcassé pour que le France ait peur de Port-Royal.
Comme ça,
ils ont pu éliminer et détruire cette communauté de foi et de pensée et
emprisonner l'abbé de st-Cyran sans qu'il y ait de remous ni même de
protestations populaires... On avait dit au peuple qu'il fallait avoir
peur de Port-Royal. Le peuple ne pouvait qu'applaudir à la disparition
du danger !
C'est toujours aussi simple que
ça. C'est le même truc qui est utilisé par les sectes antisectes.
C'est
pourquoi le peuple reste aussi ignare de tout ce qu'on ne lit pas dans
les journaux. C'est pourquoi on ne lit rien dans les journaux
concernant La
Révélation d'Arès ni du Frère Michel.
La
politique moderne comme celle d'autrefois renouvelle sans arrêt les
peurs, parce qu'une peur qui dure ne fait plus peur à la fin. Il existe
des agences ministérielles et "républicaines" pour inventer des peurs
nouvelles et les faire durer juste ce qu'il faut avant qu'elles ne
fassent plus peur. La burqa fait peur, mais ça ne durera pas... Là le
danger est quand même très très mince. Ils ont sûrement autre
chose dans leurs dossiers à sortir dans un an ou deux. Peut-être les
Pèlerins d'Arès ? Ah, ah !
Un petit détour par Port-Royal vous fait prendre un chemin insoupçonné
pour rappeler tout ça à nos frères.
Vous ne laissez personne s'enformir. C'est bien.
Anabelle
|
19mai10 108C15
Je rebondis sur
le commentaire d'Anabelle [108C14] qui parle de la burqa comme d'un de
ces interdits faits à la conscience dont la France a la spécialité.
Port-Royal na été qu'un exemple parmi d'innombrables dans l'Histoire de
France.
J'étais à Montreuil mardi soir [?]. Il y a eu échange de
gnons, intervention des flics, etc. Je trouve ça lamentable, mais les
porteuses de burqa n'étaient pour rien là-dedans. C'étaient les
anti-burqa les agressifs. Qu'est-ce que ça peut leur faire que des
femmes se voilent le visage ? Est-ce qu'on leur demande de
porter
le voile ? Elles sont libres d'aller nues si ça leur plaît.
Je
suis d'origine irakienne, mais citoyenne française, et je porte non pas
la burqa (il n'y a personne, à ma connaissance, qui porte cette sorte
de masque de fer en France), mais un voile qui laisse mes yeux visibles.
Mon
mari, qui est un homme très pieux comme vous, ne m'y oblige pas, mais
il est heureux de voir que je la porte et j'aime mon mari. C'est un
bonheur pour moi de la voir heureux.
Sait-on qu'il y a plus de
trente fois le nombre de Française, blessées de la face, qui portent
des pansements ou des masques qui cachent leurs plaies ou leurs
cicatrices? Qui y trouve à redire? Quand on nous dit qu'il ne faut pas
cacher son visage pour des raisons d'identité, ça me fait sourire et
encore ! Moi je peux soulever mon voile si la police me le demande
comme aux frontières, mais elles, elles ne peuvent pas enlever leurs
pansements.
Quand je suis chez moi, on ne me voit pas, on ne voit
même pas mes yeux derrière mes rideaux. Est-ce que quelqu'un vient
sonner à ma porte pour me dire: "Sortez dehors qu'on vous voie le
visage ?!" Non. Eh bien, pour moi c'est la même chose derrière mon
voile : c'est comme si je sortais avec ma maison. Je vois au-dessus de
mon voile comme par ma fenêtre. Il n'y a pas de quoi faire un drame.
Mais
j'ai conscience que je suis un étendard pour l'Islam. Les Musulmans qui
me croisent me saluent avec respect comme les Français saluaient avec
respect les religieuses dans leurs longues robes et voiles il n'y a pas
si longtemps.: "Bonjour, ma sœur!" C'est la même chose. Je suis une
musulmane de stricte observance, sauf qu'une Musulmane stricte doit
être mariée alors qu'une religieuse stricte doit être célibataire, mais
dans l'un ou l'autre cas je ne vois pas qui je peux déranger.
Quand
je vois l'image des religieuses de Port-Royal que vous avez postée,
frère Michel, je ne vois pas une grande différence avec moi, sauf la
couleur de la robe et le voile qui cache le nez et la bouche.
Je
ne suis pas Pèlerins d'Arès mais j'ai beaucoup de respect pour vous,
frère Michel, et mes concitoyens musulmans pareillement, parce que vous
avez fait plus que n'importe quel chrétien depuis 36 ans pour imposer
le respect qu'on doit au Coran et même pour encourager à la lire. Je
crois que pour cette seule raison, en plus d'autres raisons sûrement,
l'Islam universel gardera de vous un souvenir et une vénération
historiques. Ceux qui vous méprisent dans ce pays, que vous honorez, ne
savent pas qui vous êtes et ce que vous représentez déjà dans
l'Histoire de la Foi.
Une Musulmane voilée et fière de l'être
|
19mai10 108C16
Il
est toujours intéressant de prendre appui sur des événements de
l’Histoire pour situer le présent, le sien propre et celui dont on
n’est nullement séparé, celui de la société dans laquelle on est, on
vit, on bouge, on pense et on agit.
Ainsi pourquoi pas Port-Royal
? Même si ce n’est pas un historique qui touche les cerveaux de nos
contemporains de plus en plus allergiques à la religion, aux
dogmes, dans la confusion la plus profonde, hormis quelques lettrés,
gens cultivés ou historiens préoccupés de thèses, de détails dont
Monsieur et Madame Nimportequi se fichent éperdument et de toute façon
et oublieront le lendemain dans le flot d’informations qui balaie tout
sur son passage.
Par contre, il est plus qu’intéressant de
comprendre ce qui a motivé ces personnes, leurs forces intérieures,
leurs convictions, leurs efforts de recherche de l’inépuisable ou
insondable Vérité qui fait que nous sommes là, que la vie est là,
en suivant leurs doutes, leur loyauté, leur conscience, leurs
actes de résistance face à l’endoctrinement du plus grand nombre.
Pour avoir mis au premier plan leurs croyances dans la grâce [qui donne
le salut],
la trinité et autres idées, sans véritablement le percevoir ou dans un
but plus inavouable de formater dans une même optique de vue. Ces
ultras catholiques de Port-Royal ont fait ce qui se passe
continuellement maintenant encore, ont fait passer leur livre avant le
message qu’il contient, c'est-à-dire leur interprétation propre induite
par leur propre culture.
Les livres sont moins dangereux quand ils
sont pluriels (De qui est cette phrase ?). Pourquoi parce
qu’on
peut les superposer et entrevoir comme s’ils étaient en papier calque
transparent, ce qui est important, essentiel,
incontournable, de ce qui caractérise les cultures,
les
façons particulières d’appréhender le réel, les vécus, les époques.
Mettre au premier plan le Fond
de tous les grands textes de l’humanité, Évangiles, Coran, Bible, voilà
l’essentiel, et on distinguera toujours l’appel à évoluer dans le bien, à grandir
dans et par l’amour
universel. Voilà à quoi La
Révélation d’Arès nous appelle.
Sans
le travail énorme du Frère Michel, combien de temps l’humanité
aurait-elle encore à errer dans les impasses des
herméneutiques ?
Une porte du chemin nous est ouverte. Mais encore faut-il y
entrer
dans cet amour universel pour être sauvé dans l’amour et par l’amour
et là chacun se trouve face à lui-même, quels ques soient les époques,
les lieux , les croyances, les cultures qui l’imprègnent.
C’est un
acte plus fort que celui de résister aux pouvoirs du monde, même si
c’est déjà un acte de résistance, car celui qui prend la spiritualité à
bras le corps, qui en fait le centre de sa vie, est déjà avec les
valeurs spirituelles de paix,
de pardon,
de liberté
spirituelle, d’intelligence
en
dehors des valeurs matérielles de consommation, de l’avoir et il trouve
déjà son bonheur ou il le construit autrement qu’avec ce qui est
proposé par l’économie, les médias. Mais encore mieux, par et dans l’amour,
il est plus fort que les lassitudes et les déconvenues forcément
inhérentes à un tel comportement social quand le bulldozer social ,
culturel écrase tout ce qui lui est différent.
Si on passe dans
une démarche beaucoup plus large que celle de notre
conditionnement culturel actuel, encore une fois, n’est vrai que ce qui
a été toujours vrai et, encore une fois, seul le message de Fond de fraternité,
de justice, d’amour, d’union, est le seul qui convienne. La Révélation d’Arès
ajoute un plus (qui est présent dans les textes anciens, mais qui a été
oublié, passé sous silence pour plein de raisons), c’est que par la
force unique de l’amour, il est possible de devenir un Christ .
Quel
merveilleux programme pour ceux qui ont encore envie de vivre vraiment,
mais aussi pour ceux qui sont fatigués de tant d’erreurs historiques,
de tant de dominations, de tant de drames !
Oui, Port royal est un support de réflexion quand on lit tout dans la
loi de l’amour.
Charlie
|
20mai10 108C17
Aujourd'hui 20 Mai à 16 heures : Méditation mondiale pour
la Jounée de
l'Unitude.
Je me réjouis de vous annoncer:
Humanity'steam et l'ONG de l' ONU organisent:
une méditation le 20 MAI à l' ONU à New York à 16
heures (heure de
Paris) pendant 30 minutes
MEDITATION MONDIALE POUR LA JOURNEE DE L'UNITUDE
Si vous le sentez, venez vous joindre à cette merveilleuse méditation.
Quelques soient les raisons pour lesquelles vous ne pouvez méditer
pendant 30 minutes, des pensées
d'Unitude
suffisent pendant cette
tranche horaire. C'est l'intention qui compte. Fabienne (de Nouvelle Calédonie)
|
24mai10 108C18 Ce commentaire destiné à l'entrée
107 fut posté ici par erreur et a été déplacé en 107C101. |
24mai10 108C19 C'est
une entrée difficile pour moi. Bien que je ne sache que dire
à son propos, je voudrais essayer de participer encore. Que
dire de ceux qui suivaient et suivent encore avec conviction les voies
du roi blanc
ou du roi
noir ? Qu’il s’y trouve peut-être bien encore la plus belle récolte
du Père [Rév d'Arès
14/3]. Cette entrée peut aussi inspirer l'idée
que les morts comme les vivants ne sont pas jugés par le prophète,
mais aimés par le baiser fraternel d’un artisan de paix qu’il leur
donne et bien que nous soyons et vivions dans le temps, cela émane de
la beauté à l’image
[Rév d'Arès 12/3] d’un acte voué à la ressemblance du Père
qui le transcende. C’est de la beauté d‘âme.
C’est une perspective d’évolution vivante dans le monde et au-delà du
monde venant sans nul doute ni de l‘un et ni de l‘autre où la parole
d’un Christ de référence: Tu
les enseigneras à prier [Rév d'Arès 35/1],s’accomplit même
pour ces esprits dont les os
attendent déjà et encore le Jour.
Ces frères et sœurs du passé tout autant que
contemporains, à qui il est proclamé librement d’être ou de devenir des hommes [et femmes] du temps
qui vient [Rév d'Arès 16/10, 30/13], d’être libres du harnais [10/10]
des dogmes comme du reste, où la force même de la sincérité ne saurait
suffire et ouvre toujours sur la
porte qui suit la porte [Rév d'Arès xiii/1]
de l’illusion donnent à voir et à penser que cette moisson souffle
toujours, elle souffle et dissout, dans un même temps au-delà comme
ici, sur les limites des apparences, redonnant à la Vie pressentie une
dimension beaucoup plus vaste que les frontières généralement admises,
où la Lumière
même d’une toute autre perspective comme celle de la transfiguration du
frère en Adam originel est encore plus grandiose. Je
ne connaissais pas l’histoire de Port-Royal, mais j'ai aimé ces deux
mots immédiatement. Pourquoi ? Parce que de ces deux mots
évoqués
même dans un rapport éloigné à mon sens quand au sens qu’ils
véhiculaient de l’époque jusqu’à aujourd’hui, voilà ce dont je me suis
rappelé d’un autre témoignage merveilleux de réalisation, mais Jésus,
plus qu’une apparition au sens traditionnel, une présence en chair, ne
révèle pas que son type oriental. "Son port est royal, sublime et
impressionnante dignité qu’accentue sa très haute taille. celle-ci peut
être évaluée : allant et venant, Jésus se tient souvent prés
d’une
porte de 2,08m ( je la mesurerai plus tard) ; il parait plus petit de
20cm tout au plus. L’homme Jésus rayonne de noblesse et de force."
[Liminaire de L'Évangile
Donné à Arès 1974]. Dans le Souvenir des
Desseins du Père de l’Univers. Guy Y.
|
24mai10 108C20 Pour
ceux que cela intéresse "Petite histoire de Port Royal :
http://www.amisdeportroyal.org/articles.php?lng=fr&pg=64. Ce
qui frappe mon esprit dans l'ensemble de votre entrée, c'est qu'à l'âge
de 11 ans Angélique Arnauld devint abbesse "supérieure de l'abbaye" de
Port Royal, où son père l'avait mise à l’âge de 7 ans. C’est
adolescente qu'elle connut une crise spirituelle profonde dont elle fut
transformée : Elle devint une religieuse exemplaire et d'après
les
historiens une admirable réformatrice de religion, c’est aussi à
Port-Royal qu’une expérience d'enseignement transmise par les
solitaires fut mise en place, les "Petites Écoles" des
enseignements pédagogiques donnés à un petit nombre d'enfants (5/6),
dont sortirent Racine, Molière, Pascal. Je ne puis
m'empêcher de faire le parallèle avec la "Maison des Faucons" dont vous
aviez proposé l'idée : la formation des pénitents, moissonneurs,
à l’enseignements,
à la prière,
à la piété,
etc. D’autres
faits attirent mon attention: "Cornélius Jansénius (le cerveau) et
l'abbé de st-Cyran (la flamme prêcheuse du précédent)", notre cerveau
si je puis dire c'est Mikal,
sa flamme prêcheuse ce sont tous les pénitents, apôtres
en devenir d'être des prophètes,
des christs
multipliés partout sur terre rétablissant le christianisme simple et
vrai en eux en se libérant des dogmes religieux, politique, économique,
sociaux. Dieu ne nous envoie
pas
abolir les assemblées de cultes mais les nettoyer des princes, de leurs
prêtres et de leurs docteurs (Rév d'Arès 7/4-7), c’est à
dire que toutes les assemblées
existantes sur terre doivent se débarrasser des enseignements trompeurs,
illusoires
et acquérir une autonomie spirituelle existentielle, avoir des rapports
de sœurs et frères, peu importe l’idéologie, avoir une autonomie
financière, refuser toutes subventions venant des dirigeants
gouvernants, lesquels ont un contrôle sur les actions des associations,
celles-ci n’étant pas libres
(Rév d'Arès 10/10). Ce qui fait la force du
mouvement des Pèlerins d’Arès, c’est le rassemblement des consciences
du Bien (Rév d'Arès 4/3)
sans chef
et dont les activités sont auto-financées, preuve que cela fonctionne
et pas besoin d’avoir de comptes à rendre à des pouvoirs contraires à
l’amour du prochain, toutes ses actions sont possibles par le simple
fait d'une pénitence
(aimer, pardonner toutes les offenses…), comprendre que ce
n'est pas ce que nous croyons qui nous sauvera des ténèbres glacées,
mais ce que nous faisons de Bien
(Rév d'Arès 16/15 à 16). Dans
toutes ces sœurs, tous ces frères de Port Royal, je vois des êtres qui
ont reçu des enseignements de leurs pères en religion, politique, ils y
croyaient tout comme Mikal
avant 1974 croyait aux enseignements des pères de la religion
orthodoxe. Je vois la sincérité et je vois surtout, à travers eux, même
s’ils n’étaient pas dans l’action spirituelle de changer le monde en Bien (Rév
d'Arès28/7),
qu'ils avaient du courage, de l’audace, n'avaient pas peur
d'affirmer de leurs convictions ; ils avaient l'autonomie et à eux
seuls ils ont remué les choses en leurs temps. Je
vois le ralliement à leurs croyances d'autres hommes, femmes qui y
vinrent par leurs actions visibles. Pour
le contre exemple absolu, Hitler à lui tout seul, il a attiré des
foules à ses croyances. Les uns comme les autres (ci-dessus cités)
avaient leurs disciples, lesquels aussi sincères étaient sous leur
autorité, plus en position d'admiration, d’obéissance aveugle, de
confiance aux chefs,
à la
hiérarchie, à leur pouvoir au lieu de réactiver leur existentialisme,
ce n'était évidemment pas la dynamique de leurs chefs. Je
vois dans l'entrée de Mikal
l'appel aux sœurs, aux frères à un existentialisme pur, à une autonomie
totale, absolue, à l'affirmation de notre engagement spirituel
de cesser les préjugés, critiques, au dépassement de toutes
sortes
de peurs, à l'affirmation apostolique, prophétique, à l'audace, le
courage, la modestie, l'humilité que tout pénitent doit
acquérir, à l'unité avec Mikal
le frère aîné (Rév d'Arès 16/1) et les sœurs et frères. Je
vois l'insurgeance qui est toute à la fois intérieure et extérieure,
c'est-à-dire triompher du mal en nous-même par nous-même. Depuis
quelque temps, inspiré du Sermon
du la Montagne (Matthieu 5 à 6) je missionne en disant
ceci : "Avez-vous entendu : Tu aimeras ton prochain comme
toi-même ou tu ne tueras point?!
La réponse est "Oui". Alors, dis-je: "Où en est toute notre humanité de
ces affirmations si simples qui paraissent naïves ?" Les
réponses
sont : "Oui, mais que pouvons-nous faire ?" Je
répond :
"Aimer, pardonner, cesser de faire le mal." J'essaie à mon
niveau de conscience de faire comprendre que le Bien et le mal
ne sont pas des morales, mais des actes, des actions concrètes que nous
faisons, qu'ils agissent immédiatement partout dans le monde visible et
invisible, que nous sommes fait d'une nature sacrée et qu'à chaque fois
que je fais le mal, celui-ci fait de considérables dégâts dans tout
l'univers et je tue le sacré en moi et qu'à chaque fois que je fais le Bien, je fais vivre
le sacré en moi, car Dieu c'est chacun(e) de nous. Mes
propos ne laissent pas indifférents, mais je sens un abandon du combat
des hommes qui sont complètement soumis aux systèmes qui les rendent
aveugles. Je vois la peur du dépassement, je vois le doute, je vois
comme Mikal
des "lions empaillés". Alors je dis "Rejoignez-nous ! Pas de chef chez nous,
seulement des consciences qui se dirigent vers le Bien, le pardon de
toutes les offenses, battez vous pour un monde meilleur, etc." Jeudi,
un jeune homme, professionnel de la communication, me disait :
"Avez-vous des actions pour inviter le public à agir avec
vous ?"
Je lui réponds : "Non, enfin oui, nous avons "Pious-Gens",
mais
dans l'ensemble, nous n'avons pas d'actions visibles pour que le public
à la fois apprenne la présence d'un prophète vivant (Mikal) et des
Pèlerins d'Arès, afin de nous rejoindre pour participer activement au changement du monde
en Bien
par des actions visibles visant à stopper l'histoire du mal et
installer l'histoire du Bien
par un existentialisme de l'individu au cas par cas, mettre en place
des actions portant des fruits positifs de changement du monde en Bien,
dans la richesse des génies et des arts les plus divers, tous cela
étant possible par la pénitence
(Rév d'Arès 30/11) consciente ou inconsciente. Mikal a été
envoyé à toute l'humanité, il est là autant pour les Pèlerins d'Arès (le petit reste)
que pour tous les autres sœurs et frères humains qui sont prêts à
l'écouter, l’inviter. En faisant le choix de répondre oui à l'appel du
Créateur à Arès, nous avons pris une responsabilité considérable dans
la construction du monde de demain, nous sommes envoyés au monde (Rév d'Arès
4/8-10). N'ayons pas peur, nous avons la promesse de
l'assistance du Créateur, des anges,
et de tous ceux qui sont dans le monde invisible, "Je serai parmi ceux qui
parleront en mon nom", disait [le Père par la bouche de]
Jésus. Alors,
à la mission quotidienne, j'appelle Adam, Noé, Abraham, Moïse, Élie,
Isaïe, Jésus, Muhamad pour m'assister, car bien qu'invisibles, ils sont
vivants. J'appelle mes sœurs, mes frères à l'unité, à des actions
visibles. Le simple fait qu'il y ait dans la rue 10, 15, 20, 30 moissonneurs c'est
un effet visuel immédiat et forcément attire l'attention, et de plus
crée une force entre les pénitents.
J'en témoigne : dès que des sœurs et frères moissonnent
ensemble, le Souffle
du Père passe devant nous, les anges
nous assistent. Nous avons un prophète
vivant... Qui mieux que lui sait ce dont nous avons besoin et ce qui
serait des plus importants à faire pour mettre en place des actions
visibles pouvant toucher et faire venir des pénitents, des âmes en attentes
qui pullulent comme le
gravier des mers (Rév d'Arès 13/7). Le mal est
notre souci permanent, lequel détruit tout et nous tuera tous alors avant que ne tombe le péché des
péchés (Rév d'Arès 38/2). Poussons
notre pénitence
(Rév d'Arès 30/11) plus loin ! Soyons de grands
pénitents ! Unissons-nous
! Appelons Mikal qui, comme le Père de l'Univers serre, serre comme le clou pour nous
parler (ii/21) ! Mikal fait tout
pour que nous prenions conscience que nous pouvons être faits Dieu (Rév d'Arès 2/13)
et que nous allions aussi loin que lui dans le prophétisme. Nous
sommes une famille, une chaîne prophétique de pénitents et
pouvons comme tous les prophètes ré-hânimer Dieu en nous. Aimons-nous
les uns les autres, faisons-nous confiance ainsi qu'à Mikal notre père, (xxxiii/14)
notre beautifieur. La
crise déclarée en Grèce nous vient droit dessus, laquelle va en
déclencher d'autres ; ce sont des signes. Ne laissons pas passer le
temps préparons-nous, utilisons Mikal,
notre guide spirituel vivant. Didier.Br.
|
24mai10 108C21 Le
bien de
cette entrée, aux yeux des observateurs, des profanes et des tièdes,
est de nous faire sortir du cliché de "secte" dans lequel nous avons
été placés — par erreur ? par incompétence ? par méchanceté ? par basse
politique ? — en montrant au monde que vous n'êtes pas... que nous ne
sommes pas... arrêtés à une type d'homme: le Pèlerin d'Arès, et que
nous sommes capables de voir chez tous les hommes de la terre des
qualité qui ont contribué à faire avancer la vie spirituelle. C'est
vrai que vous avez déjà largement montré par d'autres exemples
religieux: "Calvin, les Cathares, Giordano Bruno, etc. et
des sujets actuels, religieux ou non: Lévy Strauss, Mark Boyle et le
Dalaï Lama, Doris Lessing, l'Abbé Pierre, etc." (votre réponse à
108C10) que nous ne sommes en aucun cas sectaires et que déjà
notre fraternité arésienne est assez hétérogène pour montrer qu'elle ne
répond pas à ce qu'on appelle un cliché, c'est-àdire une "image que
l'homme de la rue utilise sans réfléchir." J'atteste que,
dans tous vos écrits, vous avez manifesté une ouverture d'esprit digne
de notre Père au Ciel. Je
sais que ceux qui nous détestent y verront soit une faiblesse, soit une
roublardise de votre part, qui leur permettra de ré-attaquer en disant:
"Ce type, le soi-disant prophète, et ses adeptes, les pèlerins d'Arès,
fait feu de tous bois (encore un cliché, rire) ; nous devons dénoncer
sa malhonnêteté",
mais peut-on empêcher que certains et certaines nous détestent et
veillent à nous nuire, alors que ces pauvres méchants ne trouvent dans
la
critique qu'une façon de montrer qu'ils existent ? L'autre
jour dans le TGV je lisais La
Révélation d'Arès
(le gros livre, le bilingue, dont j'aime les annotations et textes
annexes) et le voisin d'en face me pose une question:" Excusez le
dérangement, mais qu'est-ce que c'est que ce livre dont j'ai déjà
entendu parler ?" Je lui réponds: "C'est un Message
du Père de l'Univers
qui a fait de nous, terriens, son petit coin familial." Il
me dit: "Vous y croyez ?" "Lisez-le
et vous vous ferez une conviction. Quant à moi, j'y crois, oui, et je
crois qu'il faut réveiller chez nos frères du monde la conscience
qu'ils sont reliés à l'Univers
par son Père
et que nous avons un fabuleux destin d'aigles de
l'espace à accomplir
au lieu de vivre dans notre trou terrestre comme des taupes (Rév d'Arès 23/2)
contentes d'elles et même contentes d'en crever." Il dit,
méfiant: "Vous êtes sûr que ce n'est pas une secte ?" "D'abord,
qu'est-ce que c'est qu'une secte ? Un groupe de gens anormaux comparé à
des des gens normaux ? Qu'est-ce qui sépare le normal de
l'anormal
? Ce qui sépare aujourd'hui de demain ou le présent du futur. Si on
appelle une secte "le religieusement et politiquement incorrect", alors
oui, c'est une secte. Mais alors, cette secte est la secte de toute la
Terre au milieu de tout l'Univers. Vous, Monsieur,vous faites partie de
cette secte (Fallait voir sa tête). C'est la secte du vrai Peuple Élu, pas
celle d'une poignée de gens sur un lopin de terre: Israël. La Révélation d'Arès
s'adresse à toute la population de la Terre. Ce livre relance l'Exode, mais l'Exode de tous les
habitants de la terre vers la Vie,
la vraie Vie, avec
un grand V,
la Vie
éternelle du bonheur. Nous sommes des dieux, quoi !" Il
était perplexe. Il a fini par dire: "Vous permettez que je prenne la
référence". C'est
pour moi l'occasion de vous poser une question, frère Michel: "Pourquoi
avez-vous abandonné l'idée d'Exode pour qualifier le mouvement d'Arès ?
C'était pourtant une idée d'une grande force et très juste." Bernard
(des Charentes)
|
Réponse
: Je n'ai pas abandonné "l'idée
d'Exode pour qualifier le mouvement d'Arès", mais il est vrai que je
cessai de l'utiliser dans les années 90 à la demande pressante d'un
certain nombre de mes frères qui disaient que cela nous faisait passer
pour Juifs et qu'en même temps ça nous faisait mal voir des
Juifs
et nous donnait une allure trop religieuse. Les promoteurs
de la
"mission sociale", laquelle a rendu les Pèlerins d'Arès
méconnaissables aux yeux du monde et a formé un "cliché" trompeur, ont
été, je crois, les premiers à abandonner le thème de l'Exode dans leur
mission, alors qu'ils auraient pu continuer de l'utiliser comme
métaphore en parlant d'exode d'une société de dominateurs et de spoliés vers une
société de frères,
de vrais frères...
Mais le mot les chiffonnait ou ne leur plaisait pas. Il a donc disparu
du discours missionnaire. Il ne faut pas croire que mes
frères m'écoutent et me suivent en toute chose, loin de là. Escamotage
malencontreux, vous avez raison. Pendant
une vingtaine d'années, en gros de 1974 à 1994, j'ai qualifié notre
mouvement d'Exode Spirituel sur toute la terre par opposition à Exode
géographique d'Égypte en Canaan. Je précisais souvent que les Hébreux —
sans doute parce qu'ils avaient à leur époque le besoin urgent de se
donner une identité, de passer du statut d'esclaves à celui de peuple
qualifié — ne virent que l'exode géographique dans l'Appel à se libérer
que leur avait lancé Dieu. Ils négligèrent l'exode spirituel qui
concernait
tous les hommes appelés à sortir du monde de l'ombre (Rév d'Arès vii/2)
et du mal
pour un long périple vers un monde de Lumière et de Bien, les
deux sources de bonheur et d'éternité." Une notion qui demandait aux
Hébreux plus de volonté d'être et de courage qu'ils n'en avaient, mais
que nous devons reprendre avec la volonté d'être et le courage qui
manquèrent à nos ancêtres bibliques. Certains Pèlerins
d'Arès voyaient
même dans l'idée d'Exode un "cliché", comme vous dites, donc quelque
chose sans signification vivante. Mais toute La Révélation d'Arès
nous renvoie à des mots qui ont perdu leur sens, devenus des clichés,
des idées figées et fausses: pénitence,
âme, péché, etc., auxquels nous devons redonner leur sens
vrai et vivant et ce n'est pas la moindre difficulté de notre mission.
|
24mai10 108C22 J'ai été
particulièrement heureux de lire cette entrée qui comme d'autres
entrées précédentes élargit notre horizon spirituel. Cela
ne veut pas dire — et je pense que personne ne le comprend ainsi —
qu'il faille, pour une de vos entrées devenir catholique ou pour
celle-ci, imiter Port-Royal, mais vous nous signifiez ainsi que des
hommes bien différents de nous ont réussi, avec d'autres moyens, à
grandir en spiritualité. Par association d'idées et parce
que, ces
jours-ci, j'ai relu quelques pages de "Paroles d'un croyant", votre
entrée m'a fait penser à mon concitoyen, le malouin Félicité de
Lamennais qui lui aussi a eu le courage d'affronter la papauté par
compassion pour cette misérable classe ouvrière du 19ème siècle. Un de
ses ouvrages "Essai sur l'indifférence en matière de religion", fut
fortement influencé par les idées de Pascal. Lui, le prêtre
héritier d'un catholicisme conservateur et autoritaire, frère du
fondateur des Écoles chrétiennes de Ploërmel, fut condamné par deux
encycliques qui le pousseront petit à petit à rompre avec l'Église. Il
n'a cessé de dénoncer les compromissions de l'Église avec les pouvoirs
temporels Dans
son journal "L'Avenir" dont la devise était "Dieu et la liberté", il
défendit toujours cette liberté et surtout se fit l'apôtre des plus
humbles en cherchant inlassablement cette pureté évangélique dont
l'Église semble avoir perdu la notion à cette époque, tout au moins
dans les instances les plus hautes. Les idées sociales de
Lamennais finiront par le détacher complètement d'une Église incapable
d'appliquer le message d'amour évangélique à cette période de grands
bouleversements. Pour avoir résister lui aussi à un aussi
impitoyable système, il finira pauvre et isolé. Mais il aura marqué le
siècle et ses idées seront reprise par l'Église elle-même plus tard,
mais avec un temps de retard malheureux. Ces hommes-là sont
les précurseurs du grand bouleversement dont la chrétienté a besoin
pour devenir ou redevenir une assemblée
de Dieu. N'est-ce pas ce à quoi nous convie L'Évangile Donné à Arès
[Première Partie de La
Révélation d'Arès] ? Merci
encore pour ce beau texte d'ouverture sur Port-Royal qui témoigne de la
grande fertilité du message évangélique et de son impact sur l'esprit
de justice, de fraternité et d'amour. Pat (de st-Malo)
|
25mai10 108C23 Mon
idée, c'est
que ce détour par un épisode de l'histoire catholique peut nous faire
passer pour ce que nous ne sommes pas, des "syncrétistes", parce que
nous vivons à une époque où la mise en fiches des populations a réduit
leur comprenoire et ils croient maintenant que tout individu ou tout
groupe d'individus doit se ranger dans une catégorie simple et claire
et forcément étrangère ou même hostile à toutes les autres catégories
et classifications. Ce n'est pas notre cas. Aucune
définition
simple, je veux dire en un ou deux mots, ne peut définir le mouvement
spirituel des Pèlerins d'Arès. C'est
vous, frère Michel, qui avez raccourci avec le moins d'inexactitude ce
que nous sommes: "Une anarchie de pénitents". Mais
là, les populations ne comprennent plus du tout, parce qu'elle
retiennent "anarchie" ou "pénitents",
mais elles ne peuvent pas faire le lien entre les deux, parce que dans
les fiches des R.G. [Renseignements Généraux] ce sont, on s'en doute,
deux fiches non seulement différentes mais sûrement immélangeables: une
rouge, une bleue. "Alors quoi, Brigadier Dupont, ce sont des
anarchistes ou des pénitents? Qu'est-ce que vous avez appris à l'École
de Police? Mettez-moi ça en ordre et n'y revenez plus!" Nous
ne sommes pas une combinaison de trucs, nous sommes simplement
des
Pèlerins d'Arès et ce n'est qu'avec le temps que ce terme
deviendra,comme vous dites parfois, "un idéogramme dans le cerveau de
l'homme moyen". Nous ne sommes pas la fusion ou le mélange de plusieurs
doctrines religieuses et de plusieurs systèmes philosophiques. Nous
sommes les disciples directs de La
Révélation d'Arès,
Parole directement venue de Dieu qui dans cette Parole ne dit pas qu'il
faut faire une synthèse de sa Parole d'Arès avec sa Parole de la Bible
et Celle du Coran ni avec une idéologie déterminée. Les
R.G. doivent y perdre leur latin quand ils lisent ce blog. Ils doivent
se dire: "À quoi croient ces gens-là? Port-Royal ici, Le Coran par là,
autre chose là? On n'y comprend rien." Gègène
|
25mai10 108C24 En
général, quand on parle de "prophète", c'est pour dire: "Il est mort il
y a treize siècles ou vingt-cinq siècles ou quatre mille ans."
Vous,vous êtes vivant. Donc vous n'êtes pas crédible, puisqu'on ne peut
pas vous interpréter librement sans que vous interveniez. Un prophète
vivant, incroyable ! Il y en a qui doivent dire: "Vivement
qu'il soit mort, celui-là aussi !" Gégène (encore !)
|
26mai10 108C25 Cette
entrée me surprend par certains de ses contrastes, de ses
paradoxes ! Sombre, a priori, à la vue de cette
image de femmes sous leur voile et drapées de leur habit de none
; sombre également lorsque l'on songe à l'évocation de récits
sur la vie de ce siècle : Époque où l'on crée des
lieux d'enfermement pour y mettre tout homme ou femme qui géne,
débauchés, vieillards, infirmes, libertins... ceux qui font
obstacle ou qui perturbent. Cette entrée me rappelle surtout
la rigueur et l'austérité, mais j'en ressens un forme de Beauté [Rév d'Arès 12/3]. Malgré
la rigueur, le courage, la résistance, la réflexion, l'endurance, la
persévérence triomphent sur la difficulté de , l'austérité, de
l'enferment, de l'exclusion, le Bien
qui féconde l'Amour universel est resté cloîtré. Il en reste
sous le voile de l'austérité et de la solitude, le
souvenir d'hommes et de femmes d'un génie intellectuel et
spirituel surprenant, tel que celui de Blaise Pascal évoqué
ici et d'autres hommes et femmes, que l'on a préféré éloigner
en leur temps. Ce qui me touche particulièrement, c'est
l'isolement de ces femmes (Mère Marie Jacqueline devenue Mère
Angélique et sa sœur Jeanne, devenue sœur Agnès, ), reléguées
depuis leur plus jeune âge dans des lieux sombres d'un
monastère ; elles n'ont jamais eu le choix, ni même
le droit de l'exprimer. Mais, par leur courage, elle ont ouvert un
espace de lumière et d'espérance. À une vie de rigueur elle
répondent par la rigueur du Bien en
s'insurgeant d'abord contre leur désespérance en créant. Cependant
le Père à Arès, s'il nous invite au courage, à l'amour du
prochain, au pardon, à n'être rien pour soi [Rév d'Arès 40/6],
à quitter les masques
que le monde a façonnés (Rév d'Arès 3/4) en étant vrais,
le Père ouvre l'humanité au Bien
universel, à la mesure (Rév d'Arès Veillée 7).
Il nous invite à ascensionner
avec femmes, enfants,
veillards, pauvres, beaux, moches, mariés, célibataires,
scandalisés ,
etc.. Il nous invite à nous délester des
fardeaux inutiles à progresser doucement et librement, en
tenant compte de chacun, c'est-à-dire en faisant l'effort de se
comprendre, pour abandonner peu à peu ces masques qui nous
isolent les uns des autres (Rév
d'Arès 28/3) autrement dit en abandonnant nos
peurs, nos préjugés. Cette entrée en nous ouvrant au monde
qui nous précède, nous permet de pardonner pour aimer mieux ceux qui
nous suivent. Alors, je sais que plus je me tends vers Sa
Vérité, au fond de moi plus je suis avec ces frères ou
sœurs des
siècles qui nous ont précèdés, et ceux qui nous suivent,
lorsque je prie avec eux, avec vous, quelque chose de l'Univers s'ouvre
et me donne la Force et le goût de progresser. Merci
frère Michel de nous donner la possibilité de nous ouvrir au monde par
un choix libre (Rév
d'Arès 10/10) comme le Père nous l'enseigne : Je
n'élève pas (de force).Mon Bras attend au bout du bras d'homme; (il Le
saisit s'il veut) (Rév d'Arès xxx/6). Danièle
|
26mai10 108C26 Un
grand merci, Frère Michel, de nous rappeler que nous ne savons pas de
qui nous allons nous inspirer. Ce nouvel exemple
d'insurrection spirituelle, vous allez le puiser dans le
contre-exemple : au-delà de tous préjugés, reconnaître l'Image et Ressemblance (Genèse
1/27) réactivée par le bien, chez nos
frères humains et s'en inspirer pour avancer. Vous confirmez
également, par votre belle entrée, que notre pénitence, notre
recherche de liberté absolue (libres,
10/10, de tous préjugés), d'amou, de paix, réveilleront
notre intelligence
spirituelle, que la valeur spirituelle peut apparaître même dans une
voie erronée, parce que la Vie
(Rév d'Arès 24/3-5) est dans l'homme et non dans la voie
empruntée. Cet Exode vers l'île Bleue (Rév.d'Arès XIV/13)
rentrera dans l'Histoire, puisque vous le dites ! Alleluia ! Claudine
F.
|
26mai10 108C27 Je
lis chaque ligne de votre sujet, frère Michel, avec dans le cœur un
amour immense pour ces hommes et ces femmes. Cet amour est à
la hauteur de leur courage et de leur combat pacifique. C'est
un très bel exemple pour nous qui vivons la foi arésienne mais, aussi,
pour tous ceux que le Père aime et cite par la voix de son messager,
Jésus, dans La
Révélation d'Arès (25/5-6). J'aimerais
accompagner mon propos de ce que le Père a aussi dit à Arès avec, on ne
peut en douter, un profond sentiment de tristesse pour un religieux qui
mena un autre combat : François d'Assise. Le jars fort (et) beau (est)
dans la cage. Qui voit la cage ? L'œil du roi blanc (en)lace le
jars ; le roi blanc sait (que) le jars n'a pas l'œuf".(Rév d'Arès
xxxvi). Liliane
|
26mai10 108C28 J'ai
été très heureux de lire votre dernière entrée sur votre blog comme
signe d'amour,
d'intelligence et de communion avec des frères humains
ayant des convictions différentes des nôtres. J'espère que
tous vos sœurs et frères prendront de la graine de cet esprit d'amour, d'intelligence
et de communion, car malheureusement beaucoup de Pèlerins d'Arès ne
brillent pas par leur ouverture d'esprit. Mais bon
! j'ai déjà évoqué cela [dans des échanges] avant votre venue
[dans notre ville] pour essayer de nous aider à sortir de notre
médiocrité
terrible ! Mais je ne peux m'empêcher de repenser à
la réaction quasi identique de tous les Pélerins d'Arès à qui je disais
que j'allais au village des pruniers (centre spirituel créé par Thich
Nhat Hanh) après chaque pèlerinage à Arès et qui me disait
tous : "Ah, mais ils ne font rien pour changer le monde !" et
moi toujours aussi interpellé ou ébahi par cet carence d'ouverture ou
simplement d'intérêt ou encore plus simplement de connaissance de nos
frères humains. Et moi de répondre : "Ah bon ! ils ne changent pas le monde ?
Mais ils vont tous les ans en Israël-Palestine pour apporter la Voix de l'amour,
de la bonté, de la paix et du pardon et ils organisent au village des
pruniers même des rencontrent où Israëliens et palestiniens se
regardent de loin au début de la semaine pour se prendre toutes et tous
dans les bras et s'embrasser à la fin de la semaine, réconciliés. Ça
fait belle lurette que les Pèlerins d'Arès auraient dû répandre
l'immense Lumière dont ils sont dépositaires pour marquer ainsi
l'histoire sans oublier que des membres de la sangha des pruniers
missionnent même dans la rue — surtout aux USA — pour appeller les
hommes à retrouver l'amour, la bonté, la paix et l'intelligence du
cœur." Et ma sœur où mon frère à me regarder avec des yeux ronds
éblouis comme si ell ou il venait de contempler une éclipse...sans
lunettes. P.
|
Réponse
: C'est la première fois que j'entends parler de ce "village
des pruniers" et de Thich Nhat Hanh et si ses disciples vont par
le monde "en missionnent même dans la rue — surtout aux USA —
pour appeller les
hommes à retrouver l'amour, la bonté, la paix et l'intelligence du
cœur," c'est très bien et ils sont loin d'être les seuls. Il y
a beaucoup d'autres groupes spirituels ou humanistes qui en font de
même, dispersés sur la terre. La Révélation d'Arès ne
dit pas que la dispersion cause la perte ou la damnation des dispersés — n'en déduis pas que ces hommes
se sont perdus (Rév d'Arès 16/13) —,
elle dit dans tout son contexte que la dispersion affaiblit
l'intention, qu'elle affaiblit la foi et l'action et que ce n'est pas,
loin de là, la meilleure façon de changer
le monde (28/7). Je ne suis pas sûr que les
pèlerins à Arès qui, au
Pèlerinage d'Arès l'été, se sont étonnés de votre participation à ce
"centre spirituel des pruniers" l'aient fait par manque "d'ouverture
d'esprit." Je m'en serais étonné moi-même. Pourquoi ?
Simplement parce
que la prospective du Pèlerins d'Arès, membre du petit reste, n'est
pas de partager l'espérance d'un monde
changé en bien
avec d'autres croyants ou humanistes, mais simplement de s'engager
activement dans la mission
prophétique spécifique que nous demande
d'assumer La Révélation
d'Arès. Autrement
dit, si vous m'aviez parlé à
Arès de ce "centre spirituel créé par Thich Nhat Hanh" en soulignant
leur quête d'un monde d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence et de
liberté spirituelles, je ne me serais pas borné à dire, en résumé,
comme nos frères et sœurs d'Arès: "Ah, mais ils ne font rien
pour
changer le monde !" J'aurais développé cette idée en vous
disant : "Mon frère Philippe, je me réjouis que vous ayez
trouvé un groupe d'espérants, un groupe de ces humains semés par la Semeur (Rév d'Arès
5/1-3) qu'il
nous faut
moissonner, vous avez trouvé ce qui semble être,
d'après votre description, un magnifique Champ de Bon
Blé
et j'imagine que vous
leur avez naturellement dit: Le Père de l'Univers
a parlé à Arès
et il y a parlé
particulièrement à des hommes et femmes comme vous. Venez, ralliez-vous
à cette Parole que vous envoie le Créateur et devenez avec nous pénitents et moissonneurs !" C'est
cela rassembler le petit
reste. Sinon,
s'ils refusent de vous suivre pour des raisons telles ou telles que je
ne connais pas et que je n'ai pas à juger, ce sont des frères et des
sœurs de ce que j'ai appelé le
reste dans
"Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas." Ils poursuivent une prospective
différente de la nôtre dans la même espérance globale. C'est dans ce
sens que l'Évangile de Luc dit: Il
y a bien des maisons dans la demeure du Père. Ces frères
disciples de Thich
Nhat Hanh habitent une autre maison
que la nôtre, et ce n'est pas notre maison. Dommage,
quand même, car on maintient la demeure
du Père dans son état de labyrinthe et on facilite la
tâche du Mal ! C'est
une question de logique à laquelle nous appelle clairement et à chaque
ligne, chaque verset, chaque page,
La Révélation d'Arès. Ce
n'est pas une question de manque "d'ouverture d'esprit". C'est plutôt,
si vous êtes vraiment un Pèlerin d'Arès, une question de manque
d'à-propos, de manque d'esprit de moisson,
de retard inconscient dans la recherche de l'intelligence
spirituelle, autrement dit, de manque d'adhésion réfléchie à la logique
du petit reste que
je suis envoyé
rassembler (Rév d'Arès 24/1). C'est cela
"répandre la lumière dont nous sommes dépositaires." |
27mai10 108C29 Propos
de P. faisant
suite a son commentaire et à la réponse 108C28 :
J'ai
été tout de même étonné que vous commenciez par dire : "C'est la
première fois que j'entends parler de ce village des pruniers et de
Thich Nhat Hanh...". J'ai été étonné parce qu'il
y a à peu près 10 ans vous aviez répondu à un de mes courriers en me
précisant que : "le bouddhisme pur n'existe plus sauf chez Thich Nhat
Hanh et de rares autres" : c'est du mot à mot. Alors soit vous avez
évoqué Thich Nhat Hanh sur la base des infos que je vous donnais dans
mon courrier de l'époque sur lui, soit vous vous êtes mal exprimé sur
votre blog aujourd'hui. En tout cas je serais
tout de même étonné qu'un homme de votre culture - l'encyclopédie comme
certain(e)s vous appelle ; pour ma part c'est : "la bibliothèque"
l'adjectif utilisé par certains à mon égard - ne connaisse pas Thich
Nhat Hanh car ignorer l'existence de Thich Nhat Hanh c'est comme
ignorer l'existence du Dalaï Lama, Gandhi ou Martin Luther King. Thich
Hhat Hanh était d'ailleurs un ami proche de Martin Luther King et c'est
Martin qui a proposé thay pour le prix nobel de la paix. Pour
information : le village des pruniers est à 140 Kms d'Arès et c'est un
centre internationnal [...] P.
|
Réponse
: Ayez la bonté, cet été, si vous venez au Pèlerinage
d'Arès, de me montrer cette lettre de ma main où j'aurais
parlé de Thich
Nhat Hanh. Je ne connais ni ce nom : Thich
Nhat Hanh, ni le "village des pruniers", ni la localisation de ce
lieu: "à 140 Km d'Arès"... Je voudrais quand même savoir si
j'ai écrit cette lettre par somnanbulisme, auquel je n'ai jamais été
sujet, ou si je faisais une référence polie à votre courrier auquel je
répondais. J'ai, après avoir lu votre message 108C29, tout à
l'heure demandé ces noms au moteur de recherche Google et je suis tombé
sur un site "village des pruniers" en effet, que j'ai rapidement
parcouru et où j'ai appris des choses sur l'endroit et sur son
fondateur qui n'ont pas éveillé chez moi même un vague souvenir. Mais,
de toute façon, ça n'a aucune importance dans le contexte de votre
commentaire et de ma réponse 108C29 qui pourraient convenir à n'importe
à tous les groupements humains où l'on prêche l'amour, le pardon, la paix, groupements d'homms
et femmes semés,
assez nombreux, comme je l'ai dit, que nous sommes envoyés moissonner. Comme
vous voyez, je ne suis pas du tout une "encyclopédie comme certains
m'appellent" (J'ignore cela aussi). Si "ignorer
l'existence de Thich Nhat Hanh c'est comme ignorer l'existence du Dalaï
Lama, Gandhi ou Martin Luther King," alors, je suis nul. Ce qui, de
toute façon, ne m'étonne pas. Vous n'avez pas idée de la montagne de
choses et d'hommes dont je suis ignorant. Ma mission consiste seulement
à répandre La
Révélation d'Arès, à l'expliquer au monde et à rassembler le petit reste. Tout
ce que j'écris, même d'apparence éclectique comme cette brève entrée
sur Port-Royal, se ramène toujours à ma mission d'une façon ou d'une
autre. Le
véritable éclectique est l'homme qui n'a pas de goût exclusif, qui ne
se
limite pas à une catégorie d'objets ou à une tendance, mais ce n'est
pas mon cas. Je ne me disperse pas. J'ai un goût exclusif pour La Révélation d'Arès et
pour le petit reste de
ses disciples, qui constituent mon seul objet d'intérêt. J'ai seulement
pour le reste de l'humanité l'amour fraternel et le respect, ce qui ne
signifie pas l'adhésion, que je lui dois ; je place en elle mon
espérance comme le Père met en elle son Espérance qu'elle voudra bien
un jour changer
et restaurer Éden. Je n'adhère pas au "village des pruniers" dont vous
m'apprenez l'existence et je ne vois pas ce que j'irais y faire. J'ai
tout trouvé dans La
Révélation d'Arès qui ne me vient pas de Bouddha, mais du
Créateur lui-même.
|
27mai10 108C30 Port-Royal,
un fait historique que j’ignorais. J’ai été lire sur Wikipédia pour
avoir quelques informations. Ce que je retiendrai comme
leçon, outre le courage de ces femmes et de ces hommes de l’époque qui
résistaient aux pouvoirs religieux et royaux, c’est que Port-Royal a vu
naître une forte spiritualité, certes enfermée et limitée, mais
néanmoins qui a contribué à influencer des hommes qui s’y rendaient
pour trouver l’inspiration. En particulier Blaise Pascal, célèbre
mathématicien et philosophe. Ne devons-nous pas être aussi
une force de vie, d’inspiration spirituelle et de libération pour les
hommes, un archipel de résistants aux idées toutes faites qui formatent
l’opinion. Certains nous traitent de secte (par réflexe
conditionné) sans se rendre compte que c’est eux qui sont prisonniers
du système et sont sectaires en refusant les idées différentes des
leurs. Je regrette profondément que nous n’ayons pas pu nous
rassembler autour de vous, Mikal,
par manque de cohésion entre nous. Même si nous partageons tous le même
idéal, cela n’est pas toujours suffisant pour le vivre et être
suffisamment changés
pour s’entendre et réussir à s’unir autour de vous. Heureusement
que vous avez beaucoup écrit et votre enseignement est
une mine pour celui qui l’accomplit.
En particulier vos conseils pour la prière sont pour moi la clé de la
vie spirituelle. Le croyant qui prie en les suivant ne peut que se
recréer et retrouver la
vraie Vie. Mille fois merci frère Michel. Denis
K.
|
27mai10 108C31 Je vous
aime, frère Michel. Bienheureux ceux et celles qui peuvent être de vos
proches ou de vos amis. Vous écrivez avec sagesse. Cela ne
vous empêche pas d'être mordant, piquant, quand nécessaire, mais quel
esprit équilibré et éclatant ! Vous ne repoussez pas les
encouragements, parce que se battre seul comme vous le faites est très
dur et a besoin d'encouragement, mais je sais que vous n'aimez pas trop
les compliments, surtout quand ils rassemblent à des louanges. Soyez
quand même assez bon pour lire ce commentaire en entier. Vous
n'êtes pas un écrivain comme vous l'avez dit (je vous cite) : "Je ne
suis pas un écrivain, parce qu'un écrivain crée. C'est un artiste. Moi,
je ne crée rien. J'ai seulement le souci d'expliquer de toutes les
façons possibles Ce Que le Père dit au monde. J'ai seulement le souci
de convaincre." Mais j'ai lu dans la bibliothèque de mon frère vos
"Pèlerin d'Arès" où vous écrivez de façon réfléchie et même raisonnée
et plus que tout, ce qui rare de nos jours, modérée. Sans doute pour
appliquer la mesure, dont
vous parlait Jésus en 1974. Ce qui est encore plus rare de nos jours:
votre mesure
ne vous empêche pas d'être convaincant. Je suis sûr que vos
écrits, au moins certains d'entre eux, resteront des références. Puisque
vous connaissez Port-Royal et Pascal, vous connaissez sûrement
Montesquieu. Est-il nécesaire que je vous rappelle ses mots : "La
plupart des législateurs ont été des hommes bornés, que le hasard a mis
à la tête des autres, et qui n'ont presque consulté que leurs préjugés
et leurs fantaisies" ("Lettres Persanes") ? Vous, vous êtes tout le
contraire de ces "hommes bornés" qui aujourdh'ui encore nous
gouvernent. Et Montesquieu nous en donne l'explication en raisonnant a contrario :
Vous, ce n'est pas "le hasard qui vous a mis à la tête" des ceux et
celles qui ont soif d'un monde
changé. C'est Dieu ! Voilà aussi pourquoi vous n'êtes pas
un "législateur", mais un libérateur. Voilà aussi pourquoi, bien sûr,
on vous maintient sous
le boisseau, on vous empêche de vous exprimer. Cette
pauvre femme pas très maline, qui vous quittait parce qu'elle vous
jugeait un prophète incrédible, qui n'aurait pas fait assez
pour ensemencer ce monde de la Parole d'Arès, et qui notamment n'aurait
"écrit que des livres", n'avait pas beaucoup creusé les causes de la
chape de plomb dont vous avez été recouvert. Cause à laquelle vos
propres frères, dont elle, la pauvre femme pas très maline, ont été des
éléments pas négligeables. Elle aurait dû dire, au contraire : Heureusement
que l'homme de Dieu Michel, complètement baillonné et pas assez aidé, a
écrit des livres et heureusement qu'il les a imprimés (pas d'éditeur,
j''ai vu l'année dernière au Pèlerinage la grosse presse sur laquelle
vous avez travaillé). Il restera au moins ça de sa main, ce qui est
déjà mieux que Jésus dont il nous reste quatre Évangiles, qui ne sont
pas de sa main, et que Mahomet dont il ne reste que quelques dizaines
de hâdiths qui ne sont aussi que des propos rapportés. Je
vous aime. Vous me convainquez. Mais aurai-je le courage de
vous rejoindre ? Parce que tout est dans le
courage, comme vous le soulignez dans l'exemple de Port-Royal. Florence
|
28mai10 108C32 Bonsoir Frère Michel ! - T sûre ke c bien le soir là-bas au moins ah oui c vré ! - Commence pas tu veux ! C un prophète professionnel ! — et même si son site (internet) est amateur - Ouais ! Vive l'amateurisme éclairé ! -
On a retrouvé cette phrase dans les archives du clan : "Je me
souviens d'un livre de Racine sur [l'histoire de] Port Royal ki m'avait
ému jusqu'aux larmes — était-ce à cause du style de son auteur ?
—- des images (de vérité) qu'il suscitait ? [...]" - lg - Et
puis on voulait vous demander.. Ah oui ! Est-ce ke les
humus-humains auront le droit aux textes dans Éden (restauré) ? Et
aux musiques ? Elles sont trop bien leurs musiques aussi ! Ou
est-ce ke ce sera du Farenheit 451 aka autodafé et tout apprendre par
cœur pour ne pas oublier ? Nan, mé on pose la question pour
ceux qu'osent pas demander com(me) d'hab(itude) !.. Ah là
là ! Et est-ce qu'ils auront droit au café, à la radio, à
internet ("ni jour ni nuit") ? - Et puis on se demandait
aussi — vu le nombre de morts kill y a eu depuis le début des temps —
y'aura-t-il assez de place pour tout ce bo monde sur la seule
planète ? Ou sera-ce plusieurs dimensions en même temps ?
Est-ce qu'il faut qu'ils parlent à leur Créateur pour lui dire comment
ils voient Éden... Ou alors ce sera tellement différent ke c même pas
la peine d'en parler maintenant ? - Nan, mé c vré — il faut
kant même motiver les gens — pas forcément prendre
pseudo-autoritairement les devants. Y'en a plein k'on pas envie
d'attendre 100 000 ans non plus, attends ! - C abusé d'attendre et de ne pas-attendre encore aussi longtemps ! Forces vives et tout. - Le plus tôt sera le mieux, nan Frère Michel ? - Bon, bah, moi j'espère pour eux de Oui ! même si.. "on peut pas aller plus vite ke la musik," comme i'disent ! - Bon.. On reviendra de toute façon, hein ? - Bah oui, hein ! - Et puis on a des tuyaux pour facebook, twitter et tout ça — Y'a déjà le Dalaï-lama ki tweet alors tu vois... - Elle est super votre vidéo de présentation, bravo ! - Nous on l'aime beaucoup en tout k !! ^^ - C d'la bomb son/ton/ce blog ! - Signé S & C du clan Marvel - Ô j'm bien aussi kant les deux anges viennent s'entretenir/parler avec le frère Michel sur la plage, c trop class ! Hi, joo2 ▲∆▲ 2ooJ
|
Réponse
: J'ai
déjà rencontré cette singulière écriture, intéressante parce qu'elle
permet raccourci et liberté dans l'expression de notre difficile et
complexe langue française. De plus, c'est clair, enjoué, pas
grossier... Bref, j'aime, parce que ça paraît simple et naturel, sans
cette affectation que cachent des écritures fabriquées pour faire, on
se demande pourquoi, la nique au français "bourgeois" qui n'est autre
que la belle langue de Voltaire, de Proust ou de... L'Évangile Donné à Arès. En
somme, vous me demandez où la mort va pouvoir loger tous ces milliards
de défunts depuis l'aube des temps avant et surtout après le Jour de la résurrection générale, quand le monde aura assez changé pour que l'astre s'arrête, pour que disparaissent le jour et la nuit et que la Lumière couvre tout sans cesse (Rév d'Arès 31/8). Mes
frères ou frères et sœurs S & C "du clan Marvel" Hi, joo2 ▲∆▲
2ooJ (qui êtes-vous et qu'est-ce que "le clan Marvel" ? vous
piquez ma curiosité), relisez attentivement La Révélation d'Arès 31/8-12 et vous en saurez autant que moi. C'est peu, mais tout bien réfléchi, on s'aperçoit que c'est déjà beaucoup. Puisque notre planète cessera de tourner sur elle-même et que la Lumière couvrira tout sans cesse et que les étoiles paraîtront des flammes (des
feux aveuglants et brûlants, je suppose), l'atmosphère aura très
vraisemblablement disparu, nous ne vivrons plus en respirant de l'air,
nous aurons changé de nature physique et je ne pense pas me laisser
gagner par l'imagination en supposant que nous serons simplement comme
Jésus qui m'apparut en 1974, c.-à-d. des corps physiques transfigurés,
capables de supporter les températures et forces inimaginables de
l'espace et donc capables d'y circuler, comme j'en fus moi-même capable
le 2 octobre 1977 (Première Théophanie), transport dans l'espace que le
Créateur lui-même décrit: Révélévation d'Arès vi/1-4. Nous serons alors vraiment l'image et ressemblance (Genèse 1/27) du Père qui se meut sur toute l'étendue de son propre espace infini. Quel rôle jouera alors
pour nous notre planète terre ? Elle restera peut-être le grand
point de ralliement de la création humaine, une étape obligée de nos
grandes randonnes spatiales, notre lieu de renaissance, comme les
Sargasses des anguilles, les lacs de montagne des saumons, le nid des
hirondelles ? Mais je n'en sais rien, en fait, et de toute façon mon
salut ou ma perte ne découlent pas de ma connaissance ou de mon
ignorance de ces choses-là.
Sous des apparences de
rusticité, qu'inspire votre écriture, vous ne manquez pas de culture,
puisque vous citez un ouvrage peu connu de Racine, dont le titre
complet est, je crois, "Histoire Abrégée de Port-Royal" qui, si ma
mémoire est bonne, ne fut édité qu'un siècle après sa mort, preuve que
tout ce qui toucherait à Port-Royal longtemps encore après la
disparition de ce sursaut de la liberté de penser et de croire serait
censuré ou considéré comme suspect par les pouvoirs religieux et
politiques. Je n'ai jamais lu ce livre.
|
28mai10 108C33 Juste
une petite pensée pour vous Frère Michel et nos frères et sœurs qui
luttent tous jours pour aider l'humanité à retrouver un visage DIVIN : http://www.dailymotion.com/video/x3yjwh_a-chaque-vie-rene-guy-cadou_creation Hakima.
|
28mai10 108C34 J'ai moi aussi, pour reprendre vos termes dans votre réponse au commentaire 108C29, "un goût exclusif pour La Révélation d'Arès qui me donne tout." Pour constituer une résistance pacifique face aux pouvoirs, bien plus que Port-Royal, les membres du petit reste rassemblés par le prophète ont l'intelligence et la sagesse de ne pas se disperser. C'est évident ! La "mission sociale" nous a suffisament fait perdre du temps en brouillant le vrai Message du Père. Nous sommes collectivement en faute vis-à-vis de Lui. Tout membre du petit reste comprend cela sans difficulté. Annie
|
28mai10 108C35 Si
je vous écris aujourd'hui c'est pour vous dire qu'à Quimper nous avons
le week-end prochain le Forum des Associations. Pour la première
fois j'expose avec A.I.S.P.A.C.E. Chacun milite dans une association et
fait en sorte d'avoir le plus d'adhérents possible et de faire
transmettre son message le plus possible autour d'elle. La plupart des
associations du forum sont des associations humanitaires. Nous nous
connaissons tous les uns les autres. Ayant fait parti du CCFD, du
Secours Catholique, de France-Palestine, du Cicodes, je connais
beaucoup de gens dans ces associations. Dans toutes les villes de
France il y a tout un réseau de personnes qui adhérent aux associations
humanitaires. Elles se connaissent bien et ont le même but... Mais alors quelle relation avec La Révélation d'Arès ? Ces mouvements et ces associations humanitaires font ce que Dieu nous demande de faire. Beaucoup d'adhérents sont des pénitents sans le savoir et font ce que demande La Révélation d'Arès. Certains se disent athées, mais ne savent pas que leur but, c'est ce que demande le Christ dans La Révélation d'Arès.
Quel dommage que certaines associations se "bouffent le nez" pour des
bêtises, alors qu'elles font le même travail humain auprès des
personnes. Chers frères et sœurs de toute la France, allez chercher ces
pénitents en puissance dans ces associations humanitaires. Connaissant le but de La Révélation d'Arès, ils seront plus ouverts. Mais la patience est de règle et il faut y aller pas à pas. Oui
je suis handicapé, je vous l'ai dit mille fois. Mais je suis heureux,
j'ai une joie de vivre en moi malgré mon [handicap]. Nous sommes des
tas d'handicapés à nous retrouver et nous nous amusons ensemble. Nous
tournons nos problèmes de santé en dérision et nous vivons bien avec
A.I.P.A.C.E, qui informe, mais qui aide aussi les gens à bien vivre
leur handicap. Je fais parti de plusieurs associations humanitaires, qui m'aident beaucoup. Mais je sais aussi que ma présence auprès de ces amis est importante. Oui la pénitence sauvera le monde, frère Michel. Je le sais au plus profond de moi. Je ne suis pas un moissonneur très expert, mais je fais de mon mieux pour [gagner des hommes à] la pénitence. Alain
|
28mai10 108C36 Vous
n'hésitez pas à chercher dans l'Histoire des exemples à méditer ou même
à suivre comme l'exemple de Jésus il y a 2.000 ans, ou l'exemple des
Cathares il y a 800 ans, ou pour le courage de défier
"l'intellectuellement correct", l'exemple de Port-Royal il y a 350 ans. Mais l'Histoire ce n'est pas que le passé, c'est aussi l'actualité. Aujourd'hui
28 Mai apparaît en France un appareil électronique qui va sûrement
révolutionner la façon de communiquer entre les hommes, l'iPad d'Apple.
Quelle leçon allez-vous tirer de l'iPad ? Quel rôle va-t-il pouvoir
jouer dans la mission des Pèlerins d'Arès ? Robert le Bigourdan
|
Réponse
: Quelle
leçon ? La leçon quon pouvait tirer des apparitions successives du
bilboquet au 16ème siècle, du yoyo dans les années 20, du scoubidou ou
du hullahoop dans les années 60. Une mode. Rien d'autre qu'une
mode, parce qu'apparemment — vu de ma quasi-ignorance de ces choses —
l'iPad n'est ni plus ni moins qu'une application plus nomade de
l'ordinateur portable. Mais surtout c'est, je le crains, un effet plus désastreux encore du naufrage de la pensée. Dans
ma réponse à un commentaire (107C72) j'ai parlé de "lions empaillés" en
parlant des gens rencontrés dans la rue au cours de ma mission. Les "lions empaillés" ont cessé de penser. C'est bien là la grosse arduité de notre mission. C'est cette enveloppe sans cerveau pensant que l'apôtre de la rue a en face de lui et c'est un obstacle, parce que La Révélation d'Arès est une plate-forme de pensée, pas une formule magique de salut. Je m'explique : La
religion ou à la secte se borne à dire en résumé : "Ne pensez pas.
Croyez en moi sans penser et vous serez sauvé !", ce qui a déjà
assez peu de succès de nos jours. Tout différemment, La Révélation d'Arès
sous-entend de sa première à sa dernière ligne: "Homme, pense à ce que
Je te dis... Recrée-toi, c'est-à-dire repense-toi !" C'est bien
pourquoi elle appelle à la réanimation de cette chandelle presque
éteinte qu'est l'intelligence spirituelle (Rév d'Arès 32/5). Pas de pénitence possible sans pénitence pensée. Il n'y aura pas de monde changé qui ne serait pas un monde qui se serait repensé. Or, la pensée constructive, créatrice, enrichissante, a besoin d'un établi (Rév d'Arès 22/12) dont n'a pas besoin le simple credo : le temps ! — Toi (homme) qui es dans le temps (Rév d'Arès 12/8) —
Mais que se passe-t-il à notre époque de radio, de télévision et, pire
que tout d'Internet, une succession variée et rapide d'idées (fort bien
présentées) qui passent — l'idée n'est pas la pensée et le mitraillage
des idées auquel vous soumet la télé et l'ordinateur l'est moins encore
—, succession telle qu'aucune image, aucun film, aucun texte, aucun
message, n'a le temps d'enclencher une pensée que déjà une autre idée
vient l'arrêter pour enclencher une autre pensée à peine commencée que
déjà une autre idée l'arrête... et ainsi de suite. Alors, c'est le triomphe du vide, ou de ce qu'on appelle la "pensée unique" pour désigner pudiquement l'absence de pensée. Je
crois que la succession de plus en plus rapide de belles images, de
beaux textes dans de belles présentations graphiques, de videos qui
bougent, chantent et parlent, va être encore accélérée avec cet iPad et
que le cerveau humain, dont nous avons tant besoin pour y introduire La Révélation d'Arès, va être de plus en plus un bourrichon de paille dans une boîte crânienne vide, parce que rien de valable n'a plus le temps de s'y installer et d'y mûrir. Pour moi l'iPad est le contre-exemple des conditions favorables à la pensée, qui est le propre de l'homme. Notre
travail et notre parcours au milieu de ce tourbillon d'images et de
messages n'en seront que plus difficiles, même s'il ne sont pas
impossibles, puisque si notre mision était impossible, le Père ne nous
y aurait pas appelé.
|
28mai10 108C37 Votre
réponse à 108C36 nous met le nez sur un point de la psychologie
publique qui nous échappe. Le public est soumis à un bombardement
continuel de messages, d'images, d'informations, de publicités, de
musique, de chansons, de discours, l'ensemble de ce que La Révélation d'Arès appelle le bruit. La télé et internet nous y soumettent sans arrêt. Le
matin je regarde mes mails et puis tout de suite après les nouvelles et
tout de suite après des sites (votre blog), des moteurs de recherche,
et avec ces nouveaux récepteurs d'image, d'info et d'idées: iPhone,
iPad, etc., c'est pire, parce que là on n'a même plus besoin de
clavier, on fait tout trois plus vite avec le doigt. Vous avez
raison, c'est effrayant, personne n'a le temps de digérer tout ça et le
résultat est un cerveau paresseux, "empaillé" comme vous dites. Pourtant
l'homme a l'impression ne jamais avoir été aussi "intelligent" alors
qu'en fait il n'a jamais été aussi distrait à jet continu. Le résultat
de ce défilé continuel d'image, de sons, de messages, c'est une
distraction perpétuelle. En fait, c'est le but recherché par la
publicité ou par la propagande: bombarder d'idées en empêchant de
penser, parce que si les gens pensent ils n'achètent pas, que ce soit
des marchandises ou des idées, ils "ne se posent pas", comme on dit. Je
ne m'étais pas rendu compte à ce point que notre dificulté dans la rue,
c'est qu'on ne fait qu'ajouter une idée en passant aux centaines
d'idées qui bombardent l'homme de la rue chaque jour. Ils ne peuvent
pas s'arrêter dessus. Ils nous ont oubliés dès qu'ils ont tourné le
dos, en supposant qu'ils se sont même arrêtés. Il y a quand même
des différences d'attention de la part de certains, comme les jeunes.
Est-ce parce qu'ils sont plus naïfs ? Et comment faire pour qu'ils nous prêtent un peu d'attention au milieu du bruit ? Marie-Julie
|
Réponse
: Les
jeunes sont à l'école ou à l'université ou encore proches de leur
pédiode scolaire ou universitaire, c'est-à-dire ils vivent encore
plongés dans le milieu ou encore peu éloignés du milieu qui leur
apprend à penser et qui les oblige à penser et à apprendre. C'est
pourquoi ils nous prêtent plus d'attention. Habitués à écouter les
professeurs, ils nous prêtent l'oreille. On retrouve la même
attention chez les gens mûrs qui dans la vie se tiennent à distance des
media et ont gardé l'habitude de méditer, de réfléchir. Ces "sages"
sont hélas de moins en moins nombreux. De plus, ils vivent souvent à la
campagne ; les rencontrer en ville est rare. Ceci dit, comment fixer sur nous l'attention des autres ? En rechercher les moyens est une grande part de notre travail missionnaire et nous ne nous y sommes pas assez arrêtés. Ce n'est pas ici le lieu de développer cette question. Je rappelle que le sujet ici est Port-Royal et le courage de ses religieux face aux pouvoirs des idées imposées du moment. |
28mai10 108C38 Vous
dites: "Je rappelle que le sujet ici est Port-Royal et le courage de
ses religieux face aux pouvoirs des idées imposées du moment" [108C37]
mais on peut parler de Port-Royal à propos des esprits "empaillés" qui
négligèrent au XVIIe siècle comme au XXIe siècle de prendre la défense
de cette institution religieuse, où brillait l'intelligence
intellectuelle — pour l'intelligence spirituelle, c'était autre chose —, quand elle fut accablée par le roi et l'église. C'est
tout à fait similaire à ce qui se passe avec votre mission qui a
tellement de difficultés à fixer sur les idées, si salutaires pour
l'homme et pour le monde, les esprit de son époque : la nôtre. Je
ne sais pas quel journaliste (oui, un journaliste !) a dit que la
télévision est "un théâtre honteux où 24 h sur 24 h la connerie
s'éclate à coups de bassesses et de futilités, une usine à humilier ou
à laminer ceux qui n'appartiennent pas aux rats dans le gruyère" (Je
cite de mémoire ; ce n'est peut-être pas le mot à mot), mais on peu
dire la même chose des media en général et on pouvait dire la même
chose des démolisseurs de réputation, des lanceurs de faux bruits, des
minables comparés aux brillants esprits de Port-Royal au temps de Louis
XIV, On a diabolisé les religieux de Port-Royal et complètement
déformé leur pensée comme on vous diabolise et déforme votre pensée en
faisant croire que vous n'avez pas de pensée. La méchanceté (et la bêtise) est une bête que les media s'emploient à gaver comme une oie du matin au soir. C'est
surtout la voix de cette bête qu'il vous faut couvrir, à grands cris si
nécessaire. Pour moi, l'exemple de Port-Royal, c'est l'exemple à ne pas
suivre d'un mouvement qui s'est retranché dans sa cage (Rév d'Arès xxxvi/3), sa dignité, et n'a pas su ou pas voulu vulgariser son message pour le faire connaître et en même temps le défendre. C'est dans ce sens-là que vous devez rechercher la bonne mission. C'est
surtout ce qui rend incompréhensible le peu d'usage que votre
communauté a fait de vous, frère Michel, qui avez certainement été très
longtemps le mieux placé pour faire passer quelque chose de vivant et
lumineux vers le public. C'est un peu comme si les apôtres avaient
voulu propager l'enseignement de Jésus sans jamais l'appeler à parler
au public. Ils lui auraient sans doute épargné la crucifixion, mais le
résultat ? Le résultat aurait été une sorte de crucifixion quand même,
une mort avant la mort. Quand on parle de vous, il y a des gens qui
demandent: "Il est toujours vivant ? Je le croyais mort." Vous
concernant, on a quand même l'impression d'une faute d'inconscience ou
même... d'orgueil des Pèlerins d'Arès. Ils vous ont traité comme
la communauté de Taizé à traité son fondateur, le frère Roger Schultz,
avec respect et vénération mais comme quelqu'un qui n'avait rien
d'indispensable dans le mouvement œcuménique (bien qu'il fût un des
grands promoteurs de l'idée d'œcuménisme). Mais Frère Roger n'avait
rien à voir avec vous; ce n'était qu'un réformé en recherche, alors que
vous, vous êtes le témoin direct de Dieu. Je soupçonne les Pèlerins
d'Arès d'avoir voulu démontrer comme des bécasses qu'il n'y avait pas
de chef chez eux, pas même le témoin de Dieu... Il
n'y a qu'à lire ce blog pour voir votre richesse de pensée et de
discours, que vos missionnaires essaient de réutiliser tant bien que
mal et plutôt mal que bien. Un Roger Schultz ne vous arrivait pas à la
cheville. À présent, l'âge est là. Sans aucun doute, à 81 ans, on n'a
plus le même impact sur le public ; tout le monde sait ça. À 81 ans on
ne commence pas une carrière de pasionaria, ou de tribun d'un peuple,
ou seulement de prophète. Ce
commentaire est déplacé de la part de quelqu'un qui n'est pas témoin
d'Arès. Ma faute à moi n'est pas l'inconscience, mais la lâcheté ou la
paresse. Je dis quand même ce que je crois devoir dire parce qu'il faut
être idiot pour ne pas se rendre compte que La Révélation d'Arès est un véhicule d'espoir sans égal à notre époque. Non signé
|
03jun10 108C39 Selon lexpress.fr <webmaster@lexpress.fr>: > Bonjour, > > Votre message a été modéré. > L'humour noir et les plaisanteries douteuses peuvent être très mal pris dans > certaines circonstances. Merci de bien vouloir reformuler votre commentaire > en ce sens. > > Bien à vous, > Eric Mettout > Rédacteur en chef > LEXPRESS.fr > 01 75 55 14 66 > emettout@lexpress.fr Votre message : Je signale à Mr Juppé qu'il a un > administré très particulier dans sa ville : un prophète. J'espère qu'il sera > tolérant à son sujet, car d'habitude les prophètes, on les persécute. >
J'ai pris bonne note de votre argumentation et je la respecte totalement. Mon commentaire n'est hélas pas une plaisanterie car le prophète en question s'appelle Michel Potay dont les coordonnées se trouvent sue michelpotay.info ou Freesoulblog.net. Il va de soi que la liberté de croire est accordée à chacun. Merci de votre attention.
Jacques P.
|
Réponse
: Je suis en voyage et je travaille avec mon portable, ce qui n'est pas toujours très commode. Je
ne vois pas le rapport qu'il y a entre ce commentaire et l'entrée de ce
blog "Port-Royal, le contre-exemple et l'exemple", mais j'y verrai
peut-être plus clair à mon retour à Bordeaux.
|
03jun10 108C40 Lorsque je découvris La Révélation d'Arès
il y a 20 ans, je venais de retrouver la foi après un long temps
d'athéisme et je me demandais alors: "Comment pourrais-je être utile à
Dieu ?" Je m'étais donc dit: "Peut-être me faudra-t-il retourner à
l'église et la servir pour servir Dieu ?" Ma culture catholique,
héritée de naissance, avait donc bien résisté à mes recherches
métaphysiques hors de la tradition. Au cours de mes premières lectures de La Révélation d'Arès (L'Évangile donné à Arès),
je me disais: "Si c'est bien Dieu qui a parlé ici, il n'y va pas de
main morte avec le clergé ! Quand bien même ont-ils été aussi
épouvantables que Dieu en fasse une telle description ?" Assimiler cette Parole, la comprendre, l'accepter puis l'accomplir, est long, très long, vu le niveau duquel nous partons. Mais
chemin faisant et m'intéressant à l'Histoire de l'Église, j'ai commencé
à comprendre que, bien qu'ayant produit d'immenses spirituels, des âmes
exceptionnelles, elle fut finalement pour l'essentiel un outil de
pouvoir effroyable, d'asservissement de la conscience poussé à son
comble, entraînant des siècles d'obscurantisme, d'errements, de
violences inouïes, de tragédies, d'injustice, de scandales qui ont été
et demeurent l'histoire dramatique de la pure trahison de son socle
même, sa matrice, sa raison d'être: l'Évangile de Jésus. Je ne
connaissais pas cette histoire de Port Royal, mais il me semble
que ce fut finalement un obscurantisme de plus, celui des docteurs
s'enivrant de la Parole (Rév. d'Arès 32/9) et croyant à des enseignements trompeurs (Rév. d'Arès 7/4),
mais dont la lumière fut de s'opposer à la force implacable de l'église
romaine, celle-là même qui bénirait bien plus tard l'armée Nazie
marchant vers Moscou en 1941 et qui choisirait d'ignorer délibérément
l'existence des camps de la mort, croyant ainsi se préserver du
naufrage qui, aujourd'hui, la submerge et dont, ironie de l'Histoire,
nous ne pouvons pas nous réjouir. La façon dont vous éclairez,
frère Michel, le sens d'hommes prestigieux auxquels l'Histoire n'a pas
suffisamment rendu justice comme Giordano Bruno ou Michel Servet est
une grande source d'enseignement
et un hommage à tous ces héros inconnus, hérétiques en puissance, ayant
trouvé la force de s'opposer à ce qu'ils percevaient comme la trahison
de la Vérité (Rév. d'Arès 28/17) et qui attendent toujours, là où ils sont, que le monde change (Rév. d'Arès 28/7). Patrick B. (de Paris)
|
03jun10 108C41 Il
y a quelques années, ayant lu "Port Royal" de Henry de Montherlant, une
pièce de théâtre en un acte qui m’avais beaucoup intéressé, j’avais
pensé un temps la mettre en scène mais en même temps je me demandais si
le sujet intéresserait le public de notre époque. Comme beaucoup de pièces je l’avais mise de côté en me disant qu’un jour j’allais peut-être la monter. Avec
Port Royal, Montherlant achève ce qu’il appelle dans la préface de son
livre la "trilogie catholique" qui comprend avec lui "Le Maître de
Santiago" et "La Ville dont le Prince est un Enfant". Montherlant
explique que sa pièce cherche moins à être une œuvre de théâtre "qu’à
montrer le christianisme sous une des formes particulières qu’il a
prise au cours de l’Histoire, discutable peut-être dans sa
doctrine, mais respectable et portant à l’élévation par sa
qualité et par son accent". Montherlant montre comment chacune des
religieuses qu’il dépeint vit cette pression qu’exerce l’extérieur
représenté par l’archevêque de Beaumont de Péréfixe en voulant obtenir
d’elles la signature du formulaire. La résistance tranquille incarnée
par Agnès Arnaud, La Mère Catherine de st-Paul, la pugnacité de
Madeleine de Ligny, la Mère Madeleine de Saint Agnès qui a l’air
d’autant plus déterminée que la pression s’accentue, la Sœur François
de l’Eucharistie (personnage inventé) qui dit être faite pour
l’adoration et se demande ce qu’elle fait au milieu de ce conflit, la
sœur Flavie qui ambitionne de devenir Abbesse et sur le coup va se
mettre "sous l’aile du pouvoir" en signant le formulaire, et finalement
Angélique Arnaud d’Andilly, la sœur Angélique de st-Jean, le personnage
principal de Montherlant, la plus déterminée mais qui redoute en même
temps un crise de sa foi. Il faut dire que l’Archevêque ne les
ménage pas, même si Montherlant reconnait dans sa préface avoir adoucit
quelque peu son caractère. Le courage de ces religieuses qu’on traitait
à l’époque de sottes et de pimbêches m’avait fortement impressionné et
je me suis dit que nous pourrions bien vivre aussi cette
pression, douceâtre dans ses débuts, mais brutale dans ses extrêmes. Mais,
comme Montherlant fait dire à Angélique Arnaud et je trouve que
c’est une bonne représentation du courage: "Quand il y a grand vent,
l’arbre frémit dans tous ses feuillages mais le tronc ne bronche pas." Cyril
|
Réponse
: Montherland
est un auteur français qui semble totalement passé de mode, injustement
ignoré, que plus personne ne lit. C'est pourtant, qu'on partage ou
qu'on ne partage pas ses pensées, un grand écrivain français. J'ai lu
Montherland, mais je n'ai ni vu ni lu "Port-Royal", qui fut monté, si
ma mmoire est bonne, au théâtre de l'Odéon à Paris avec Madeleine
Renaud dans l'un des rôles principaux, mais je peux confondre avec une
autre pièce. Sans avoir lu la pièce, je connais assez de
Montherland pour deviner l'idée et le style de dialogue qui traversent
son "Port-Royal" et rien que pour cela je mets en doute ses bonnes
compréhension et réception par le public moderne. Je me propose
toutefois de lire cette pièce avant de vous donner un avis. Cela va
demander un peu de temps. Je rappelle toutefois que Montherland a critiqué les hommes d'église sans nier la nécessité d'existence de l'église. Or, La Révélation d'Arès
non seulement nie la nécessité de cette existence, mais elle la déclare
nocive à la vie spirituelle. De ce fait, nous Pèlerins d'Arès sommes
dans une autre perspective que celle de Montherland.
|
08jun10 108C42 Psychodrame
et drame de Port-Royal et de la population de Gaza. Je ne peux
m'empêcher de faire le lien entre ces religieuses de Port-Royal qui ont
résisté jusqu'au bout et pacifiquement et une population d'un million
et demi d'habitants embastillée depuis plusieurs années dans un ghetto
et cela sous nos yeux. J'ai été très attristée par l'attaque du
commando Israëlien sur un des bateaux de la "Flottille de la Liberté"
pleine d'hommes et de femmes engagés pour aller soutenir une population
victime du plus grand scandale après le ghetto de Varsovie et
l'Apartheid en Afrique du Sud. Nous sommes au 21ème siècle et la prison
à ciel ouvert existe toujours. Nous devrions tous nous dire qu'une part de nous était sur un des bateaux pour la liberté : Tu aideras le spolié contre le spoliateur (Rév d'Arès 28/10). Vouloir
soutenir le faible contre le dominateur, n'est ce pas le premier
mouvement qui nous a poussé un jour et qui poussera d'autres hommes à
prendre conscience que tout être humain à le droit à la liberté et au
bonheur ? Dans la Bible il est écrit que Dieu a créé l'homme à son image et ressemblance (Genèse 1/26-27) et qu'Il a réservé à Adam la liberté d'être propriétaire du jardin (la terre et toutes ses créatures). Aujourd'hui des murs de béton et des murs de lois se succèdent. Les puissants et les riches restent assis sur leur mains (Rév d'Arès xv/4)... Qu'ils entrent en pénitence ou bien le dernier sera tiré de son lit à l'aube ! Tant
que Jérusalem n'aura pas regagné l'Aire Céleste, ne te lasse pas de
dire aux riches, aux puissants, aux impudiques et aux prêtres et autres
qu'ils tirent maintenant abondance de la terre, de l'or, du fer et du
feu, du salaire de l'ouvrier, de l'humilité des petits, des faiblesses
de pécheurs, et qu'ils ont mis en lois leurs rapines, leur injustice et
toutes leurs abominations en alliances qu'ils font habilement sceller
par ceux qu'ils dominent pour les corrompre, les tromper, les voler,
mais qu'ils connaîtront le châtiment de ceux qui scandalisent, parce
qu'ils ont inspiré aux faibles qu'ils dominent, et dont ils tirent
profit, de devenir comme leurs dominateurs et leurs spoliateurs ; ils
ont engendré une vengeance sans fin (Rév d'Arès 27/8-9) Missionner
dans la rue pour rappeler aux hommes qu'il faut libérer la vérité pour
construire un monde de paix et d'amour devient chaque jour plus
essentiel. Merci, prophète Mikal et à tous les prophètes de Dieu de m'avoir donné cette force indicible d'aimer mon prochain comme moi même (Lévitique 19/15). Hakima
|
Réponse
: Je
comprends très bien votre indignation face à l'attaque des la "Flotille
de la Liberté" et au meurtre de neuf de ses passagers et/ou marins par
un commando de marine israëlien et, ce qui aggrave cet acte, dans les
eaux internationales. Toutefois, notre sympathie totale pour les
armateurs de cette "Flotille de la Liberté" ne peut pas effacer en nous
le sens de la justice qui, en l'occurence, devra résoudre une situation
très compliquée. Compliquée, parce que nous sommes tous, citoyens
du monde, surtout ceux des grands pays du monde, impliqués dans la
création, effectuée à la légère, de l'État d'Israël et de
l'infortune des Palestiniens sans en peser les conséquences pour tant
prévisibles, même à l'époque. C'est l'Assemblée Générale de
l'O.N.U. qui en novembre 1947 déclara l'institution sur la terre de
Palestine de deux états: un État Arabe de 11.500 km2 et un État
Juif de 14.100 km2. À la suite de quoi l'indépendance d'Israël
fut proclamée le 14 mai 1948 (j'avais 19 ans, je m'en souviens
très bien) par David Ben Gourion, installant définitivement, avec l'approbation et la reconnaissance de toutes les grandes puissances du moment,
l'État d'Israël sur une terre qui était arabe et musulmane depuis 13
siècles. Il ne fut absolument pas tenu compte des refus et des
protestations des pays arabes de l'époque, parce qu'ils étaient, d'une
part, très minoritaires à l'ONU, et d'autre part presque tous colonisés
ou dominés de diverses manières par ces mêmes grandes puissances. De
là, les guerres isarëlo-arabes qui surviendraient et qui... continuent,
de façon larvée ou moins larvée. De plus, les espoirs de paix et
d'arrangement survenus avec Yasser Arafat et son parti le Fatah
d'effondrèrent quand le Hamas, autre parti palestinien, devint
majoritaire, lui qui refuse toute entente avec Israël, dont il refuse
jusqu'à l'existence, déclara son hostilité ouverte et inextinguible. Le
résultat, c'est ce que nous voyons. Vous dites avec raison que les
Palestiniens vivent comme des assiégés, mais les Israëliens vivent avec
les mêmes sentiments et réflexes d'assiégés. Ils sont continuellement
sur la défensive. C'est une situation extrêmement douloureuse,
explosive et quasiment ubuesque par moments, dont tous les pays du
monde ou presque sont responsables en raison de leur légèreté originale
qui montre bien que, malgré ses grands airs intelligents, la politique
se trompe sans cesse et est, comme le souligne Dieu de diverses façons
dans La Révélation d'Arès, une source de maux plus qu'une source de bien. C'est
de même la politique qui détruisit Port-Royal à l'orée du XVIIIe
siècle, incapable de comprendre tout le bien que la France pouvait
tirer de certaines expériences et des audaces libertaires menées dans
les murs de cette institution. D'ailleurs, les historiens presque à
l'unanimité conviennent que Port-Royal jeta le germe intellectuel de la
Révolution qui devrait éclater un siècle plus tard. Nous pouvons
au moins espérer que le situation au Proche Orient qui aujourd'hui nous
angoisse est en train de jeter, sans que personne s'en doute, le germe
de grands progrès d'entente entre les nations en les portant à revenir à Dieu (Rév d'Arès 28/21) tout ensemble.
|
08jun10 108C43 Ah ! Port-Royal était un truc catho ? Zut, le seul Port-Royal que je connaisse, c'est la station de RER [chemin de fer] à Paris. Cela montre ma complète ignorance de l'Histoire, qui pour moi n'avait d'intérêt que celle qui restait à faire. Et c'est un tort, car l'Histoire, vue à la lumière de La Révélation d'Arès,
nous permet une meilleure connaissance des hommes qui l'ont faite,
d'analyser les erreurs à ne pas faire mais aussi les exemple à suivre. Si
l'on considère que l'Histoire est une suite d'événements plus ou moins
tragiques, faite par des hommes et des femmes, qui bien souvent étaient
convaincus de bien faire, ou poussés par des motivations plus ou moins
honorable, tout ces hommes et femmes connnaissaient-ils les
conséquences de leurs choix ? Rien n'est moins sûr. En
tout cas, nous, nous le savons, et si nous perpétuons les même erreurs,
c'est que nous sommes de vrais ânes et des irréfléchis, c'est en tout
les cas ce que l'Histoire retiendra de nous. Le Père nous demande de jeter un regard en arrière (Rév d'Arès 5/2).
L'Histoire, quand elle raconte la religion et la politique, nous donne
d'innombrables occasions de critiquer ou de montrer du doigt les fautes
et ceux qui les ont commises; mais La Révélation d'Arès
nous dit aussi que [critiquer le passé pour le critiquer] ne sert à
rien, que nous avons plus à gagner à chercher chez l'autre ce qui nous
rapproche de lui et peut nous servir d'exemple et de méditation, c'est
une constante chez vous, frère Michel, merci. Américo
|
08jun10 108C44 Je suis revenue sur ce blog après vous avoir aperçu et reconnu en missionnaire de rue il y a quelques jours à Nice. Vous
étiez en compagnie d'une dame, qui était peut-être votre épouse, si je
me souviens d'elle voilà maintenant plus de vingt (peut-être
vingt-cinq) ans, quand vous avez organisé une réunion à Nice déjà, un
dimanche, dans la belle maison d'un de vos adeptes. Mon mari, dont vous
vous souvenez peut-être, est mort depuis. J'ai été stupéfaite de
vous voir (je crois que vous avez plus de 80 ans) dans les rues du
vieux Nice, les tracts à la main, parlant à un passant de rencontre.
J'étais à la terrasse d'un café, je n'ai pas osé vous aborder, j'étais
avec une amie, mais en rentrant chez moi je suis allée sur votre blog
que j'avais repéré puis abandonné vers 2007. Je découvre que ce blog
s'est spirituellement enrichi depuis. Il y a en vous quelque chose
d'unique dans votre amour universel. Vous parlez de Port-Royal, où
pourtant on brassait des idées tout à fait différentes de celles que
professe La Révélation d'Arès, mais cela ne choque pas, parce que vous le faites avec intelligence et paix. On
n'imagine vraiment pas les Témoins de Jéhovah et d'autres sectes
vantant le courage des religieuses de Port-Royal et de leurs hôtes...
Ils sont enfermés dans un système doctrinaire qui les empêche de voir
les autres valeurs du monde, mais vous, tout au contraire, vous ouvrez
les yeux de vos frères sur ces valeurs. C'est très touchant. Je
sais où se trouve votre mission de Nice, rue Biscarra. J'irai peut-être
y faire un tour. Avez-vous l'intention de revenir à Nice pour y prêcher
La Révélation d'Arès dans la rue où dans d'autres endroits ? Claire
|
Réponse
: Oui,
en effet, la semaine dernière nous arpentions, mon épouse Christiane et
moi, les rues du vieux Nice en missionnaires. C'était le Sommet
Franco-Africain dans cette ville. Il était très difficile de faire de
la mission dans le reste de la ville quadrillée par des forces de
police en nombre incroyable, postées à tous les carrefours sauf dans le
Vieux Nice. J'étais à Nice (pour la troisième ou quatrième fois
depuis février) pour aider notre mission de la ville à retrouver sa
dynamique apostolique après quelques tribulations difficiles et, oui,
mon planning prévoit quelques retours dans cette grande ville pour
continuer d'y chercher et d'y tester certaines actions dans le cadre de
la Moisson à laquelle le Père nous envoie (voir l'Email privé que je vous adresse parallèlement). Il y avait longtemps que j'avais dû me priver, par prudence
et esprit de paix, de la mission de rue, que j'aimais beaucoup faire,
depuis le temps où des contradicteurs parfois hargneux, notamment des
missionnaires ou des provocateurs évangélistes, moins souvent des
catholiques intégristes, me prenaient à partie malgré mon pacifique
respect des idées et croyances de tous. Ils me prenaient parfois même
au colback et me secouaient en me criant bien haut "Satan !", ou
"Imposteur !", ou "Menteur !" pour être bien entendus par les
passants. Par bonheur, j'ai été la seule victime de ces
agressions. Les contradicteurs ne s'en sont jamais pris de cette façon
violente à mes frères et sœurs missionnaires. J'ai donc longtemps avec
regret, mais raison, abandonné le terrain de rue à nos missions de
ville et je pense aujourd'hui que, le temps ayant passé, mon âge et mon
allure chenue et moins assurée m'ayant peut-être rendu moins
reconnaissable et moins attaquable, je peux de nouveau tester le monde
les yeux dans les yeux et toutes oreilles dressées, car c'est des gens
de rencontre que les missionnaires apprennent ce que pense le monde du
moment et comment ils doivent répondre au monde du moment. Le monde
varie très vite. La mission de rue est une expérience difficile,
éprouvante pour le croyant timide, mais c'est une expérience de contact
direct irremplaçable pour les Pèlerins d'Arès tenus à l'écart de tous
les grands moyens médiatiques, victimes d'un ostracisme dont le but
évident est qu'ils demeurent ignorés de la population.
|
08jun10 108C45 Il
me restait quelques souvenirs de mes études secondaires sur Port-Royal
que mes professeurs n’avaient présenté que comme un contexte brillant
aux œuvres de Racines et de Pascal. À la suite de votre
entrée 108, je me suis replongé dans quelques lectures et j’ai
découvert toute la richesse et la noblesse de cette aventure
spirituelle et existentielle que fut "l’âge d’or de Port-Royal", qui
aboutit à sa disparition physique, mais qui fit de cette communauté de
pensée et de vie une sorte de martyr institutionnel dont le rayonnement
inspire encore aujourd’hui des œuvres philosophiques et artistiques. Sur
le siècle que dura cet "âge d’or", entre 1609 et 1711, année de la
démolition des bâtiments de Port-Royal-des-Champs, plus de cinquante
ans furent le théâtre de la résistance opiniâtre, mais pacifique, des
religieuses et des "solitaires" de Port-Royal aux injonctions et aux
persécutions du roi de France et du pape. Dans cette aventure
admirable et tragique, ce qui m’a touché, c’est que ces hommes et ces
femmes étaient avant tout des chercheurs ou plutôt des praticiens de la
vertu, des spirituels engagés dans la construction d’un art de grandir,
de vivre ensemble (ou plutôt de se côtoyer) et d’éduquer les enfants et
les jeunes gens. À Port-Royal, on ne fait pas que penser et prier, on
vit, on travaille (construction, aménagement de bâtiments, culture des
terres, assainissement des marais…) et on éduque d’une manière très en
avance sur l’époque. Les élèves en internat par petits groupes de
5, 6 enfants ou adolescents sont éduqués selon une pédagogie "moderne
(livres scolaires en français, suppression du châtiment corporel),
universelle (culture classique, langues vivantes, histoire et
géographie, mathématiques, instruction religieuse), exigeante
(application, ordre, persévérance, précision), vivante (explication des
grandes œuvres pour la maîtrise de la langue et la formation du
jugement)…" Une participation aux travaux agricoles et arboricoles
faisait partie du programme d'une journée scolaire et aux heures de
loisir, les enfants partagent la vie de la ferme. Port-Royal est
enfin une école de caractère : on y enseigne et on y fait
pratiquer la modestie, l'honnêteté, la pudeur, l'exigence envers
soi-même, le souci de l'autre. "Il n'y eut jamais d'asile où
l'innocence et la pureté fussent plus à couvert de l'air contagieux du
siècle, où les vérités du christianisme fussent plus solidement
enseignées (Racine, Abrégé de l’histoire de Port-Royal)." (D’après
Véronique Alémany, Directeur du Musée National des Granges de
Port-Royal) http://www.cg78.fr/racine/biographie/ Ce qui
m’apparaît aussi, c’est que les gens de Port-Royal placés au carrefour
d’enjeux et de courants politiques et religieux multiples et
contradictoires, entre réforme et contre-réforme, gallicanisme et
ultramontanisme, se sont conduits avec une fidélité exemplaire aux
conceptions spirituelles qui étaient les leurs et qu’ils ont préféré
disparaître plutôt que de renier leurs convictions. Concernant le
cœur de leur foi, ils ne font de concession à personne et se
positionnent conformément à leur idéal plutôt qu’en fonction des
intérêts politiques ou religieux du moment. Ils soutiennent ou
critiquent les puissants (le roi, le pape, le Cardinal de Richelieu,
les jésuites) selon ce que leur dit leur vérité et pas selon ce que
leur souffle la stratégie ou les rapports de force. Par là, ils
finissent par perdre leurs alliés et par se mettre à dos de plus en
plus d’ennemis (le roi, le pape, la Sorbonne, les jésuites). Leur
condamnation était inévitable, mais leur courage et leur honnêteté leur
ont finalement permis de survivre à leur mise à mort symbolique. C’est le propre de la grandeur ! En
fait les gens de Port-Royal se sont montrés plus riches que la
conception théologique qu’ils défendaient. Certes ils s’appuient sur la
thèse de Jansénius qui est une interprétation radicalisante de
l’augustinisme, doctrine officielle de l’église, mais ils visent à
travers cela une réforme de la foi plus mesurée que celle des
protestants. Et, bien que prédestinationistes, leur comportement est
celui de pénitents plus
exigeants envers eux-mêmes qu’envers les autres, même si leur fidélité
à leur idéal les rendent sévères (par exemple à l’égard de Racine,
lorsqu’il s’oriente vers le théâtre). Cette grandeur a rayonné sur ceux
qu’ils ont formés (Racine) et sur ceux qu’ils ont inspirés (Pascal) et
qui les ont défendus en risquant eux-mêmes leur carrière, leurs biens,
leur liberté. "Je ne me soucierais pas d'être disgracié et de faire la
culbute pourvu que Port-Royal fût remis sur pied et fleurît de nouveau"
(Racine). Mais je crois que la source de leur grandeur ce fut,
au-delà de leur doctrine, l’intuition d’une dynamique humaniste qui se
serait peut-être développée et qui aurait peut-être contribué à changer
le monde, s’ils n’avaient pas été éliminés. C’est ce que dit Racine
encore lorsqu’il loue "les grands exemples de piété et de pénitence
qu’il a vus dans cette maison, et dont il n’a été qu'un stérile
admirateur.". Nous [Pèlerins d'Arès], qui ne sommes pas enfermés
dans une théologie aliénante, nous devons au moins avoir autant de
bravoure et de détermination qu’eux. Désidérius Faber
|
XXxxxXX 108C46 Texte Signature
|
Réponse
: Texte
|
|