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08mar11
116C1
Qu'est-ce
qui poussera le monde à nous entendre et à changer ?
Une
belle chanson ? Notre pénitence ?
Ou les deux ?
Le jour où nous verrons apparaître
des films, des livres, des émissions chantant La Révélations d'Arès
et ses espérances, le jour où la politique sera moins lourde pour les
citoyens, c'est que "le reste" aura entendu le petit reste."
Mais,
en attendant; ce petit
reste doit inspirer le reste ("Nous
Croyons, Nous Ne Croyons Pas")
Il
me semble que vous aviez dit un jour, frère Michel, quelque chose comme
ça: "La révélation d'Ares est passée dans le monde, ce sont les
pèlerins d'Ares qui n'y sont pas passés."
Je le comprends
dans le sens où l'espérance de La Révélation d'Arès
est déjà dans le cœur de beaucoup d'hommes, mais à l'état de rêve et ne
font pas forcément le lien avec leur propre changement en bien:
la pénitence.
C'est
à ceux qui croit en La
Révélation d'Arès de rendre la pénitence
socialement active (le
petit reste). Je dis cela tout en étant bien en dessous de
cet idéal de changement,
mais je vois l'île
bleue au loin (Livre XIV/13) : Le changement.
Le fait d'être en dessous de cet idéal est-il aussi la raison pour
laquelle les Pèlerins d'Ares ne sont pas passés dans du
public ?
N'y a t-il pas des gens du reste
qui sans le
savoir rendent socialement la pénitence
active ?
Quand
on lit l'article "Pénitence" (Le Pèlerin d'Arès 1995) vous parlez d' un
homme politique (Yshac Rabin) qui semblait avoir fait de tels efforts
sur lui-même pour mettre le bien autour de lui que cela ressemblait à
d'authentiques efforts de
pénitence, que cet homme faisait partie du reste.
Des
gens du reste
sont engagés dans diverses actions sociales (éco, écolo,
humanitaires...) et font appels à une évolution des consciences. Ils
semblent avoir plus d'influence dans leurs messages de
changement que les Pélerins d'Arès. Pourquoi ? Est-ce
parce
que notre message vient de Dieu qu'il a tant de mal à être
entendu ?
Ces gens semblent entreprendre plus
d'actions concrètes que nous, Pèlerins d'Ares.
Apporter consciemment
la pénitence
au monde, c'est aussi concret, La pénitence,
créatrice de l'âme
est fondamentale pour donner Vie
et Beauté
à toutes actions.
Notre action concrète est de créer notre âme, notre foi,
notre moisson,
notre prière, mais nous pousse-t-elle à des changements plus
subtils pour apprendre au monde à changer
en même temps que nous l'apprenons
nous-mêmes ?
Certains trouverons cela prétentieux.
Mais c'est Le Créateur qui nous donne cette direction.
C'est
Lui qui à la Vérité. Nous,
nous avons la foi, alors on y croit et on se débrouille pour
Le suivre, malgré nos contradictions.
Au final, le lien
fondamental entre nous et le monde c'est la réalisation de la pénitence, car le
monde ne propose rien de mieux contre l'abolition définitive du mal. La
pénitence,
c'est la naissance de
l'âme dans l'homme
nouveau.
Des
gens trouverons cela ésotérique ou religieux, alors que pour nous
Pèlerins d'Ares, c'est très concret et cela a une influence réelle sur
le monde. Être pénitent
et moissonneur dans son petit quotidien, est-ce que cela
suffit pour changer le
monde,en attendant que celui-ci soit infusé par le Bien des
générations de pénitents ?
Ce
petit quotidien est ardu et on à parfois du mal à voir ce qui change...
mais pas de
découragement ! Je sais...
Stéphanie (Île de
France)
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Réponse
:
"Est-ce parce que notre message vient de Dieu qu'il a tant
de mal à être entendu ?"
Oui, évidemment.
C'est
pour contourner cette difficulté que certains avaient changé notre
mission spirituelle en mission sociale, il fut un temps, Inconvénient:
Outre que de l'action sociale, ils ne pouvaient pas en faire aussi bien
que ceux qui s'y étaient attelés depuis cent ans, ils faisaient plus ou
moins de la politique, que le Père honnit comme il honnit la religion,
ils abandonnaient l'aspostolat spécifique que le Père leur avait
demandé de faire, l'apostolat de la pénitence, laquelle
n'a de sens que reliée, même discrètement, à la restauration de l'image et ressemblence
de Dieu qui est en l'homme (Genèse 1/26-27). Ils échouèrent
complètement et, de plus, ils masquèrent l'image qui est la nôtre,
image de croyants. Ce fut la période la plus stérile de notre mission.
Notre
mission est très difficile, mais nous devons l'entreprendre comme il
faut.
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09mar11 116C2
Pardonnez-
moi de réagir une fois de plus à vos propos.
Tout d’abord un
rappel :
Je
crois que la Parole d’Arès est véridique, que vous n’avez ni rêvé ni
halluciné, que Jésus vous est réellement apparu pour lancer un message
à l’humanité pour dire où
il est où il n’est pas [Rév d'Arès 23/8, 28/2], ,[je
crois] que le créateur vous est aussi apparu pour rétablir sa
vérité enfoui sous les paroles d’hommes.
Mais je ne comprend
pas vos propos dans la réponse que vous faites au commentaire 116C1.
Vous
dîtes le créateur "honnit la politique." C’est curieux, car pas une
seule fois le mot politique n’est prononcé dans la révélation d’Ares
[...]
Patrick R (les Yvelines)
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Réponse
:
La phrase complète
de ma réponse 116V01, dont vous niez le fondement, est "...la
politique, que le Père honnit comme il honnit la religion."
Si
le mot politique (ni économie, ni industrie, ni finances, etc.)
n'apparaît pas dans La
Révélation d'Arès, en effet, notez bien que le mot
religion n'est pas davantage prononcé dans La Révélation d'Arès.
Les
mots "état, chef d'état, président, ministre (politique), église,
évêques, pape, etc." ne figurent pas davantage dans La Révélation d'Arès.
Ils se déduisent d'autres mots paraboliques, allégoriques,
métaphoriques, symboliques, etc.
De ce fait, vous rejoignez
la foule de ceux qui croient que La
Révélation d'Arès est bien authentique mais que mon
interprétation est erronée.
Vous ne croyez pas que je suis la
parole qui est la Parole (Rév
d'Arès i/12).
La quantité de ceux qui croient
en moi est très petite. C'est le petit
reste. Vous, vous êtes dans la majorité qui n'a pas besoin
de moi pour savoir le
Vrai.
Mon entrée 116 est donc correctement
titrée: "ardu est le
Vrai" !
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09mar11 116C3
Hier
soir, je
rapportais à une sœur une citation lue quelques heures plus tôt sur un
site internet, celui de Tinah, chanteuse que je recommande à tous nos
frères (de nombreux titres de son album "Amen" auraient pût être écrits
par nous, je les trouve sublimes). Cette citation de Rabindranath
Tagore est la suivante: "L'illusion seule est aisée. La vérité est
toujours difficile !"
"Est-ce de frère Michel ?"
me demanda la sœur.
"Non, mais cela m’a plu. Je trouve cette
citation juste," lui dis-je.
Elle, elle ne la
trouvait pas juste.
Alors, nous voilà parti dans une courte
discussion sur le sujet.
Nous
tombons d’accord [sur le fait] que le rapport de force entre mensonge
et vérité dans le monde, en tous cas à l’extérieur, est quand même en
faveur du mensonge et que cela rend difficile la vérité dans le monde,
en tous cas en surface, mais [aussi sur le fait] que des fois, quand on
a la vérité de la parole en nous — après la prière ou dans quelque
moment de grâce — tout semble facile.
C’est vrai que le but
final, la transfiguration est de rendre facile la vie du vrai, du bonheur
sur cette terre. La pénitence
nous renvoie perpétuellement à nos propres errements dans le mensonge
après les passages dans les
bosquets fruitiers et les sources (Rév d'Arès 7/2) à moins
que ce ne soit plutôt uniquement notre manque de force à conserver la pénitence.
Alors
on se redécouvre, nous-mêmes, minables gens du monde avec ces réflexes
barbares, vicieux, bizarres, qu’il faut combattre en nous de nouveau
après des moments plus faciles.
Rendre la pénitence
et sa vigilance permanentes en moi m’apparaît chaque jour de plus en
plus ma mission, tant que le monde ne se sera pas transfiguré dans son
ensemble par le travail des pénitents,
mais je dois combatte un réflexe que j’ai toujours quand je me sens dans le vrai
et heureux : Je me crois arrivé à destination, je pars avec confiance
dans le monde et peu de temps après me revoilà rempli d’un ensemble non
maîtrisé de mensonges où des parties de moi inconnues jusque là se
mettent à réagir avec de mauvaises réactions. Alors, le combat reprend
difficile.
Je suis donc heureux de cette entrée sur le même
thème
que je découvre ce matin et de voir qu’il est normal que je trouve
"ardu" d’assumer le
Vrai.
Récemment,
je parcourais l’article sur le pasteur protestant Billy graham et ses
"croisades" dans "Frère de l’Aube". Je me disais que le début
de La Révélation d’Arès:
Redresse-toi
homme, debout ! Cesse tes pleurs et ton tremblement ! Que cesse ta
honte ! (1/1),
se prêterait bien à de telles performances, à des séances d’engagement,
de redressement personnel. Il lancerait les participants dans
un
engagement personnel et intime de pénitence...
Et alors des chanteurs et des chanteuses
connus pourraient
apporter un plus, mais il est clair que sans pénitents réels à
cotoyer par la suite, aucune manifestation, d’aucun genre n’a
de chance de réussite.
Dans la même sonorité que le mot pénitence,
je me
disais que j’allais dire aux personnex, non sans
humour, que La
Révélation d’Arès
appelait à la réalisation de maisons de redressements, mais pas à
l’extérieur de nous, à l'intérieur de chacun, dans son cœur. Peut-on se
définir ainsi: "Je suis pénitent, un homme
qui se redresse par ses efforts dans le Vrai, un homme
qui change sa vie (Rév
d'Arès 30/11)? [Un homme] qui redevient chaleureux,
joyeux, aimant, après avoir été "la porte de prison" du jugement, du
mensonge, etc ?
Nous
lançons une dynamique de salut personnel et collectif dans le monde qui
n’est pas une dynamique politique, religieuse mais une dynamique
d’hommes qui changent
leur vie
librement pour assumer ce qu’ils sentent, devoir être, pour être à la
hauteur d’eux-mêmes, en gardant leur personnalité intacte et
en
respectant totalement la personnalité de leur prochain, mais qui sont
conscients d’être loin de ce qu’il devraient être et que le monde et sa
vie, qu’ils vivent, gâchent beaucoup de choses en eux. Ils
sont
conscients aussi que leur changement
donne la vraie solution au monde. Voulez vous participez avec nous de
cette dynamique ?
Je pense tout haut, mais cette
difficulté à faire en sorte que les autres nous identifient dans notre
réalité vraie de pénitent
me préoccupe beaucoup depuis longtemps, d’autant plus que je m’aperçois
que les hommes n’ont pas de mémoire. Quelqu’un peut avoir compris en
gros qui vous êtes vous le recroisez un peu plus tard il a tout oublié.
Il a d’autant plus oublié que c’était loin de sa réalité, les années
s’écoulant. Certains vous ont même reclassé dans la grisaille
environnante. J’ai beau essayer de me renouveler dans ma présentation
pour essayer de réveiller un intérêt j’expérimente que "le soufflé" que
j’ai réussi à créer retombe vite à plat.
Je me
demande si nous ne devrions pas faire une sorte de petit livret qui
s’intitulerait "Le
changement du monde selon La Révélation d’Arès,
qui présenterait la pénitence
et la moisson un
peu comme un programme politique ou un anti-programme politique et qui
spécifierait au lecteur: "Voilà votre place dans ce programme.
Voilà ce que nous vous proposons." Quelque chose de plus
proche du
quotidien et des engagements des uns et autres que ce que nous avons
fait jusque là.
La difficulté mentale, je trouve, est
qu’aussitôt
mentalement notre programme rentre en concurrence avec ceux politique
et religieux et cela le dévalorise d’un coup aux yeux des
découvreurs, alors qu’en fait non, nous ne nous substituons
pas à
eux de manière concurrentielle, nous proposons autre chose,
c’est
d’une autre nature.
Nous, nous leur proposons d’infuser le
monde
d’une autre vie, qui nous correspond vraiment, à nous
humains, que
celle qu’il y a besoin pour simplement faire tourner le système qui à
une marge de manœuvre énorme avec le mal, une certaine forme de guerre
permanente lui convient très bien, ainsi qu’un climat de
peur,
etc …
Nous vous proposons d’être co-créateur spirituel du
monde à égalité avec chaque homme et même avec le Créateur.
Nous
vous proposons de changer
le monde par le spirituel que vous pouvez générer tout au
cours de votre vie dans votre quotidien.
Nous
vous proposons d’apprendre à aimer même vos ennemis (avec petit topo
sur la difficulté de le faire mais aussi explication du
pourquoi
éternel).
Nous vous proposons d’apprendre à pardonner (avec
petit topo sur la méconnaissance, en réalité, du pardon)
Etc, et
Nous
vous proposons de vous remémorez chaque jour les paroles éternelles
dans le but de vous accomplir
réellement dans votre quotidien en les y appliquant.
Bernard
(un des Bernard de Bretagne)
|
Réponse
:
Vous êtes missionnaire de La
Révélation d'Arès
depuis de nombreuses années. Je me souviens encore quand à Lorient, il
y a longtemps, vous et votre frère me montriez ces petits pliages de
papier astucieux que vous proposiez au public dans la rue pour attirer
leur attention sur le Message d'Arès. Ce que vous proposez là, n'est-ce
pas le Fond
de votre mission depuis cette époque lointaine où vous commenciez votre
apostolat ? Certainement oui.
Aussi pensé-je que ce
que vous avez en tête dans ce commentaire, c'est une mission tout à
fait spécifique, dans une forme nouvelle, inspirée des "croisades" de
Billy Graham. N'oubliez cependant pas qu'il y a longtemps que Billy
Graham n'organise plus ce genre de grande mission publique, parce que
non seulement il est très âgé et atteint de la maladie de
Parkinson, mais encore la réceptivité du public à ce genre de croisade
n'est plus la même qu'autrefois, même aux USA. Je ne sais pas si la
fille et le fils de Billy Graham, qui sont pasteurs comme leur père,
organisent toujours ce genre de grande "croisade" publique.
Mais
cela demande, à l'échelle de la Bretagne, une mise au point collective
bien réfléchie, bien travaillée, bref, pas facile de toute façon.
Pourquoi
ne la réalisez-vous pas avec vos frères et sœurs missionnaires de
Bretagne ou même d'ailleurs ?
Si vous le faites, tenez-moi
au courant. Merci.
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09mar11 116C4
J'ai
eu souvent l'occasion de lire dans les pages écrites par vos
correspondants un certain désarroi quand aux fait que les pèlerins
d'Ares sont une infime partie de l'humanité, et que, de ce fait, il
leur sera très difficile de faire basculer la tendance humaine
actuelle, qui est suicidaire et peu spirituelle, vers une amélioration
possible des individus, permettant aux êtres de parvenir à se
rapprocher de [mot oublié] ou du "Tout".
Les chamanes [?] ne
sont que des guérisseurs, du corps, de l'esprit, comme de l'âme.
Toutefois,
nous ne nous laissons pas aller à ce genre de défaitisme... Il n'est
pour nous qu'une illusion de plus qui pousse les êtres humains au
laisser-aller, au manque de foi dans les réelles capacités d'une
poignée d'homme à changer
positivement le cours des choses.
Toutefois, pour conforter
mes propos, je vais faire preuve d'ouverture d'esprit vers d'autres
schémas de pensées, parfois fort éloignés de la mienne mais qui toutes
doivent nous conforter à ne pas nous laisser aller aux questionnements
craintifs et à baisser les bras :
Relisez le livre de Lot:
"Si dix justes seulement sont en Sodome, Yawhéh est prêt à l'épargner" (Genèse 18/32)
"Jamais
dans le champ des conflits humains tant de gens n'ont dû autant à si
peu" (sur les pilotes de la Royal Air Force et la bataille
d'Angleterre, 20 août 1940, Sir Winston L.S Churchill)
"I
have a dream" [j'ai fait un rêve], Martin Luther king.
Gandhi,
Indian Home Rule
Nelson Mendela, et tous les autres...
En
vérité, peu importe ce qui différencie les êtres, pourvu qu'ils
s'unissent pour bâtir un même univers, Yuko Tsuno de R Leloup !
Ce
n'est pas la quantité d'âmes en évolution qui prime, mais la qualité de
celles qui entrainent les autres vers les hauteurs.
Non signé
|
Réponse
:
Vous me faites un peu penser à "La Mouche du Coche" (La
Fontaine).
Merci pour les conseils cependant, car des
conseils même un peu pédants, ne sont jamais inutiles.
Pour ma part, je n'ai jamais
relevé chez mes
frères et sœurs Pèlerins d'Arès ce que vous appelez "un certain
désarroi quand aux fait que les Pèlerins d'Ares sont une
infime partie de l'humanité, et que, de ce fait, il leur sera très
difficile de faire basculer la tendance humaine actuelle, qui est
suicidaire et peu spirituelle."
Mes frères et sœurs du petit
reste non
seulement savent qu'ils ne peuvent constituer qu'un petit reste (Rév d'Arès 24/1)
comparé à la masse humaine, mais encore ils ont confiance que le Père
lui-même ne peut annoncer sans bonnes raisons qu'un petit reste suffira
à mettre en marche le processus de respiritualisation du monde qui le changera (28/7).
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09mar11 116C6
Vrai
qu'il est difficile de féconder le monde en intelligence
spirituelle tant il semble vouloir se conformer à la domination.
Vrai
que le fond de l'identité d'un pèlerin d'Arès est la pénitence est
qu'elle bouscule l'esprit de communauté se fermant à l'universel de
l'humanité.
Vrai encore que la grande espérance de l'utopie
à réaliser pour le monde de demain peut sembler difficile à accepter
tant les valeurs de vérité, de bonté, de liberté, d'amour, de pardon,
de paix et d'intelligence spirituelle paraissent décalées à notre
société actuelle.
Vrai aussi que cette utopie est complexe à
accomplir pour ceux qui se réfèrent à ces valeurs tout en incarnant ces
valeurs, devenant des référants.
Vrai que chaudes sont les
quelques victoires du Bien comme le point de non-retour de La
Révélation d'Arès, livre important pour la pensée humaine en devenir.
Ardu
avec l'ardeur.
Bon Hom
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09mar11 116C7
Est-ce
que nous aimons
vraiment notre prochain?
Même celui qu'on ne sent pas vraiment et inversement ?
Notre
prochain n'a t il pas cette faculté de sentir que nous
l'aimons ou non ?
N'aimer que nos enfants, c'est
facile. L'amour évangélique ou l'amour du prochain est-ce qu'il est
raiment appliqué ?
Ma sœur, mon frère, est-ce que ce ne sont
pas tous ces gens qu'on croisent dans la rue, toujours pressés, c'est
vrai, mais pas tous quand même ?
Pardonner... Est-ce que
nous pardonnons vraiment à notre prochain les offenses reçues
et inversement ?
Est-ce que nous ne faisons pas la même
chose inconsciement de temps à autrui ou à nos proches ?
Faire
la paix... La Paix ! Un grand mot que personne n'arrive à solutionner.
Peut-on répandre la paix là où nous allons et là où nous nous
trouvons ?
Être libre
de tous
préjugés... Quel travail mental incroyable il nous reste à faire !
Chercher
l'intelligence
du cœur, depuis longtemps disparue...
C'est cela la
pénitence.
Quel travail !
Youcef du Sud de la France
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Réponse
:
Quelle joie de vous avoir rencontré, Youcef, venu me voir
en février dans cette ville du Sud où je travaille à la mission avec
mes sœurs et frères du lieu. Vous m'avez dit la difficulté qu'a un
frère comme vous à vivre sa foi arésienne dans son milieu familial et
amical musulman. Je comprends tout à fait et je n'en ai pour vous que
plus d'estime en même temps que pour notre mission plus d'espérance,
car elle a tout comme vous touché les cœurs d'un nombre non négligable
de frères et sœurs d'origine musulmane.
Vous me demandez:
"Est-ce que nous pardonnons vraiment à notre prochain les
offenses reçues et inversement ?" Si vous entendez par "nous"
la population dite de culture chrétienne au milieu de laquelle nous
vivons, alors non! Rares sont les membres de cette population qui
pardonnent les offenses.
C'est pourquoi nous
n'avons, en dernière analyse, que deux
arguments de mission :
"Le christianisme n'existe
pas encore. La
Révélation d'Arès
nous demande de le commencer" et
"Il nous faire pénitence,"
alternatives
que nous pouvons mêler bien entendu.
Je
trouve
grand et plein d'espoir que des Pèlerins d'Arès d'origine musulmane
comme vous se joigennt à notre mission universelle, ce qui prouve bien
ainsi qu'elle a su faire comprendre qu'il faut dépasser les clivages
culturels.
Merci pour ce commantaire, Youcef.
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09mar11 116C8
Beuh
! Je déteste ces institutions politiques et religieuses moralisatrices
qui n'arrivent pas à renverser leurs argumentations pourrissantes, et
d'ailleurs, si elles le faisaient seraient-elles capables de les
remplacer par quelque chose de valable?
Non. Elles nous
servent
chaque jour notre bon petit repas politique: Les "Restautants du Cœur"
du gouvernement, des partis et de la resse... Elles nous tartinent, ses
chefs cuisiniers politiques en tête, de la sécurité et encore de la
sécurité comme de la confiture: "Les Français veulent de la Sécurité"
(Sarkozy), "Les Français veulent des réponses" (Aubry, mais pourquoi
n'en donne-t-elle pas, elle, des réponses?). Ces cuisines n'ont qu'un
pouvoir sur nous, celui de la peur. Sinon, elles ont compris que toutes
les raisons d'une révolte sont maintenant réunies en France. Cela nous
pend au nez comme en Tunisie, en Égypte, en Libye et ailleurs où ça se
prépare.
C'est là, je crois, que les Pèlerins d'Arès, auront
un
rôle régulateur, civilisateur, à jouer, parce que, comme vous l'avez
bien souligné dans "Insurgeance" ("Le Pèlerin d'Arès 1989"), la révolte
engendre la vengeance et la violence et pour finir ne mène nulle part.
Mais
avons-nous conscience que nous pourrons changer cette
violence en force civilisatrice? Si nous en avions conscience, nous
serions des pénitents
bien plus exemplaires. Nous ne sommes pour le moment que des pénitents amateurs,
comme les Catholiques ou les Protestants ne sont que des chrétiens
amateurs.
Jusqu'à
présent l'Histoire n'a fait que se réinventer et nous devons faire
cesser cette réinvention perpétuelle et enfin faire sortir l'Histoire
de l'Histoire.
Pour ça nous devons faire flotter sur le
monde un
air de pureté, de vérité, d'amour, un sourire qui lui manque
complètement. Les sourires médiatiques des politiques et des religieux
sont des grimaces qui me font peur.
Mais je crois que le
monde commence à avoir peur lui aussi.
Notre moment va
venir, je le sens.
Je sens que vous le sentez aussi. Il y a
dans vos dernières entrées de blog une montée en puissance.
Amilcar
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09mar11 116C9
Votre
entrée parle d'altermondialisme. J'imagine que vous n'avez pas moindre
idée de ce qu'est l'altermondialisme, parce que comme repaire de gens
haineux et vulgaires, on ne trouve pas mieux. Vous êtes un homme
généreux, polis et aimant, qu'est-ce que l'altermondialisme, qui est
tout le contraire, vient fait faire ici, avec La Révélation d'Arès ?
Je
cite Charles Dantzing qui dit de l'altermondialisme:
"L'altermondialisme, maladie sénile du communisme. Ces gens qui se
donnent l'air sympa sont pour beaucoup une meute d'indics malveillants.
Pour avoir osé écrire dans "Libération" trois lignes d'exactitude sur
Chavez [président du Vénézuela], j'ai été poursuivi sans répit sur
leurs sites. On m'y accusait de colporter les mensonges du capitalisme
international."
C'est dommage que vous vous compromettiez
avec ces gens-là.
Jean-Auguste
|
Réponse
:
Vous lisez mal ou trop vite.
Je ne m'aligne pas
sur l'altermondialisme politique tel qu'il se montre, hélas, et dont je
n'ignore pas les défauts.
J'ai écrit:"La
Révélation d’Arès altermondialise tout bien mieux que ne le
font les
idéologues de l’altermondialisme, parce qu’elle [La Révélation d'Arès]
n’est ni de gauche ni
de
droite, ni religieuse ni rationaliste, ni politique ni libertaire, mais
elle donne
à l’altermondialisme une base spirituelle universelle dans laquelle
tout homme de
bonne volonté peut se reconnaître."
Les altermondialistes,
du moins beaucoup de ceux qui militent, hélas grossièrement le plus
souvent, sont une chose.
Les idées de fond de
l'altermondialisme sont une autre chose.
Je
cite Daniel Martin, qui a fait de ce mouvement une analyse critique
étudiée, bien connue: "Les altermondialistes sont des gens généreux qui
croient aux qualités d'altruisme des hommes. Ils veulent un monde base
sur cet altruisme [nous, nous dirions amour] mais non sur l'argent. Ils
veulent la fraternité, mais pas la confrontation. Ils ont constaté avec
raison que les lois du marché ne suffisent pas à assurer un
fonctionnement de la société pour le bien des hommes et qu'elles
doivent être complétées par des lois d'équité et de solidarité que les
mécanismes économiques sont incapables à eux seuls de définir."
Si
l'on met à part que La
Révélation d'Arès,
contrairement à l'altermondialisme, ne prescrit pas le bonheur de
l'humanité par des lois, mais par la capacité qu'a l'homme de
s'autogérer matériellement comme spirituellement, le but poursuivi par
l'altermondialisme théorique, bien qu'athée, est assez parallèle au
nôtre.
C'est pour souligner cette différence entre
l'altermondialisme politique, qui a tous les défauts des religions et
politiques, et notre foi de Pèlerins d'Arès, que j'ai pris le soin de
dire que La Révélation
d'Arès "altermondialise bien mieux..."
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10mar11 116C10
Toujours
la même musique!
Toujours les mêmes mots, les paroles sans
renouvellement ni imagination.
Je ne comprends pas que les
gens ne se fatiguent pas de ce blog chiant.
Vous ne ferez
pas un monument au Vrai,
comme vous dites, par des paroles comme ça!
Çuikivoudaiteste
|
Réponse
:
Pourquoi plus de musique, plus de parole ?
Mes
frères, mes sœurs et beaucoup d'autres sont intéressés par ma musique
et mes paroles.
Mais pour vous voilà un petit air sans
musique ni parole:
http://www.youtube.com/watch?v=UbBGGYV4RTM
Comme
ça, nous ne nous fâcherons pas.
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10mar11 116C11
La
Parole de Dieu est vraie.
La parole du prophète
est vraie,
même quand il proclame qu'il est un pécheur qui fait le
choix de cesser de
pécher.
Le ministère du premier messager est vrai.
Ma
pénitence
est vraie,
car elle est ma raison de vivre.
Aussi vrai
que je peux
l'être je suis un Pélerin d'Arès.
Mes yeux voient la
médiocrité de ce monde, mon corps ressent le poids du péché, mon cœur
se tourne vers Dieu.
Ardu est le Vrai, parce
que
le monde s'échine à vouloir me lasser du Vrai.
Quand
je suis dans le vrai
avec mon frère les yeux dans les yeux nous faisons un.
Dans
l'Amour de Dieu nos deux corps séparés font un, pas de jugement, pas de
peur, mais de la joie, de l'apaisement et la vision partagée d'un monde qui change
selon nos aspirations au bien.
Pourquoi
je sais que cela est vrai ?
Parce
que mon cœur s'ouvre littéralement au delà des limites de mon corps
pour envelopper mon frère que mes yeux voient. Un lien particulier
prend vie, un lien qui nous relie cœur à cœur, âme à âme.
Et
pourtant ce lien particulier n'est pas différent de tous ceux dont j'ai
conscience de créer puisque l'Amour de Dieu pour Son fils est le
même pour chacun de nous. Cela ressemble à un réseau dont
chacun est le centre. Je me sens étalé, en connexion
avec mes frères.
Aujourdhui quand je pense à mes frères,
Pélerins ou non, mon cœur s'ouvre pour que circule la Vie. Ce n'est pas
systématique mais je le fais bien plus souvent qu'avant. Oui, il a été
ardu d'en arriver là, parce que j'ai eu peur de désobéir à la loi des rats pour
obéir à la volonté de Dieu.
Maintenant j'éprouve de la joie
à le faire et cette joie ne cesse de grandir. Mon envie de vivre aussi
ne cesse de grandir. Je veux trouver la Vie de mon vivant
en ce monde.
Je parle assez rarement de La
Révélation d'Arès
aux personnes qui ne la connaissent pas, mais très souvent je parle de pénitence sans en
prononcer le nom.
C'est le cœur ouvert que je me rends
compte que beaucoup de personnes souhaitent verser dans le bien sans savoir
comment. Alors je leurs donne ma lumière mon amour. Je leur fais passer
la vie pour qu'ils la ressentent, pour qu'ils la donnent à leur tour.
C'est alors qu'ils s'inscrivent dans mon registre pour que je ne les
oublie pas. Ils sont dans mon cœur, dans mes pensées ou face à face.
Ce
que vis, je ne peux l'enseigner.
C'est le chemin que j'ai choisi de prendre. Je ne sais pas où il me
mène, sans doute vers un incalculable bonheur pour les générations qui
viennent.
L'enseignant,
c'est vous, Frère Michel, et je suis suspendu à vos lèvres.
Tony
des Bords de Loire
|
10mar11 116C12
Je
suis médecin et avec un confrère, pendant les plages inactives de nos
gardes, nous surfons sur l'Internet et nous sommes un jour tombés par
hasard sur votre site.
Pour dire la vérité, je ne sais plus
si c'était
par hasard ou si quelqu'un nous avait signalé freesoulblog comme un
site qui valait la peine d'une visite.
Nous y revenons
régulièrement et
quand votre blog est au point mort, comme dernièrement, il nous manque
quelque chose.
Vous êtes de ces humains inconnus qui valent
la peine d'être connus. De garde de nuit en garde de nuit, nous avons
lu tout le blog et nous sommes étonnés qu'un homme de votre valeur et
de votre sincérité, qui a vraiment quelque chose de réconfortant à dire
au monde, soit "laissé tout seul dans son coin", comme vous dites
quelquefois et même apparemment par vos propres disciples.
Personne,
à moins d'être serial killer ou escroc de haut vol (Madof) dont la
renommée
est faite par la justice et les media, ne peut se faire tout seul un
nom public de nos jours. C'est étonnant que vos disciples n'aient
jamais organisé pour vous un cadre de renommée (il y a un mot pour ça
dans me monde du show business qui est aussi aujourd'hui
celui de la politique). Même le dalaï-lama, qui n'est apparemment qu'un
modeste moine, a un bureau de relations publiques. Je le
sais ; j'ai
été dans la mouvance bouddhique pendant huit ans.
Vous devez
vivre dans votre solitude des moments très éprouvants. Je comprends que
pour vous ardu est le
Vrai".
Votre combat pour assurer la place et la
survie de La Révélation
d'Arès — que j'appellerais à votre place "La Révélation
redonnée à Arès," parce que c'est La
Révélation tout court — contestée et combattue de toutes
parts ne vaut-il pas l'effort de faire connaître son témoin ? Même
des gens du commun, des petites gens comme on dirt, peuvent faire une
renommée à l'homme qu'elles suivent. Vous êtes un esprit rare par sa
finesse, la remarquables inspiration de votre pensée et votre aussi
remarquables bonté (jamais une réponse méchante à des commentateurs
méchants), vous êtes un libérateur des hommes emprisonnés par les idées
du siècle et du système et par leurs déceptions, qui sont aussi des
prisons. Vous méritez qu'on vous libère vous-même de l'obscurité où
vous êtes.
Bien sûr, vous êtes un homme de notre temps, sans
vraie liberté hors des angoisses et des blocages idéologiques,
l'héritier de ce monde tombé dans l'imbécilité collective, que vous
réfutez, évidemment, mais qui vous écoute (quand il vous écoute) sans
réagir. Les hommes ne peuvent pas plus réagir sous la lumière de votre
message qu'ils ne réagissent sous les coups dont on alourdit chaque
jour leur destin: Pas un jour sans qu'on parle d'un loi, d'une taxe,
une augmentation de pris nouvelles, sans qu'on annonce une bourde ou un
abus de confaince politique, sans qu'on montre le ventre blanc de notre
impuissance face aux douleurs de l'humanité (Khadafi massacre son
peuple mais les rois
assis sur leurs mains (xv/4) laissent faire avec les
avions mêmes qu'ils lui ont vendus). Quand les gens ne réagissent pas
ce qui devrait les faire réagir, comment voulez-vous qu'ils réagissent
à La Révélation
redonnée à Arès ? Évidemment. C'est ce que doivent se dire vos
propres disciples: À quoi bon ?!
Que pouvez-vous faire pour
sortir votre assemblée
de ce marasme, qui est le marasme de toute monde organisé ? Il
leur faudrait sans doute un courage que plus personne n'a. C'est
pourtant ceux qui se sortent du marasme qui peuvent en sortir les
autres. Votre esprit doublement prométhéen et apollinien devrait être
un exemple pour tous vos disciples.
Avouons que la religion
nous a tellement habitués à la passivité: Prions pour ceci et cela,
pour la paix, pour la conversion des pécheurs, pour tout, alors nous
croyons que tout viendra du Ciel ou ne viendra jamais. C'est tout le
contraire que dit La
Révélation redonnée à Arès: Hommes, prenez-vous ar la
main, remuez-vous!
Ardu est le
Vrai !
Jean-Luc
et Bernard du Puy de Dôme
|
Réponse
:
Vous-mêmes, que faites-vous ? Pourquoi
ne nous rejoignez-vous pas ?
Pour nous "sortir du
marames", nous avons besoin de vous deux.
Vous êtes
médecins,
mais justement ! Votre noble profession vous met à l'abri des critiques
de la société. Tant qu'il y aura des malades, des souffrants, ils
seront bien contents de vous trouver pour les soulager. Vous
êtes de ceux qui pouvez plus facilement que d'autres avoir des
convictions peu ordinaires sans en souffrir socialement.
Considérable
est l'ampleur de la tâche que nous assigne "La Révélation
redonnée à Arès" — Ce titre est une bonne idée: La Révélation en
gros et "redonnée à Arès" en plus petit en dessous, je vais y réfléchir.
C'est
pour moi une tâche multiforme, envahissante, sans limites de temps et
d'espace (je vous écris de mon portable, en route pour ma mission du
Sud). Je dois être de toutes les affaires au sein de notre assemblée, même des
plus terre à terre,
de toutes les entreprises, du moins de celles qu'on me fait connaître.
Oui, vous avez raison, c'est un tâche prométhéenne. C'est ce blog
qui est plutôt apollinien, ah! ah! ah! Il y avait longtemps que je
n'avais pas rencontrés ces qualificatifs que j'aime aussi, mais que
j'évite.
Oui,
rejoignez-nous ! Avec vous deux et d'autres, le Vrai deviendra
moins ardu. Merci au Nom du Père.
|
10mar11 116C13
J'ai
relu dix fois ces phrases venues de votre clavier, phrases dans
lequelles chacun des Pèlerin
d'Arès qui témoigne de sa foi se reconnaît :
"De là ma réticence depuis
1974-77 à réfléchir en termes d’identité,
parce que
si mon identité est Pèlerin d’Arès, je ne suis qu’un homme
— homme Michel (Rév d’Arès
1/1, 2/20, 3/9, etc.) — au sens universel que le Père
de l’Univers (12/4) a donné à mon
humanité, une humanité qui
aspire au Bien, au bonheur
au lieu des peines (37/9) de
mon rampement terrestre et à la Vie (24/3-5).
Voilà une des grandes
difficultés de notre mission : Quelle identité marquante y
a-t-il à espérer
le Bien, à vouloir être une âme libre, à
rechercher une bonne Vie ? Ces mots banaux
ne
forment pas
une de ces marques de fabrique..."
Les personnes qui nous
écoutent ont l'impression que nous sommes indéterminés, que nous
n'avons rien de particulier à dire, sauf des "mots banaux" comme vous
dites. Oui, qu'est-ce qu'il y a d'original à "espérer le Bien"?
Mais
si l'on relit attentivement le Sermon
sur la Montagne, que vous considérez, Frère Michel, comme
le cœur des Évangiles Palestiniens, on n'y trouve, tout pareil, que des
leçons de morale générale. On y trouve la même fadeur. Aucun prophète
biblique, de Moïse à Isaïe
n'y est cité. On n'y trouve aucune réfrence à la Torah, rien de
spécifiquement juif, même réformé (Jésus étiat un réformateur). Rien de
spécifiquement religieux.
Cette absence de "marque
de fabrique" dans la prédication de
Jésus rend incompréhensibles, d'une part, les peurs du Sanhédrin face à
Jésus et, d'autre part, rend inintelligible le succès du christianisme
plus
tard dans le monde gréco-romain où les grand courant philosophiques
avaient répandu d'aussi belles idées, beaucoup mieux dites, d'ailleurs.
C'est
la fadeur du
message évangélique pur qui, à mon avis, a poussé l'église des débuts à
en rajouter, d'écrire les dogmes qui faisaient de Jésus Dieu en
personne et de la croix la sacrifice de Dieu en personne pour la
rédemption du monde.
Ce qui
manque à notre mission, c'est un peu de merveilleux.
C'est
probablement pourquoi vos premières missions basées sur le surnaturel,
le merveilleux qui était arrivé à Arès ont eu tant de succès. Il faut y
revenir.
Yanne
|
Réponse
:
Ce
que vous dites, c'est ce que je disais en recommandant le retour à la
mission spirituelle "bille en tête" au cours d'une alocation mémorable
(mémorable pour moi en tout cas) un jour de Pèlerinage.
Il
nous
faut absolument replacer notre mission sous le regard de Dieu, c.-à-d.
sous sa Parole, car cette Parole même nous regarde. Du moins,
personnellement, quand je la lis, j'ai le sentiment que chaque mot de
Dieu me regarde. En lisant La
Révélation d'Arès, je suis en présence du Père, les yeux
dans les yeux.
"Le
christianisme n'existe pas, tous les malheurs du monde viennent de là""
et "pénitence = salut" constituent deux
affirmations radicales qui nous replacent dans le droit fil de la foi,
mais vous avez sûrement raison: Il faut en même temps rappler — pour
ma part je le rappelle quand je parle au public dans les
Sud — que "Jésus comme messager de Dieu, puis Dieu
lui-même ont
apparu, ont parlé." Je n'ai pas cette pudeur qui porte certains de mes
frères à
hésiter à dire que La
Révélation d'Arès vient directement du Ciel.
"Ça
fait rire," me disent-ils en manière d'excuse. Je réponds: "Et alors,
quand ils ne rient pas, vous suivent-ils plus facilement que
quand ils rient ?" "Non." "Dans ce cas, n'hésitez pas à faire
rire.Vous
ferez honneur à la Vérité
et vous aurez plus de chance de
trouver des pénitents."
Suivons
la vocation que nous nous sommes fixée : Lancer à tous vents
dans
le monde un écho fort de la Parole que le Créateur a donnée aux hommes
en 1974-1977, qui redonne à la Vérité
sa pureté originelle, la Vérité
ou le Vrai
qui sauve et qui recrée un monde neuf. Cette Vérité est celle
que détecte l'homme, la femme, qui porte en lui, en elle, le germe de
la pénitence
et qui rejoindra le petit
reste, s'associant ainsi à cette émission de l'écho à
l'intérieur de lui-même et dans le monde.
Il faut placer La
Révélation d'Arès
dans la lignée des rectifications faites, inlassablement faites, par
tous les grands prophètes en espérant que celle-ci sera la
dernière.
|
10mar11 116C14
Je vois du
sens à l'association de ces deux mots: vrai et pénitents.
Notre
difficulté de changement
ne viendrait-elle pas de mensonges avec
nous-mêmes, générateurs de
frustrations, de tensions qui ajoutées aux nombres d'humains
que
nous sommes sur cette terre, aussi dans le mensonge sur
eux-mêmes, génèrent un problème collectif ?
Sans
cette cohérence avec ce que nous souhaitons devenir comme homme changé
et les moyens que nous nous donnons pour atteindre notre objectif, nous
sommes individuellement et collectivement dangereux pour nous-mêmes,
dangereux pour ce monde.
Et la rue est très sensible à ce
que nous
pouvons dégager comme cohérence, bien au-delà de nos mots, de nos
tracts, de nos vitrines.
Rappel à la vigilance qui est en
nous pour dissiper notre confusion.
Plus
nous nous accorderons cette "unité en nous", plus nous serons dans le
vrai avec nous-mêmes, plus nous rayonnerons de paix, plus nous pourrons
être à l'écoute de l'autre.
Je crois en la lenteur
des pas que nous ferons dans la Vérité
avec nous mêmes, que nous sommes seuls à
connaître et qui,
pour moi, est la clé de voûte de notre pénitence.
Myrtille
|
12mar11 116C15
Moi,
j'aime votre musique, vos rythme, vos paroles et vos chants (allusion
au commentaire de Çuikivoudaiteste: "Toujours la même
musique !" 116C10), dont je ne me lasse pas, parcequ'ils
portent le témoignage vivant que le Père ne cesse de souffler depuis
Adam à travers les siècles dans le cœur de sa créature, qu'Il l'
appelle à se changer encore
et encore.
Le
Vrai est le chant de l' espérance et de la foi en l'
homme, celui de l' effort qui couronne le fidèle, le pénitent, dans la mémoire du sacrifice
qu'il incarne par ses effort, à l'image
de toutes les exigences de l'amour que la Majesté du Père assume depuis
la ronde des milliers
de soleils vers l'aube
des serviteurs du temps
qui vient.
C'est le Vent Fou de
Nazareth !
Pour
l' homme dont l'âme
fleurira de la vraie
liberté, celle-là même qui pousse le Vent à
confectionner et gonfler les voiles
de l'Espérance dans l'évidente et intense poussée pour l'âme vers la polone de tous les pénitents qui se
lèvent, parlent et osent réapprendre à aimer aussi au bout de leurs
bras bleuis, traversant les surfaces de préjugés, avant même d'en
connaître le contenue au nom du Fond,
du Vrai,
comme un cri de contraste, un appel surgissant et s' insurgeant dans
l'évidence des simples faits des fruits de l' arbre portant péniblement
ou transfigurant les charges que créent la distance entre les
hommes, où se dressent les frontières, les murs, les
groupes, et pouvoirs
illusoires où se côtoient l'endroit et l' envers
des faux besoins qu'ils agencent et orchestrent en oubliant la seule Eau qui étanche la
soif inextinguible que les sables aux puits secs ont
creusés.
L'Eau
Sainte fait de ma prière non plus une louange ou
supplique, mais la responsabilité de ce que je veux et fais. Elle
cocrée en appelant frères mes parents, grands parents, enfants,
aïeux, voisin, leurs parents, grand parents, enfants, aïeux
et voisins à venir et faire boire de proche en proche le calice de la
générosité, en partageant librement l'évènement, l'évangile et la
Parole du Père, du Créateur, oui, Son Vent, ce Vrai qui émerge,
l'instant d'un regard qui brille et parle davantage encore, d'une
synergie des profondeurs de la Vie
pour y retourner et revenir à nouveau au bout de toutes les bonnes
volontés, rétribués aussi généreusement quelle que soit l'heure
d'arrivée de l'ouvrier, quand bien même serait-elle la onzième et à Son Image, de
proche en proche, nous changerons
tout.
Ardu certes mais hardi aussi est le
Vrai ! Réjouissant,
intéressant et, d'ailleurs, que serait, qu'est la vie de la bête
pensante, de l' échafaudage osseux, sans lui ! Il lubrifie les
mécanismes les plus grinçants de l'entrave des siècles que nous
traînons comme des boulets pour spectre, entraîne les wagons les plus
lourds à fondre les compartiments de séparation entre les
hommes, entre les idées et les vrais besoins, défie les
habitudes les plus vieilles pour redresser les aiguillages perdus de l'
oiseleurs vers les filets dont il est lui même la victime, vivifie les
sécheresses de l'avidité sans fin pour les assouplir vers
l'adresse et le goût de la voie droite et miséricordieuse, réveillerait
même les morts vivants, pour qu'ils se lèvent et marchent, créent la
joie et allongent la vie et les bras pour que l'Arche se
parachève, pour que l'œuvre prenne Vie
comme le Vaisseau
prendra le large vers la flotte du Roi depuis les rivages
où le Souffle
de la liberté qui rafraichissait le pénitent y
gonflera la voile
pour le grand Large. Alléluia !
G.I.
|
12mar11 116C16
Aux
yeux de la foi dans La
Révélation d’Arès, c’est-à-dire la foi dans la vie
spirituelle, ou vie basée sur la paix, l’amour universel, le pardon,
l’intelligence d’union et d’évolution, ( répétée inlassablement dans
chaque entrée de blog par le frère Michel comme pour l’ancrer dans la
tête de tout un chacun) une civilisation spirituelle est beaucoup plus
que l’alter-mondialisme, même avancé, des systèmes matérialistes.
Car
par le simple fait d’exister, ces derniers se donnent le pouvoir de
gérer le monde, alors qu’ils n’ont jamais établi la paix, la justice,
l’amour sur terre, alors que Dieu non seulement fait confiance au
potentiel spirituel mis en chacun, créé à Son Image et Ressemblance et,
mieux encore, appelle à ce que les hommes rendent réel ce potentiel sur
terre. Inconcevable par la raison, bien sûr.
Car la raison
dit "Regardez les humains et vous verrez qu’ils sont loin de cette
utopie arèsienne."
Mais se placer au niveau de la foi, c’est
voir beaucoup plus loin que dans l’enfermement de la raison, ou de la
compréhension limitée par son propre conditionnement.
Si
j’ai la foi dans La
Révélation d’Arès, alors la nécessité de me changer vient, la
nécessité d’aller vers les autres vient, la motivation vient, je m’auto
conditionne à une autre conception de l’existence, et je fais.
"Quelles
sont les conséquences de cette utopie arèsienne, " devrait dire la
raison ?
Bénéfice en tout point.
Chaque
fidèle de La Révélation
d’Arès peut constater les progrès en humanité qu’il a
faits dans sa vie, qu’il n’aurait sûrement pas faits sans La Révélation d’ Arès,
mais aussi parce qu'il y a (je n’emploierai pas le terme de
finalisme) une intention cachée qui nous dépasse tous, fidèles
de La Révélation d’Arès
ou non. Tout est "pour". On a des yeux pour voir, des oreilles pour
entendre, un livre pour avancer (La
révélation d’Arès est là pour quelque chose), le processus
d’évolution est orienté. Il
prendra le temps qu’il faudra et
cela dépend du travail de chacun mais il se réalisera — Ce que J’ai dit ici
s’accomplira pour les générations qui sortiront de ta descendance (Rév
d'Arès 29/1).
Le surplace ou la régression,
nous en sommes tous responsables, qu’on le croie ou non, le salut est
collectif.
Ne rien faire c’est laisser le mal régner dans
les têtes, les corps, les situations, les existences. En prendre
conscience peut déclencher une volonté de faire le Bien. Mais on peut
toujours se voiler la face en cherchant des tas de prétextes. La
confiance est un "plus". Elle donne du courage, de l’enthousiasme, elle
motive, pour se transformer et aider à la transformation du monde.
On
pourrait presque parler de l’évolution spirituelle comme de l’évolution
dans la théorie de Darwin, d’un "darwinisme spirituel", où certaines
fonctions de l’espèce humaine seront atrophiées et d’autres
intensifiées, et transmissibles de génération en génération, provoquant
des gains et des pertes. Elles façonneront un nouveau visage de
l’humanité, celui des aimants, des réfléchis, des petits dieux humains,
(des Christs, ou des Images
et Ressemblances incarnées).
Ainsi tout
commence-il toujours par un petit reste.
Charlie
|
12mar11 116C17
Il
y a quelques jours, j'étais de permanence au local d'accueil et
d'information du public sur La
Révélation d'Arès, dans ma ville, lorsqu'une femme d'un
certain âge s'est arrêtée et a lu à haute voix à travers la vitrine une
phrase affichée en belles et grosses lettres colorées sur l'un des murs
blancs:
LA VÉRITÉ, C'EST QUE LE MONDE DOIT CHANGER
EN BIEN.
Ensuite,
elle s'est exclamée: "Eh bien ! avec ça on est bien avancé !" Puis elle
s'est éloignée.
Il est vrai que la plupart des gens ont
conscience ou conviennent de la nécessité du changement du monde en bien.
Pour interpeller plus efficacement le public de passage, peut-être
faudrait-il plutôt dire:
LA VÉRITÉ, C'EST QUE LE MONDE NE
PEUT CHANGER EN BIEN QUE PAR LA PÉNITENCE.
Après réflexion,
cela m'a donné une idée de panneau pour la vitrine, qui dirait :
Que
révèle La Révélation
d'Arès ? Que le monde doit changer en bien !
Ça,
c'est une évidence, allez-vous dire.
Par contre, que le
monde puisse changer en
bien, ça paraît peut-être moins évident.
Mais
que le monde ne puisse changer
en bien que par la pénitence,
alors ça, oui, c'est probablement une
révélation pour
vous !
Mais
qu'est-ce que la pénitence,
la vraie, au sens que lui donne La
Révélation d'Arès ?
Pour le savoir,
voyez la vitrine de droite.
(Explication de la
pénitence arésienne sur un autre panneau)
Tout
cela pour témoigner que dans la mission, ardu est le travail des
pénitents-moissonneurs
que nous sommes, novices ou plus
anciens, pour exprimer et transmettre ou rappeler le vrai de
telle façon que les épis
mûrs puissent se reconnaître en lui — le Vrai — et nous
rejoignent dans la pénitence
et à la moisson.
S.
V.
|
Réponse
:
Chaque assemblée
locale de Pèlerins d'Arès organise et argumente sa mission librement.
Je ne suis pas l'auteur de l'affichage que vous citez dans le local où
vous assurez une permanence.
Ce n'est donc pas à moi, mais
aux frères et sœurs de cette assemblée
locale que vous devez faire vos remarque et suggestion. Je pense qu'ils
se reconnaîtront bien à travers votre commentaire.
Je
participe activement à une misison dans le Sud, mais c'est parce
qu'elle avait besoin d'un bon coup de main et qu'un bonhomme de plus,
même vieux et n'habitant pas dans cette ville, n'était pas de trop pour
aider.
Parmi les conseils que je donne dans cette ville du
Sud depuis quelques mois, il y a celui-ci: "Évitez le plus possible les
belles citations veuves ou orphelines, privées de leur contexte. Ça
sonne souvent prudhommesque." C'est ce que vous avez parfaitement
compris.
La relation de cause à effet de la citation "La Vérité, c'est que le monde
doit changer en bien (Rév
d'Arès 28/7)", qui est conclusive mais non explicative,
est claire pour le Pèlerin d'Arès qui l'a choisie et affichée, parce
qu'il connaît bien pourquoi en contrepoint La Révélation d'Arès
dit cela. Mais pour la dame qui passe dans la rue et qui ne connaît pas
La
Révélation d'Arès,
c'est évidemment comme une évidence creuse, une platitude sentencieuse.
De là son exclamation.
Que voulez-vous que je vous
dise ? Nous sommes des apôtres appelés et consentants, partis
dans le monde avec notre foi, mais pas des professionnels de la
psychologie.
Mais grâce à vous,
cette assemblée
affinera son affichage.
|
12mar11 116C18
J'ai
cliqué sur le lien dans votre réponse au commentaire 116C10 et je suis
tombé sur une sorte de mélopée préhistorique avec prêtresse qui se
voile, rite incantatoire,
bref, je ne vois pas le rapport avec ce que vous dites à
Celuikivousdéteste.
Il y a peut-être une erreur de votre
part.
Michel M.
|
Réponse
:
C'est vrai, je m'aperçois que quand on clique sur ce lien
on tombe sur d'autres clips (de même source apparemment) que celui que
j'adressai à
Çuikivousdaiteste '116C10).
En fait, j'ai reçu simultanément
au commentaire 116C10 "Toujours la même musique" un autre commentaire
(non publié) qui, coïncidence amusante, me
disait "Y'en a marre de votre tam-tam..." et qui comportait un lien
avec un joueur de tambour, un clip intitulé "Shaman drum making,
playing: Atilla Heffner".
J'ai trouvé amusant de répondre à
Çuikivousdaiteste et à son apostrophe "Toujours la même musique !
Toujours les mêmes mots !" par le tambour sans musique et sans paroles
(sans mots) que m'envoyait son homologue clabaudeur.
Mais,
en effet, je constate que quand on clique sur le lien, on n'ouvre ps
toujours le tambour. Je ne sais pas pourquoi. Je ne suis pas expert en
informatique.
|
12mar11 116C19
Je
viens de relire le commentaire de Jean-Luc et Bernard [116C12] qui
regrettent "le marasme" injuste dans lequel les Pèlerins d'Arès restent
inconnus, bien qu'ils ne méritent pas cette "obscurité" ni dans le
principe ni dans les faits. J'ai été étonné et même, je l'avoue,
soufflé
quand je suis venu à Arès, au Pèlerinage, l'année dernière et que j'ai
vu ce lieu simple mais digne, qui laisse une impression de profondeur
et de sacré au visiteur (j'avoue que j'étais plus visiteur que pèlerin)
et vous là qui priez simplement seul au milieu des hommes et femmes en
prière, vous que rien ne désigne. On devine seulement que c'est vous.
Si
le Vrai
est
ardu à cause d'une extrême modestie (Dieu après tout est très modeste),
vous êtes à la hauteur du Vrai.
Je
n'imaginais pas du tout ce lieu d'Arès comme ça, aussi humble et digne
que beau par sa
blancheur (blancheur des murs, blancheur des tuniques)
et son humilité parlante dans
une paix pieuse et un désencombrement total qui en disent plus
long sur la profondeur de la foi qui
règne là, la foi née de l'événement surnaturel qui a eu lieu là, que
toutes les publicités qu'on pourrait faire autour.
Mais
c'est peut-être là le problème du "marasme". La modestie, la
profondeur !
Dans
ce monde moderne rien de profond et de modeste ne se remarque plus. La
foi et votre position de frère parmi les frères vous conservent
étonnamment jeune, frère Michel. N'étant pas entouré de pèlerins
soumis, à vos ordres et vous vénérant comme une relique vivante, vous
n'avez pas de posture autoritaire à prendre. Vous restez
perpétuellement jeune.
Peut-être perdriez-vous cette
étonnante
jeunesse, si vous deviez faire face au souci permanent de maintenir
votre renommée. On sent bien au Pèlerinage que ce souci vous est, comme
on dit, "le dernier de vos soucis".
Jean-Luc et Bernard ont
raison
(on reçoit quand même une formation psychologique en Faculté de
Médecine) de penser que c'était à vos frères de vous faire une
renommée, parce que vous-même n'auriez pas pu garder cette jeunesse
cette fraîcheur qui respire le Vrai,
encore
convaincante et qu'on sent disponible, en le faisant vous-même pour
vous-même. Les personnages qui doivent se hausser eux-mêmes et se
maintenir dans un hit-parade artistique, politique, religieux,
deviennent puants de prétention ou de fausse modestie, de cabotinage.
Mon
grand-père racontait l'histoire d'un homme politique qui venait d'être
élu ou nommé à un poste de très haut rang et qui, au pied des escaliers
de la tribune où il allait monter, dit à ceux qui l'accompagnaient et
le félicitaient: "C'est la dernière fois que vous me voyez," pensant
"que vous me voyez comme homme vrai,
modeste.
Je vais vous dire ma pensée: Le
Vrai, c'est vous
dans toute cette affaire de La
Révélation d'Arès.
Mais quelle est celle de vos
organisations qui vous amènera devant le monde et criera "Ecce homo ! Voilà
l'homme qui va vous parler. Au lieu de le crucifier comme vous l'avez
fait pour un autre, écoutez-le ! Il est trop modeste pour se porter
garant de lui et de sa Vérité
(son Vrai),
mais nous, nous portons garants de lui et de la Vérité (du Vrai) qu'il porte
avec lui. Écoutez-le !"
Vincent L-J.
|
13mar11 116C20
La Vérité,
c’est que le monde
doit changer (Rév d’Arès 28/7)
Le Vrai est
un jardin dans la
tête. (Rév d’Arès ii/9)
Le mal,
c'est-à-dire le péché qui
est tout acte s’opposant au plan divin est à l’origine du fossé qui
existe entre le Créateur et sa créature, rend le Vrai ardu.
Pourtant,
créé libre,
l’homme peut faire quelque chose de grand selon ses possibilités et
donc choisir de changer
sa vie en Bien
c'est-à-dire faire
pénitence comme le dit La Révélation d’Arès.
Quatre
générations ne suffiront
pas (Rév d'Arès 24/2). Aussi est-ce vers cet effort que
je tends, à l’exemple du prophète
de Dieu, de mes frères et sœurs de foi. La pénitence est la
solution aux malheurs des hommes.
L’entrée 116
rappelle l’universalité de la mission des Pèlerins d’Arès, ce qui me
fait comprendre que je suis liée naturellement aux autres et que, grâce
à la dynamique du changement,
en décidant de changer
mon coeur, je le fais aussi pour l’humanité. Étrangers, je vous aime avant de
vous connaître (Rév d’Arès 25/4).
Nicaise
|
Réponse
:
Très beau et juste commentaire dans sa simplicité !
Voilà
un très bel exposé missionnaire. Chacun devrait savoir ces lignes par
cœur pour les servir aux frères et sœur de rencontre..
Merci,
Nicaise, sœur de grande foi.
|
13mar11 116C21
Le Vrai est
un jardin dans la
tête (Rév d'Arès ii/9).
Le Vrai
sonne juste; Le Vrai sonne
juste comme le son d'une guitare lorsqu'avec précision elle se met en
harmonie avec l'âme
et le talent du musicien qui en tire une mélodie ou un rythme
et qui bientôt va donner le meilleur de lui-même pour
s'accorder avec le vibrato du violon.
Le Vrai
sonne juste
aussi lorsqu'au moment même où sa main guide l'archet et en fait
jaillir un son pur et se prolonge dans une apothéose par la reprise de
tous les instruments de l'orchestre symphonique.
Le Vrai
sonne
juste, lorsque dans un mouvement continu, le roulement des timbales
annonce une pause bien marquée. C'est alors que le son limpide
du cor anglais entame — telle la voix d'une soprano — sa
mélodie en solo, celle de la "symphonie d'un nouveau monde."
De
même nos voix portées par nos efforts en continu travail lent
pour colorer notre monde de ses notes, de son chant qui s'affine, et se
réajuste en permanence.
"Ardu est le Vrai,!"
lorsque,
sous l'Œil d'un
seul Maitre,
Celui de notre Père Créateur et sans autre partition que celle qu'Il
nous a confiée, Sa Parole chaque jour nous [fait avancer] grâce
à l'infinie patience d'un réel musicien de la Vie — Son prophète —. Grâce à
lui, nous pouvons apprendre à mieux accepter la dureté des
cœurs, et [générer en nous] la grâce dans la joie et le
réconfort.
La mesure
est "un acte d'assemblée"
(vos propos à Arès, Frère Michel, année 2000)
et nous permettra d'ajuster nos efforts tels les musicien lorsqu'ils
s'accordent et s'unissent devant la "partition" qui leur est confiée.
L'
indispensable mesure
(Rév d'Arès Veillée 7) nous permet d'avancer vers les Hauteurs Saintes,
non par un seul chemin ! Mais par une multitudes de
cheminements variés, chacun coloré selon ses origines et sa chanson,
dans une marche progressive, parfois en solo, parce que c'est
nécessaire, en duo ou en chœur, quand l'occasion
vous en est offerte, dans le chant de l'âme :
Couples,
hommes, femmes, jeunes et moins jeunes, enfants, de toutes les
diversités.
La musique est nécessaire pour se détendre à l'étape.
Pourquoi
pas créer une passerelle pour un concert avec Joan
Baez ?
En tout cas, merci pour ce bel exemple pris
en amorce ;
j'aime beaucoup la voix,et la prestance de cette chanteuse engagée.
Danièle
du Nord
|
Réponse
:
"La partition qui nous est confiée": Belle métaphore pour
la Parole de Dieu.
Il
est 09:40 ce dimanche dans cette ville du Sud où je suis en mission.
Dans une heure je vais prier avec mes frères et mes sœurs et nos
néophytes et sympathisants du lieu. Je vais utiliser cette métaphore en
leur parlant de notre foi telle qu'elle se nourrit de la Parole prononcée (Rév d'Arès
35/6).
Merci pour ce cadeau: la belle
métaphore, Danièle.
Quant
à Joan Baez, si je n'avais pas 81 ans et si je pouvais encore faire
bonne figure sans fatigue dangereuse dans une"Œil S'Ouvre" comme à
Paris de 1988 à 1990, je l'inviterais à faire le numéro d'artiste dans
une mission publique de ce genre. Je ne pas certain que cela nous
ferait beaucoup avancer, mais ce serait un bon moment de joie.
Il
est trop tard pour moi. Je ne peux plus envisager ce genre de
performance et comment pourrais-je la préparer, moi sans expérience du
spectacle et laissé tout seul depuis 37 ans dans son petit
coin ?
Rien ne s'improvise dans ce domaine de grande manifestation publique.
En
supposant que Joan Baez accepte. Je n'ai eu que l'avis d'un de ses amis.
|
13mar11 116C22
Un
jour, en croisant un ami nous parlons de ce qui se passe dans les pays
arabes (Moyen Orient, Proche Orient, Maghreb). Il me dit qu'il faut
prier Allah, c'est la seule solution.
Je lui dit
que
les
Juifs vont au mur des lamentations à Jérusalem (Mosquée d'Al-Aqsa),
déposer un papier dans un trou du mur en priant
beaucoup
pour que tous les problèmes soient réglés,
que les Chrétiens
de tous bords, également n'arrêtent pas de prier des les églises pour
les mêmes raisons,
que les Musulmans (Shiites, Sunnites)
aussi prient Allah pour la Paix dans le monde,
que cela voudrait donc dire
qu'il faut attendre
un miracle divin qui va résoudre tous les problèmes de la
planète ?
Alors,
je lui dis encore: Tu crois qu'Allah ne sait pas ce qui se passe sur la
terre, puisqu'il sait parfaitement le contenu de nos poitrines (Koran, Sourate El Hadid Le Fer
57/6 et sourate 57/4) ? Il est avec vous où que vous soyez
et Allah observe parfaitement ce que vous faites. ainsi que 57/3. Il
est l'omnicient.
Si vraiment tous ces chefs d"Etat Musulmans
(soumis de Dieu) avaient suivi la Voie Droite,( El sairate El
Moustaquim), et si ces révolutionnaires qui on gouverné
les peuples Musulmans avaient suivi les pas du prophète
Mohammad (que la Paix soit sur lui), aujourd'dhui on ne serait pas là.
Ce
sont les humains qui doivent pratiquer la justice entre eux ;
Koran, Sourate El Asr: Par
l'époque, l'homme est en vérité dans la perdition, sauf ceux qui ont la
foi qui font le bien, qui pratiquent la justice, qui persévèrent dans
la vérité et la constance.
Les gouvernants
doivent sans
tarder procéder à la distribution équitable des richesses dans leurs
pays respectifs. Si les hommes font des révolutions violentes et
sanglantes pour ensuite faire la même chose dés qu'ils sont au pouvoir
(Commissariats, prisons, tortures, corruptions, injustice) à quoi
cela servira t-il ?
La gestion d'un pays est
difficile, mais
pour l'instant l'hommes s'est choisi ce projet de société, il faudrait
repenser à un autre projet de société à l'avenir,
Youcef
|
Réponse
:
Vous démontrez bien ici que le Koran; quand on le lit avec
les yeux bien ouverts, dit la même chose que La Révélation d'Arès
tout comme les Évangiles Palestiniens d'ailleurs.
|
13mar11 116C23
Après
avoir lu et relu votre entrée "entendeurs et tailleurs de pierre" sur
votre blog [entrée de blog 115], j'ai proposé à ma soeur Béatrice, à
mon époux et mon frère Américo d'aller dans la rue avec des questions
courtes écrites sur des panneaux, à la recherche des points communs
entre ce que pensent, espèrent, envisagent les hommes et ce que propose
le Créateur dans la Révélation d'Arès.
Ce fut un remarquable
succès !
À la lecture des questions
"Qu'espérez-vous ?", "Quelles convictions vous
animent " et surtout celle-ci " Comment envisagez-vous la
victoire du bien ?", les personnes comprenaient rapidement sur
quel plan on invitait au dialogue.
Nous eûmes diverses
réactions et propos:
Grand sourire, hochement de tête. Une
dame s'est même frappé le front avec la paume de sa main !
Une
autre nous a pris en photo, saluant notre initiative en disant: "Au
moins ça fait réfléchir !" et engageant un dialogue avec nous,
nous confiant son souhait qu'il y ait plus d'humanité, de justice, dans
le monde, que les valeurs du cœur et du partage deviennent communes à
tous.
Des jeunes filles nous ont intérrogé sur nos propres
convictions et ont partagé avec nous leur aspiration à plus de liberté.
Une autre nous a fait part de sa soif d'intégrité. Une autre de sa
recherche du Dieu de tous les hommes. Un homme nous a avoué qu'il avait
du mal à croire à la victoire du Bien,
mais qu'il l'envisageait tout de même. Il aurait aimé invité Bernard à
boire un café pour prolonger l'échange, mais n'avait pas le temps ce
samedi (on le reverra certainement). Nous avions, bien sûr, nos cartes
de visite que nous donnions volontiers à ceux et celles avec qui vous
avions dialogués. On n'a vraiment pas eu le temps de chômer !
En
fait, nous n'étions pas que quatre, les anges nous accompagnaient parce
que nos cœurs, nos âmes et nos oreilles, nourris par votre enseignement,
n'étaient plus rien pour eux-mêmes et tout pour les autres. Quel
bonheur !
Annie de l'Île de France
|
Réponse
:
Je suis en voyage (mission dans le Sud) et ne dispose que
de peu de temps et commodités pour publier tous les commentaires que
j'ai reçus pour la présente entrée 116, commentaires déjà nombreux que
je n'aurai pas, et je le regrette, la possibilité d'ajouter à cette
page, mais votre commentaire ici publié m'a paru concerner un certain
nombre des nôtres et attendre de ma part une réponse utile à tous.
Votre
commentaire remonte déjà au 6 mars et ne correspond pas à la
présente entrée. Il commente la précédente entrée 115 "entendeurs et
tailleurs de pierre", mais le publier rétroactivement dans la page de
l'entrée 115 risque fort de la voir ignorer par beaucoup.
Je
le publie donc ici.
Votre commentaire, qui décrit une
mission de questionnement du public, que vous avez organisée avec votre
époux B + une sœur + un frère, me montre que mon entrée 115 a été très
mal rédigée et avant tout chose je vous en demande pardon.
Quand
mon entrée 115 recommandait d'être à l'écoute des personnes rencontrées
dans la rue, cela s'entendait dans le cadre de notre
mission.
Cela
ne s'entendait pas pour une mission de questionnement sans préalable,
sauf trois questions très générales, qu'il ne me
viendrait pas à l'idée d'envisager, car la pensée et l'espérance des
gens de la rue ne sont pas en elles-mêmes ce que je recherche. Je n'ai
pas le temps de ce genre de sondage sans fin.
Le
genre de questionnement que vous avez organisé provoque forcément des
réponses ad infinitum,
puisque rien au point de départ ne fixe les limites des propos et il
est ainsi forcément bien accueilli. Laissez les gens parler de ce
qu'ils veulent comme ils veulent non sous forme de réplique à votre
appel apostolique, mais à partir de questions générales sans
direction ni cadres précis, ils seront pour la plupart ravis, mais où
sera votre mission ?
Les pensées et réponses de
l'homme de la rue ne m'intéressent et je n'y suis attentif qu'en
réponse au kérygme que j'énonce le premier comme apôtre de La Révélation d'Arès. C'est
dans ce cadre précis qu'il fallait comprendre mon entrée 115 et une
fois de plus je vous demande pardon d'avoir été incomplet. Je croyais à
tort que ça coulait de source.
Je vais être plus précis:
J'énonce
d'abord mon kérygme missionnaire, le même qu'utilise tous nos
missionnaires, j'imagine,en gros ceci: "Jésus et Dieu ont parlé à Arès
en 1974 et 1977. Ce Message est cependant d'une urgence plus brûlante
encore aujourd'hui qu'il y a 37 ans. Le mal dans le monde étend ses
dévastations dans les cœurs comme dans les sociétés humaines, l'homme
ne s'en sortira que par la pénitence
qui est l'installation dans la vie individuelle et, de vie individuelle
en vie individuelle, dans la société du vrai christianisme d'amour, de
pardon, de paix, d'intelligence et de liberté, qui n'a jamais existé
encore."
À ce kérygme bref, mais précis (durée 30
secondes en moyenne), par lequel l'interloqué saisit tout de suite
qu'il s'agit d'un message d'origine surnaturelle qui appelle à la pénitence
et à un
christianisme pur qui n'a jamais existé, bref, un message pour lui
"religieux", les réactions sont évidemment diverses. Le plus souvent
l'oreille fermée, indifférente, voire même agacée, ou une brève réponse
ironique ou hostile qui n'appelle pas l'attention, mais assez souvent
quand même une réponse plus longue. C'est cette réponse de la foi et de
l'espérance ou de l'objection que l'autre fait à mes propres foi et
espérance que j'écoute
avec la plus grande attention.
Suis-je maintenant plus
clair ?
|
16mar11 116C24
Le
printemps s'est réveillé avec un parfum de Jasmin et de thé à la
menthe. Les peuples victimes de la domination néo-coloniale ont dressé
une table pour que l'humanité change de direction.
Il
est temps que Je libère les nations ; dans la nuit Je leur ai fait
entendre le délire des puissants, des princes et des riches. Elles ont
compris, elles se sont levées, elles ont rompu les chaînes, de leurs
fers elles ont forgé des armes, de leur feu elles ont fait des épées,
elles ont capté le feu qui lance des trais (Rév d'Arès 28/20).
La
parole de Dieu résonne et fait palpiter les cœurs des jeunes
générations pour qu'elles abandonnent les chaînes des rois noirs et des
rois blancs.
Ma seule certitude, c'est que maintenant les
hommes et les femmes, quelle que soit leur identité, sentent et pensent
que le monde doit
changer (Rév d'Arès 28/7). Mais pour que ce changement se fasse
dans la
bonne direction, il faut d'avantages de consciences éveillées pour les
aider à sortir de leur solitude.
La fraternité
n'est pas un rêve pour imbéciles mais une réalité incontournable, car
les conséquences de l'idéal matérialiste amènent aujourd'hui à désirer
autre chose. Ils sont innombrables ceux qui souhaitent un réel
lâcher-prise par rapport à cet univers où l'avidité et la cupidité sont
devenues source de déshumanisation et même de catastrophes écologiques.
Les yeux des innocents voient et leurs cœurs entendent les
dégâts provoqués par la folie de la toute puissance. Ils ont simplement
besoin d'être écoutés et de trouver une voix par les passeurs d'amour
et de sagesse.
Les Pélerins d'Arès sont à mes yeux des
résistants et des militants à la Joan Baez. Il ne chantent peut-être
pas dans la rue le message du Seigneur des mondes mais en tout cas ils
tentent de toutes les manières possibles de rappeler que l'héroïsme est
appelé à chaque instant de notre vie.
En effet, chaque
être humain qui se dévoue à la non violence, qui pardonne, qui partage,
qui ne juge pas est un résistant, un insurgé qui lutte pour dissiper le
brouillard du désespoir. Il est un héros !
La fraternité
et la solidarité sont les seuls moyens d'endiguer les discours des
politiciens qui profitent du vide intérieur d'une grande majorité de la
population pour semer la haine et la division et exploiter la peur de
l'avenir.
La politique, quelles que soient ses couleurs,
n'est le plus souvent rien d'autre qu'un verbiage coupé de l'humanité.
Les plus
rusés qui savent se mettre en avant et manipuler le verbe
n'en
seront pas moins sortis de
leur lit tôt ou tard.
Que l'on ne
fasse pas croire que Marine Le Pen ou des gauchistes sauveront la
société civile des conséquences de la crise monétaire et économique
mondiale. Ils sont par manque d'exemplarité incapables de relever le
défi de faire naître un monde d'harmonie et d'équité sociale.
Ni
l'extême-droite, ni la gauche ne sauront remplacer l'échange et la
solidarité fraternelle vivante teintée de diversité que nous savons
avoir à créer entre nous et autour de nous.
La politique
et la religion n'ont pas de prise sur des êtres libres, les poulains
libres de tout harnais, qui n'ont pas besoin de chef (Rév d'Arès 16/1)
pour aller vers des
horizons différents.
Grâce à La Révélation
d'Arès et au travail du prophète Mikal, je
n'ai plus peur, sauf sans
doute de perdre mon âme.
Je suis aussi convaincue, même si ce moment je
devrais l'attendre encore longtemps, que LES NATIONS REVIENDRONT VERS
LE PERE DE TOUT LES HOMMES.
Hakima
|
16mar11 116C25
Je
suis heureux de vous lire comme on peut-être heureux de se nourrir
spirituellement...
Profiter de cette nourriture sans être
comme l'oiseau
qui peut avaler la graine et, malade ou glouton, la
rejeter sans profit (13/3).
Toutes ces choses que vous nous
transmettez et que nous nous efforçons de métaboliser en nous... Du
reste, avons-nous seulement commencé à assimiler et à vivre réellement
tout ce que vous nous avez enseigné depuis longtemps, toutes ces années
passées ?
Prier et lire La Parole sans accomplir,
à quoi bon ?
Je
me dis pénitent,
mais le suis-je réellement ? Question que je me
dois de me poser chaque matin, au saut du lit devant mes "céréales
bio", puis le soir, le nez au-dessus de ma "soupe bio" (sourire...
bio).
D'ailleurs, que cette nourriture qui entre dans ma
bouche soit certifiée "bio" ou soit estampillée "non bio", peu
importe... Ce qui m'importe c'est ce qui sort de ma bouche, ce qui
transparait de mon être, à travers mon bien actif.
Un mal
est un mal et chaque souffrance alimente un peu plus, chaque jour, ce
monde déjà suffisamment rempli de malheur.
Non seulement
le mal que nous générons nous empoisonne, mais le pire est que nous
agissons souvent en pleine conscience de nos actes... "à l'insu de mon
plein gré" aurait dit un illustre cycliste, coureur du Tour de France
en 1998.
"Fumer tue", "Fumer nuit gravement à votre santé
et à celle de votre entourage"... (Petites phrases écrites en grosses
lettres sur les paquets de cigarettes). Si je remplace les mots "Fumer"
et "Santé" par les mots "Pécher" et "Âme", cela donne: "Pécher tue",
"Pécher nuit
gravement à votre âme
et à celle de votre entourage."
Je
parie, malgré tout et, sans vouloir "Jouer les Cassandre", que l'on
continuerait de pécher allègrement, à l'instar des fumeurs qui
continuent eux, de fumer allègrement. Pour autant, les "non fumeurs"
comme les mangeurs "bio" ne sont pas meilleurs que les "fumeurs" et les
mangeurs "non bio"...
Seule la pénitence
au sens Arésien est
l'antidote à tous nos petits poisons que sont nos péchés. Traitement au
long cours pour arriver à bout de ce cancer de l'âme qui tue
sournoisement l'humanité entière.
Pourquoi le Vrai
est-il
si ardu ? Si difficile à comprendre, à résoudre ?
Je
pense à toutes ces peurs, ces faux semblants, ces faiblesses, ces
préjugés, ces mensonges, etc. Toutes ces choses qui nous maintiennent
dans la paresse, la facilité, le fatalisme, le conformisme (si
confortable) et que nous avons hérité de génération en génération,
toutes ces habitudes ancrées au cœur même de notre pierre humaine.
Comment
peut-on arriver à avancer, à évoluer, à changer sa propre vie et le
monde qui nous entoure si l'on se fige, se cristallise, se fossilise
etc. sur des acquis ? Si l'on reste replié sur soi, replié sur
de
supposées questions d'identité, de culture, de niveau social, de
génération, de profession, que sais-je encore ? D'idées
scientifiques ? Dieu est en perpétuel mouvement, d'invention
et de
création nouvelles, universelles, protéiformes.
Le Père aimant
ne nous a t-Il pas faits, nous ses créatures, à son image et
ressemblance ? (Genèse 1/26-27).
Quelle plus grande preuve d'Amour
pourrait-il y avoir ?
Plus je vous lis, Frère Michel,
plus je me sens intimement responsable, lié et proche de l'humanité,
dans ses bonheurs comme dans ses malheurs. Cette Humanité que j'aime
parce qu'elle m'aide à me (re)construire, me recréer, à me changer, plus que
je ne
l'aide à changer,
du reste. "Être du monde et dans le monde"... Cette
Humanité que je vois évoluer, changer, en dépit de ceux et de celles
qui ne veulent pas de ce changement,
de cette évolution humaine, alors que, bien au contraire, cela ne peut
que nous enrichir. Comment
pourrais-je penser le contraire ? Moi, avec avec ma bonne tête
d'asiatique cultivée au fin fond du Terroir Limousin... mon pays
d'adoption depuis l'âge de mes 5 ans et demi. "Douce France, cher
pays de mon enfance..." (Charles Trenet). Dieu connait forcément cette
chanson.
La France, pays des Lumières (au 18ème
siècle), pays des Droits de l'Homme, de la Liberté, de l'Égalité, de la
Fraternité... Mais où "ardu est le Vrai", ardu à faire entendre que
Jésus puis Dieu se sont manifestés en France... à Arès, ardus sont les
préjugés, ardus sont les clichés, clichés très bien vus par l'humoriste
Gad Elmaleh et qui me fait rire d'émotion dans son "One man show"
intitulé: "L'Autre, C'est Moi".
David Patati et patata.
|
16mar11 116C26
Pour
nous, moissonner et chercher des nouveaux pénitents, c’est
bien
davantage, c’est commencer à construire un autre monde
dites-vous !
Nous
sommes conscients d’avoir une grande responsabilité.
Déjà
nous le voyons auprès de nos proches quand ils font aussi des
efforts de bien : dans l’amour, la justice, le pardon, pour
vivre la Vie
spirituelle libre.
C’est
aussi ce que nous faisons passer dans la
moisson : Notre pénitence, la
seule et unique voie qui
fera changer le monde,
alors l’homme ne sera plus un esclave du système
mais un être individuel autonome et conscient, qui aime son
Créateur et
son prochain comme lui-même (Lévitique).
La moisson que nous
faisons,
c’est faire honneur à la Vérité, (votre réponse à Yanne) mais c’est
aussi, être absolument en accord avec la Parole redonnée à Arès et son
prophète Mikal.
En fait nous devons toujours partir de La Révélation
d’Arès qui est l’événement de base et notre profession de
foi
fondamentale, ce que vous appellez votre kerygme (du grec ancien) qui
devient aussi le nôtre (votre réponse à Annie. C’est aussi pour cela
que le Créateur nous demande de faire sur nous un auto-baptême de la
conscience (Rév d’Arès
veillée 20 ), un rite
très simple de
notre engagement à accomplir
la Parole.
Ce que j’ai fait
avec une sœur — Ne
rebrousse pas chemin, Mes pas ne
t’accompagneront pas en arrière et tu seras sans Protection (Rév d’Arès
39/ 6-7 ).
Et cela n’a rien à voir avec les sacrements
de la religion qui eux sont superstitions.
Faire des allers et retours
entre bien et mal ne fait pas beaucoup avancer le changement du monde
(Rév. d’Arès 28/7 ), c’est la constance dans le Bien qui le fera
changer.
Nous avons le pouvoir de créer le miracle pour
réparer le mal, ardue est la Vérité, certes mais grandiose !
Simone
L.
|
16mar11 116C27
Voici
ce que votre entrée "ardue est le
Vrai" m’inspirait ce
matin avant la mission et que j’ai pu échanger avec des personnes sur
le marché :
"Quelle différence entre le prophète
et nous ? Qu’il a vécu l’événement surnaturel ? Ce
n’est pas pour ça que les gens le croient et surtout font ce qu’il
dit ! Ce qui peut décider les gens à le suivre, c’est l’homme
lui-même,
ce qu’il a fait de lui après cet événement, ce que nous pouvons et
devons faire de nous à notre manière aussi bien."
"Je
sens que sur les plans qui sont ceux de notre quotidien, plans de la
raison, de la science, de l’intellect, des lois et obligations, etc.
nous sommes loin du Plan du Créateur, de la vie qui nous traverse et
qui nous échappe. La vie qui nous échappe nous revient par bouffées
subtiles ou éclatantes dans nos accidents ou nos bonheurs, aussi bien
quand nous trouvons l’amour ou la liberté que quand nous tombons dans
une catastrophe, faisant alors exploser largement tous les cadres de la
raison, de la science et des règlements qui nous mènent au quotidien."
"Seule,
vraiment, la pénitence
si difficile à concevoir et à
entreprendre pour l’homme contemporain permettra à un maximum d’entre
nous de recouvrer l’instinct perdu, instinct spirituel comme nécessaire
pendant de l’instinct animal qui fait toujours se lever, courir ou
s’envoler
les animaux bien longtemps avant l’arrivée du danger."
"Et
voici ce qu’au retour, en écoutant les nouvelles du tremblement de
terre
et du tsunami au Japon, j’ai pensé : Il n’y a que votre
souffle que vous tenez de Dieu, qui peut éteindre le feu, feu nucléaire
comme feu du péché, si l’homme le veut."
Vous
étiez un des
premiers spécialistes des circuits de refroidissement des réacteurs
nucléaires, je crois que c’était votre job dans les centrales
pionnières de la Vallée du Rhône ? Il me semble que ce n’est
pas aux
Américains que les Japonais devraient avoir recours aujourd’hui pour
les aider à refroidir leurs barres en fusion, mais à vous, à vous, non
pas sur le plan technique, mais parce que vous êtes chargé par le
Créateur de nous hausser du plan technique au plan spirituel, créateur,
le seul qui nous permettra de sentir la planète et ses énergies, de les
maîtriser comme nous n’avons pas pu le faire par le seul intellect
jusqu’aujourd’hui.
Les versets de la fin de la première
théophanie [Révélation
d'Arès, Le Livre] semblent totalement correspondre à la
situation que nous vivons en ce
moment au Japon, mais ils annoncent aussi que nous risquons bien pire :
[xii/6]
La mer lance la tempête, les pins (se ren)versent, (mais) l'abeille
vole, le miel
(est à
l'abri) sous l'écorce,
(tandis que) la
nèpe entre dans la terre, le flot (la) noie.
[xii/7]
Appelle
le frère ! L'homme sourd, crie dans son oreille ! (Dis leur :) « Le feu
lourd,
sa braise fond le roc. »
[xii/8] Le
feu lourd tombe
(dans)
le bec de fer sous la mer. Le feu vanne la mer
(comme) la
paille ; il essuie la mer (comme) la sueur.
[xii/9]
(Seul)
Mon Souffle éteint le feu.
[xii/10] Tu
as Mon Souffle.
(Quand) ton genou plie (de fatigue), Ma Main (te re)lève.
Vous
représentez la tête de cette petite minorité d’humanité (petit reste)
qui va, comme vous l’écrivez dans votre entrée, "occuper une place de
plus en plus importante dans l’ascension des aspirations spirituelles
et morale vers les Hauteurs
Saintes (Rév d’Arès 33/27, 36/19)."
Il
est temps pour nous de partir à l’ascension
des Hauteurs spirituelles,
si nous ne voulons pas nous laisser piéger par le tsunami du péché,
qui ne prévient pas et que nous ne sommes pas assez malins ou riches
pour voir venir.
Bernard [un des Bernard de Bretagne]
|
Réponse
:
Non, comme ingénieur, spécialiste de thermique et
thermodynamique, je n'ai pas travaillé sur les centrales nucléaires de
la Vallée du Rhône, qui ne sont pas "pionnières". J'ai travaillé sur
celles des bords de Loire, les premières en France, le plus ancien site
nucléaire d'EDF. N'oubliez pas que je vais avoir 82 ans ! Pour Chinon
j'ai procédé aux calculs et étude technologique des circuits de
refroidissement, en effet. Cela ne date pas d'hier. Passons !
Ce
qui est arrivé au Japon ne tient pas au mauvais concept théorique des
circuits de refroisissement, mais tient sûrement à son concept pratique
à l'évidence insuffisant, notamment en prévision de panne subite des
pompes et du démantèlement des dispositifs hydrauliques en amont des
pompes, car il faut des pompes à eau puissantes en pression et débit
pour assurer le circuit : alimentation ---> vaporisation
---> condensation comme dans une chaudière de centrale à charbon
ou à fuel. Les barreaux de métal fissile ne sont rien d'autre que le
carburant d'une chaudière à vapeur (qui fait tourner des turbines
génératrices d'électricité) avec cet inconvénient qu'il ne suffit pas
d'arrêter d'enfourner du charbon dans le foyer ou d'injecter du fuel
dans les brûleurs pour arrêter la chaudière. Avec le "feu" nucléaire,
il faut continuer de refroidir le métal fissile et son habitacle
d'acier et béton en faisant circuler l'eau sans arrêt autour jusqu'à ce
que la température cesse d'être dangereuse, sinon la fission nucléaire
se poursuit et, sans circulation d'eau ou refroississement, peut
attendre des températures très dangereuses, entrer en fusion, etc. Ce
n'est pas tout à fait aussi simple, je schématiqe, j'abrège.
Les
circuits d'eau ou, si vous préférez, les pompes, ont résisté au
tremblement de terre, mais j'imagine aisément ce qui est arrivé: quand
un tsunami (une vague) de 10 mètres est arrivé, tout à fait imprévu et
d'une puissance dynamique énorme (seule avait été prévue une vague de 5
mètres d'après les informations), les armoires et boîtes électriques
ont été noyées et noyés les circuits électriques, électroniques et
moteurs de dégagement des barreaux fissiles, de même les groupes diesel
de secours (s'il y en avait), endommagées les vannes (probablement
électriques aussi) et tubulures d'alimentation d'eau, etc. L'eau dans
les circuits a cessé de circuler et s'évaporant sans contrôle (les
soupapes endommagées peut-être aussi) à atteint des pressions
explosives, le dégagement d'hydrogène n'a rien arrangé, etc. Bref,
c'est comme une chaudière vidée de son eau dont on ne pourrait pas
éteindre le brûleur, la chaleur excessive détruit les parois
protectrices et le métal fissile commence à irradier en dehors.
Même
chose pour l'humanité: On a prévu, tant bien que mal, sa résistance aux
maux physiques immédiats: guerre, violences, maladies, douleurs,
chômage, etc.= le tremblement de terre) mais on n'a pas prévu sa
résistance au malmédiat, le péché
= tsunami, dont on a même bien rigolé: Le péché? Qu'est-ce
que c'est que cette bêtise?!"
D'où les avertissements du
Père, qui en effet utilise les images d'une catastrophe du type de ce
que nous voyons au Japon.
|
16mar11 116C28
(Toi, tu
seras) fort dans le
vrai (Rév d'Arès xxxviii-21), dit le Père.
Oui,
mais quand on est seul, on n'est pas si fort que cela. On est
simplement "fort" pour soi-même, mais pas "fort" pour impulser
l'entourage dans la direction du bien.
On est simplement marginalisé dans son propre milieu ou plutôt, notre
pensée est simplement marginalisée.
C'est ce que je constate
quand, à des périodes de vacances où la maison se remplit, je suis
seule face à mon espérance de changement
du monde par la pénitence.
Je ne suis alors pas si forte que cela dans le Vrai.
Ces
jours-ci, jours au cours desquels je me suis sentie faible, m'est
revenu à la mémoire, peut-être pour m’éviter de culpabiliser, un
passage de l'article "Soupe" (p.378 du "Pèlerin d'Arès" 1991-1992) dont
le sens m'est apparu il y a deux ou trois ans seulement, où vous frère
Michel écriviez ceci :
“Un problème de la vraie
charité comme force créatrice, qui est aussi un problème de la foi et
de l'intelligence, est celui du nombre.
Depuis Noé, nul prophète
n'entra
dans la terre promise. Moïse expira à sa frontière à cause d'un peuple
plus préoccupé de pain et de religion que de développer les âmes. Muhammad n'y
entra pas davantage pour des raisons dues au nombre" [.....]
Dans
les paroles célèbres de Cha'oul [Paul de Tarse], qui pourtant ne
manquait pas d'envergure : "Aurais-je le pouvoir de prophétie,
et même la foi qui déplace les montagnes, si je n'ai pas la charité
(sous-entendu: du grand nombre), je ne suis qu'une cymbale qui sonne (1
Corinthiens 13/12) — c.-à-d. je ne suis que bruit, je ne change pas le monde..."
l'apôtre pleure sur l'insuffisance de vraie charité d'un seul homme,
comprend qu'elle ne trouve sa force créatrice que par le nombre, mais
espère qu'un grand peuple — un reste
— I'acquerra.
Puissent les Pèlerins d'Arès
devenir ce peuple-là ! "
Ceci
nous place frère Michel, nous, vos sœurs et frères de foi, face à notre
responsabilité de pénitent/moissonneur
même si “ardu est le
Vrai”.
Madeleine
|
Réponse
:
Être fort
dans le
vrai (Rév d'Arès xxxviii-21) ne veut pas dire "être assez
fort pour se substituer à la liberté et à la volonté de l'autre," car
alors il n'y aurait plus besoin d'apostolat, il n'y aurait plus besoin d'enseigner, de répandre la Parole, il
n'y aurait plus qu'à substituer sa force de foi et à la volonté de
l'autre pour le changer.
Cela, le Père lui-même ne le fait
pas.
La Force
du Père va dans le sens du respect de la
créature dont il
a fait son image
en lui donnant parole, amour, créativité, individualité (identité et
volonté propres) et liberté. Si le Père enlevait ces cinq attributs divins à
l'homme, celui-ci ne serait plus un homme mais un animal qu'il n'y
aurait plus qu'à dompter et domestiquer, ou une plante qu'il n'y aurait
plus qu'à greffer, tailler, transplanter, ou un minéral qu'il n'y
aurait plus qu'à sculpter.
Votre force
est la force
de témoignage
et d'exemple, témoignage que vous faites évidemment fait et exemple que
vous montrez évidemment dans la paix et l'amour. Cette force de
témoignage et d'exemple, je pense que vous l'avez au sein de votre
famille, qui sait que vous êtes un Pèlerin d'Arès, quelles sont votre
foi et votre espérance.
La volonté de changer
sa vie (Rév d'Arès 30/11)
appartient à chaque membre de votre famille, vous en pouvez pas vous
substituer à cette volonté.
Ou alors je n'ai pas très bien
compris ce que veut dire votre commentaire et, dans ce cas,
pardonnez-moi.
|
16mar11 116C29
Votre entrée 116 pour celui qui l'étudie soigneusement est aussi un vrai manifeste
politique.
Pas
la politique au sens où vous entrez dans la course au pouvoir = les
élections, mais politique au sens — que vous n'avez d'ailleurs jamais
renié — où vous avez un projet de société.
Normal, puisque vous vous préoccupez de l'homme et puisque homme =
société.
L'assemblée
des Pèlerins d'Arès qui comme tous les idéalistes de la foi sont des
réactifs d'une plus grande sensibilité pour les sentiments de foi et
d'espérance (comme vous dites) de l'intérieur, ceux du guide Mikal, que
pour les réalités extérieures, les politiques des partis, ne voient pas
que le guide Mikal
parle aussi de réalités politiques.
On a vu la même chose pour la pénitence.
Vous avez toujours parlé de pénitence,
d'aussi loin que je m'en souvienne, mais c'est tout récemment que les
missionnaires se mettent à parler de pénitence
au public, comme si c'était une idée missionnaire nouvelle. Avant, ils
n'avaient même pas remarqué que vous en parliez depuis trente ans. Ils
ont maintenant l'impression que pour vous aussi c'est une idée
nouvelle. Ils oublient que vous avez même écrit au cours des années 90
un très bel article "Pénitence" dans "Le Pèlerin d'Arès", qui est une
mine d'idées, mais les missionnaires ne s'en sont même pas aperçu; ils
ne les ont pas encore exploitées. Ils partent du petit slogan
"Pénitence = Salut", que vous avez évoqué récemment dans ce blog, comme
si c'était une trouvaille.
Mieux vaut tard que jamais, c'est sûr.
Pour en revenir à la politique, quand je lis dans cette entrée 116: "La
Révélation d’Arès enterre une fois pour toutes les
considérations catégorielles de la vieille Bible, qui ont
regrettablement fait
les rivalités religieuses : judaïsme, christianisme, islam,
etc., les rivalités
économiques, les grandes propriétés ; La
Révélation d’Arès altermondialise tout bien mieux que ne le
font les
idéologues de l’altermondialisme, parce qu’elle n’est ni de gauche ni
de
droite, ni religieuse ni rationaliste, ni politique ni libertaire, mais
elle donne
à l’altermondialisme une base spirituelle universelle dans laquelle
tout homme de
bonne volonté peut se reconnaître," je me dis: "Mais c'est un programme
politique !"
Qu'est-ce
qui s'est passé en Tunisie, en Égypte et en Lybie? Des problèmes entre
"les rivalités économiques et les grandes propriétés" et le peuple qui
prend conscience qu'il est une force économique et le propriétaire
virtuel de la nation, capable de "rivaliser" avec la force économique
et la grande propriété au pouvoir. Alors, vous avez raison de laisser
entendre par là que c'est un problème sans solution, puisque ce n'est
qu'une lutte de rivalités, donc lutte sans fin, vengeance sans fin dit La Révélation d'Arès (27/9),
entre le peuple et ce qu'il a contre le pouvoir et ce qu'il a. Ces
luttes intestines ne sont pas des luttes de libération, mais des luttes
sans fin.
La
Révélation d'Arès dit que le problème est ailleurs et que
la solution est ailleurs.
Nous offrons une solution radicalement différente.
C'est ça qui rend encore plus "ardu le Vrai."
Edmond
|
Réponse
:
Merci d'avoir su, donc d'avoir voulu, lire entre les lignes de mon
entrée 116 (et d'autres entrées précédentes).
Vous êtes de ceux, pas très nombreux encore, qui ont compris le langage
de La Révélation d'Arès
et le langage consécutif du prophète,
qui tiennent compte de la prudence
qu'il faut avoir envers les forces immédiates, éphémères, mais sur
l'instant tueuses de toutes oppositions, et des faiblesses immenses
des humains qui vivent dans la peur des rois blancs et noirs,
de la loi des rats,
des satrapes,
et qui se cachent derrière les habitudes de soumission et de pensée par
crainte de s'aventurer sur le terrain découvert de cette "solution
radicalement différente" qu'évoque votre commentaire.
Dans l'état
actuel des choses, les révoltes, qu'elles soient bruyantes ou
silencieuses, ne changeront pas grand chose sur le fond. En Tunisie, en
Égypte, en Libye ou ailleurs dans le monde, elles feront, comme font
toutes les révoltes, des exploités et martyrs d'hier les bourreaux et
exploitants de demain et des bourreaux et exploitants d'hier les
martyrs et exploités de demain, parce que les révoltés ne se rendent
pas compte qu'ils se délivrent d'un destin de soumission et d'un
collier aujourd'hui pour se nouer d'autres destin de soumission et
collier autour du cou demain. Pour la raison très simple qu'ils partent
de colère et débilité ainsi que de dogmes religieux et principes
politiques inchangés.
Ce n'est pas par un coup d'audace violente
qu'on s'affranchit du joug religieux et/ou politique, mais par une
préparation intérieure, très lente (plus
de quatre générations) à laquelle La Révélation d'Arès
donne un drôle de nom: pénitence.
On
ne passe pas en une génération, ni même deux ou trois générations, d'un
exclusivisme plus ou moins radical dans chaque nation: religion,
politique, nationalisme, civisme, culture, morale, etc., à
l'universalisme libre
quasiment absolu que prescrit La
Révélation d'Arés.
Si le christianisme naissant, hélas vite
contrôlé, enchaîné (dès le début du IVe siècle: Édit de Milan, fin du
christianisme libre,
début de l'église régnante), a si efficacement permis la naissance
d'une énorme population d'âmes
et a pratiquement conquis l'empire romain, ouvrant la voie lente du
retour vers l'Éden, vers la Vie,
c'est parce qu'il a pu s'épancher pratiquement dans une liberté
valeureuse et courageuse pendant quelque 200 ou 250 ans.
Réalise-t-on
bien aujourd'hui que ce christianisme, parti de rien, de quelques
disciples, a fait chanceler le paganisme ultra-puissant et répandu
partout dans le monde d'alors ?
Réalise-t-on que nous pouvons de même faire chanceler le matérialisme
(paganisme moderne) triomphant ?
Non seulement il faut commencer, de façon quasi inaperçue en partant
d'un petit reste, mais
il faudra que nos descendants sachent éviter la prise de contrôle par
les forces du mal comme cela se fit en IVe siècle.
Oui, c'est à nous de préparer tout cela.
Dans ce sens nous sommes à nouveau dans l'Histoire les premiers
chrétiens.
Merci
d'avoir compris que, pour ardu que cela soit, nous n'avons pas besoin
de faire de la politique politicienne, comme on dit, pour devenir une
force politique au bon sens du mot: la force irrésistible d'une société
qui prend naissance dans le petit
reste.
|
18mar11 116C30
Le
séisme au Japon, la Libye, l'Égypte, la famine dans le monde, les
guerres, le conditionnement, l'exploitation de l'homme par l'homme, les
accidents, la maladie, la vieillesse, la mort, sont les fruits de nos
actes: le péché = le mal = le bruit
(Rév d'Arès ii, vii, xi, xiii, xiv, xix, xxiv, xxix, xxxii, xxxiv,
xxxvii, xxxix, xLvii).
Dieu donne à l'humanité un
prophète (Rév d'Arès 35/9, 36/17, xxxvii/2) = l'aîné des frères (Rév
d’Arès 16/1) pour nous guider dans la voie du salut personnel,
universel, l'ascension
des Hauteurs Saintes (Rév d’Arès 7/2). Nos actes ont des
effets immédiats, j'en suis conscient d'une façon que je ne vis pas
intrinsèquement
[pénitent] à 100%, car je ne suis pas encore plus rien pour moi-même (Rév
d’Arès 40/6).
Au point où en est mon
intelligence spirituelle, mon faible lumignon (Rév d'Arès
32/5), je mesure à quel point je suis médiocre,
individualiste, orgueilleux, un pécheur
parmi les pécheurs,
loin d'être un pénitent
accompli, j'œuvre tous les jours à la pénitence sachant
que nous pouvons résister à 90% |?] au mal.
La campagne "bille en tête"
(pénitence = salut) met tout de suite la personne face à la Vérité (Rév d'Arès 28/7): Il
faut changer
en Bien en faisant un travail sur soi-même tous les jours.
Chasser le mal de nous en installant le Bien.
Combien de fois ai-je eu des discussions ou les personnes étaient
d'accord, voire même étaient des pénitents
sans le savoir et bien meilleures que ma personne.
Mon
Souffle passera devant toi et les ouvriers de la Moisson pour ployer
les tiges, les offrir à vos faux ; qu’elles se redressent avant d’être
coupées, vous n’en serez pas tenus responsables.(Rév d’Arès 13/7) et La
Moisson que Je t’envoie faire, homme Michel, est un labeur pour les
géants des temps anciens, mais ton bras est faible comme une tarière
qui voudrait percer une montagne ; c’est pourquoi toi et tes
moissonneurs, vous serez assistés tous les jours ; on affûtera vos faux
émoussées, Mon Souffle ploiera devant vous les épis, le Feu du Ciel
brûlera les épines, une légion d’anges tout équipée frappera vos
ennemis (Rév d’Arès 31/6).
Toutes les personnes que nous rencontrons savent que nous sommes les
serviteurs du Père de
l'Univers:
Tu sais Qui te parle. Tout homme, même celui qui n’a jamais reçu Ma
Parole, au milieu des arbres et des bêtes sauvages, au milieu des cités
bâties avec science, même celui qui M’a rejeté avant de Me connaître
sait Qui Je suis quand Je lui parle (Rév d’Arès 1/9), J’ai envoyé Mon
Souffle sur toute la terre ; par Lui toute vie dès la graine, dès
l’œuf, reconnaît sa nourriture et les lois de son espèce. Par Lui tout
homme reconnaît Ma Voix. (Rév d’Arès 4/10).
Le Père par la voix de Jésus nous dit: Te
voilà à la lisière du Champ où Je t’ai conduit ; la Moisson que tu vas
gerber a des épis plus nombreux que le gravier des mers, car ils sont
les générations des générations qui viennent ; les gerbes que tu vas
coucher devant Moi sont hautes comme des citadelles (Rév d’Arès 13/7).
Alors, pourquoi les fruits ne viennent-ils pas plus vite !?
Parce
que "ardu est le Vrai." Accepter de suivre la Parole demande
l'humilité, mère de la lucidité.
Mikal
n'est pas connu médiatiquement ; nous le faisons connaître par la rue,
dans nos vies privées, etc. Les raisons qui font que les fruits ne
viennent pas assez vite sont [nombreuses...].
Nous, Pèlerins d'Arès, avons le devoir de faire connaître au monde la
Parole révélée à Arès, le Frère Michel, ainsi que notre assemblée de
consciences libres,
engagées dans la Voie
Droite, la voie du Bien,
du Salut.
[Nous devons] être des exemples. Le Langage (Rév d’Arès 23/4)
que nous donne Dieu est celui de l'intelligence
du coeur, spirituelle, celui qu'avait la société Adamique avant la chute d'Adam (Rév d’Arès
2/1 à 5).
[...]
Didier Br.
|
Réponse
:
L'enthousiasme
de votre foi m'attendrit. Vous n'avez pas peur des mots qui nous
situent sans ambiguïté et sans détour par la rationalisation dans
l'aire spirituelle — Spirituel pour nous est tout ce qui procède de la
création, de la nature, de la vie et de la force salvatrice de l'âme) —. Nous
avons foi dans la Parole du Père qui nous dit que le péché non
seulement est source du mal, du malheur et de la mort, mais qu'il
menace de s'étendre et s'aggraver et que la sortie de cette situation
passe par la pénitence.
Vous le dites sans hésitation ni ambages (du moins, vous le dites ici)
et c'est bien.
Mais
ne mélangez pas tout comme les bonnes paroissiennes qui attribuent
absolument tout tantôt au Ciel, tantôt à l'enfer, car vous allez tomber
dans les bondieuseries. En tout nous sommes invités à la mesure. Quand Jésus
disait: Attribuez à
César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu (Matthieu 22/21),
il voulait dire en gros: La vie terrestre et naturelle est une chose,
la vie spirituelle en est une autre.
Vous commencez ce commentaire par : "Le séisme au Japon, la
Libye, l'Égypte, la famine dans le monde, les
guerres, le conditionnement, l'exploitation de l'homme par l'homme, les
accidents, la maladie, la vieillesse, la mort, sont les fruits de nos
actes: le péché = le mal = le bruit
(Rév d'Arès ii, vii, xi, xiii, xiv, xix, xxiv, xxix, xxxii, xxxiv,
xxxvii, xxxix, xLvii)."
Or, dans le monde changé (Rév d'Arès 28/7)
qui succédera au Jour où
la Bête (le
mal) agonisera derrière
l'horizon (22/14), notre
terre sera vraisemblablement toujours une croûte fertile au-dessus d'un
magma de feu central et il y aura des tremblements de terre, mais
l'homme aura acquis la sagesse qui le fera vivre en harmonie et non en
lutte avec le nature vivante, dont il sera l'ami, non la victime.
Or, par ailleurs, le bruit n'est pas le
mal, il est une des manifestations du mal parmi d'autres, nombreuses.
Maîtrisez
votre enthousiasme, afin qu'il ne porte pas à la véhémence, mais se
montre au contraire une lumière de sagesse et de maîtrise et vous
verrez que vous retiendrez plus efficacement l'attention.
|
18mar11 116C31
Oui, "ardu est le Vrai"et c'est pourquoi nous avons tant de difficultés
à nous faire comprendre du public.
Ardu est la chemin du Vrai
dans lequel nous devons conduire le monde.
Et même plus ardu que
ça ! Cela pousse jusqu'à l'impossible.
Mais comment comprendre ce qui
ne va pas dans notre témoignage public?
Je me sens dépassé, découragé. Je souhaiterais tellement un miracle!
M. T.
|
Réponse
:
Je sais que vous êtes homme de grande foi et missionnaire et de vous
voir soudain comme désespéré, je suis peiné.
Nous avons déjà parlé de tout cela, mais comme Dieu me dit: Exhorte les moissonneurs (Rév
d'Arès 27/8), je reprends ici ce que je vous ai déjà dit
ou écrit.
Si
le public a "tant de difficultés à nous comprendre", généralement en
première audition
— dans la rue lors d'une rencontre inévitablement brève, tant
bien
que mal adaptée à l'immédiate et apparente personnalité de
l'interlocuteur —, c'est, entre autres difficultés, parce que nous
parlons contre les
bons sentiments et les idées reçues en religion, politique et morale.
Nous parlons ainsi inévitablement, parce que nous sommes un mouvement
prophétique, donc contradictoire !
De là, outre une obligation d'état (nous sommes pénitents, donc
gens d'amour
évangélique), l'obligation de mettre beaucoup de tact dans
notre mission.
Nous
déconcertons les croyants de l'Église, du Judaïsme, de l'Islam, comme
les croyants du Droit, de la Politique, de la Lutte Sociale, etc.,
parce que nous allons
beaucoup plus loin que ne vont leurs convictions, nous montrons la Voie de la
transfiguration pas seulement de la religion, mais autant de toutes les
perspectives sociologiques.
Au premier mouvement de la rue tendant à nous rejeter sur le champ
comme diseurs de
banalités religieuses ou de faussetés répond notre invitation à
d'autres rencontres. C'est là que le tact entre en jeu.
Oui, "ardu est la chemin du Vrai
dans lequel nous devons sans jamais nous décourager conduire le monde."
L'homme
de la rue, maintenant habitué au manichéisme primaire de la presse et
des discours, s'accomode à la rigueur de radicaux primaires qui nient
carrément
tout (j'entends dans ma voiture l'émission France Inter "La-bas si j'y
suis", les gens y disant: "France poubelle!" "pays de merde!" etc.,
sans plus aucunes nuances, comme si tout était si simple: carrément
"super" ou carrément "à chier") ou s'accomode de radicaux naïfs qui
offrent du rêve ou des recettes magiques de rejet du "mauvais sort", de
bonheur, de fortune, etc. Mais il ne s'accomode plus d'une pensée
profonde, difficile, et
d'une foi sans idole comme celle, intelligente,
qu'instille en nous La
Révélation d'Arès.
Pour l'homme de la rue nous passons pour être "nulle part"; il ne voit
pas la révolution ontologique que nous préparons et à laquelle nous lui
demandons de participer non en mettant un bulletin dans une urne ou en
cochant un formulaire, mais en faisant
pénitence...
Pénitence?
Kekcekça?! C'est toujours difficile à expliquer, mais c'est notre
mission.
Cette
difficulté a fait que certains d'entre nous furent tentés de lancer
dans les années 90 la "mission sociale" sans voir qu'ils parlaient de
toute autre chose que ce dont parle La Révélation d'Arès,
nous défigurant ou nous rendant incompéhensibles, faisant de nous des
inconnus.
Je
me souviens d'une conférence que j'entendis un frère donner à Toulouse
sur le sujet de la "Liberté", conférence dans laquelle La Révélation d'Arès
n'était nulle part citée. Je me demandai à quoi pouvaient bien servir
tant
d'efforts sur une terrain qui n'était pas le nôtre, sinon à nous faire
totalement méconnaître.
Être spirituellement libre
du harnais des doctrines et lois, quelles qu'elles soient (Rév d'Arès 10/10)
est évidemment une gageure, mais il fait l'accepter.
Être spirituellement libre
du harnais des doctrines et lois, quelles qu'elles soient (Rév d'Arès 10/10)
est être très au-delà de la lutte sociales pour "les libertés" au sens
moral, philosophique et politique. Nous invitons l'homme à passer bien
au-delà, sans oublier ces libertés-là qui ne forment qu'une étape, une
étape à dépasser dans un mouvement continu qui porte à être libre
absolument, de cesser de passer de l'état de peur à l'état de faire
peur pour passer à l'état d'amour de vraie fraternité, ce qui ne peut
être acquis qu'en étant d'abord
libre intérieurement, par la pénitence. De cela,
qui est notre message, le frère conférencier ne parlait point.
Autrement
dit, s'il y a un message social, c'est dans le sens de la
transcendance: Il faut atteindre un état de société qui ne soit plus
une lutte d'antagonismes comme c'est le cas actuellement (et qui est le
fond
de commerce de la politique comme de la religion), comme si de toute
nécessité il fallait toujours agresser et être agressé —
pouvoir---> révolte---> pouvoir--->
révolte--->
pouvoir---> etc., etc. —, parce que le Père de l'Univers nous
dit
que ce dépassement des rivalités,
vengeances, etc. est possible... par la pénitence et
seulement par là.
Mais la pénitence
n'est pas une force nue. Elle se vêt de divinité autant que d'humanité.
C'est pourquoi elle ne dépend pas du seul sens moral ; elle
dépend
du sens de la transcendance ou, si vous préférez, de l'intuition que
l'homme appartient à un autre ordre que l'ordre animal. En même temps,
les pouvoirs, géniteurs du mal, que la pénitence
combat au fond de l'homme ne sont pas là infiltrés par l'enfer et des
forces sataniques extérieures comme un puits souillé par une fuite des
égouts, mais elles sont propres au descendant d'Adam, par atavisme...
C'est assez dire si rien de ce que nous avons à expliquer n'est
facile-facile à expliquer.
Nous sommes au cœur de la vérité métaphysique de l'homme et devons
ouvrir sur lui les yeux de l'humanité.
Où
est le miracle dans tout ça? Il est dans le fait que le Père nous
appelle tous, aussi minables que nous soyons, à ouvrir les yeux des
hommes sur ce problème de
Fond. La
preuve en est que moi, Michel Potay, un minable, ni métaphysicien, ni
psychologue, qui n'ai rien, ni vertu ni talent qui me donneraient
quelque qualité pour convaincre le monde, j'aie été appelé en 1974 et
1977 et que j'aie réussi à rassembler
déjà du monde autour de moi: vous, des frères, des sœurs. Vous pouvez
faire aussi bien, voire même beaucoup mieux.
|
21mar11 116C32
En
2007 j'ai écrit dans un commentaire, que vous avez publié [74C06]: "On
vit dans un monde de brutes. Pourquoi seriez-vous épargné? Quand je
vois "La Passion du Christ" dont vous avez parlé dans ce blog (j'ai
oublié quand) je me dis que c'est plus un film sur les brutes qu'un
film sur le Christ. On n'a pas évolué. C'est révoltant, on en pleure,
mais c'est comme ça."
Je suis votre blog depuis l'origine et j'y trouve de quoi admirer et de
quoi plaindre.
Cette entrée "Ardu est le
Vrai" est de celles qui me font encore une fois vous
admirer et vous plaindre, parce qu'on y trouve une appel aux disciples
de La Révélation d'Arès
qui ne serait pas nécessaire si votre mission et leur mission étaient
faciles, une raison de vous plaindre, mais aussi un cri
d'espérance : "Peu à peu, nous
finirons
par être ce que nous nous sommes engagés à devenir : de vrais
pénitents."
En ce qui me concerne, je l'avoue, je ne suis pas
capable d'être le pénitent
qu'un Pèlerin d'Arès s'engage à devenir. Je préfère la doctrine de
l'église qui dit que du moment qu'on croit, du moment qu'on récite le
credo, on sera sauvé. Saint Paul disait: "Vous serez sauvés par votre
foi."
Mais au fond de moi, j'avoue que cette rédemption gratuite
ne me paraît quand même pas tout à fait normale. Si la rédemption que
Jésus allait prétendument assurer à l'humanité par sa croix était
vraie, pourquoi se donnait-il lui-même la pêine d'être un exemple de
vertu, d'amour, de pitié, de vérité, de paix? Parce qu'il était Dieu?
Dans ce cas, les disciples et les chrétiens après les disciples
n'auraient pas besoin de chercher la vertu, ils n'auraient qu'à aller à
l'église le dimanche et faire leurs Pâques. Jésus Christ aurait tout
fait pour eux. Il y a quelque chose de bacal dans tout ça.
Il ne fait aucun doute que La
Révélation d'Arès apporte la vérité doublée d'une logique
imparable.
Mais voilà! Moi je n'ai pas le courage de la pénitence. Alors, vous, petit reste, faites pénitence
pour moi.
Je ne suis pas capable d'être des vôtres, mais je crois en vous.
Non seulement "ardu est
le Vrai," mais ardu est d'être, en plus de reconnaître le Vrai, celui (ou
celle) que le Vrai
demande d'être.
Pauvre de moi!
Roland
|
Réponse
:
Vous
êtes la démonstration vivante d'une autre des grandes difficultés de
notre
mission:
Même quand nous convainquons et peut-être même surtout quand
nous convainquons, nous ne sommes pas suivis, parce que nous suivre
paraît impossible.
Vous, Roland, croyez dans La
Révélation d'Arès,
mais vous n'avez pas la force de la suivre, d'être celui qu'elle vous
propose d'être — Car le Père n'impose rien; il propose, il invite, et
je ne peux faire moins moi-même; je ne suis le chef de personne (Rév d'Arès
16/1).
Tous
ces mois passés, j'ai eu de multiples contacts avec le public dans une
ville du Sud où j'aide à la dynamisation de l'apostolat. La plupart de
ces
personnes m'ont cru, oui, mais cette majorité qui m'a honoré de sa
confiance
n'a pas pris la Voie
Droite proposée. Ici rien de nouveau sous le soleil !
Il y a
seulement quelques jours l'une de ces personne m'adressa cet Email: "Je
suis d'accord
avec tout ce qui est dit dans La
Révélation d'Arès et je crois tout à fait à
votre témoignage Mais je ne suis pas intéressée pour
devenir Pèlerin
d'Arès." C'est le message typique que j'ai entendu des milliers de foi
depuis 1974: Foi, confiance, mais pas
d'engagement.
Une autre personne, pas plus tard que ce matin, m'adresse ce message:
"Johnny Halliday nous fait la confidence de son voyage dans l'au-delà
[?], lorsqu'il mourut à la clinique avant d'être ranimé. N'est-ce pas
merveilleux?" Je réponds aussitôt: "Le Père me fit
faire le voyage de la mort sans même que j'eus besoin d'être ranimé. Il
me le fit faire vivant ; c'est encore mieux. Lisez le chapitre VI dans
La Révélation d'Arès (Le Livre) !" Réplique dans
la minute suivante:
"Oui, je crois que vous avez fait ce voyage dans la mort, mais vous
n'êtes pas Johnny Halliday. Lui, il a mené une vie d'abus, de
femmes, d'alcool, de luxe, et il nous dit que son passage dans
l'au-delà a été
merveilleux. Pas besoin de pénitence."
Rien de tout cela n'est nouveau. De la foule à laquelle Jésus avait
parlé voilà deux mille ans, combien le suivirent? Peu.
On aimait écouter Jésus, mais quand il s'agissait de le
suivre, de vivre le Sermon
sur la Montagne
et de se lancer dans l'apostolat, tous les motifs étaient bons pour ne
pas s'engager — Comme La
Révélation d'Arès La Révélation de Jésus ne concevait pas
qu'on crée et sauve son âme
sans devenir bon
et sans porter d'autres hommes à créér et sauver leurs âmes.
Ardu est le Vrai,
parce que le Vrai
n'est pas que croyance. Le
Vrai est activité, dynamique, création, bref, il est
travail sur soi et sur le monde. Sans cela, le monde ne changera pas (Rév d'Arès 28/7).
Heureusement, actuellement dans le Sud, une minorité de ceux qui
m'écoutent, me croient et reviennent vers moi
régulièrement et je peux espérer que ceux-là se joindront au petit reste
du
lieu. C'est toujours une minorité qui assume la corvée partout, en tous
domainbes. Ce n'est pas pour rien que le Père leur promet une éternité pour leur gloire
(Rév d'Arès 37/9). Autrement dit, et sans présumer du salut de notre
Johnny national qui sera peut-être plus justifié que moi qui ne suis
qu'un pécheur,
je doute que ce soit vraiment la mort que Johnny Halliday ait
expérimentée. Peut-être seulement un coma (Soit dit en passant,
j'ignorais que Johnny Halliday faisait des confidences publiques sur
son bref décès présumé).
Ceci dit, vous vous exagérez peut-être trop l'effort de pénitence.
Être bon, ne pas mentir, pardonner, faire la paix, se rendre libre de
préjugés, cela ne vient pas du jour au lendemain, certes, mais ce n'est
pas le temps qu'il faut y passer qui est impiété, c'est le découragement qui est impiété
(Rév d'Arès 13/8), surtout le découragement par avance. Je
souhaite que nous en reparlions, vous et moi..
|
22mar11 116C33
Comme Roland [116C32] dont je viens de lire le commentaire, j'ai suivi
assidûment votre blog.
Mais
contrairement à Roland, que vous semblez connaître en dehors du blog,
puisque vous lui dites : "Je souhaite que nous en reparlions, vous et
moi," je signe de divers pseudonymes.
Je n'arrive pas à me déclarer, à entrer "dans la carrière"..
Comme Roland encore, j'ai envie de vous suivre et je n'y arrive pas.
Je
crois qu'il y a toute une classe d'humains qui ont perdu la valeur, la
force et surtout l'humilité et le courage d'être de grands spirituels,
des héros [Rév d'Arès
xxxv/4-12].
Et
pourtant, comme vous dites à Roland, il ne faut pas "s'exagérer
l'effort de pénitence." Pour moi, l'effort le plus grand, dans la pénitence, c'est
l'effort de moissonner,
autrement dit l'effort de se montrer au grand jour. Vous le répétez
sans arrêt et à Roland une fois de plus vous dites: "le Vrai
n'est pas que croyance. Le
Vrai est activité, dynamique, création, bref, il est
travail sur soi et sur le monde. Sans cela, le monde ne changera pas (Rév d'Arès 28/7)."
C'est
évident. Nous ne pouvons pas continuer à déplorer ce qui ne va pas dans
le monde en laissant le champ libre à des pouvoirs incapables de changer le monde (Rév d'Arès
28/7).
Une
grande expérience vécue (et votre expérience est plus que ça, elle est
l'expérience des expériences: Dieu !) peut inspirer une œuvre capitale
sans lui donner les défauts de l'intellectualisme. Je lis actuellement
"Et Ce Que tu auras écrit 1993-1996" (dans la collection "Le Pèlerin
d'Arès"), que je me suis procuré en photocopie (Je ne sais pas si c'est
vous qui faites circuler ce livre sous forme de photocopie ; je suppose
que l'édition est épuisée).
Dans "Existentialisme" ou "Liberté"
vous montrez une certain érudition au début, mais c'est uniquement pour
donner au lecteur des repères, d'ailleurs rapidement schématisés, pour
qu'il comprenne mieux comment comprendre l'existentialisme et la
liberté "sous la Lumière de La
Révélation d'Arès".
Le
chapitre "Pénitence" est remarquable et pourrait être pris pour une
œuvre intellectuelle, mais lu attentivement on voit bien que vous
rendez là votre propre vécu.
Mais qui lit "Et Ce Que tu auras écrit 1993-1996" ?
Pas beaucoup de monde, j'en ai peur.
Ce
que j'aime dans vos écrits, c'est que, contrairement aux habitudes des
rédacteurs modernes, vous n'empruntez pas aux bons sentiments et aux
émotions qui courent dans la presse, dans les romans, dans les
conversations les arguments de votre enseignement
spirituel.
Vous êtes indiscutablement un homme vrai... vrai (en
italique)... et vous savez mieux que personne que "ardu est le Vrai."
Vous faites partie de cette très rare aristocratie de l'âme. Vos frères
de leur côté font partie de cette rareté d'êtres humains qui sentent en
vous la Vérité
et le Salut,
s'en nourrissent, en font leur hobby n°1, parce qu'ils ont un instinct,
un estomac spirituel sûr, mais ils semblent incapables de vous
promouvoir dans le siècle.
C'est, il faut l'avouer, assez incompréhensible.
C'est l'arduité de votre tâche.
Arduité
aggravée par le fait, qui frappe tout lecteur de ce blog depuis 2006,
que vous ne demandez jamais rien: ni aide, ni argent, ni soutien
particulier. Vous suggérez, vous enseignez dans un total respect de
l'auditoire: Voilà ce que je crois, mais maintenant... faites ce que
vous voulez. Vous donnez à Roland la raison de ce
respect :
"Le Père n'impose rien; il propose, il invite, et
je ne peux faire moins moi-même; je ne suis le chef de personne (Rév d'Arès
16/1)."
Pour
moi, ce qui est "ardu" dans "le Vrai", c'est cette différence de
qualité humaine entre votre personne, unique, incomparablement
prophétique, et votre démarque complète des habitudes quémandeuses et
comminatoires du monde, différence qu'on remarque aussi entre vous et
vos propres frères de foi et de mission.
Cette dichotomie — mot
dans un de vos articles,mot très juste, mais tellement rare qu'il
échappe au commun des mortels — à mon avis est due à la recommandation
pressante de Dieu: Tu
ne seras le chef de personne |Rév d'Arès 16/1]. De ce
fait, votre influence sur ce que vous appelez l'assemblée
n'a pas été suffisante pour former un état d'esprit dans la famille des
Pèlerins d'Arès. J'ai fait trois rencontres avec eux ; j'ai eu
l'impression de rencontrer trois familles de pensée différentes. C'est
sûrement ce problème que vous aviez décelé et compris en projetant "La
Maison des Faucons" dans les années 80, mais vos frères étaient (et
sont probablement encore) incapables de le comprendre.
Conclusion:
Ils n'ont pas pris le voie de l'existentialisme que vous avez
préconisée très tôt dans votre enseignement, semble-t-il.
Tout le problème (y compris mon propre problème) est là, dans l'existentialisme
inappliqué. J'ai compris que l'existence
commence en mettant ses
pas dans les Pas de Dieu [Rév d'Arès 2/12],
en mettant ses pas les pas du Frère Michel, par voie de conséquence.
Qu'est-ce qu'est le petit
reste? Ceux et celles qui mettent leurs pas dans les pas
du Frère Michel.
Est-ce que j'aurai un jour le courage et l'humilité de cette existence-là
?
Cheikh el-Okbi
|
Réponse
:
Vous dites: "Je suppose que
l'édition (de "Et Ce Que tu auras écrit 1993-1996" dans la collection
"Le Pèlerin d'Arès ) est épuisée. Mais non, je ne crois pas. Je crois
que ce livre est toujours disponible chez Adira: http://www.adira.net.
J'ignore qui fait circuler "Et Ce Que tu auras écrit
1993-1996" sous forme de photocopie.
Pouvez-vous me dire, à l'occasion, où ou comment vous vous l'êtes
procurée ?
Vous soulignez les mots existentialisme et existence à la fin de votre
commentaire.
J'ai
remarqué que vous signiez Cheikh el-Okbi. Êtes-vous musulman ?
Si
c'est le cas, je comprends que pour vous la vision existentialiste de
la foi vous soit moins évidente que pour quelqu'un de culture
occidentale, notamment chrétienne, car la pensée dominante dans l'Islam
prépare mal à la reconstruction volontaire du destin, que l'immense
majorité des Musulmans — c'est du moins l'impression qu'ils donnent —
pensent tracé par Allah.
S'il y a inquiétude, voire
angoisse, chez le Musulman, c'est surtout celle de pas accomplir en
tous points les Cinq Piliers de l'Islam ou la pratique religieuse du
bon Musulman. Ce n'est pas là inquiétude ou angoisse
métaphysique à la manière de Kierkegard, Chestov, Jaspers ou Heidegger.
De ce fait, beaucoup des Musulmans attirés par La Révélarion d'Arès
hésitent à se transcender par la pénitence,
qui est la radicale remise en question de l'égo, de la personne
spirituelle, et de culture qui habille cet égo. La pénitence est une
action hautement existentielle (au sens existentialiste).
Autrement
dit, quand le Musulman se juge, c'est uniquement par rapport aux règles
de sa religion, mais non par rapport à lui-même. Il ne se juge pas par
rapport à ce qui en lui est le bien ou le mal vu du Fond, parce qu'il
pense que le Fond
est le domaine réservé d'Allah, alors que le Pèlerins df'Arès sait
qu'il est aussi le domaine réservé de l'homme. Le Musulman ne se juge
pas par rapport ce qui diffère en lui de la divine image et ressemblance,
laquelle est une idée biblique, mais non coranique.
L'existence que recherche le Pèlerin d'Arès — de là vient qu'il soit
absolument libre (Rév
d'Arès 10/10),
le'xistentialisme étant le philosophie de la liberté absolue — est
l'existence qu'a donné le Créateur à Adam avant que celui-ci ne crée le
mal (ou, si vous préférez, un autre ordre de "bien") et que sa
descendance s'y maintienne jusqu'à nos jours.
Constater la
douleur et l'absurdité de la vie ne peut pas être une fin, ne peut pas
être une porte de sortie vers la mort et vers le Paradis pour celui qui
a obervé strictement les Cinq Piliers de l'Islam.
Constater la
douleur et l'absurdité de la vie est au contraire un commencement pour
le Pèlerin d'Arès qui décide d'en sortir, dès ce monde, par la pénitence. Pourquoi
dès ce monde? Parce que l'homme est
chair, esprit et âme (Rév d'Arès 17/7) ou n'est plus un
homme, ce qui montre bien que la mort est une anomalie et que toute
action pour changer le
monde (28/7) ne peut se faire qu'en ce monde, dans l'existence
présente.
|
23mar11 116C34
À la suite du commentaire de Cheikh el-Okbi [116C33] je suis allé
rechercher dans ma bibliothèque "Et Ce Que tu auras écrit 1993-1996"
(collection du "Pèlerin d'Arès"). Je l'ai trouvé non sans mal derrière
les livres de façade. Je n'avais pas rouvert ce livre depuis treize ou
quatorze ans. À l'époque, je l'avoue, j'avais sauté les pages. Je
l'avais trouvé trop intello, peut-être même blablabla.
J'ai passé une partie de la nuit à le lire — je ne dis pas relire,
parce que je ne l'avais jamais vraiment lu — et j'ai notamment lu
attentivement "Pénitence" que Cheikh el-Okbi trouve "remarquable". Je
partage son opinion. Ce n'est pas du tout intellectuel — on confond
facilement sérieux et profond avec intellectuel — et, bien que je ne
sois pas expert en littérature religieuse, je dirais que c'est sans
doute un des grands monuments de la littérature spirituelle.
Ce matin, je ressens le problème de la pénitence autrement
que je ne l'avais senti.
Il y a tout là-dedans.
C'est une "mine" comme dit un autre commentateur [Edmond 116C29].
Il y a tellement tout dans cet écrit de votre main que je me demande
comment des missionnaires ont pu sauter [dernièrement] sur votre idée
de mission "pénitence =
salut" comme si c'était une découverte.
Je crois, hélas, que pour la plupart d'entre nous ce livre contenant le
chapitre "Pénitence" et d'autres chapitres aussi importants était comme
chez moi repoussé dans les arrière-fonds des bibliothèques, oublié.
Avouons que nous nous occupons de pénitence
et de moisson
quand nous avons le temps et sans nous casser la tête, en suivant ce
qui nous passe par la tête superficiellement sur le moment, mais sans
travailler sur les leçons que vous vous êtes donné la peine de nous
donner dans ces livres remarquables de la série "Le Pèlerin d'Arès".
Vous avez mâché la
poussière et fait de la poussière du miel pour nous (Rév d'Arès xii/4-5),
mais c'est comme si vous n'aviez rien fait. Vous êtes le frère aîné (16/1)
d'une bande de frères
incapables et surtout paresseux.
Ardu va être l'étude du
Vrai que vous vous êtes donné la peine de nous présenter
d'une façon tellement bien travaillée dans "Le Pèlerin d'Arès" et dans
vos allocutions que nous avons à peine écoutées.
Cet article "Pénitence" offre à n'importe quel frère moissonneur matière
à faire cent missions différentes et riches sur le thème de la pénitence. Oui,
c'est une mine. "Pénitence" est écrit pour des Pèlerins d'Arès et c'est
aux Pèlerins d'Arès d'adapter à la mentalité de l'homme de la rue ce
recueil d'idées complètes sur la pénitence,
mais je n'ai tellement rien foutu pendant toutes ces années que je sens
mon cerveau (et mon cœur) comme atrophié. Je suis vraiment un
bon-à-rien.
Un frère honteux
|
Réponse
:
À votre aveu je réponds par un autre aveu... d'émotion. Mes yeux se
sont mouillés en lisant ces mots de vous: "Vous avez mâché la poussière et fait de la
poussière du miel pour nous (Rév d'Arès xii/4-5)."
Si peu de mes frères me disent cela à propos
du "Pèlerin d'Arès" ! Je ne rencontre pratiquement personne dans l'assemblée qui me
parle de ces écrits ou qui exprime son regret que je n'en édite plus
depuis de longues années.
"Le Pèlerin d'Arès" semble si peu manquer à
mes frères et sœurs, j'ai à tel point conscience de les avoir ennuyés,
que j'ai cessé d'éditer une fois pour toutes "Le Pèlerin d'Arès"
après "Et Ce Que tu auras écrit 1993-1996".
D'ailleurs, votre commentaire ne confesse-t-il que ces livres n'ont pas
jusqu'à présent servi à grand chose ?
Ce serait pour moi une singulière aventure que de voir tout à coup mes
écrits étudiés dans le but de recadrer la pénitence et la moisson. C'est
quelque chose que je n'attends plus depuis longtemps au point que je me
suis reproché d'avoir pris la voie de la machine à écrire ou du sermon
au Pèlerinage pour inspirer à mes frères des éléments de foi et
d'apostolat. J'essaie maintenant de procéder par bribes, par petites
phrases. Cela rapetisse les idées, c'est diminutif, mais cela semble
les inspirer mieux.
L'inconvénient, c'est que la
parole (prophétique) qui est la Parole (Rév d'Arès i/12) a
été de ce fait souvent défigurée, ou insuffisamment comprise, alors que
j'avais pris tant de soin à définir toutes les nuances dans mes écrits.
La plupart de ceux, sinon même tout ceux, qui me discutent, me
contestent ou me cherchent des noises dans ce blog, n'ont rien lu ou
retenu de ce que j'ai écrit pendant vingt ans de 1978 à 1996. Je prends
quand même toujours la peine de leur répondre, puisque c'est un blog,
c.-à-d. un genre marqué par la spontanéité, comme s'il s'agissait de
sujets nouveaux — Ne te
lasse pas de dire (Rév d'Arès 27/8) ! — alors que je
pourrais simplement leur répondre: Reportez-vous à tel ou tel de mes
articles, livres, annotations, etc., où ils trouveraient des
développement autrement plus clarifiants.
Mes écrits sont boudés, je n'y peux rien et il n'y a pas chez nous
d'obligation d'étude ni d'examen pour vérifier les connaissances, mais
cette bouderie ne fera pas oublier aux hommes du futur que ces écrits
existent et ont leur place au cœur d'une vie, la mienne, entièrement
consacrée à La
Révélation d'Arès, à la Parole que Jésus puis le Père
lui-même m'ont demandé de répandre et enseigner dans le
monde.
C'est une erreur d'optique que de voir mes écrits comme
intellectuels au mauvais sens du qualificatif. Ils ne
sont intellectuels qu'au sens où, l'homme étant aussi
pourvu d'un cerveau et d'un pouvoir de déduction et de mémoire, la foi
n'est pas que du ressenti et du pratiqué. La foi est aussi du pensé.
Le point de vue spirituel, c'est-à-dire ce qui touche à la création et
à la sauvegarde de l'âme,
ce qui touche au salut
donc, est le seul où il faille se placer pour parler de ce que j'ai
écrit dans "Le Pèlerin d'Artès" comme dans mes annotations ou même dans
mes lettres.
Si la foi du Pèlerin d'Arès est vécue simplement dans la pénitence et la moisson d'autres pénitents,
il ne faut pas oublier qu'elle repose sur un Fond complexe,
appelé pour cette raison Fond
des Fonds (Rév d'Arès xxxiv/6). Oui la Pensée du Créateur
est complexe, parce que la Création est complexe. Mes écrits sont donc,
d'une certaine façon complexes, quoiqu'à un niveau infiniment moindre,
car ma pauvre
intelligence est très loin d'égaler l'Intelligence du
Très-Haut. De même, c'est par la voie d'une vision complexe, la seule
qui permette d'échapper à l'étroitesse d'esprit religieuse, que les
Pèlerins d'Arès s'élèveront et formeront une société d'humains
nouvelle. Faute de cela leur mission échouera, éventualité que La Révélation d'Arès
n'écarte pas.
Je n'ai écrit que pour aider mes frères à se faire une âme souple et
vivante au sens le plus profond de l'amour intelligent.
Mais bon! beaucoup rechignent. C'est humain.
Vous montrez qu'on peut ne pas passer sa vie à rechigner.
Merci, qui que vous soyez, "frère honteux".
|
23mar11 116C35
Personnellement, vos écrits dans "Le Pèlerin d'Arès", que j'ai tous
lus, relus et que je lis encore ne m'ont jamais ennuyée. Bien
au contraire ! Ils ont lentement et radicalement formé ma pensée
spirituelle et je regrette profondément que vous n'ayez pas continué de
nous proposer d'autres écrits.
C'est grâce au texte "Pénitence" ["Et Ce Que tu auras écrit
1993-1996", collection du "Pèlerin d'Arès"] que j'ai étudié pendant des
années avec quelques sœurs et frères et que j'ai progressivement
déconstruit notament mon dolorisme culturel pour existentiellement me
refaire.
J'ai eu et j'ai besoin encore de toutes les nuances que patiemment vous
développez.
Votre pensée prophétique que vous avez soigneusement écrite dans "Le
Pèlerin d'Arès" m'ont permis et me permettent sans cesse de me parfaire
avec intelligence.
C'est cette façon-là qui personnememnt m'inspire le plus justement.
Merci de continuer.
Annie de l'Île de France
|
Réponse
:
Je n'ai pas actuellement le temps de publier les nombreux commentaires
que je reçois.
Je n'en publie que quelques uns qui me semblent, ainsi que les réponses
que je leur fais, avoir quelque utilité pour notre assemblée de pénitence et de moisson, pratiques
où plus qu'ailleurs "ardu est le Vrai."
Mais je ne peux pas laisser passer votre message d'aujourd'hui, qui
fait pendant aux contritions ou regrets de certains autres
commentaires.
Vous êtes l'exception qui confirme la situation générale.
Si rares, presque inexistantes, sont les citations des écrits du
"Pèlerin d'Arès", magazine ou livres, et inversement si fréquentes sont
les questions qu'on me pose, qui ont depuis longtemps leurs réponses
dans "Le Pèlerin d'Arès" censé être connu par ceux qui posent ces
questions, je suis en raisonnable situation de me demander si mes
écritsont été utiles... ou lisibles — Un commentaire que je
reçois à
l'instant, que je ne publie pas, dit: "Quel emploi trouver à ces
livres illisibles ?"
Je souhaite vraiment me tromper.
Un grand merci.
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24mar11 116C36
Hardi aussi est le Vrai
!
Je fais partie de ceux que la prière "barbe".
Aussi, si je m’y astreins autant que possible, c’est parce que le Père de l'Univers
me le demande (Rév
d'Arès12/2-5).
Mais pour ce qui est de vos écrits (référence au "frère honteux"
116C34), alors là, mes aïeux ! quel doping pour l’âme !
Dix ou vingt relectures des articles ne sont pas superflues.
Merci au nom du Très-Haut.
Dominique du Roussillon.
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24mar11 116C37
Juste un mot pour vous rassurer !
Vos écrits sont clairs et sucrés comme le miel (Rév d'Arès xii/4-5)
et bienfaisants pour ma santé spirituelle.
Je suis toujours étonné du désintérêt de certains pour vos écrits.
Si la Parole parfois paraît déroutante à sa lecture, vos écrits sont un
formidable éclairage pour nos
faibles lumignons (Rév d'Arès 32/5).
Surtout, n'arrêtez jamais, jamais d'écrire. Parole de Mikal, Ma Parole (Rév
d'Arès i/12).
Pascal de Bretagne.
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24mar11 116C38
Je ne fais pas partie des plus fines âmes de notre assemblée. Je geins
beaucoup et je suis feignante, mais je vous assure que tout comme Annie
[116C35] je lis vos écrits, ils me font voyager dans le spirituel.
Intellectuellement je les comprends. Grâce à eux je vois l'île bleue au loin (Rév
d'Arès
xiv/13 ).
Mais je ne sais pas toujours comment les utiliser pour la moisson ou comment
les expliquer, les retranscrire, ne pas les oublier, les vivre.
Des fois, je me dis que je n'arriverai jamais à avoir votre subtilité
dans la moisson,
tout simplement parce que je n'arriverai jamais à travailler comme vous
travaillez.
Mais bon ! Je ne m'arrête plus à ces pensées stériles, cela fait des
années que je me sens impuissante à vous représenter profondément, mais
je sais que c'est le manque de travail, la dispersion, le manque de
rigueur... Il faut tant de qualités pour être un Pèlerin d'Ares qui
porte des fruits spirituels.
Mais en quinze ans (déjà) je n'ai jamais cessé de vous lire.
Je suis toujours revenue aux écrits du juste prophète, de
la bonne pensée (Rév
d'Arès xxxi/10, xxxvii/09) et cela me rend moins bête.
Merci beaucoup pour vos écrits. Je n'ai jamais fait d'études, j'ai
arrêté le cursus normal en 5ème et malgré cela je n'ai jamais trouvé
vos écrits trop compliqués. Pendant des années j'ai eu soif de votre enseignement.
C'est rendre cet enseignement
actif socialement qui est difficile.
Je regrette aussi beaucoup que le projet "Maison des Faucons" n'existe
pas, car vous nous auriez appris à être de vrais apôtres.
Merci pour vos écrits et je sais que d'autres frères et sœurs les
lisent autour de moi, parce que nous en parlons entre nous.
Stéphanie d'Île de France
|
24mar11 116C39
Je lis et relis "Le Pèlerins d’Arès" presque plus que L’Évangile donné à Arès
(1ère partie de La
Révélation d'Arès).
Le Livre
(2ème partie de La
Révélation d'Arès), c’est encore différent ; là je lis
toutes vos annotations, je ne peux pas m’en passer.
J’ai besoin de vous lire, vous, car il n’y a que dans vos écrits que je
suis éclairée dans un sens contemporain et profond en même temps.
La Parole va si loin que je perds le fil avec ce que je vois ou ce que
je vis. Je dois résister à la tentation de ne pas limiter ma lecture à
« Et ce que tu auras écrit » !
Et moi qui me disais que vous ne pouviez plus écrire faute de temps,
que votre blog était un lien avec tous les frères et sœurs [en
remplacement de la collection "Le Pèlerin d'Arès"].
Je vous ai transmis une tentative de travail sur "La Pommeraie" (Le
Pèlerin d'Arès 1989, p.212).
Je suis triste d’apprendre que vous écoutez tant ceux qui rechignent,
mais en ai-je fait partie sans mesurer l’impact sur vous ?
Vos écris me révèlent des choses que je n’avais pas du tout perçues à
l’époque de leur parution. Chaque phrase (même les longues) disent
quelque chose où ma pensée est obligée de s’arrêter, où mon cœur est
submergé d’émotion, touche à des finesses spirituelles, "la dentelle
qu’il nous faut sentir en nous", ces pleins et déliés de l’immense
diversité des hommes et de leurs intentions. Cela, c’est juste, n’a pas
toujours était ainsi, c’était une
pénitence mal comprise.
Votre message accolé à celui du Créateur, c’est l’arbre poussé sous le porche du
Temple (Rév d'Arès 1/11), le miel sous l’écorce de l’Arbre (Rév d'Arès xii/6),
la Main sur
le manche de la houe
(xxx/7).
C’est vous qui faites toute la différence par rapport à La Révélation d’Arès.
Qu’aurions-nous fait avec la seule Parole ?
Ma vie spirituelle à besoin de votre pensée, de votre regard spirituel,
même quand ça fait mal.
Dans vos écrits je sens ma vie intérieure, je sens mes capacités
spirituelles ici et maintenant, je vois et sens l’Île Bleue (Rév d'Arès xiv/13).
Je vous suis reconnaissante de tous les efforts que vous faites pour
nous tous. Qui n’en ressent pas le déterminisme d’amour ? Je
vous en
remercie fortement et vous serre dans mes bras.
Marie-Hélène (Les Mille Bras)
|
24mar11 116C40
Pour ma part, le vrai
et la pénitence
sont ardus car ils sont intimement liés.
L’un conduisant à l’autre, mais les sentiers pour y
arriver ont été abandonnés depuis trop longtemps et nos faibles lumignons (Rév d'Arès
32/5) en ont perdu la trace.
Le Père ne nous donne pas une recette ou une méthode pour traverser le
maquis, mais par Sa Parole il nous montre la direction à
prendre : amour, paix, pardon, liberté face aux préjugés,
créativité et aussi prière, humilité, constance, joie, mesure.
Je ne peux détenir à moi seul le
Vrai et tout effort de perfection pour atteindre
personnellement le Vrai
serai voué à l’échec. Le Père par Jésus nous le rappelle: Comment un seul homme, mille
hommes même, retrouveraient-ils la Source enfouie … Des générations
repentantes camperont sur ce désert pour en tamiser le sable, le
fouiller comme une mine, pour retrouver la Vie. (Rév d'Arès 24/4-5).
Il nous faut fouiller sous les fatras de la culture et du pouvoir pour
retrouver le sens originel de la pénitence,
dont le sens a été perdu: Revenir et choisir le plan du Père pour ses
créatures. C’est seulement lorsque j’aurai goûter à la joie de bâtir mon vaisseau en vue de
rejoindre la
flotte du roi (Rév d'Arès 18/4, 19/2) que je pourrai faire
joyeusement tinter le mot pénitence.
Les remarques sur ce que les autres auraient dû faire ne font pas
avancer la construction de mon vaisseau. Au contraire ! Ces
remarques
me permettent tout juste de me croire un peu au-dessus de la mêlée, un
peu supérieur aux autres. Si je ne fais pas, d’abord par rapport à
moi-même, de la pénitence
un choix conscient de vie, jour après jour,
alors ma part manque au projet d’ensemble. Le péché, tu M'en rendras
compte, mais de te dérober à Mon Appel aujourd'hui tu t'anéantiras, car
l'âme peut être souffrante, Je la guéris, mais elle peut aussi trouver
sa fin sans retour. (4/4-5).
Je suis également très nourri par la relecture du chapitre "Pénitence"
de "Et Ce Que tu auras écrit 1993-1996" dans lequel je me suis
replongé à l’apparition de cette entrée. Merci à Annie [116C35] de nous
inviter
à lire et relire ces écrits et de nous en nourrir plutôt que de
nous disperser dans mille et une activités.
Il ne nous est pas demandé d’être de grand pénitents ou de
maîtriser la Vérité
(Rév d'Arès 28/7), mais de prendre la direction des Hauteurs: Emprunte les sentiers du milieu
(Rév d'Arès 7/2) !
Alors, le Père nous accompagne.
Il me semble que ce qui est ardu aujourd’hui, c’est simplement
d’accepter et de s’engager dans le chemin que le Père nous montre pas à
pas, mais avec constance. La joie
profonde (Rév d'Arès
30/11) arrive après l’engagement.
Louis-Marie de Belgique
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24mar11 116C41
Vous allez me dire que je viens encore vous faire des compliments, mais
je m'associe entièrement à ce que vous dit Annie
d'Ile de France [116C35] concernant vos écrits dans "Le Pélerin d'Arès"
qui auront été et sont encore pour moi une aide puissante pour la
compréhension de la Parole du Père.
Moi , je les lis et relis: "Pénitence", "Nous Croyons, Nous ne croyons
pas" et surtout "Existensialisme" et j'essaie avec ma mémoire
maintenant un peu défaillante d'en retenir l'essentiel ou plutot de
m'imprégner de l'essentiel.
Je pense que vos écrits resteront une aide précieuse pour tous
ceux qui comme moi essaient plutot péniblement d'accomplir la
Parole
Claude S.
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24mar11 116C42
Lorsque l'Ange Gabriel à ordonné au prophète Mohammed d'aller abattre
les idôles entreposés à la Kaaba (La Mecque) et aussi de révéler et
d'anoncer le Saint Coran aux Mecquois qu'il existe un seul
Dieu, la réaction des Mecquois ne se fit pas
attendre. Les notables Mecquois réfutèrent cette Révelation et
fomentèrent un complot pour supprimer physiquement Mohammed.
Cette Révelation dérangeait Mohammed fut contraint de
fuir à Medine.
Sa mission n'était pas terminée ; il fallait abolir le paganisme dans
la péninsule arabique. La tâche n'était pas facile — ardu est le Vrai —. En
revenant vers la Mecque il rencontra des armées prêtes à stopper sont
avancée, Le prophète Mohammed ne voulait pas la guerre, il fut
contraint de la faire, autrement sa mission ne serait qu'à moitié
réalisée. Il donna des ordres précis à ses généraux que la
guerre menée n'était pas de tuer tout le monde : "Il faut
épargner les enfants, les femmes les vieillards."
Aujourd'hui on fait l'inverse. Pourquoi on ne suit pas les
recommandations du prophète Mohammed ?
L'Islam n'est pas une Révelation de la violence. Où est la pénitence, à
savoir: Ce que tu dois aimer pour toi tu dois l'aimer pour les autres ?
Personne ne met cela en pratique. (Il faut) pardonner. Pourquoi aller
trop loin dans le mal, pour ensuite pardonner dificilement ?
[Il faut] faire la Paix, à savoir là où je vais je propage la Paix. [Il
faut vaincre] les préjugés, même en pensée ne pas juger une autre
personne, car à la résurection on te jugera de la même manière. Et les
pouvoirs ? Ne pas se prendre pour pharaon ou un roi. [Il faut] chercher
l'intelligence
du cœur ; il ne faut pas penser que par l'intellect, il faut penser
aussi par le cœur.
Youcef
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24mar11 116C43
Je ne sais pas si vous jugerez ce commentaire utile et si vous jugerez
bon de le passer, mais je ne peux m’empêcher de sauter sur mon clavier
pour porter témoignage et clamer
(Rév d’Arès xLviii/1) haut et fort que vos écrits sont
lus, relus, médités, tout au moins par un nombre de croyants que je
pense significatif dans l’assemblée.
Annie [116C35] décrit très bien le rapport que vos frères et sœurs, qui
veulent être vos disciples, entretiennent avec vos écrits. Ceux-ci nous
sont indispensables au titre non seulement de l’inspiration qu’ils
donnent à notre mission et à notre vie, mais parce qu’ils sont aussi
une source d’espérance, de force et de pénitence.
Croyez bien qu’ils ne restent pas abandonnés sur les étagères de nos
bibliothèques ou au fond de nos tiroirs ; ils circulent de mains en
mains, ils respirent et nous font respirer, ils rayonnent et nous font
rayonner (quand nous sommes capables d’en appliquer "la substantifique
moelle" comme disait Rabelais).
Vous évoquez les reproches d’intellectualisme qui vous sont faits et
même "d’illisibilité". Diantre ! Comment peut-on trouver
"illisibles", donc "imbuvables" des pages d’ambroisie spirituelle, de miel (Rév d’Arès xii/4),
qui nous entraînent vers
les Hauteurs Saintes (Rév d’Arès 31/11, 40/5) ?
Ma foi, tout le monde n’est pas sensible à
votre style, comme tout le monde n’est pas sensible aux Évangiles ou aux Actes des Apôtres,
mais dire que vos écrits sont "intellectuels", cela me semble, soit une
malhonnêteté, soit une légèreté d’appréciation, de la part de ceux qui
ne s’arrêtent qu’aux formes. Je tiens à vous dire que je connais un
frère, parmi les plus fidèles et actifs qui est tout sauf un
intellectuel et même qui revendique [le privilège] d’avoir presque
échappé à l’école et qui dévore vos ouvrages avec l’appétit comblé que
l’on ressent aux grandes tables… spirituelles.
Vos livres figurent, pour moi, parmi les nourritures "célestes" les
plus existentielles et concrètement applicables.
Ils sont d’une richesse, d’une couleur et d’une vie rares, parce qu’ils
peuvent être, si on le veut vraiment, presqu’immédiatement suivis d’un
regard différent et constructif sur le monde et la foi et
d’une mise en pratique tout à fait applicable dans l’existence
quotidienne et parce qu’au-delà de ce premier bénéfice, ils recèlent
très souvent d’autres ressources qui ne se révèlent que quand on a
commencé à vivre les premières.
Mais c’est vrai qu’il faut avoir
faim (Rév d’Arès 36/5) de Vie, qu’il faut se
faire un "estomac" (entendons un cerveau) et un cœur propres à digérer
cette Vie
et à l’assimiler. Personnellement je suis prêt à en reprendre, et s’il
vous venait la très bonne idée d’en écrire d’autres (au moins un)
surtout ne vous en privez pas et ne vous laissez pas freiner par des
appréciations formelles qui semblent "approximatives."
Des centaines de Pèlerins d’Arès (et un jour des millions de croyants)
ont soif de la Vie
qui sourd de votre prophétisme, désaltérez-les autant que vous pourrez,
tous vous en seront encore plus reconnaissant que nous ne le sommes
déjà.
Désidérius Faber
|
24mar11 116C44
Quand j'ai lu la réponse que vous faites à "frère honteux" [116C34],
j'ai réalisé, un peu découragée, le fossé qui existait vraiment entre
le prophète
et ses frères,
puisque vous ne savez pas, frère Michel, que vos écrits sont lus et
relus par bon nombre d'entre nous.
Je ne connais pas tous les frères qui les lisent et relisent, de même
que
je découvre par "frère honteux" qu'il y en a qui ne les lisent pas,
mais je sais au moins que nous sommes nombreux à les lire et qu'ils
nous aident dans notre
pénitence et à mieux nous ouvrir à la Parole.
Personnellement, je sais que lire et relire [vos écrits] ouvre des
fenêtres nouvelles sur la Parole. C'est ainsi que mes livres — "Le
Pèlerin d’Arès" — se trouvent surlignés de plusieurs
couleurs !
Par contre, quand vous écrivez : “Ce serait pour moi une
singulière aventure que de voir tout à coup mes écrits étudiés dans le
but de recadrer la pénitence
et la moisson,”
je réalise que je me suis peut-être trompée quand, à la proposition
d'un frère de notre assemblée
[locale] qui souhaitait qu'après avoir relu l'article "Pénitence", nous
nous retrouvions pour dire ce que nous en avions compris, ceci dans le
but de se réarmer spirituellement pour préparer une mission sur la pénitence.
J'ai répondu en gros ceci: “Je mets une
réserve sur le fait de se retrouver pour partager nos découvertes et
nos questions sur les lectures que nous faisons parce que je crois que
nous sortons de La Parole. Puisque
la parole [de Mikal] est Ma Parole (Rév d'Arès i/12), ce
qui s'applique à la Parole du Père s'applique aussi à la parole de son
prophète. Il est dit: Tu
enseigneras, homme Michel, que l'homme pieux se tient devant Ma Parole
et ne fait pas un pas de plus en avant pour ne pas choir dans l'abîme. Dans Mes Assemblées on ne
parlera pas une langue d'ivrogne comme font les docteurs, qui ne se
sont pas désaltérés de Ma Parole mais qui s'En sont enivrés; personne
ne délirera sur Mes Livres. (Rev. D'Arès 32/8-9). Pour
moi, se rencontrer pour dire ce que nous avons compris ou non des
écrits du prophète,
ou pour enseigner à nos frères ce que nous avons
compris, c'est un peu comme se rencontrer pour parler de ce que nous
comprenons de la Parole alors que nous savons bien que la compréhension
que nous en avons aujourd'hui évoluera avec notre pénitence, dont le
rythme diffère d'un frère à un autre frère. Nous risquons alors de
faire de la théologie."
C'est peut-être mon côté trop absolu qui est ressorti.
Quoique, en terminant ce commentaire, je me dis que [lire
votre phrase:] “Ce
serait pour moi une singulière aventure que de voir tout à coup mes
écrits étudiés dans le but de recadrer la pénitence et la moisson,” est
différent de se rencontrer pour parler de la compréhension que nous
avons des écrits du prophète.
Dans un cas, il y a travail, dans l'autre, il y a nourriture de l'âme.
Madeleine de Bretagne
|
24mar11 116C45
Non, frère Michel, vos écrits ne sont pas "illisibles" !
Je n'ai pas fait de très longues études, j'aime simplement lire comme
tout un chacun pour m'informer, me libérer de mon manque de
connaissance, mais vos écrits
(Rév d'Arès 33/10) me sont un véritable soutien comme ils
le sont peut-être pour d'autres frères et sœurs qui n'en font pas part
ici sur ce blog .
Je souhaiterais tant que nous nous aimions les uns les autres comme le
Père nous aime; que notre tâche soit ressentie comme étant l'expression
de notre amour sans que vous soyez sans cesse malmené, revu et corrigé
plutôt qu'aidé et compris.
Je lisais hier ce passage tiré de l'article "Pénitence":
"Mère d'un nouvel homme, la pénitence
devient mère d'une assemblée,
puis elle se révèlera mère d'un autre monde par notre action publique
qui, sous cent formules et dans cent domaines pratiques, revient
finalement à persuader beaucoup d'hommes à entrer en pénitence à leur
tour...
"Comme le labour la pénitence
n'est pas une fin en soi.
"La re- création est la fin en soi.
"La pénitence
prépare
le vieux terreau
humain (Rév d'Arès vii/i) pour sa grande re-création. Cette re-création
est la fin en soi: La
Vérité est que le monde doit changer (28/7)."
Danièle du Nord
|
24mar11 116C46
Vous vous posez des questions sur la manière dont ont été reçus vos
ouvrages intitulés "Le Pèlerin d'Arès".
Je vous livre mon expérience.
J'ai dans ma bibliothèque quelques "Le Pèlerins d'Arès", notamment les
brochures [livres] 1989 et 1990, puis plus rien après cette
date.
Pourquoi?
À l'époque, l[a lecture d]es "Le Pèlerins d'Arès" étaient,
plus encore que maintenant, très recommandée par l'assemblée de
Paris. Je me suis donc coltiné à cette lecture. J'ai lu entièrement les
deux volumes mentionnés, que je retrouve annotés de ma main.
Je n'ai pas continué.
Pourquoi ?
Ce qui m'a bloqué, c'est l'article "Liberté et Infantilisme", que je
relis aujourd'hui avec plus de recul.
J'avais été choqué de la façon dont vous traitiez deux jeunes pas très
réfléchis et peut-être intimidés, mais dont le comportement ne me
semblait pas se limiter à "l'humeur" et à
"l'infantilisme" contre lesquels je vous sentais fulminer [?].
Du coup, j'avais envie de défendre ces pauvres gars.
L'un et l'autre assistaient à une de vos réunions.
L'un n'était pas prêt à distribuer des tracts.
L'autre se disait choqué de se trouver au milieu d'une récitation
collective de la prière d'Arès Père de l'Univers [Rév d'Arès
12/4].
Mais enfin, me disais-je, les scandalisés,
ça existeá ! Même si l'on n'est pas capable de l'expliquer, on
peut avoir mal vécu cette expérience religieuse de la prière
obligatoire dont l'animateur se dit investi d'une autorité divine et
vous cloue le bec !
peut frisssonner de malaise devant une pareille situation.
Je ne sais si le pauvre gars choqué par cette récitation avait autant
réfléchi à tout cela que moi même, mais je peux dire que du coup je
n'ai pas été porté à lire les autres numéros de "Le Pèlerins d'Arès".
À ces brochures manquait ce caractère interactif qui aurait
fait toute la valeur de la "Maison des Faucons", et dont ce blog
constitue un ersatz d'un indéniable intérêt.
Votre scandalisé
de service
François (un des François d'Île de France)
|
Réponse
:
Une heureuse surprise m'attendait aujourd'hui.
Sixantes-trois commentaires venus de frères et sœurs actifs dans l'assemblée
viennent
appuyer le commentaire d'Annie
d'Île de France (116C35),
Six commentaires qui, comme le vôtres, contestent ou déprécient de
diverses façon la valeur de mes écrits.
Pour éviter de publier 63 + 6 = 69 nouveaux commentaires qui
alourdiraient cette page, je
n'en publie — dans les mêmes proportions de 1/6, n'est-ce pas équitable
? — que dix (de 116C36 à 116C45) parmi les approbatifs et un parmi les
dépréciatif, le
vôtre, François.
Vous m'avez sans le vouloir invité à relire le chapitre "Liberté et
Infantilisme" de "Et Ce Que Tu Auras Écrit 1989", que je n'avais pas
relu depuis très longtemps, peut-être une vingtaine d'années.
J'ai notamment relu attentivement, page 70, le passage — d'ailleurs
bref (17
lignes) — où je raconte qu'un jour j'invitai "les membres d'une
réunion" à réciter avec moi Père
de l'Univers (Rév d'Arès 12/4),
prière qui "dura quarante
secondes", à la suite de quoi quelqu'un s'écria: "Je proteste. En
priant vous avez atteint à ma liberté." Je répondis à ce quelqu'un:
"Attention ! Vous glissez vers l'absurde !
D'abord, nous
avons pris moins d'une minute de votre confort. Ensuite, se libérer
n'est pas donner libre cours à ses agacements et ses fantaisies. Tant
que vous y êtes, vous pourriez aussi vous libérer des frères qui ont
prié en votre présence et tenir cette réunion tout seul."
Je
ne vois pas en quoi, prononçant ces mots, j'ai "fulminé", je ne vois
pas en quoi j'ai "lancé la foudre" ou "prononcé une condamnation", qui
sont le sens propre et le sens figuré de "fulminer". Si vous me
permettez cette remarques, ce fut plutôt le protestataire qui "fulmina"
et cela réclamait une ferme rectification de ma part.
Si vous avez ressenti ces fulminement et fulmination dans ma réponse,
j'en suis désolé.
Il ne s'agissait pas de cela. J'étais dans mon rôle en rappelant
simplement à la raison.
À
cette personne, qui n'en était encore qu'au stade de l'observation et
qui avait été invitée à sa demande, il était séant de rappeler que
vraiment "absurde" était le fait de critiquer et trouver insupportable
quelque chose qui n'avait rien d'inattendu ou d'insolite dans une
réunion de croyants venus là pour parler de leur foi.
Quand
j'étais enfant, avant 1940, mon père, qui était communiste, m'emmenait
de temps en temps à des meetings locaux du parti en compagnie d'un de
ses amis qui, tout en ayant la carte du parti, critiquait tout.
Notamment, j'entendais cet ami dire à mon père à l'issue des meetings,
quand l'assistance était invitée à chanter "L'Internationale" : "Je ne
supporte pas de chanter L'Internationale." Cela m'intriguait; je me
demandais ce que cet ami de mon père faisait là.
Eh bien! La prière Père
de l'Univers, c'est notre "Internationale" à nous,
Pèlerins d'Arès.
|
24mar11 116C47
Je n'ai pas lu personnellement vos écrits, mais j'ai lu le travail
critique de quelqu'un qui a lu ou qui s'est plutôt forcé à
lire vos livres au CNRS [Centre National de la Recherche Scientifique].
Ce rapport a circulé dans les Ministères, les Administrations et les
Universités, qui veulent se faire une idée exacte de votre ouvrage
"spirituel".
La raison ne peut pas récuser votre soi-disant authenticité sans preuve
par l'analyse que tout cela, commençant par La Révélation d'Arès
elle-même, verse dans la fabrication.
Votre ouvrage "spirituel" est pure invention.
Vous avez peut-être fini par vous convaincre de la valeur de toute
cette littérature, mais tout analyste d'inflexible observation et
déduction ne peut en être convaincu. Il vous condamne comme un
faussaire.
J'admets qu'il existe dans toute cette littérature potayenne une
constance qui peut tromper, laisser croire que vous suivez une
ligne de pensée dont la constance depuis trente-trois ans (1978:
apparition du périodique "Le Pèlerins d'Arès") ne s'explique
que par une inspiration d'ordre anormal, disons "surnaturel", mais la
science n'est pas dupe. Votre constance s'explique par votre
esprit rigoureux. La rigueur de votre esprit n'exclut pas la forgerie.
On ne trouve pas dans les Dépôts Légaux d'écrits de votre main
antérieurs à 1978, antérieurs à l'apparition de "L'Évangile Donné à
Arès", titre inaugural de ce que vous avez appelé depuis La Révélation d'Arès.
Il est donc impossible, conclut le rapport en question, de dire si cet
ouvrage fait suite à un apprentissage préalable de votre pensée,
notamment dans votre période ecclésiastique. L'analyste conclut
néanmoins que votre ouvrage n'est pas celui d'un théologien de
formation.
Votre forgerie comporte ainsi une certaine originalité. Rien de plus.
Le Sphrinx
|
Réponse
:
"L'analyste d'inflexible observation et déduction me condamne comme
faussaire" ?
Par suite, je suis condamné par "les Ministère, les Administrations et
les Universités" comme faussaire ?
Mais pouvez-vous de bonne foi ignorer qu'être condamné ne signifie pas
être coupable ? Non !
En 1964, un poète du nom de Joseph Brodsky fut arrêté à Léningrad
(aujourd'hui st-Pétersbourg) par la police soviétique au motif de
"parasitisme pernicieux."
Un compte rendu de son interrogatoire au tribunal soviétique, devant
lequel il comparut, fut conservé.
En voici un passage:
Le juge: "Quelle est votre profession?"
Brodsky: "Poète. Poète et traducteur."
Le juge: "Qui vous a dit que vous étiez un poète ? Qui donc vous a
assigné cet emploi ?"
Brodky: "Personne. Qui donc m'a assigné l'emploi d'être
humain ?"
Le juge: "Et avez-vous fait des études pour ça ?"
Brodsky: "Des études pour quoi ?"
Le juge: "Pour devenir poète. Avez-vous fréquenté une école où sont
formés les poètes... où on enseigne (la poésie) ?
Brodsky: "Je ne crois pas que la poésie vienne des études."
Le juge: "De quoi donc cela peut-il venir ?"
Brodsky: "Je crois que cela vient de... de Dieu (du Créateur)."
Le juge condamna le poète
Brodsky à cinq années d'internement en exil dans un bagne de l'Arctique
Notons que "L'analyste d'inflexible observation et déduction qui me
condamne comme faussaire" — pourquoi votre commentaire ne livre-t-il
pas le nom de ce brillant esprit? — ne s'est, contrairement au juge
soviétique, même pas donné la peine de me rencontrer et de m'entendre.
Vous allez me dire que le juge soviétique de 1964 rencontra et entendit
Joseph Brodsky, mais que cela ne servit à rien, puisqu'il le condamna
de toute façon pour sa poésie, pour ses écrits, taxés de "parasitisme
pernicieux".
Comme mes écrits aux yeux de la "pensée correcte" en vigueur font aussi
de moi quelque chose comme un "parasite pernicieux", puisque La Révélation d'Arès
rejette tous pouvoirs, politiques, religieux, etc., ma condamnation n'a
pas besoin d'un débat contradictoire préalable. Ma condamnation coule
de source, peut-on dire, source que grossissent en aval les sources
diverses d'organismes non-gouvernementaux que ma condamnation arrange
comme l'église, l'union rationaliste, les nombreux courants d'esprits
forts ou sectaires, etc.
Par qui croyez-vous que fut condamné à la croix Jésus de Nazareth il y
a deux mille ans ?
Par les "analystes d'inflexible observation et déduction" au service
des religieux et des politiques de l'époque, qui ne pouvaient voir en
lui qu'un "faussaire" crucifiable.
D'ailleurs, ce débat sur la fausseté ou la vérité, l'innocence ou la
culpabilité, de Jésus est toujours d'actualité.
De là une des grandes difficultés de notre mission. De là le courage
qu'il faut à nos
moissonneurs, nos apôtres, courage auquel vous me donnez
l'occasion de rendre hommage, une fois de plus.
Ardu est le Vrai, le
Vrai que vous condamnez, mais qui est, je vous l'assure, vrai de vrai
|
25mar11 116C48
La preuve que partout vos frères lisent vos textes, en particulier "Et
Ce Que Tu Auras Écrit" (quelle que soit l'année) c'est que partout ils
font des missions sur le thème de la pénitence. Où
puiseraient-ils les idées de leur mission "Pénitence=Salut"
sans la lecture de "Et Ce Que Tu Auras Écrit 1993-1996" (page 32) ?
Ça me paraît évident. Je m'étonne que vous vous étonniez de n'avoir
aucun écho de ces lectures. La mission Pénitence est son
plus impressionnant écho.
C'est en tout cas ce que je fais. Je lis et relis sans cesse votre
chapitre "Pénitence".
Sur mon dernier tract j'ai mis les derniers mots de votre superbe
article "Pénitence":
"En tuant mon péché je l'épargne aux autres, ce sont toujours des
hommes que je ne tuerai pas, d'une façon ou d'une autre. Ma pénitence est bien
un acte d'amour." (page 180).
Signature oubliée
|
Réponse
:
Qui que vous soyez, frère ou sœur inconnu, je suis très heureux que
vous utilisiez ce long texte "Pénitence" pour votre mission.
Mais depuis quand le faites-vous?
"Et Ce Que Tu Auras Écrit 1993-1996", qui contient "Pénitence", est en
circulation depuis 1996, depuis quinze ans.
Par contre, la mission
"Pénitence" (Pénitence =
Salut, Pénitence = Bonheur), à
ma connaissance, n'existe que depuis juillet 2010, depuis
moins d'un an (voir les commentaires #109).
J'ignorais que votre mission portait sur ce thème; Pénitence,
avant 2010 et je suis vraiment heureux de l'apprendre. À l'occasion,
envoyez-moi quelques tracts que vous avez conçus sur ce thème, qui est
aussi le mien dans le Sud. Ils me seront peut-être utiles.
Laissé par mes frères dans
l'isolement, dans l'impossibilité de suivre et de mesurer dans leur
comportement les progrès de leur pénitence
personnelle, puisque je ne vis pas avec eux et ne les rencontre que
très rarement très brièvement, comment pourrais-je constater le profit
intérieur que chacun et chacune a pu tirer de mes écrits sur la pénitence ?
C'est donc uniquement sur les informations que
je reçois, quand j'en reçois — ce n'est guère fréquent — de leurs
missions que
j'aurais pu mesurer le profit fait par eux de mes écrits sur le pénitence, mais je
n'ai connaissance de mission sur le thème de la pénitence que
depuis 2010.
Alors, s'il vous plaît, ne me dites pas : "Je m'étonne que
vous vous
étonniez" ! Si, en plus de ce que je ne peux mesurer par
moi-même,
personne ne me dit: "Je lis et relis sans cesse votre chapitre
"Pénitence", j'en déduis raisonnablement que personne ou quasiment
personne ne le lit.
Je n'en ai d'ailleurs jamais fait de reproches publics à l'assemblée. Par
respect pour sa liberté d'une part. Parce que, d'autre part, il y a
longtemps que les grincheux, les détracteurs et les correcteurs, quant
à eux, s'expriment
et me disent que "Le Pèlerin d'Arès" est illisible, ou intellectuel, ou
impropre, ou qu'il faudrait réécrire ceci ou cela ou
je ne sais quoi d'autre qui m'a toujours laissé penser au fond de moi —
en dépit de mes regimbements ce-ci de-là... dame! j'ai ma fierté comme
tout le monde — que j'étais très loin en dessous des capacités que le
Père attendait de moi en me disant: ...et ce que tu auras écrit (Rév
d'Arès 33/10).
Je me souviens d'un frère, professeur de lettres, qui me disait, il y a
longtemps, en substance: "Votre écriture est maladroite et même
obscure. Laissez écrire à votre place ceux qui en sont capables," et
une sœur, également professeur: "Votre littérature est du charabia.
C'est dommage."
Les compliments et
encouragements que
je reçois ici, sur cette page de commentaires de l'entrée 116, sont
tout à la fois une surprise et une consolation, je l'avoue.
|
25mar11 116C49
Vous pouvez rajouter un commentaire de plus aux 63 appuyant le
commentaire d’Annie d’ile de France .
Nous
avons chacun avec mon époux en permanence sur nos tables de chevet un
des quatre derniers livres de la collection "Le Pèlerin d’arès".
Vous aviez d’ailleurs conseillé de faire du dernier ["Et Ce Que Tu
Auras Écrit 1993-1996"] un livre de chevet.
Le
Pèlerinage est une période où nous relisons aussi beaucoup vos écrits,
ainsi que les introductions, liminaires, préfaces , récits, notes et
réflexions du témoin contenus dans l’édition bilingue de La Révélation d’Arès.
Ils deviennent alors encore plus vivants sur les lieux mêmes où le
Créateur s’est manifesté. Ils rappellent que cette Révélation s’est
accompagnée de manifestations physiques.
Cela aide à ne pas intellectualiser, à devenir de bons parleurs et moissoneurs de
cette grande espérance.
Nicole d'Île de France
|
Réponse
:
Nicole, je sais que vous lisez mes écrits, parce que vous êtes de facto
parmi les rares frères et sœurs que j'ai eu l'occasion de rencontrer
assez fréquemment, avec qui j'ai l'occasion d'échanger des messages
régulièrement, parce que vous êtes membre actif et dévoué d'un comité
de gestion auquel j'ai pu apporter mon aide depuis 2005.
|
25mar11 116C50
Hier soir,
alors que j'ignorai cette question de l'utilité de vos écrits dans "Le
Pèlerins d'Arès" soulevée par les derniers commentaires de cette entrés
106, je finissait justement de lire le chapitre "Pénitence".
En
effet, depuis un mois ce livre était, comme vous le recommandiez, mon
compagnon sur ma table de chevet. J'en lisais un passage régulièrement,
et puis, le soir d'après, je reprenais ce que j'avais lu avant de
continuer pour être sur d'avoir compris.
Moi, qui ai pourtant pour nature d'être impatient et
expéditif !
J'ajoute, outre qu'il me donne à penser pour ma pénitence,
qu'il me souffle même physiquement (j'ai souvent la chair de poule et
parfois mes yeux se mouillent) et au dela de l'émotion cela me pousse à
accomplir la
Parole (Rév d'Arès 35/6) et à mieux entrer en pénitence.
J'ajoute encore que nous partagions cette relecture de manière croisée
avec ma mère pour nous stimuler mutuellement.
Voilà ce dont je voulais témoigner.
Abel
PS:
À propos de coquelicots (entrée blog 0096), au détour d'une route lors
de vos missions dans le Sud, vous pourrez de nouveaux les admirer avec
votre épouse pour accompagner votre 82ème printemps, cher Mikal, arbre a la pointe toujours verte
(Rév d'Arès xvi/13) malgré la fragilité de l'existence
aujourd'hui.
|
Réponse
:
Merci de me souhaiter une heureuse saison de coquelicots.
Toutefois,
vous vous trompez: Ce n'est pas mon "82ème printemps". Ce n'est que mon
81ème printemps*, car je suis né en juillet. Mon 82ème printemps sera
en
2012, mais les coquelicots seront toujours là, bien sûr, si je suis
toujours sur cette terre moi-même, car les prophètes ne
repoussent pas dans les champs chaque année comme ces jolies fleurs.
Cela me rappelle la remarque d'une sœur qui était venue de Corse pour
m'écouter à Nice dans les années 80.
C'était au cours de la causerie, devant une assemblée
locale nombreuse à l'époque, j'exprimais mon regret (déjà) qu'on fît si
peu appel à moi, alors que j'étais plus jeune, plus vigoureux, plus
disponible, et qu'on semblât ne pas me lire beaucoup, puisqu'on me
posait des questions dont les réponses se trouvaient dans mes écrits.
La
sœur corse se leva et dit à peu près ceci: "Mais ils croient tous que
vous êtes éternel, tout comme tout le monde croit que les produits de
consommation dans les supermarchés et dans les stations-service sont
éternels. Ils disent: 'On a toujours le temps de faire appel au Frère
Michel. Tout va bien. Rien ne presse." Ils oublient que vous êtes
mortel, que vous disparaitrez un jour."
Certes, ce
n'est pas ce que vous dites, Abel, mais c'est l'occasion pour moi
d'évoquer un souvenir qui n'est pas sans rapport avec le sujet
d'aujourd'hui.
Saluez bien votre maman, et votre papa, de ma part.
Je les ai bien connus avant que votre frère et vous ne naissiez et je
les aime toujours.
*
Nota. Je dis des bêtises. Je rectifie mon mauvais calcul —
Je me croyais encore en 2010, je me rajeunis à plaisir.
Vous avez raison, en 2011 je vis mon 82ème printemps des coquelicots,
mais ce sera mon 83ème été... Ouilleouilleouille.
Si
l'on compte les saisons vécues, étant né le 11 juillet 1929, j'ai vécu
mon premier printemps en 1930, alors que le 11 juillet 1930 je vivais
mon 2ème été.... aïe aïe aïe, déjà ! Il n'est quand même pas juste de
n'avoir qu'un an d'âge et déjà deux étés.
|
25mar11 116C51
Je ne vois
comment on peut être un vrai Pèlerin d’Arès sans lire non seulement
régulièrement la Parole, mais aussi sans lire régulièrement, le crayon
à la main, les livres de la collection "Le Pèlerin d’Arès" que vous
avez écrits de 1989 à 1996.
C’est la base même de votre enseignement. Affectueusement.
Michel (un des Michel d'Île de France)
|
Réponse
:
Merci, vieux compagnon de foi, de
travail et de mission, toujours fidèle. Je suis très ému de vous
retrouver ici. Je vous dis moi aussi mes affectueuses pensées.
|
25mar11 116C52
Mon commentaire
va s’ajouter à ceux nombreux concernant vos écrits "Le Pèlerin d’Arès",
mais je ne veux pas rester silencieuse à ce sujet car vous ne m’avez
jamais ennuyée avec vos écrits, bien au contraire, et je suis presque
toujours étonnée, moi qui suis si nulle en expression littéraire, de
pouvoir me nourrir profondément à chaque fois que je les lis.
On y trouve la Vie.
Oh ! certainement que beaucoup de votre enseignement
passe à la trappe dans ma petite cervelle. C’est tellement profond et
complexe, mais cela m’aide beaucoup dans ma réflexion spirituelle, dans
ma pénitence
et donc dans ma mission.
Dans "Le Pèlerin d’Arès" c’est comme dans la Parole du Père, on
découvre sans cesse de nouvelle chose.
Comme
de nombreux frères et sœurs je crois, je lis régulièrement toutes les
paritions du " Pèlerins d’Arès" — il est vrai que depuis un certain
temps, je lis plus le dernier, "Et Ce Que Tu Auras Écrit 1993/1996"
— et je ne m’en lasse jamais. Dernièrement, j’ai repris deux
fois
l’article "Pénitence" et cet article immensément riche me parle encore
d’une autre façon après tout ce que vous avez dit dans votre blog sur
la pénitence.
J’ai le sentiment de mieux le comprendre.
Humilité, volonté et vigilance, les trois énergies indispensables pour
notre ascension. Je
m’efforce de ne pas oublier cela.
Nous
nous réunissons depuis deux mois avec quelques néophytes dans notre
groupe local autour de "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas » dans lequel
vous nous aviez dit, il y a quelques années, qu’il y avait un Souffle. À
l’occasion de ces rencontres nous faisons référence aussi à
vos autres écrits comme dernièrement "Liberté".
Nous avons plus que besoin de vos écrits qui permettent de créer
l’unité entre nous.
Vos
écrits nous sont précieux et le seront pour les générations
futures et j’espère que vous aurez le temps d’écrire d’autres d'autres
ouvrages de la collection "Le Pèlerins d’Arès" avant de nous quitter
physiquement.
Ta parole
(est) Ma Parole. Justice de juste (Rév d'Arès xxxi/10).
Mikal parle,
la poussière (devient) le miel. Le miel fait le fort… (xii/4)
Combien de
fois devrais-Je vous abreuver avant que n’accomplissiez Ma Parole (Rév
d'Arès 30/3).
Marie-Odile
Je m'associe à tous mes frères et sœurs qui ont déjà exprimés leur
intérêt pour tous vos écrits.
Personnellement, je vous lis avec toujours autant de bonheur et votre
pensée me nourrit depuis bientôt 26 ans.
C'est sûr que si je ne vous le dis pas, vous ne pouvez pas le deviner.
Merci encore de ce miel,
nourriture d'apôtre sans laquelle rien de la Parole ne pourrai s'accomplir.
Rémy du Toulousain
|
25mar11 116C53
Bien sûr, "Le Pèlerin d’Arès" sous toutes ses formes, qui fait partie
de l’enseignement
prophétique, est encore lu, parfois de façon isolée, d'autres
fois en groupe.
Dans l’assemblée,
chacun de nous y puise des éléments qui l’aident dans son
cheminement spirituel.
Mais voila ! Le prophète
lui [est] produit collectif. Mais collectivement nos lectures n’ont pas
encore porté assez de fruit pour le bien de tous et
pour le bien
du monde.
Je pense par exemple au rôle de l’assemblée
évoqué dans "Liberté et Infantilisme" (Le Pèlerin d’Arès 1989).
Le Frère Michel dit souvent: "Tout est une affaire de conscience. Dans
La Bible, Qohéleth 3/1 nous dit: Il
y a un moment pour tout et un temps pou chaque chose sous le ciel:
Ai-je créé ma conscience ? Ma sœur, mon frère, as-tu créé la
tienne ? Le moment n'est-il pas venu ?
Nicaise
|
25mar11 116C54
Personnellement, je ne cesse jamais de vous lire.
Je lis tout ce que vous écrivez : livres, revue, blog :
En 2004, pendant un an j'ai relu entièrement toute la collection "Le
Pèlerins d'Arès" de 1978 jusqu'au dernier : "Et Ce Que Tu Auras Écrit
1993-1996") et c'est à ce moment que j'ai évolué définitivement.
Quelques temps plus tard j'ai respritualisé ma mission.
Merci de continuer à écrire. Oui, au fait, pourquoi ne pas reprendre
"Le Pèlerins d'Arès" annuel ?
J'ai constaté une évolution dans l'expression de votre pensée: La
notion d'insurgeance semble disparaître, un terme que vous n'employer
quasiment plus. Pourquoi ?
Jielcé
|
Réponse
:
Insurgeance? C'est un mot que j'emploie toujours. Vous le trouvez
certainement ici et là dans ce blog.
Merci, mon frère, de me lire et relire. Comme vous êtes de ceux qui ont
disparu de mon horizon postal depuis assez longtemps et quoique je vous
ai aperçu au Pèlerinage, je pensais que vous étiez tombé dans la
tiédeur, la foi de train-train.
Alors, je réjouis d'apprendre qu'il n'en est
rien, puisque vous restez un grand lecteur de mes écrits et un
missionnaire.
Alléluia !
|
25mar11 116C55
Ces gens qui ‘’veulent se faire une idée exacte de l’ouvrage spirituel
de Michel Potay’’ [Le Sphinx 116C47] ne se donnent même pas la peine de
lire ses livres, pas si nombreux, ni même La Révélation d’Arès.
Si j’avais, moi, à me faire une idée personnelle d’une chose, j’y
mettrais le nez moi-même.
Mais non ! Ils ne croient pas au ‘’spirituel" et, n’y croyant pas, ils
n’ont pas envie de perdre leur temps à lire inutilement et, dans leur
ennui, ils chargent un gratte-papier [un agent du CNRS] quelconque d’en
faire une brève synthèse.
Le gratte-papier ne peut que pondre un rapport qui conforte ses chefs
dans les convictions qu’ils ont déjà, car sinon il passera pour ‘’pas
compétent’’ et quittera durablement la voie de l’avancement. C’est la
perspective de la taupe qui,
déjà naturellement myope, considère de surcroît comme farfelu ce qui ne
fait pas partie de ses tunnels
(Rév d’Arès 23/2).
Cela prête à sourire, mais en fait je frémis, car ces hommes à courte
vue prennent des décisions pour le plus grand nombre. Sur quelle
base ? Sur la base de simples préjugés, pas sur la base du Vrai.
Rappelons que le Vrai
n’est pas une option de la vérité (ceci est vrai, ceci est faux), pur
débat inutile.
Le Vrai
est ce qui mérite d’être accompli
ou fait pour changer le
monde en bien.
Autrement dit, le Vrai
est action, c’est un verbe (le verbe
changer, Rév d’Arès 28/7).
Laurent de la Côte Vermeil
|
25mar11 116C56
De Strasbourg juste un petit mot pour vous dire que nous lisons et
relisons quotidiennement toute la collection "Le Pèlerin d'Arès", une
inépuisable source d'Enseignement
et de Lumière
pour nous comme pour le monde à bâtir.
Quelle joie ce serait que vous trouviez le temps de continuer à éditer
"Et Ce Que Tu Auras Écrit".
Y. et F.
|
25mar11 116C57
Oui, je lis vos articles dans "Le Pèlerin d'Arès" depuis une quinzaine
d’années.
Moi, qui suis intellectuellement un peu limitée (j’ai redoublé trois
fois et je n’ai pas dépassé la 4ème), je dis parfois pour rire: "Je
n'ai pas suivi d'études... Ce sont les études qui m’ont
suivie !" Ha ha ha !
Je n’ai jamais trouvé vos écrits illisibles, mais plutôt libérateurs.
Vos écrits nous invite à nous déculturer, à aimer toujours plus, à
réfléchir à notre moisson
et à l’assemblée,
à nous connaître et nous
regarder en face pour changer.
En vous lisant j’ai acquis des
connaissances qui ne rentraient pas dans ma caboche
quand j’étais scolarisé.
Dans vos articles il y a une vie qui me va
droit au cœur !
Je me suis déjà plusieurs fois posé la question: Pourquoi est-ce que
j’arrive à
comprendre les articles du frère Michel alors qu’il m’est bien
difficile parfois de comprendre des articles de journaux ?
Merci frère Michel pour votre dévouement au message du Père !
Marielle
|
25mar11 116C58
J'ai toujours trouvé un intérêt à lire votre enseignement, frère
Michel, je n'ai jamais pu concevoir ma foi dans La Révélation d'Arès sans
puiser dans vos écrits.
Vos écrits ont toujours été et sont toujours une source à laquelle je
m'abreuve pour m'aider à comprendre ce qu'est la vie spirituelle.
De plus, ils m'ont souvent permis de ne pas désespérer face à la
difficulté d'accompliir
la Parole (Rév d'Arès 35/6).
Chacun de vos écrits me regonfle pour repartir du bon pied sur le
chemin de mon ascension.
Merci Mikal !
Marie-Christine d'Île-de-France
|
25mar11 116C59
Je suis touché par les commentaires de Roland 21mar11 116C32,
22mar11, 116C33 Cheikh el-Okbi, 23mar11,116C34 Un frère honteux. Quelle
humilité, mes frères, merci !
Bien que j’aie une personnalité audacieuse, une facilité d’élocution et
de communication — public relation man disent certain(es) — qui vai
droit au but, oui parfois trop enthousiaste, manquant de mesure, etc.,
j’ai mes faiblesses et, par bien des aspects je suis aussi "un frère
honteux". Seul, rasant les pâquerettes, piètre, inconstant.
Par contre, lorsque sur le champs de la Moisson je suis
avec mes sœurs, mes frères, ou lors de nos rencontres au Pèlerinage de Feu, ou au local en
réunion, ou dans la vie quotidienne, je me sens porté, mon courage est
plus grand (Rév d’Arès 24).
Je pense à Moïse qui demande qu'Aaron l'accompagne dans sa Mission:
"Seigneur... Aaron, mon frère, est plus éloquent que moi. Envoie-le
donc avec moi comme auxiliaire, pour déclarer ma véracité, car je
crains vraiment qu'ils me traitent de menteur (Coran,
28/33-34).
Dieu appelle chacun de nous à faire ce qu’il peut. Il ne fait pas peser
sur une âme
ce qu’elle n’est pas capable de faire.
Mais ce qu’elle peut faire, qu’elle le fasse ! Quelle
Sagesse ! Lui, l’Aimant absolu, qui s’angoisse pour nous, ses
créatures, Il nous donne Mikal
notre modèle de pénitence,
le beautifieur,
l’émulateur des âmes,
et nous appelle à entrer
en pénitence, à moissonner,
chercher d’autres pénitents
(Rév d’Arès 30/11 à13).
Je vous entend encore dire, l'été dernier, Frère Michel, à une soeur
dans la Maison de la Sainte Parole: "Il y a ceux qui
peuvent faire beaucoup, ceux qui peuvent faire peu. L’important, c'est
d'entrer en pénitence."
Mais Aaron, c’est vous Frère Michel ! C'est vous, mes sœurs, mes
frères, que je connais ou pas.
Je pense aux passages de la Parole (Rév
d’Arès 4/9). (Pourquoi)
ton bras (te paraît-il) mort devant le Bon ? (Rév d'Arès
xiii/3).
Le Frère Michel dans ces moments là, face à Jésus ou au Créateur,
doutait de ses capacités, or il est la preuve vivante que tout est
possible. Nous sommes ses fruits. Oui, par le travail, la prière, la moisson, la pénitence, l’amour
évangélique, chacun de nous, à sa mesure, peut émuler, mettre ses pas dans les pas de
Mikal dont nous sommes les témoins.
En ce qui me concerne, je ne doute pas de La Parole du Père, de Mikal, de mes
compagnons. Par contre, douter de moi, de mes possibilités, je serais
un menteur si je disais que je n’ai jamais de doutes sur mes
possibilités intrinsèques conscientes ou inconsciente.
Dieu donne Mikal, l'ainé
des frères, et à sa suite une chaine d'apôtres prophètes en puissances.
Je ne me décourage pas, je me connais, j'entre en pénitence.
Ardu est le Vrai,
oui, mais en écoutant Mikal, en nous écoutant, nous unissant tout est
possible.
Vos enseignements
m'enrichissent, ce sont des mines de diamants
inépuisables.
J'ai enregistré la Parole + annotations et des écrits de la collection
"Le Pèlerin
d'Arès".
La Parole, je La clame
en l'écoutant. J'ai aussi un prompteur en lisant la Parole qui défile
sur mon ordinateur ce sont
des assimilations qui m'aident beaucoup.
Didier d'Île de France
|
Réponse
:
J'ai encore reçu aujourd'hui un
grand nombre de commentaires de frères et de sœurs m'affirmant qu'ils
lisent fidèlement mes écrits et qu'ils en tirent grand profit.
Je ne publie ici que quelques uns de ces commentaires.
Merci à tous.
|
29mar11 116C60
Sois fort
dans le Vrai ! (Rév d'Arès xxviii/21)
Vos écris permettent de voir comment vous voyez avec votre regard de frère ainé et de prophète et de nous
montrer la voie "en chaussant nos lunettes" comme vous dites dans un de
vos écrit — Tiens
compte de leur faiblesse immense! (Rév d'Arès 36/5) —.
C'est-à-dire, tout en étant le chef de personne vous vous adaptez à
nous pour nous pousser plus loin dans la compréhension de la Parole et
ce qui en découle: Son accomplissement.
Les livres "Le Pélerins d'Arès" ne remplacent pas La Parole, ils sont
une aide supplémentaire: l'aide du prophète
à ses frères
et sœurs pour la libération spirituelle — Une des mission que vous a
confiées le Père de
l'Univers ---> nourrir le petit reste pour le
fortifier ---> Le faucon
nourrissant les
oisillons.
La Parole dit: Le bruit
envahit tout ! (média,
magasine, tv, radio, potins, poncifs etc..). Pouvoir parmi ce bruit,
lire une autre façon de voir n'est pas un luxe et même une aide
précieuse pour qui veut avancer dans sa pénitence. Nous
faire sentir ce qu'est la Vie
Spirituelle selon La
Révélation d'Arès, comme dit Dieu: Montrer où Je suis, où Je ne
suis pas!
J'apprends
que vous pensiez que vos écrit nous ennuient — "Le Pèlerin d'Arès"
semble si peu manquer à mes frères et sœurs, j'ai à tel point
conscience de les avoir ennuyés, que j'ai cessé d'éditer une fois pour
toutes "Le Pèlerin d'Arès" après "Et Ce Que tu auras écrit 1993-1996"
—, je pense qu'aujourd'hui avec tout les témoignages reçus, vous
écrirez peut-être un nouveau volume de la collection "Le Pèlerin
d'Arès" (Si vous avez le temps... Vous êtes seul juge).
Vous rappeliez lors d'un Pélerinage à Arès: "Cette Parole est lettre
morte (en montrant La
Révélation d'Arès),
si elle n'est pas vécue ! Je comprend pourquoi ces
personnes qui
étudient "scientifiquement" cette Parole ne peuvent pas en comprendre
la profondeur, s'ils ne la vivent pas eux même! Vous êtes scientifique?
Oui disent-ils. Alors soyez scientifique jusqu'au bout; pratiquez
concrètement, expérimentez cette parole et voyez les fruits (preuves ou
signes) qui en découlent, car la science expérimente avant de
tirer des conclusions!"
C'est vrai que la mission est ardue, car il y une vérité à transmettre
au monde: La vérité
c'est que le monde doit changer (Rév. D'Arès 28/7) !
Comment? En faisant
pénitence. Ce n'est pas en appuyant sur un bouton que
l'homme change, mais en faisant le bien et en renonçant au mal = élévation = la pénitence !
Mais
il faut le vivre et faire des efforts. L'effort n'attire pas trop mais
c'est la seule solution. Donc, il faudra bien que le monde s'intéresse
à cette solution. La pénitence
aide à remonter à la Source
Divine car au Fond
de soi est Le Vivant
(Dieu). Je donne parfois cette image dans la moisson
à ceux qui me parlent de la filiation divine : Imaginez que nous somme
chacun un rayon du soleil et que nous somme chacun plus ou moins
endormis dans notre rayon (croyant que nous somme un rayon détaché du
soleil)... Certains remontent jusqu'au soleil et se sentent soleil et
rayon; voilà en fait nous somme fils de Dieu et une partie de Dieu
lui-même: Quel faible
lumignon peut comprendre cela? Nous dit La Révélation d'Arès.(32/5).
En vous lisant, vous nous faites sentir La "direction de certitude"
avec tous les aspects de la Vie
spirituelle.
Pour donner un exemple à ceux qui ne connaissent pas les écrits du prophète:
Si on lit des écrits d'un philosophe, on verra sa façon de voir
philosophique, pareillement si on lit des écrits d'un prophète on verra
comment pense, voit et vit un prophète
(vit dans le sens ou un prophète
ne ment pas, on y retrouve sa Vie,
sa Vérité
venue de Dieu dans ses écrits même sans vivre avec lui physiquement) :
sa Hauteur de
vue, car tu va haut
bonne pensée, le bien est dans le creux de ta langue (Rév d'Arès
xxxviii/3) [...]
Comme vous dites, plein de gens ont rejeté la Vérité (le Vrai)
du temps de Jésus et autres messagers de Dieu. Ceci dit en lisant ses enseignements
spirituels (car ce sont des
enseignements spirituels) on se nourrit avec de l'Eau fraiche. Pour
qui a soif de Vrai, de
Vérité,
la Parole de Dieu et celle de Son prophète
sont une source qui ne tarit pas.
Ma parole Ta
Parole, Juste prophète!
Nasser en Île de France
|
29mar11 116C61
J’ajoute mon soutien aux nombreux témoignages que vous avez reçus.
Franchement, je ne sais pas où je serai aujourd’hui sans votre enseignement.
Votre enseignement
m’a construite, façonnée. Vous êtes vraiment le père (Rév d'Arès xxxiii/14)
dont parle le Père.
Le bénéfice dans ma vie quotidienne, dans mon action sur le monde comme
dans ma réflexion est considérable.
J’espère vivement que vous reprendrez la rédaction du "Pèlerin d’Arès",
car les oisillons
ont besoin d’être nourris, et la mine que représente votre enseignement pour
les générations à venir sera sans égal, puisqu’aucun prophète avant vous
n’a pu léguer d’enseignement
écrit.
Certes, vous avez énormément écrit depuis 1974 mais vous avez tant
encore à apporter.
Je suis dérangée par notre incapacité à vous utiliser, à tirer meilleur
profit, notamment collectivement, du prophète.
C’est incontestablement une ombre, voire plus qu’une ombre,
dans l’histoire de l’Assemblée.
W. P.
|
29mar11 116C62
Une sœur
m'envoie à la page 506 du "Pèlerin d'Arès 1993-96", article "Amour",
dans notre réflexion sur l'amour évangélique qui "n'existe pas hors de
la liberté conscite (Rév
d'Arès xxii/14)" et sur le fait que la charité seule ne
libère pas l'homme.
J'en
arrive à la page 514 pour dire "l'amour est comme le travail, une
réalisation concrète, il est un composant du béton qui reconstruira le
monde. Notre amour n'est pas un temple mais une usine."
Il n'y a pas de chômage avec la pénitence!
Vous êtes le juste
prophète (Rév d'Arès xxxvii/2), mais vous êtes aussi un père (xxxiii/14)
pour nous dans tout ce que vous écrivez et partagez.
Bernard, un des Bernard de Bretagne
|
29mar11 116C63
Sous
ta voix Je répandrai Mon Eau sur les coeurs altérés ; ta parole fera
jaillir le sang dans les têtes vides et les fertilisera ; J'exhalerai
Mon Souffle sur tes fidèles et Ma Bénédiction sur leur
descendance
(Rév d'Arès 23/5).
Guy de l'Hérault
|
29mar11 116C64
Ardu est le Vrai !
Parler et être Vrai demande
une grande remise en question.
Je
voudrais pouvoir dire à tous ceux qui montrent "Le Pèlerin d’Arès" du
doigt, qu’il n’est pas si facile que cela d’aller contre sa propre
culture et ses propres certitudes sans un combat intérieur difficile.
Plutôt que de les éviter, le meilleur est de venir à l’appel du Père
les aider.
L’amour fraternel permet de retrouver le Vrai. Je pense
à tous mes frères et sœurs Pèlerins d'Arès qui cherchent le Vrai en eux, en
passant par toutes les étapes de peine, de déception.
Il
est encore très difficile à notre époque de s’écouter, de se comprendre
et de s’accepter entre nous avec toutes nos diversités, qui sont une
force, mais cela, nous nous efforçons tous les jours de le faire.
Je
suis comme eux et je les aime et les respects pour leur courage. Moi
aussi au départ, je n’acceptais pas toujours les idées et réflexions de
mes frères dans
l’assemblée où
je suis, mais je me suis accroché [mots manquants] pour la Parole et
pour l’humanité, et là, j’ai appris à vivre autrement et à reconnaître
l’autre tel qu’il est, tout en détruisant mes ressentiments
et
mes préjugés (mon péché).
Mais tiens
compte de leur faiblesse immense (Rév d'Arès 36/5)!
Cela est pour chacun de nous.
Pour moi, le meilleur moyen de se renforcer spirituellement est d’aimer
ses frères et sœurs sans
jugement et d’accepter que nous sommes encore tous
pécheurs, mais que notre volonté est le vrai et que
notre guide dans la pénitence
est Mikal.
J’ai
lu tout "Le Pèlerin d'Arès" [...] et cela m'a permis et me permet
encore aujourd’hui et pour longtemps je pense d'assimiler la Parole du
Père et à chaque relecture je comprends autrement suivant mon avance
dans la pénitence.Encore
merci pour vos écrits, ils ont déblayés devant moi tellement de
barricades culturelles que j’ai l’impression d’avoir gagné des dizaines
d’années.
Alain du Rhône
|
29mar11 116C65
Tout d’abord,
je tiens à vous dire que je lis et relis bon nombre de vos articles
dans "Le Pèlerin d'Arès" annuel mais aussi trimestriel. Dans
"Le
Pèlerin d'Arès" trimestriel n°29 "Monologue sur l'amour" a d’ailleurs
été mon compagnon d’évolution pendant bon nombre d’années.
Oui, vous êtes lu.
Mais
votre question quant à notre lecture de vos écrits m’évoque aussi un
autre aspect, que vous survolez dans votre réponse au commentaire
116C48: Que signifie lire dans l'esprit des hommes, dans l'esprit de
vos frères ?
Lire, quand il s'agit de livres ayant un fond ou un Fond, est séparé
culturellement de tout accomplissement.
C'est un self-service d'idées ; nous prenons ce qui nous plaît et et
nous jetons ce qui nous déplaît.
Lire la Parole, celle du Père qui nous dit ta parole Ma Parole, et donc
celle du prophète,
pour un Pèlerin d'Arès, c'est accomplir,
se refaire, chercher à prendre le Regard du Père afin d'avoir la juste pensée.
Lire devient un travail, sur soi, sur ce monde.
Comment le prophète
pourrait-il ne pas s'interroger sur l'accomplissement
de ses frères, sur leur manière de lire, et donc sur sa manière
d'écrire quand, après qu'il eut écrit tant d'articles sur la
spiritualisation de la mission, ses frères font des missions
sociales ?
[Vu sous l'angle de l']interaction entre le prophète et ses
frères, le prophète n'existe pas pour lui-même, mais pour servir ses
frères, pour servir ce monde.
Alors, oui, nous lisons ! Mais lisons-nous vraiment ? Quelle volonté
mettons-nous en œuvre ?
Ardu est le Vrai.
La pénitence
sera longue, mais activons nos forces !
"Veilleur, où en est la nuit ?" ("Le Pèlerind'Arès"
trimestriel n°34 et La
Révélation d'Arès xxxv/13)
Bernard L. d'Île de France
|
Réponse
:
Je connais votre grande foi et je sais que vous m'avez toujours lu.
Dans
les années 80, vous vous êtes mis à ma disposition à Arès et je n'ai
jamais, jamais oublié l'aide dévouée, intelligente intellectuellement
comme intelligente
spirituellement en même tant que marquée d'une exemplaire modestie —
marque de lumière — que vous m'avez apportée à la photocomposition et à
l'imprimerie pendant toute cette période. Période au cours de laquelle,
outre ces travaux matériellement nécessaires pour la propagation de la
foi, j'étais intérieurement assailli par les problèmes que me posait
une assemblée
déjà nombreuse,
enthousiaste, mais désordonnée, malavisée, infantile comme tout ce qui
commence, et vous sentiez bien en silence ce souci au fond de moi et
toutes les questions qui m'assaillaient et vous me donniez de temps en
temps votre avis, qui était si souvent juste.
Vous avez conservé
votre réserve et c'est elle qui sans doute explique que vous ayiez si
peu, sinon pas du tout encore, participé aux commentaires dans ce blog.
Merci pour ce commantaire, donc.
Avant-hier,
dimanche, j'étais à Paris m'adressant à votre mission — vous
étiez une centaine de missionnaires parisiens m'écoutant et j'étais, je
peux le dire, très ému de me retrouver au milieu de frères et sœurs,
dont un certain nombre que je n'avais pas revus depuis
longtemps
— et vous, Bernard, vous teniez à ma gauche et j'étais heureux de vous
revoir et de vous sentir là.
Ainsi vieillissons-nous ensemble, fidèles dans la foi.
Ce
que vous me dites ici est marqué du bon sens. Je vous reconnais bien
dans l'image du "self-service", quand vous comparez mes écrits à un
"self-service d'idées, où est pris ce qui plaît et jeté (ou simplement
négligé, oublié ?) ce qui déplaît." C'est le problème de toute
lecture quand elle n'est accompagnée d'une volonté accomplie de la
considérer dans son entier.
Aucun
écrit, donc aucune lecture de cet écrit, n'est pur fait en soi, ni
évidente totalité dans tous ses volume et poids. L'écrit, donc sa
lecture, n'a ni volume ni poids. Il n'est que mots qui volent sur le
papier. De ce fait aucun écrit ni aucune lecture ne contraint. C'est le
lecteur qui transforme, s'il le veut vraiment, cette lecture en pur
fait, en pure évidence, en plénitude acccomplie
et encore! s'il agit ou applique au moment où il le faut agir et
appliquer. De là, ma question au commentateur anonyme de 116C48: "Mais
depuis quand utilisez-vous (ce long texte "Pénitence" pour votre
mission) ?"
Il faut une foi vivante profonde, active, créatrice, pour changer La Révélation d'Arès
en Parole accomplie
(Rév d'Arès 35/6) et j'entends bien Parole comme
Parole totale.
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29mar11 116C66
Je tiens à
attester, comme de nombreux frères et sœur — et j'en suis si heureuse —
que je lis et relis régulièrement vos écrits depuis des années.
Ils me sont une nourriture stimulante, nécessaire, à la vie de mon âme.
Les articles "Pénitence", "Existentialisme" et "Liberté" sont ceux qui
ne quittent pas ma table de chevet et le resteront encore longtemps...
Ces
articles, comme d'autres d'ailleurs, mais particulièrement ceux-là,
sont essentiels pour que ma compréhension évolue sans cesse, essentiels
à ma conscience qui a besoin de votre lumière pour croître et parce que
mon esprit défaille et oublie sans cesse.
Je crois que c'est justement parce que nous oublions que des questions
vous reviennent sans cesse.
Je
sais combien ma mémoire peut me faire défaut et à quel point mon esprit
est faible. C'est pourquoi nous devons prier et vous lire sans cesse.
Inséparables de la prière qui me rappelle ce que je dois accomplir, vos
écrits ne me lassent jamais.
Lorsque
je vous lis il y a d'abord un immense bonheur qui m'envahit, la joie
d'être plus consciemment et intensément reliée au bonheur pour lequel
nous sommes faits, que chaque mot de la Parole rappelle à l'homme, le
bonheur aussi d'avoir entre nos mains la possibilité de nous
extirper de tout ce mal et faire jaillir le sublime.
Il y a aussi l'émerveillement de l'enfant qui veut apprendre et
découvrir cette Vie pour
lequel il a été crée et puis la gravité, responsable de ma mission. Je
prends et reprends la mesure
de ce qui sauve
et sauvera le monde
et de tout ce qui l'empêche [de se sauver].
Vos
écrits me ravissent sans cesse, Frère Michel, et je sais que chaque
lecture stimule, moi faible lumignon, les infimes atomes de Vie qui
ressuscitent en moi.
Béatrice en Île de France
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29mar11 116C67
Je trouve cette entrée très belle, très juste, mesurée et intelligente.
La
plupart des gens nous prennent pour des utopistes, parce qu’ils voient
la vie à travers la lorgnette de l’intelligence intellectuelle qui est
limitée. L’intelligence
spirituelle est devenue faible lumignon,
nous dit le Créateur dans La
Révélation d’Arès (32/5) et l’intelligence intellectuelle
devenant exclusive à fait perdre à l’homme sa vocation d'homme-Dieu.
Je suis persuadé que les artistes et tous ceux qui colportent les idées
de La Révélation d’Arès
participent au changement
du monde (28/7) à leur façon. Ils préparent parfois les
gens à l’esprit de La
Révélation d’Arès.
À Arès,
j’ai rencontré un jeune pèlerin qui écoutait Michel Jonas (dont la
chanson "Unis vers l’Uni" me semble être inspirée de La Révélation d’Arès)
et qui m’a dit l’influence qu’il a eu dans sa vie. Je pense que les
chanteurs et les artistes en général comme Michel Jonas, Joan Baez et
bien d’autres véhiculent des idées proches du message de La Révélation d’Arès
et participent à une certaine évolution des mentalités.
Soyons
ouverts aux hommes et femmes de bien, car souvent nous ne sommes pas
meilleurs qu’eux, même si nous connaissons la voie droite et directe
pour retrouver l’Image
et Ressemblance divine, nous ne l’empruntons pas toujours
de façon satisfaisante.
Ce qui est important c’est d’être en marche vers les Hauteurs
et de s’entraider dans l’ascension.
Je pense La Révélation
d'Arès 25/6: Le Père n’abandonne aucun pêcheur dans sa pénitence, tous
Il les fortifie dans leur ascension.
Au fond d’eux beaucoup d’hommes et de femmes partagent dans leur cœur
notre idéal, mais ont du mal à nous rejoindre, car la peur et les
préjugés de la culture insidieusement entretenue par les pouvoirs et
les médias les emprisonnent. Aidons-les patiemment à s’en
libérer
en les aimant et en faisant résonner au fond d’eux ce qui nous unit.
Nous participons à la plus belle aventure spirituelle de tous les temps
puisqu’il s’agit de changer
le monde (Rév d'Arès 28/7) en changeant notre vie (30/11) et
que pour cela nous avons parmi nous un prophète
vivant qui a dépassé Jésus et Mahomet, car il a su tirer les leçons de
leur prophétisme, de l’histoire et le Créateur lui a accordé sa
Confiance.
Jamais un message n’a laissé l’homme plus libre (Rév d'Arès 10/10)
et plus responsable de lui-même et du monde.
Il y a quand même des Pèlerins d'Arès qui se nourrissent de
vos enseignements
et qui ont conscience de leur valeur inestimable. "Le Pèlerin d'Arès
1993-1996" qui contient les fondements de la vie
spirituelle est
également mon livre de chevet. Ce n’est pas pour autant que je le vis
de façon satisfaisante, mais je m’y emploie chaque jour.
Il me semble important aussi que nous partagions entre nous votre enseignement afin
de mieux le comprendre, le rendre plus vivant et mieux l’intégrer.
Vos annotations et votre enseignement
m’aident à saisir le
Vrai,
le vrai sens spirituel de la Parole. Sans eux, il y a bien des passages
que j’aurais mal interprétés, influencé par ma culture.
À tous ceux qui se font une montagne de la voie que montre La Révélation d’Arès je
peux conseiller de lire la Veillée 7: Emprunte
les sentiers du milieu, ils montent mais leur pente est supportable,
elle passe par des sources et des bosquets fruitiers, les enfants
peuvent y marcher, les femmes peuvent y suivre leurs époux.
Le principal est d’avancer dans l’entraide fraternelle sans se
décourager.
Denis de Bretagne
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29mar11 116C68
Pas
un jour ne passe sans que votre parole ne
vienne aiguiser et enrichir ma réflexion, ne me donne du courage pour accomplir le bien.
À Toulouse, nos vitrines reflètent aussi fidèlement votre
pensée.
J'aime le texte de l 'une des petites vitrines (nous avons deux
vitrines), récente, que je joins à mon commentaire.
Chantal des Corbières

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29mar11 116C69
Les prophètes du passé ont toujours servi de référence aux croyants.
Les hadiths (paroles retransmises) et actes du prophète Mahomet sont
essentiels pour nos frères musulmans.
Il en est de même de Jésus pour les chrétiens.
Mais
ceux-ci [les paroles et actes des prophètes] sont parfois peu fiables
et difficile à interpréter avec le temps, d'où les divisions qui ont
affaibli leur dynamique historique.
Vous êtes le prophète de la
liberté et notre mission réussira en tirant soigneusement les leçons
des échecs passés, évitant la dérive en religion avec ses pouvoirs (princes et docteurs),
mais aussi les divisions qu'ils provoquent ou encouragent.
À chaque
époque son prophète,
dit Le Coran, et la nôtre dispose d'écrits qui seront préservés: Les
vôtres. Les vôtres sont très conséquents, abondants sur le Fond, mais aussi
sur les exemples qui l'illustrent.
Vous
avez apparemment sous-estimé l'influence sur nous de vos écrits, mais
il ressort des commentaires de cette entrée et de ce que j'ai pu
constater parmi nous que si nous utilisons plutôt bien vos écrits pour
progresser dans notre intelligence
spirituelle personnelle, nous ne les utilisons pas encore assez pour
notre dynamique collective, pour devenir les frères unis
travaillant sur vos écrits pour accomplir
ensemble.
Pour reprendre la belle image d'un de vos écrits, nos idées
individuelles ou de petits groupes divergent souvent sur l'accomplissement
de notre mission collective et sont comme des grumeaux dans un semi
liquide impropre (Le Pèlerin d'Arès1991, "Ville" p.28). Il faut
travailler la pâte du petit
reste
pour la rendre consistante et capable de jouer une partition (116C21)
harmonieuse. Et comment le faire dans le respect de la liberté de
chacun et de chaque groupe d'affinités sans travailler sur vos
écrits ?
Milang Gompeng (Aquitaine)
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29mar11 116C70
Tout ce que vous enseignez
est par principe contre les religions et en particulier contre l'église
puisque La Révélation
d'Arès
est contre, mais vous le faites sans jamais manquer ni de respect ni
d'amour fraternel envers ceux dont vous contredisez complètement les
thèses.
C'est la magnanimité de votre écriture qui m'a toujours le
plus frappée, qui m'a appris à prendre une voie différente de celle de
la religion sans engager au fond de moi une "guerre de religion". C'est
votre propre mot.
Un jour du Pèlerinage 2002 je
vous ai rencontré et je vous ai dit: "La Révélation d'Arès
est très dure pour les princes
du culte,
qu'elle attaque, mais dans vos écrit vous ne les attaquez pas. Vous en
parlez, mais jamais avec hostilité ni mépris. N'avez-vous
pas peur d'être un peu en retrait des lignes que Dieu vous a assignées
comme front de guerre?" Vous m'avez répondu tranquillement environ
ceci : "Dieu est le Saint,
il peut attaquer la
religion, mais sa Parole suffit à cela. Que suis-je pour y
ajouter quelque chose? Nous venons tous de quelque part: religion,
athéisme, idéologies, un quelque part qui nous colle encore au fond de
culotte de temps en temps. Je ne suis qu'un pécheur. J'ai déjà
moi-même une longue route de pénitence
à suivre pour me changer.
Mon salut
et le changement du
monde ne sont pas au bout d'une guerre de religion, mais
au bout de ma propre pénitence.
Je me ridiculiserais en voulant donner aux autres des leçons que ma vie
ne suffira pas à appliquer à ma propre personne."
Je
suis pas vraiment un Pèlerin d'Arès, parce que je suis très isolée dans
le centre de la France et que je vis dans une famille catholique
absolument hostile à la foi que je mets dans La Révélation d'Arès.
Dans
ma situation particulière, vos écrits, que mon mari malgré ses menaces
n'a quand même pas osé jeté à la boîte à ordures ou au feu, ont été
plus qu'un leçon de vie spirituelle, ils ont été pour moi une leçon
d'amour vrai: le Vrai amour
(Mon mari dit que votre amour est complètement bidon, du "sucre pour
allécher").
Il ont été une leçon d'amour parce que votre enseignement porte
sans cesse sur ce que la foi d'un Pèlerin d'Arès peut apporter sans
avoir besoin de noircir ou condamner les autres.
Irène du Cantal
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29mar11 116C71
J’avais
préparé un long message, mais je le remplace par un très court, car on
m’a déjà plusieurs fois fait le reproche de mes messages trop longs.
Voilà
l’état de mon 2ème [exemplaire] de "Et Ce Que Tu Auras Écrit
1993–1996". Le premier, je l’ai donné, quand il a commencé à se
désagréger. Mais celui–ci, comme il se désagrégeait aussi et
que
cela me pesait d’en acheter encore un autre exemplaire j’ai laissé
partir les pages une à une naturellement au fur et à mesure des
lectures.
Ainsi il manque à peu près 25 pages devant et les 29 derrièrse.
J’en ai fait mon livre de chevet. Je reconnais parfois je vous copie
car j’y vois juste du bon sens.
Un
médecin retraité qui était aussi peintre amateur, quand j’apprenais la
peinture artistique il y a 25 ans m’avait dit : "On commence par copier
ceux qu’on aime et puis un jour on devient soi-même." J’ai toujours vu
dans ce court message qu’il m’a transmis avec amour une sagesse simple
que je n’ai jamais oubliée.
J’ai aussi beaucoup lu tous les autres
"Le Pèlerins d’Arès". Mais ce dernier, ["Et Ce Que Tu Auras Écrit
1993–1996"] a ma préférence.
J’attendais un nouveau mais en me disant: "Sans doute le frère aîné
attend-il qu’on traduise en faits concrets l’enseignement
précédent avant d’en écrire un nouveau ?"
Pour ma part, cela commence à se concrétiser et ne devrait pas tarder à
devenir visible...
Enfin, j’y travaille et j'espère ne pas me tromper.
Bernard (un des Bernard bretons)
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29mar11 116C72
Ardu est le Vrai !
Pour moi, La Révélation
d'Arès que je lis et proclame continuellement respire le Vrai.
Le prophète Mikal que
j'ai la chance de rencontrer à la mission du Sud, a vécu et vit la
Parole qu'il enseigne
(LA Révélation d'Arès xxii/17 xLiv/4) avec sœur
Christiane, son épouse, ils sont authentiques, vrais.
Une chose vraie aussi : Sans La
Révélation d'Arès j'aurai sûrement sombré dans la haine,
le mensonge, le vol....
Où et qui serais-je en ce moment ?
J'ai une certitude : Si Dieu existe, alors La Révélation d'Arès
est de Lui !
Et pourtant, une partie de moi doute, quotidiennement.
Je n'arrive pas à concevoir que Dieu soit apparu de mon vivant, et qui
plus est en France.
Je
ne L'ai pas vu, donc je doute. Mais mon doute ne vient pas de ce que le
Créateur n'ait pas parlé à Arès, mais simplement de moi, mon doute est
comme génétiquement hérité en moi.
Aussi, mon doute n'est pas un mal, car je peux toujours le dépasser et
c'est même exaltant.
Je
peux toujours le dépasser, car il y a une chose si évidente pour
laquelle je n'ai aucun doute: C'est que le mal intérieur
comme
extérieur, sous tous ses aspects, ne peut être vaincu que par
le changement en bien
(Rév d'Arès 30/11).
Xavier du Var
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29mar11 116C73
Je vais me joindre à la déjà longue liste des frères et sœurs qui vous
ont apportez leur témoignage !
Je
me suis fait un devoir d'acquérir "Le Pèlkerin d'Arèsé, sa collection
complète, qui était au départ trimestriel. Il y a des articles
formidables dans ces trimestriels.
Et puis il y eu les annuels
(1989,1990,1991-92, 1993-96); des références, des monuments spirituels,
une source, une mine; c'est bien "Ta
parole, Ma Parole" comme vous dit le Père de l’Univers.
Et
pour lutter contre ma paresse, l'absorption du temps, le poids du
péché, je mets la lecture des annuels en mortification et c'est le cas
en ce moment.
Oui, 10 pages chaque jour pendant 40 jours, c'est ma
mesure; ainsi le défunt par le prêt de mes yeux, mon cerveau et mon
cœur, connait, participe à ce courant prophétique contemporain.
De plus c'est interactif; je m'enrichis et découvre à chaque fois votre
enseignement
sous un nouveau jour, ce miel
distillé avec amour.
Nos vitrines, nos causeries sont inspirées en plus de la Parole et de
votre blog, un grand enseignement
lui aussi permanent.
Ils sont ma nourriture quasi quotidienne, un lien filial, un cordon de Vie.
Je ne sais comment vous en remerciez.
[Si je peux] témoigner aujourd'hui, je vous le dois !
Longue vie à vous et aussi peut-être une suite [d'écrits] tellement
attendue.
Claude de Touraine
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Réponse
:
Je suis revenu de Paris hier. Une grande quantité de commentaires
m'attendait.
Je ne peux pas les publier tous. J'en affiche une quinzaine.
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29mar11 116C74
Je m'en doutais déjà, mais je suis maintenant sûr que votre mouvement
n'est pas en déclin comme je l'ai lu sur des sites de vos ennemis.
Non seulement il ne décline pas, mais je le trouve au contraire très
vivant !
Non seulement les commentateurs que vous affichez disent "je" ("je lis
vos écrits", "je m'en nourris", "je ne serais rien sans eux," etc.),
mais beaucoup ajoutent aussi "nous". On devine la multiplication des
témoignages, on devine le nombre que vous ne pouvez pas afficher, parce
que cette page de commentaires "s'alourdirait, serait illisible."
Maintenant on peut poser le problème de la valeur... disons
littéraire... de vos écrits.
N'ayons pas peur des mots ! Vous avez un joli style.
Cette
valeur littéraire vous disqualifie aux yeux de certains, ceux pour qui
il faut
que les témoins du Surnaturel soient des illettrés, des simples, voire
des cons, pour qu'ils soient "authentiques". Je réponds à ceux qui me
disent ça: "Et Isaïe ? C'était un con ? C'était un homme
cultivé." Ils rient (Rév d'Arès
ix/2). Ils pensent que je blague, alors que j'ai lu dans
une revue juive l'article d'un rabbin affirmant qu'Isaïe
était un prêtre lettré. Pour
plaire dans le domaine surnaturel il faut être ignorant et plaire à des
ignorants. Vous êtes loin de ce profil !
Je n'ai lu que que "Et Ce Que Tu Auras Écrit 1991-1992" qui contient
"Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas" et des chapitres comme "Pia",
"Beauté" et "Soupe", mais je lirai les autres livres de la série "Le
Pèlerin d'Arès". Si je le peux, je me procurerai les trimestriels,
épuisés depuis longtemps, mais qui, paraît-il, existent en imprimés
informatiques.
Permettez-moi de citer un passage de "Soupe", un paragraphe qui ne
parle pas de spiritualité, mais de votre femme, sœur Christiane
(p.392), qui vient à votre rencontre à l'aéroport (de Bordeaux, je
suppose). Une merveille de littérature. Un morceau choisi à mes yeux.
Sœur Christiane vient vous chercher à l'aéroport à votre retour de
Suisse où vous êtes allé participer à la soupe populaire que la mission
de Neuchâtel organise une fois par semaine.
"Voilà qu'entre l'eau claire
du grand lac que trois journées au loin
m'ont caché ! Depuis la porte elle se répand jusqu'à moi, m'inonde.
Christiane et son amour, et tout le bonheur qu'elle me donne, ne
serait-ce que d'exister. Entre deux arrivées d'avion les attendeurs et
les attendus se sont évanouis, le hall est tranquille, vaste, traversé
par ma limpide épouse comme une vague, par ma joie qui nage à sa
rencontre. Quand je parle de bonheur, je ne parle pas d'une chose
extraordinaire, miraculeuse, mais d'une chose intense, intensément
creusée et remplie chaque jour, un étang ainsi devenu grand lac, plus
heureux, plus beau, plus grand chaque matin qu'il n'était la veille."
("extrait de "Soupe", Et Ce Que Tu Auras Écrit 1992-1993)
Pour certains qui vous lisent
vous ne pouvez pas avoir vu Jésus ou
Dieu et La Révélation
d'Arès ne peut pas être authentique, parce que vous avez
un style d'écrivain (que vous vous défendez
sincèrement d'être, mais vous avez tort).
C'est quand même triste de penser qu'il faut être
un cancre pour être "authentique".
Cela rend le Vrai
plus ardu encore !
Bernard (Territoire de Belfort)
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29mar11 116C75
Ardu est le Vrai,
car il est difficile de le trouver et de le voir circuler comme un poulain agile (Rév
d'Arès 10/10)...
Vous parlez d'identité. Je vous ai vu dimanche dernier (à Paris) et si
je n'ai vu qu'un simple homme, pélerin d'Arès, j'ai aussi vu, purement
et simplement, un christ...
Voila l'identité, l'identification de mes yeux en vous regardant et en
vous écoutant.
Certes, vous êtes moins chevelu, moins jeune, moins grand, moins
basané, mais tout aussi contrasté, fort, dynamique à ma perception.
Vous êtes par ailleurs plus que le christ auquel pensent habituellement
les gens, ainsi que le suggère la Parole en plusieurs endroits
(particulièrement Rév
d'Arès xiii/19), mais aussi un commentateur récent, Denis
(116C67).
Autour de vous et en moi, chez mes frères et sœurs de foi, de sang ou
de rencontre, je vois par contre encore une multitude de diversités, de
divergences d'identités qui semblent éternellement incompatibles, quand
on les écoute (trop?).
Alors, je rêve d'un temps où toutes ces divergences, seront évoquées et
entendues comme on entend une chanson de Joan Baez (qui berça mon
adolescence).
Quand la critique sera cri, comme dans le style heavymetal où les
guitares crachent leur saturation, mais avec une harmonie discrètement
très élaborée. Les lourdes notes de la basse et de la grosse caisse,
pesantes comme le plomb martèleront peut-être la vigilance endormie des
"oui-oui sages".
Question de culture, même si ça leur casse les oreilles, ce sera
toujours une chanson audible (référence au chant du noir au son de la casse et du plomb (Rév
d'Arès xviii/06). L'éloge par ailleurs, sera sublimé sans
conformisme, mêlant aux harmonies extrêmement simples et douces le
contraste d'une voix diphonique ou rauque, loin de la mièvrerie
monastiques.
Question de culture, en friche sans doute !
Quand la nullité des hommes fades sera éclairée sous la lanterne (Rév d'Arès
xvi/20) discrète du Créateur, comme le baiser de Lily
Marleen à son soldat condamné à la fugue et/ou à la mort. C'est le
principal charme de cette chanson, Lily Marleen, d'avoir été entonnée
par tous les bélligérants de la deuxième guerre mondiale...
Peu après votre départ de Paris, j'ai tout de suite entendu, en moi ou
chez les autres, des ritournelles que j'espérais naïvement balayées par
votre passage. Qu'elles sortent de la langue inconsciemment tranchante
des bien-pensants zélés, ou au contraire de celle de leurs détracteurs,
je l'entendais tout aussi rabachée, répétitive...
À quand, alors, un chant qui ne barbera plus (jeu de mot d'un barbu,
avec Rév df'Arès x/08),
comme les chansons actuelles, chansons de "variété" si mal nommées, si
uniformes et lassantes !?. Ce chant "révé" entre nous, nos paroles
"arrangées" par nos futures intelligences encore "inouïes",
n'éprouvera, n'affligera et n'ennuiera plus personne (Rév d'Arès 12/02),
car seul le Père peut
éprouver.
Ce ne sera plus au fond une élégie infinie, cet océan de larmes d'une
histoire poussiéreuse (Rév
d'Arès xxxv/06 et 30/11), mais quelque chose
d'autre, de jamais entendu, une sorte de musicalité de nos propos,
audacieuse jusqu'au sifflet de gens d'armes spirituelles au sein de son
orchestration (inspiré de xxxi/19).
On l'entendra avec le filtre "mastérisant" de l'amour non sentimental
(lequel est trop rude-rudimentaire pour émouvoir assez), plutôt qu'avec
le filtre de nos identités entêtées... Le pied s'attachant à la lèvre
(xLiv/04) se mettra à battre la bonne mesure...
Ce sera le début d'un monde qui tournera de nouveau en rond(elle), comme
pour une danse, mais dans les bon sens du terme (xxiii/05).
Ce sera le temps de (Rév
d'Arès xxxvii/5) ou personne ne confondra le chant
du noir
toujours présent (xviii/06)
avec celui du Pater-maternel. Les deux s'harmoniseront d'ailleurs
peut-être quand même, comme dans les composition les plus audacieuses,
qui sait ? Ce serait le temps où l'action et le verbe ne
seront confondus que pour le bonheur d'un mariage heureux, pas pour
s'agiter ou discuter sans fin...
Les attentes et les illusions se seront alors dispersées, emportant
avec elles les graines du pouvoir qui nous divise tous les jours, et
mon rêve aura heureusement disparu (à quoi bon rêver, si le rêve n'est
pas réalisé un jour ?)
Pour l'heure, le son
léger du rabab est le moins que nous, les non-christs,
puissions faire en nous réarmant par la prière (Rév d'Arès xLvii/08).
Bien sûr, nous vous lisons aussi, mais pourquoi redemander encore et
encore que vous nous abreuviez de lecture, si nous lisons en filtrant,
sans vivre pleinement notre lecture (référence à Bernard L
116C65) ?
Cette soif de vous lire ne s'éteint-elle pas en vous sentant présent
ainsi que Dieu dans la vie de tous les jours ?
Je ne comprend pas bien.
À moins que nous ne vous demandions vraiment d'écrire sur un sujet que
vous n'auriez encore jamais abordé ?
Et puis, vous avez tant de choses à faire. Si nous mettions vraiment en
pratique ce qui émane de vos écrits [existants], aurions-nous encore
besoin de vous lire ?
Il est temps maintenant de nous organiser, de n'être qu'un organisme à
la moisson.
Mais je parle peut-être de choses qui m'échappent...
À propos de rebab,
je vous envoies un exemple "exotique", qui fait écho au "tambour" de
chamane dont vous avez publié le lien dans ce blog. Il nous vient des
steppes de mongolie, et le musicien s'appelle Epi... et pis... si vous
allez jusqu'au bout de ce petit morceau vous reconnaîtrez ce pincement
des tripes au final (ici illustré), quand ça décolle ! quand les cousiers
haletants font jaillir des étincelles sous leurs fers" (Sourate 100
Al-'âdiyat).
J'ignore si vous avez déjà fait de l'équitation, mais je vous souhaite
de sentir comme sur les joues du cavalier sur le cheval au galop, ce
vent léger quand la moisson suffisamment organisée donne ses fruits et
permettra au cavalier... de cavaler par ailleurs en toute liberté !
http://www.youtube.com/watch?v=PHjiWgjeQjM&feature=related
PS : désolé, mais je n'ai pas trouvé la traduction des paroles, ce
n'est pas faute d'avoir cherché et demandé...
Un Laurent d'île-de-France
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30mar11 116C76
Pour en revenir à votre thématique : Oui, je me suis vraiment
dit que "le Vrai
est ardu" lors de cette journée de dimanche en votre compagnie, à Paris.
Il y avait bien longtemps que je n’avais pas été dans une de ces
réunions en nombre.
Mais en cette journée avec vous et surtout en cette assemblée
nombreuse, quelque chose m’a tenaillé. Je ne saurais dire quoi
exactement. Ou plus exactement : je répugne à choisir un propos ou un
autre.
En fait, je ne veux pas trop en dire, il y a tellement de fossés qui se
sont creusés ici, à Paris. Alors, on aimerait (j’aimerais) trouver les
matériaux qui pourrait les combler, ces foutus fossés. Plutôt que
parfaire le disloqué à grand renfort d’éloquence.
Disons que ce qui m’habitait, c’était peut être quelque chose d’assez
proche de ce qui tenailla la sœur F., le sanglot en moins me
concernant. Peut être.
J’ai vécu cette journée un peu comme si j’étais dans un vieux théâtre
antique, où se rejouait une pièce mainte fois jouée par le passé:
tantôt le brillant d’un Matuvu ici, tantôt un certain plaisir à
disserter devant tous là. Et vous,
frère aîné, pour répondre patiemment à tous (Rév d'Arès 26/15).
Vous, le firmament (Rév
d'Arès xxxiii/14) au centre d’un décor sans scène et dans
l’écoute soutenue du disparate, de la "brousse humaine" que nous
formons (pour reprendre votre terme).
Fort heureusement, si je ne suis pas rentré chez moi entièrement envahi
par le caractère pathétique du statu quo que m’a révélé cette journée.
C’est bien grâce à cette brève, mais chaleureuse salutation que vous
m’avez fait en épilogue, avant de sauter prestement dans votre taxi.
Maintenant, vous êtes loin. Et nous, nous restons hélas ici avec nos
fossés et infortunes. Et sans doute des sanglots ici et là pour
d’autres…
Mais il reste ce bon vieux concret sur lequel je peux encore
m’arc-bouter par-dessus les vertiges qui m’assaillent (Rév d'Arès 13/8, 37/9):
Cette bonne vieille mission de rue, ainsi que les menus travaux qui me
sont commandés par quelques-uns, jetés et saisis par-dessus les fossés.
Oui, par-dessus ces fossés, qui sont de toute façon des composantes à
intégrer, à l’étape où en est ce peuple
(7/1), l’agrégat broussailleux et malaisé que nous formons.
Vous voyez, votre étreinte chaleureuse donne du résultat sur moi,
autant que vos écrits
(Rév d'Arès 22/3, 33/10, iii/5). Tout ceci comblera bien à
la longue nos fossés. De cela je suis intimement convaincu…
Roger C.
|
Réponse
:
Merci pour ce commentaire, mon frère.
J'avoue, cependant, ne pas comprendre ce que vous appelez des "fossés".
C'est un concept qui m'intéresse d'autant plus que je ne perçois ce que
vous entendez par là.
Que vous fussiez différents les uns des autres dans cette centaine de
missionnaires, non seulement c'était une évidence qui tenait à la
variété même de l'humanité, mais c'était souhaitable. Il n'est pas de
projet et d'entreprise valables et efficaces qui ne sortent
d'un débat d'idées différentes pourvu, bien sûr, que le but soit le
même pour tous.
J'étais là dimanche comme agent d'unité pour rappeler ce but commun à
vous tous, mais, comme vous l'avez remarqué, j'ai en même temps et une
fois de plus fait appel aux différentes familles d'affinités, affinités
évidemment différentes d'une famille à l'autre.
Que le Père nous garde de l'uniformité ! Et je vous fait
totalement confiance pour que cela ne soit pas !
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30mar11 116C77
Merci pour votre travail et votre exemple.
Que tout ce que tu
auras écrit (Rév d'Arès 33/10) soit déjà mis en pratique
avant d'en réclamer davantage !
Vos écrits me nourrissent, mais cette nourriture ne me sauvera pas malgré moi,
si je reste à l'état d'oiseau
malade ou glouton, qui avale la graine et la rejette sans profit (Rév
d'Arès 13/1-3).
Comme l'oisillon,
je suis appelé, appelé à faire l'effort de m'élever et devenir faucon (Rév d'Arès xLv/14).
Gourmand que je suis, je me suis dit que pour arriver à me faire une ha (âme) ou de
superbes profiterolles au chocolat, il n'y a pas de cas désespéré, mais
une question de travail et de constance.
Vos écrits montrent comment procéder pour se faire une belle âme et donner envie
aux autres de vous imiter. Je les trouve succulents, à lire comme un
livre infini de recettes possibles proposées.
Les trois phases, prière,
pénitence, moisson sont comme trois parties d'une même
recette.
La prière ou l'art de préparer la pâte à choux: Je lis ce qui est écrit
à haute voix, j'apprends certains passages par cœur: je vais à
l'essentiel pour faire le bon choix.
Le changement intérieur ou l'épreuve du fouet: j'apporte non seulement
les ingrédients de bonne qualité, le meilleur de moi, mais aussi
l'effort nécessaire pour fouetter ces ingrédients; de toute façon, si
ce n'est pas suffisant, mes frères et sœurs — ma femme en premier —
savent me conseiller pour que mon cœur s'élève, comme le blanc monte en
neige.
C'est cela le truc de la pénitence
qui se fait dans la joie et je me réjouis par avance du résultat
promis. Ma récompense, mes profiterolles, c'est le fruit de mon
travail, mon changement.
Préparation à la mission: cet ensemble encore pâteux va être incorporé
dans une poche munie d’une douille lisse pour en faire des petites
boules de pâte facilement assimilables, que l'on pose sur des tracts de
papier sulfurisé; le contenant, la forme peuvent varier selon les
goûts; attention à bien les espacer car elles gonflent à la cuisson.
La mission ou l'épreuve du feu:
Enfournez sur la place publique et laisser cuire. En effet l'épreuve du
feu
est nécessaire pour structurer et consolider, mais comme il convient de
trouver la juste mesure
entre trop froid, trop chaud ou trop tiède, pensez à sortir les choux
du four et laissez-les refroidir.
Puis brisez le chocolat dans une casserole. Le meilleur ou l'ha ne vient qu'à
force d'effort et de chaleur, donc faire fondre à feu doux et enlever
les bulles grossières — le péché enfoui finit par remonter en surface —
en mélangeant en fin de cuisson pour obtenir une sauce onctueuse.
Réservez au bain-marie: un peu de douceur !
Coupez les nouveaux petits choux récoltés aux trois quarts de leur
hauteur, pour éviter la grosse tête.
Remplissez chaque chou d’une petite boule de glace à la vanille, posez
les chapeaux par dessus — cœur chaud mais tête froide.
Disposez les choux dans des assiettes creuses et arrosez-les de sauce
au chocolat et servez aussitôt à vos frères humains.
À l'exemple de la recette sur les profiterolles au chocolat,
on comprend que les trois parties prière
+ pénitence + moisson forment un tout savoureux et je suis
certain que vu sous cet aspect mon frère Dominique (116C36) va bientôt
avoir faim de prière.
Je prie, et moissonne à vos côtés et ne croyez pas que le chocolat soit
le seul argument qui me fasse moissonner en Suisse.
Marc de Suisse
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30mar11 116C78
Ardu est le Vrai, mais aussi
ardu est le frère Michel !
J'étais à la réunion dimanche. Ça faisait un bail (et même deux) que je
n'avais pas assisté à une de vos interventions.
Ardu ! Ardu !
D'abord, je ne m'attendais pas à vous trouver dans une forme et une
clarté d'esprit pareilles à 82 ans. Vous êtes un homme sans âge...
Parler six heures d'une voix ferme, qui ne faiblit jamais, à genoux ou
assis en tailleur... Vous ne vieillissez pas... Vous ne vous fatiguez
jamais ?!
Là, on sent qu'il y a derrière vous la légion d'anges tout équipée
(Rév d'Arès 31/6, 37/7) de tout ce qu'il faut pour vous
soutenir, on se dit: Cet homme-là est vraiment l'homme de Dieu !
Mais en même temps j'ai senti votre présence trop lourde pour ma pauvre
conscience et, je vous avoue, que pour la première fois j'ai compris
pourquoi les frères ont reculé devant le plan "Maison des Faucons"...
Un recul non réfléchi, un réflexe vital. Si vous avez cette énergie
aujourd'hui, quelle énergie aviez-vous dans les années 80 ?! Vous
deviez faire peur !
Oh ! Vous êtes d'une grande bonté, vous ne commandez pas (Rév d'Arès
36/19), votre voix n'est pas totalitaire, vous avez la
voix du cœur, vous laissez tout le monde libre de prendre
ou laisser ce que vous dites, mais le poids naturel de vos paroles...
Et pas un seul pense-bête, pas un seul papier de notes devant vous... Parole de Mikal Ma Parole (Rév
d'Arès i/12)...
Je suis rentré chez moi lourd, écrasé.
Personne n'est prêt à un
changement et un engagement aussi lourds, même si vous ne
demandez rien, même si vous ne faites que proposer, donner des idées.
Dieu est derrière vous. Nous, on n'est pas prêts, pas assez costauds.
Je préfère vous lire que vous entendre. Je lis vos écrits. Ça me
suffit. Sauf le respect (respect immense) que je vous porte, je ne suis
pas de l'avis de ceux qui regrettent que vous ne soyez pas à Paris.
Visiblement vous n'existez que pour Dieu et personne ici n'est à la
hauteur d'un tel engagement.
Je vous lis beaucoup et je préfère vous lire... de beaucoup. Sur mon
étagère toutes les revues et les livres "Le Pèlerin d'Arès" sont en
lambeaux, réparés au scotch, tellement je les ai lus.
Pardonnez ma franchise ! Je vous dis quand même tout mon amour et toute
admiration fraternels.
Non signé
|
Réponse
:
C'est la première fois qu'on me parle comme vous le faites et vous le
faites avec une simplicité, une sincérité qui me touchent et qui
m'accablent en même temps.
Selon vous, je "fais peur" ?
Cela me consterne. "Faire peur" n'est même pas la dernière de mes
intentions, je n'ai pas la plus légère ombre d'une intention
de cette sorte. Je veux au contraire partager, ne faire qu'un avec mes
frères et mes sœurs.
Que tous ne soient "pas prêts" parmi la centaine de missionnaires
parisiens que j'avais devant moi dimanche, j'en ai bien conscience.
J'en ai tellement conscience que je suis attentif à ne pas effaroucher
ceux et celles que je sens hésitants, ce qui me paraît normal, parce
que je n'ai jamais oublié mes propres années d'hésitation, voire même
de souffrance, après 1974. Mais "faire peur", peser aussi "lourd" que
vous le dites ? Si je fais réellement cet effet-là sur certains, c'est
à mon tour de "reculer" devant l'éventualité d'interventions plus
fréquentes de ma part dans votre secteur apostolique.
Si je savais mes "interventions" pesantes pour certains, c'était,
pensais-je, parce que leurs idées ne rejoignent jamais vraiment les
miennes ou parce que leur individualisme ou leur anarchisme moral
supporte mal tout ce qui vient troubler l'exercice libertaire de leurs
concepts et de leurs actions, mais je ne pensais vraiment pas "faire
peur" et "peser sur les consciences" comme vous le dites.
J'avoue que je n'avais pas pensé à cette hypothèse de la "peur" après
que le projet "Maison des Faucons" se fût décomposé dans les années 80..
Ceci dit, mon frère, qui que vous soyez (vous avez oublié de signer et
votre adresse Email ne me permet pas de vous identifier), ne me prenez
pas pour un surhomme ! J'emprunte volontiers à Rostropovitch, le grand
violoncelliste, cette boutade qu'il lançait à ceux qui admiraient son
activité débordante malgré son grand âge: "Le vieillard est comme un
coureur de fond. C'est en approchant de la fin qu'il accélère."
Les "forme et clarté d'esprit" que vous me prêtez n'ont rien
d'extraordinaire. Ce n'est qu'une apparence momentanée "d'énergie", le
temps d'une journée rare, passée en présence de frères et
sœurs que j'aime, mais que je rencontre si peu souvent. Dimanche,
j'étais tout naturellement soulevé par ma foi et mon devoir
prophétique, c'est vrai, mais autant soulevé par ma joie de me
retrouver au milieu de vous.
Sinon, croyez-moi, je suis tout à fait fatigable et d'ailleurs je suis
rentré à Bordeaux fatigué, bien qu'heureux d'avoir vécu ces heures
d'affectueuse fraternité.
J'espère, en tout cas, que mon propos n'a pas sur votre auditoire pesé
lourd lourd au point d'avoir été inutiles. J'espère que j'ai laissé à
Paris quelques idées qui ne seront pas inutiles.
Merci pour votre franchise. Vous êtes le premier à m'avouer cette
"peur".
|
30mar11 116C79
Ardu est le Vrai,
mais vous lire n'est pas aussi ardu que certains le disent.
Pour moi ce n'est pas ardu du tout. Je suis de l'avis de Bernard
de Belfort (116C74), il y a des moments de votre écriture où vous nous
charmez, il y a des moments de grande littérature, même si vous n'en
avez pas conscience.
Quand on vous connaît bien, on découvre que vous n'avez pas
conscience de tous vos dons. En fait, vous vous en fichez ; ce
que
vous
êtes ne vous intéresse pas. Vous en parlez un peu pour vous rassurer ou
vous encourager sous la cloche isolante de votre solitude (ça ne doit
pas être marrant, je veux bien le croire), mais ces instants
d'autosatisfaction
ne durent que quelques secondes, tout juste le temps de vous dire à
vous-même que vous n'êtes pas complètement nul, parce que vivre seul,
sans miroirs, sans reflets de soi, sans retours, sans public, c'est
pour un homme dont la
mlission est malgré tout publique manquer des seuls moyens de
s'évaluer soi-même.
J'aime plus que vous lire. J'adore vous lire. Soyez tout à fait rassuré
sous ce rapport.
À peine quelque paragraphes lus dans "Et Ce Que Tu Auras Écrit 1989,
1990, 1991-1992 ou 1993-1996", ils deviennent le révélateur d'une
pensée spirituelle juste et puissante. Quelle foi ! Et même quelques
pages lues au hasard de ces livres (je n'ai pas lu "Le Pèlerin d'Arès"
trimestriel, le format magazine me gêne), pleines de cette foi
extraordinaire qui a présidée à leur naissance, vous devenez à jamais
reconnaissable. Ce que vous écrivez dans ce blog vous fait tout de
suite reconnaître. C'est la marque d'un écrivain digne de ce nom.
Mais
je comprends que vous protestiez contre l'idée que vous êtes un
écrivain. Vous pensez que cela égare. Vous n'êtes pas intéressé par cet
aspect de l'écriture. Pour vous l'écrire, c'est l'Écriture avec un
grand E. Vous souhaitez non vous faire un nom, mais faire un Nom au
Dieu que vous servez.
Rien ne vous fera sans doute jamais revenir sur cette perspective et je
le comprends.
D'ailleurs, vous êtes hors du commun.
Il demeure qu'il faudrait mettre en application ce que votre écriture
prescrit et cela aussi, c'est hors du commun.
D'ailleurs, en lisant certains auteurs ou journalistes on voit bien que
vous êtes pillé, tout inconnu que vous êtes.
René de la Vallée du Rhône
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30mar11 116C80
Vous êtes le référent par excellence.
Celui qui ne lit que La
Révélation d'Arès sans lire le témoin de La Révélation d'Arès est
comme celui qui ne regarde que la vitrine. Il faut entrer dans la
boutique pour vraiment savoir tout ce qu'on y vend et pour acheter.
Un livre appuie l'autre ; le livre du prophète appuie le Livre de
Dieu (Rév d'Arès
i/10/11).
Autrement
dit, "Dieu a besoin des hommes" comme dit un titre de film et de livre
(je ne me souviens plus) et il a au moins besoin d'un prophète.
Ardu est le Vrai,
mais il serait plus qu'ardu, il serait impossible, inaccessible sans
vos développements.
Je sais que certains disent qu'en commentant La Révélation d'Arès
vous la dénaturez, vous la gâchez, mais ce n'est plus mon avis.
D'ailleurs, vous avez assez parlé de "l'auberge espagnole où chacun
amenait son panier-repas" au début. Chacun voyait dans L'Évangile Donné à Arès
ce qu'il espérait y trouver: "les catholiques le catholicisme, les
bouddhistes le bouddhisme, les ésotéristes l'ésotérisme et les
marxistes le marxisme." Vous avez commencé la publication du
trimestriel "Le Pèlerin d'Arès" pour fixer les idées, les ramener au
sens unique de La
Révélation d'Arès. C'est historique, mêms s'il y en a que
ça a fait enrager et qui ont créé des petits groupes indépendants,
indépendants de votre enseignement
prophétique.
C'est vous avez donné "la direction de certitude" ("Nous Croyons, Nous
Ne Croyons Pas").
Jean R.
|
Réponse
:
"Dieu a besoin des hommes" est le
titre d'un film français tourné dans les années d'après guerre, qui
avait été tiré d'un livre intitulé "Le Recteur de l'île de Sein".
Merci
pour ce commentaire, surtout venu de vous, Jean, qui aviez été saisi de
doutes et qui vous étiez éloigné de nous pendant de longues années. Je
suis heureux de vous retrouver ici dans des dispositions de foi, de foi
retrouvée.
Soyez loué, mon frère Jean, pour être rentré en vous-même (Luc 15/17)
et nous revenir après nous avoir fait beaucoup de mal, il fut un temps..
Mais nous sommes là pour
aimer, pardonner, faire la paix. C'est le fond de notre pénitence.
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30mar11 116C81
A la suite du
commentaire de "frère honteux" et de celui d'Annie d'Ile de France, je
voudrais témoigner moi aussi de
l'importance primordiale que j'accorde à vos écrits et en particulier
aux écrits dans "Le Pèlerin d'Arès".
Vos écrits, ajoutés à la Parole du Père, me sont
aussi vitaux que le sang qui coule dans mes veines ou que l'air que je
respire, je dirais même que je me sens d'avantage nourrie
spirituellement par eux que par la Parole pure...
Lors de la
parution du "Et Ce Que Tu Auras Écrit" (Le Pèlerin d'Arès) 1993-1996,
je vous avais envoyé le
bulletin de "pré-souscription" inséré dans celui-ci où vous disiez :
"Bien cher lecteur,
Par
l'intermédiaire du Pèlerin d'Arès j'ai encore beaucoup à dire à mes
frères et au monde. Je voudrais aussi, comme ce fut mon intention en
1989, y rééditer certains textes de la série trimestrielle (1978 à
1988). Mais, à l'âge où d'autres ont pris depuis longtemps leur
retraite, ma tâche n'a jamais été aussi absorbante. Il m'est difficile
de fixer une date et un prix de parution pour le volume à venir,
peut-être dès 1998, peut-être pas avant 2000. Si vous souhaitez lire ce
prochain ouvrage, faites m'en part par le petit formulaire ci-dessous.
Je vous adresserai en temps utile une prévision de parution et le prix,
pour que vous m'envoyiez votre souscription définitive.
Frère Michel"
J'ai
ensuite espéré longtemps une nouvelle édition, surtout lorsque je me
suis retrouvée isolée géographiquement et éloignée d'une assemblée de
Pèlerins d'Arès pendant de nombreuses années. Mais ne voyant rien
venir, je me suis dit que vous aviez trop de travail et que vous
attendiez peut-être aussi que la mission arésienne ait pris une plus
grande ampleur pour écrire un nouveau volume de la collection "Le
Pèlerin d'Arès".
Peut-être aussi
n'aviez-vous pas reçu beaucoup de bulletins de "pré-souscription" ?
C'est
donc avec une joie immense que j'ai découvert de nouveaux écrits de
vous dans le trimestriel Frère de l'Aube, de l'été 2004 à décembre
2005, puis par le biais de Freesoulblog depuis février 2006 que
j'imprime et que je relis aussi très régulièrement.
Sylvaine d'Aquitaine
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30mar11 116C82
Je comprends qu'ardu est
le Vrai !
Gravir les sentiers vers
les Hauteurs Saintes par la pénitence — la pénitence
est productrice de miracle — me fait transpirer, me fait pleurer de
douleur ou de joie parfois, même les deux et assez souvent.
Merci d'employer ce mot "ardu", Je n'arrivais pas à trouver quel mot
pouvait correspondre à nos bras bleuits de coups (Rév
d'Arès 31/7). Je comprends que certains avouent que vous
leurs faites peur. Je n'emploierais pas ce mot "peur", mais plutôt
crainte.
Pour
moi j'ai vécu dans la crainte pendant des années en votre présence, de
loin ou de près, car en vous je sentais et entendais (dans vos propos
aux allocutions par exemple) ce que vous accomplissiez et
moi ce que je n'accomplissais pas encore, par oubli, par
paresse, voire par incompréhention.
D'où cette crainte en votre présence.
Il
n'y a pas très longtemps que je vous laisse vous approcher de moi sans
trembler au premier abord et boum ! dans notre conversation, la crainte
revient au galop avec ma conscience qui se réveille sur ce que je fais
ou ne fais pas.
Je ne me culpabilise pas, au contraire cela me pousse à être encore
plus courageuse et vaillante, coûte que coûte !
Ayant
eu de graves problèmes de santé encore cet hiver (embolie pulmonaire,
trombose (caillot de sang dans la veine principale du rein), poche de
pus (grosse comme une pomme de terre) avachie sur le rein, hépatithe B,
bactéries (grosses) dans le sang et les urines, début de septicémie
foudroyante et j'en passe... La totale ! Trois semaines
d'hospitalisation !
Je n'ai jamais autant pleurer qu'à l'hôpital.
Je pleurais, oui, je pleurais ! Je me suis assise dans mon lit
en
pleine nuit et dans ma tête je hurlais.
Je hurlais, parce que je
voulais vivre ! Je hurlais, parce que je pensais à ma moitié
(mon
époux) qui resterait tout seul pour moissonner.
Pas question ! Je hurlais, parce que vous, Frère Michel, qui
nous
êtes si précieux, vous avez eu tellement de gros soucis de santé, et
vous vous en êtes sorti. Je me disais en hurlant :"Lui (Frère Michel)
qui est un prophète,
un homme que Dieu a choisi, il vit encore et continue sa mission et pas
moi ? Je n'ai pas le droit de continuer ma pénitence
sur terre ? Et mes frères humains dans ce monde, ils
ont
besoin de moi et moi d'eux. Morte je ne peux rien faire ! Je
veux
vivre encore et encore."
Un mois et demi plus tard, je suis allée au contrôle à
l'hôpital et figurez-vous que tout avait disparu !
Il reste juste un souci de tension.
Donc ardu est le Vrai =
donc ardu pour moi et Gloire à Dieu de m'avoir laissée en vie pour
aimer tous les hommes, en continuant à changer pour que ce
monde change.
Je
suis retournée à la mission. Quel régal ! Les médecins (ils étaient six
sur moi) m'ont dit chacun leur tour : "Vous, vous êtes un cas." Je
leurs ai répondu que non, je faisais
pénitence et que la pénitence
était productrice de Grâce. Ce qui sous-entend que cette pénitence doit être
construite avec droiture et persévérence.
Avec un des médecins, nous avons discuté de ce qu'était la pénitence.
Martin Gray disait dans un de ses livres : "La Vie est mon
Amie !"
Alors, mes frères humains, goûtez à cette pénitence,
vous aimerez ça. Ce n'est pas dur, il suffit que vous vous laissiez
porter par la Grâce sur les efforts que vous faites chaque jour avec
persévérence pour vous et pour les autres et la Vie sera votre
amie. Alléllua !
Danielle des Côtes d'Armor
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01avr11 116C83
Un autre aspect du mode d’emploi du prophète apparaît
sous cette entrée 116 décidément très révélatrice de votre impact
prophétique sur les cœurs et les esprits.
Le
commentaire non signé 116C78 parle de "peur". Danielle des Côtes
d'Armor (116C82) parle de "crainte". Ce sont deux mots voisins pour
exprimer que l’approche d’un prophète
et à plus forte raison la moisson
en relation avec lui ou sous sa houlette sont des expériences
difficiles à vivre, des expériences qui "pèsent" sur le cœur des
croyants.
Cette crainte est peut-être moins partagée que le profit
que tirent vos frères et sœurs de la lecture de vos livres, mais je
crois qu’elle est présente dans les rangs des Pèlerins d’Arès.
Cela semble pourtant vous surprendre.
Je fais partie de ceux qui vous craignent. Je ne crains pas l’homme Michel (que
je ne connais pas), mais je crains le prophète. C’est une
crainte que je crois salutaire, parce qu’à mon sens elle représente un
relais de la crainte de
Dieu (Rév d’Arès 17/6, 15/5),
une sorte de présence de l’absolu incarné dans le prophétisme que porte
votre personne. Elle peut parfois aller jusqu’à la pénibilité, voire
jusqu’à l’inhibition d’action, mais si la pénitence est là,
cette crainte
du prophète
se recale dans l’équilibre que l’on tire de votre enseignement et de
votre exemple et dans la bonté qui émane de votre attention à notre
égard.
Je n’ai que très peu expérimenté le contact direct avec le prophète,
mais je sais que ce contact peut être très tonique et que vous pouvez
exprimer vos opinions et observations sans ambages ni ménagement.
Il n’y a pourtant jamais de jugement de votre part.
Mais cette vigueur avec laquelle vous portez la vérité peut être mal
vécue parce que votre parole
sort d’une gorge
qui dit la Parole (Rév
d’Arès i/4), d’une bouche qui mâche la poussière pour le
frère (Rév d’Arès xii/5), d’un corps sous la peau duquel
(coule) la
salive de Dieu (Rév d’Arès xxx/8), magnifique mais
déconcertante réalité que les hommes et femmes que nous sommes ne
savent plus côtoyer sereinement.
Cela n’est donc pas affaire de caractère ou d’énergie (encore que je ne
connaisse pas de prophète
"mou"), mais d’envergure spirituelle.
De
là, quand on vous approche avec un projet, une proposition, une idée,
la crainte de se voir désavouer par vous, de voir pointer
l’insuffisance de notre réflexion, de notre compréhension et donc de
notre vie spirituelle.
Quand on vous approche, on tombe toujours
sur une part d’absolu et une critique de votre part n’a rien à voir
avec celle d’un patron, d’un ami ou même d’un conjoint. Elle ressort de
l’Intelligence
qui transperce l’âme.
Notre ego en prend toujours un coup, ce qui est plutôt une bonne chose,
mais qui nécessite la force d’une confiance ou d’une humilité qui ne
sont pas toujours à la hauteur où vous vous situez.
Vous me faites
penser à Gulliver chez les lilliputiens, qui quelque précaution qu’il
prît, bousculait toujours ses hôtes, non seulement par les mouvements
de son corps, mais par sa voix, son odeur, sa transpiration. Vous êtes
un géant spirituel parmi des lilliputiens. Personne ne gagnera quoi que
ce soit et surtout pas le Père à ce que vous vous rapetissiez (ce qui
n’est pas possible) ou à ce que vous vous isoliez encore davantage.
C’est à nous de grandir et c’est à nous d’accepter que vous nous
"marchiez sur les pieds".
Nous
savons que vous ne le faites ni exprès ni même par négligence, compte
tenu du soin que vous prenez à tenir compte de ce que nous pouvons
comprendre et accepter — [Vous en tenez compte] jusqu’à jeter à la
poubelle un ouvrage entier pour cause d’incompréhension ! Mazette, quel
dommage pour les générations futures !
Ceci dit, je suis sûr qu’il existe des frères et sœurs qui ont trouvé
l’équilibre entre leur crainte respectueuse du prophète
et la volonté de travailler avec lui, des frères et sœurs dont nous
devons suivre l’exemple pour peu qu’ils nous disent comment ils font.
Encore une fois, la noria de "La Maison des Faucons" était la bonne
solution.
Faute
de cette noria, ne "reculez" pas s’il vous plaît ! Au contraire !
Autant qu’il vous sera possible, rencontrez-nous, parlez-nous,
nourrissez-nous par votre parole et votre présence, c’est une des
sources précieuses de notre croissance spirituelle. Et ne craigniez pas
trop les"bleus" que pourrait nous faire le souffle de votre visite,
nous nous en remettrons.
Visitez-nous, Frère Michel, visitez-nous longtemps encore.
Rien ne dit que vous ne consommerez pas en entier la durée de vie
attribuée à l’homme après le déluge: 120 ans (Genèse 6/3), la
durée de vie de Moïse !
Plaise à Dieu !
D. F. du Roussillon
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01avr11 116C84
J’étais à la réunion dimanche [27 mars à Paris] pour entendre le prophète de Dieu, la bonne pensée (Rév d'Arès
xxxvii/9, xxxviii/2)
Je vis vos conseils
sur la mission, les familles d’affinités, et le suivi comme un nouveau
départ apostolique pour le groupe missionnaire parisien et je pense que
nous avons plus que jamais besoin de vous frère Michel.
Je réalise tout le travail que la moisson
va nous demander, mais aussi cette grande bouffée d’oxygène qu'elle
amène, toute cette fraternité que cela peut réveiller, si nous
n’oublions pas de nous relier les uns aux autres.
Vous nous appelez à l’autonomie prophétique, mais celle-ci sans le prophète comme agent
d’unité n’a ni force ni cohérence.
Oui, ardu est le Vrai
mais vivifiant, il l’est aussi !
M. J.
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01avr11 116C85
Je ne sais pas si la chanteuse Joan Baez posséde des convictions
religieuses ou non.
En tout cas, si cette personne venait à chanter La Révélation d'Arès,
celà signifierait au moins une grande ouverture d'esprit, une
bénédiction pour elle-même et aussi sûrement pour les autres, par
extension.
Comme toute une génération des années soixantes, plus
près du vrai Dieu par leurs actions humanistes et leurs convictions
pacifiques, mais maudissant avec la "bouche" le faux Dieu inventé des
religions, tellement éloigné du Créateur.
C'est le point principal de La Révélation d'Arès
que de nous dire que la majorité (pas tous, heureusement) des croyants ont des
croyances à l'opposé de l'Amour du Créateur, alors que beaucoup de
soi-disant rebelles
à Dieu agissent plus conformément à la Volonté Divine.
Pour ceux élevés dans une éducation religieuse ou ayant des convictions
religieuses ce Vrai
doit être un déchirement, une souffrance quelquefois difficilement
supportable, mais il n'y a pas d'autres alternative pour arracher le
faux, comme on arrache les mauvaises herbes avant que le Champ entier ne
soit contaminé...
D'autres
avant l'avaient déjà dit, mais que ce message vienne du Créateur
lui-même, voilà qui doit être nouveau et un choc pour beaucoup.
On peut toujours tergiverser et relativiser avec un message d'homme, y
croire à moitié... mais pas avec celui du Créateur !
Dur, dur, comme vous dites !
Olivier G
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Réponse
:
Le Dieu de la Bible, du Coran ou d'autres grandes sources religieuses,
n'est pas un "faux Dieu".
C'est Dieu mal compris.
C'est surtout Dieu dont le Message n'est pas seulement encombré de livres d'hommes (Rév d'Arès
35/12, 16/12), qui eux sont des faux messages ; c'est Dieu
dont le Message n'a pas encore été accompli
dans ce qu'il a de Vrai,
parce qu'ardu est le Vrai.
C'est pourquoi notre mission, outre le thème
de la pénitence,
adope aussi assez souvent le thème "Le Christianisme n'existe pas
encore. Faisons-le exister !" C'est, comme vous dites, "un choc pour
beaucoup" de nos frères catholiques et protestants, mais cela porte
quelques uns d'entre eux à réfléchir.
Nous pourrons compléter ce
thème par "Le Christianisme et l'Islam n'existent pas encore.
Faisons-les exister !" quand nos frères musulmans les plus intégristes,
encore nombreux, seront plus ouverts à la réflexion. Jusqu'à ce
moment-là ils prendront un pareil thème de mission pour une provocation
blasphématoire et réagiront violemment, ce qui ne servira à rien. Ta force sera dans ta patience
(Rév d'Arès 39/7).
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01avr11 116C86
J'ai déjà envoyé ce commentaire, mais vous ne l'avez sans doute par
reçu.
On commence à entendre par-ci par-là discuter de La Révélation d'Arès.
Malheureusement par des gens qui ne l'ont pas lue, qui en ont une idée
fausse ou très approximative.
Ils discutent en opposant à La
Révélation d'Arès
le respect de la doctrine religieuse ou le respect des prescriptions
morales, parfois le respect de la loi dans laquelle ils voient en même
temps une religion et une morale. Ils opposent aussi à La Révélation d'Arès
le réalisme politique ou les valeurs humanistes et libérales.
Je
réponds que, sous le couvert des lois, du réalisme politique, de la
morale ou de la religion, le respect des idées et des valeurs en
vigueur a surtout servi à justifier beaucoup de formes du mal, du mal
légalisé très souvent. J'ajoute que la civilisation morale et
matérielle de ce monde sans Dieu ni vie spirituelle (signe de ce nom)
suppose l'application de principes d'une dureté inhumaine: la tolérance
zéro en matière de vie publique, etc., et qu'il y a donc une
mystification religieuse, politique, juridique, ce que Marx appelait
"le point d'honneur spiritualiste", "la raison générale de consolation
et de justification."
Les réactions à ce que je dis sont ardues, ardues... Oui, ardu est le Vrai !
Il n'y a pas de discussion possible.
C'est ce qui fait vraiment de La
Révélation d'Arès une authentique Parole de Dieu. On
s'aperçoit qu'elle entraîne des oppositions sans discussion possible.
Félix G.
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Réponse
:
Oui, j'ai déjà reçu ce commentaire. Vous l'avez même envoyé deux fois
vers le 17 ou 18 mars.
Je
n'ai pas pu le publier comme je n'ai pas pu publier quantité de
commentaires que cette entrée 116 a provoqués. J'en suis désolé. Je le
publie néanmoins aujourd'hui parce qu'il présente une facette
particulière, assez rarement évoquée dans mon blog, de la difficulté de
notre témoignage, en nous apprenant qu'on "commence à entendre par-ci
par-là discuter de La
Révélation d'Arès." Ce qui n'était que très rarement
rapporté jusqu'à présent.
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03avr11 116C87
Ardu est le Vrai,
mais aussi ardu est de faire quelque chose de cohérent, d'efficace et
surtout de durable.
Je lis toujours vos lettres avec grande attention et j'ai relu cet
article 116 et les précédents et leurs pages de commantaires (on y
apprend beaucoup) et je vois que depuis quelques mois vous refaites
vous-même le missionnaire de rue ou le formateur local de vos missions
dans le Sud pour, si j'ai bien compris, laisser ensuite à vos disciples
locaux du Sud un groupe renouvelé et agrandi.
C'est aberrant ! C'est un travail de Pénélope. Vous prenez la
trame par la mauvais bout. Vous allez refaire tout votre tissu
spirituel sans arrêt !
On n'envoie pas le patron au charbon ! C'est sympa, on se dit: Il est
vraiment sans prétention ce vieux bonhomme ! Mais dans tous les métier,
même l'apostolat, il y a une méthode à respecter, des fonctions à
séparer, si on ne veut pas rester dans le travail de bricolage qui part
en brioche, qui n'est toujours qu'à moitié fait. Les vrais bons
bricoleurs deviennent des pros. Il faut se dire qu'un droitier ne fait
pas avec la main gauche ce qu'il fait avec la main droite et qu'on ne
fait pas avec les pieds et le claquement de la langue (Roland Barthe!)
ce qu'on fait avec la tête
Vous n'êtes pas le chef
(Rév d'Arès 16/1), frère Michel, mais vous êtes la tête,
vous êtes quand même le prophète,
l'irremplaçable patron quoiqu'on dise ! On n'envoie pas le patron au
balayage ou au casse-pipe.
Puisque cette mission du Sud a décliné par elle-même faute
d'acharnement et surtout (on suppose ça facilement), non faute de foi,
mais faute de recherche et d'apprentissage de tous les moyens d'évoluer
et de se consolider, elle ne peut apprendre à bien prospérer et au
moins à bien se conserver que sur le tas, par habitude, toujours très
lente à venir mais surtout toujours plus lente à venir que les
problèmes et le déclin, qui se reproduira dans quelques années et la
relance que vous essayez de provoquer (vous réussirez sûrement) devra
être renouvelée dans quelques années.
Mais vous n'êtes pas éternel.
Je suis quelqu'un qui se tâte avant de rejoindre l'assemblée, mais
j'avoue que l'amateurisme ou l'inadaptation qu'on sent plein de foi
mais voulu, donc écervelé chez vous (j'ai approché deux de vos
missions, j'y ai tropuvé le même à-peu-près) me fait toujours reculer.
On ne perd pas la vertu à apprendre et se mettre du plomb dans la tête.
Ce n'est pas vous remettre dans la rue comme en 1974 qu'il faut, frère
Michel. C'est dire: Acceptons d'apprendre avec rigueur et patience et,
puisque c'est nécessaire, prenons des cours auprès de gens qui savent
comment fonctionne un groupe humain.
Jean-Paul V.
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Réponse
:
Vous savez bien que j'ai parfaitement conscience de ce que pour me dire
"votre assemblée" vous appelez depuis longtemps dans vos lettres avec
amusement "votre gentille désorganistion", ou "votre bénévolat
velléitaire", ou "vos sympathiques incurieux du sérieux et de la
méthode", parce que vous ne supportez pas, comme vous dites aussi,
qu'on "prétende être libre quand on n'est que caractériel."
Votre
sévérité n'est pas sans fondement, mais elle vous fait perdre de la
lucidité et la mesure. "Se mettre du plomb dans la tête" — La Révélation d'Arès dit avoir
le fil à plomb dans la
tempe (xx/10) — n'est pas aussi simple que vous le dites.
Vous savez aussi que je prends la défense de mes frères et sœurs, dont
je n'ignore pas les faiblesses et ce qui est parfois le choc ou la
négative interaction des
idiosyncrasies, mais je crois que l'humanité est ainsi faite et que ce
que La Révélation
d'Arès suggère, ce n'est pas que les hommes soient autres
que ce qu'ils sont, mais que ce qui n'est encore qu'un magma
d'humains mijotant dans l'immense marmite du monde, sur laquelle les
pouvoirs et leurs lois ont beau jeu de se
montrer indispensables, recèle une richesse créatrice, victorieuse du mal et heureuse, qui
ne pourra émerger
qu'en se rendant libre
absolument.
Mais je sais aussi que vous avez raison en ceci qu'un juste milieu entre le débat des caractères et le débat des intelligences, entre le travail des indécidés et le travail des décidés, n'a
pas encore été atteint. Je crois quand même que l'à-peu-près acceptable
n'est pas trop loin. Les orgueils s'émoussent, les individualismes se
font moins pesants, bref, je sens la polone se former
peu à peu, indiscernablement pour vous, discernablement pour moi.
La pénitence
progresse, péniblement, mais elle progresse. La moisson progressera
avec la pénitence.
L'Assemlblée se solidifiera, mais nous, nous sommes dans le temps (Rév d'Arès 12/6) et
même si le temps que
se sont donné les Pèlerins d'Arès est particulièrement lent et si la
partie véritablement prometteuse de cette Assemblée est
encore petite, l'évolution se fera. Nos faiblesses font rire nos ennemis et nos détracteurs — le Noir (Rév d'Arès xviii/10/13) voit toujours tout noir et risible —, ce sont
des faiblesses que les groupes humains, à notre époque où il
faut toujours avoir l'air triomphant, n'admettent jamais ouvertement,
publiquement, sauf nous, qui les confessons, parce que nous n'avons pas
d'ambition de pouvoir. Notre ambition est seulement de suivre, de
suivre enfin la Parole du Père, d'accomplir
ce qui n'a pas été accompli: l'ascension vers les Hauteurs Saintes, le
Salut.
C'est toute un civilisation qui doit naître. Impossible d'y parvenir
avant des genérations et des générations.
Rejoignez-nous ! Votre réserve finit par me faire penser à de la
suffisance.
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03avr11 116C88 Je me joins au commentaire 116C84 de M. J.
J'y rajouterais toutefois la notion essentielle de "réarmement
spirituel" dont vous nous avez également parlé frère Michel au cours de
cette journée à Paris du dimanche 27 mars. Rien ne se fera sans ce
"réarmement spirituel" et pour cela nous pouvons commencer par nous
replonger avec grand profit dans l'article "Stratégie de la qualité"
("Le Pèlerin d'Arès" trimestriel n°35 de septembre 1986) que vous avez
cité devant les parisiens. Extrait : "Forgeons-nous une qualité d'âme, de dévouement et de courage ! (...) Sans cesse, le héros (xxxv/4) retourne à sa pénitence et se pétrit, même s'il a agi tout le jour d'une façon qui peut satisfaire." Encore une fois, sans l'enseignement de Mikal la victoire du Bien est compromise. Marie-Christine d'île-de-France
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XXxxxXX 116C89
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