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30sep11
122C1
Il serait quand même temps d'en finir.
Il y a sur le web et ailleurs dans les temples, les églises ou la rue
des tas de gens qui prêchent leurs croyances, croyances dans leurs
dieux,
croyances dans l'après-mort, mais vous, vous occupez
une place particulièrement dangereuse parce qu'elle retient
l'attention. Vous êtes un genre d'homme qu'on croit et qui pousse à
croire, à croire n'importe quoi de farfelu, évidemment, mais vu sous
cet angle-là, vous ne volez pas votre titre de "prophète".
Je crois qu'il faut concentrer sur vous le tir de la raison.
J'espère mettre en batterie contre vous la grosse artillerie. Vous êtes
le plus dangereux d'entre tous les prêcheurs...
On ne va quand même redémarrer une nouvelle grande religion après que
les autres commencent à d'essouffler.
Est-ce que les croyances comblent un vide nécessaire au bonheur
humain ? La réponse est claire et nette :
Non !
On dit souvent que le cerveau renferme un vide qu'on appelle Dieu et
vie après la mort. On dit souvent que les hommes ont psychologiquement
besoin de croire à un Dieu pour les sauver et à un paradis après la
mort. Mais on peut très bien combler ce vide avec autre chose: la
science, la poésie, la philosophie, le bonheur de vivre, l'amitié.
Mais comment osez-vous faire croire à une autre vie après la
tombe ?
Vous êtes vraiment dangereux.
Foltz
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Réponse
:
Je ne fais pas que croire. Je suis passé par des expériences qui m'ont
tout à la fois livré et la vérité et donné la preuve de cette vérité.
On qualifie ces expériences de surnaturelles ou supranormales pour les
mettre en doute en partant de l'idée, bien ancrée chez des gens comme
vous, qui sont nombreux, que le surnaturel et le supranormal n'existent
pas.
Faudrait-il, parce que j'ignore beaucoup de choses, que j'affirme que
ces choses n'existent pas ?
Si
je suis mal-voyant et si des voyants autour moi ne me disent
pas
ce qui existe et ne me le décrivent pas, comment connaîtrais-je ce qui
existe ?
Je peux aussi ne pas croire les voyants et rester
sceptique en pensant qu'ils m'en font accroire. Il se trouve
que
les circonstances m'ont fait voyant.et qu'elle vous ont laissé
mal-voyant et que vous êtes de cette catégorie des aveugles sceptiques,
qui préfèrent ignorer que croire sur parole.
C'est votre droit. Je le regrette, mais je ne le discute pas et le
respecte.
Qu'est-ce
qui m'empêcherait, m'empêcherait raisonnablement, rationnellement, de
déclarer que c'est vous l'homme dangereux, parce que vous préférez
rester dans votre ignorance plutôt que faire confiance ?
De surcroît, qu'y a -t-il de dangereux dans ce que
j'enseigne, à savoir que Dieu existe et qu'il nous dit que le salut est au bout de l'amour, du pardon, de la paix, de l'intelligence du
cœur et de la
liberté ? Si vous pensez que cela est dangereux,
c'est que vous avez fait de votre rationalisme une religion qui
condamne ses infidèles.
Car
non seulement vous pensez que c'est dangereux, mais vous me menacez de
"concentrer sur moi la grosse artillerie" des hommes de raison. C'est
vous l'homme dangereux.
Ne comprenez-vous pas que le don de ma
personne, le risque social de prêcher la foi en des temps d'athéisme,
ma fidélité à ce que je crois, font la preuve de ce que j'ai vu et
entendu à Arès et que
j'enseigne ?
Ne suis-je pas en droit d'affirmer que la mission que je poursuis fonde
en moi la noblesse humaine autant que la science fonde chez d'autres
cette même noblesse ?
Je ne trompe pas les consiences que j'ensemence. Je leur ouvre, au
contraire, une superbe Voie
de Lumière
et de Salut.
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01oct11 122C2
Merci d'être aussi précis sur la mortification.
Cela fait des années que j'essaie de comprendre au mieux ce que des défunts peuvent
attendre de nous.
Plusieurs questions cependant m'interpellent :
a) Faire mortification
pour un défunt ou des défunts a-t-il une conséquence (ou
des conséquences) sur notre corps, sachant que notre propre péché et celui de
cette humanité nous déciment : maladie, accident (et
inversement :
guérison... ). Dit autrement : est-ce que notre corps trinque,
s'abîme avec plusieurs mortifications
en même temps ?
Je sais que notre corps on peut le faire devenir spirituel.
b) La pénitence
nous apporte des grâces ; en apporte-t-elle aussi au
défunt ?
Peut-être que je m'exprime mal. Ce qui me plaît, c'est d'en apprendre
sur la mortification.
Il y a quelques années je suis sortie effrayée d'un atelier
[condérence-débat ou groupe de travail] sur la mortification.
Aujourd'hui, avec cette entrée 122 je ne suis pas
tranquille. J'appréhende ce que je vais y apprendre (Je me sens
secouée comme un prunier).
Grand merci d'avoir dit oui à Dieu et d'être notre guide sur cette
terre. Sans vous on n'avançerait pas vite.
D.AI
|
Réponse
:
Je ne me souviens pas de cet atelier sur la mortification,
auquel je n'ai probablement pas assisté, mais je pense que le
conférencier, qui qu'il fût, dut vous dire ceci pour
commencer :
De même que le terme pénitence
dans La Révélation
d'Arès ne correspond pas à ce que la religion appelle
pénitence, le mot mortification
dans La Révélation
d'Arès
ne correspond pas à ce que le religion appelle mortification.
La mortification religieuse est une pratique par laquelle le croyants
inflige à son corps, à ses désirs, une sorte de mort, de soumission aux
exigences spirituelles de sa religion.
La mortification
pour nous Pèlerins d'Arès a au contraire un sens créatif, constructif,
heureux, tout comme la pénitence.
Cela consiste à accompagner et aider de tout son être: chair, esprit et âme (Rév d'Arès
17/7) un défunt
qui, privé de sa chair,
devenu une créature incomplète, très affaiblie de ce fait, conscience
désemparée — désemparée comme un navire sans voile ou machine dans une
tempête soudaine —, parce qu'elle n'a plus la chair, la matière,
l'outil, qui lui permettait de mettre cette conscience en pratique,
d'évoluer dans sa vie terrestre. Le temps que le défunt se mette à
une nouvelle
vie dans un état nouveau, baignant dans un élément nouveau, il faut
l'aider à faire passage en lui prêtant un peu de notre chair jusqu'à ce
qu'il n'en ait plus besoin, quand la Lumière (le luminaire),
la Force
logique,
prend le relais de la matière charnelle, selon ce que nous dit le Père.
Tout cela
est métabolique, bien sûr, aussi mystérieux que la fonction de
digestion ou de respiration, qui pourtant est.
Chacun a sa méthode, selon sa sensibilité, son don de soi à l'autre,
car le défunt
est l'autre, le prochain au même titre que le vivant l'est
Ici, je parle de ma méthode à moi, où la prière joue le rôle de pont
entre moi le défunt.
La privatiuon est aussi une méthode, plus fruste, mais bonne, parce que
la privation purifie la chair
et en créant un manque rappelle sans cesse sa matérialité au mortifiant qui peut
ainsi se rappelle de la mettre à la disposition du ou des défunts.
Mais les méthode des mortifications sont
personnelles et je ne peux pas dans une réponse de blog développer ce
point.
Au reste, si vous avez remarqué, je ne parle pas tant ici de ma mortification que
de celui ou celle pour qui je me mortifie, c'est-à-dire pour qui je
partage des moment de ma vie, notamment celui de la prière.
Il n'y a rien ici qui atteigne à ma
tranquillité, non, rien qui me "secoue comme un prunier."
Rien qui me fatigue non plus. Une mère se fatigue-t-elle dans la
maternité ?
Non. De même, j'aide un humain qui a perdu sa chair à faire le
passage
vers cette anomalie qu'est la mort, à naître dans le piège.
Avez-vous la foi ? Oui. Tout votre
être ne
participe-t-il pas de et à votre foi ? La mortification est
un acte parmi les multiples actes dont l'ensemble constituent la foi.
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01oct11 122C3
J' ai vu des coquelicots aujourd'hui et j' ai pensé à vous.
Hier, j' ai parlé de La
Révélation d'Arès à une dame qui avait perdu ma carte
pour le nettoyage des vitres.
"Je vous ai guetté" m' a t' elle dit ! "Et vous tombez bien," lui ai je
répondu en lui donnant un tract missionnaire et lui parlant
des merveilles que l' homme peut reconstruire en lui s'il se donne la
joie de lire le prodigieux témoignage.
J' étais tellement bavard que je ne pouvais plus m'arrêter et quand je
me suis aperçu qu' elle était pressée, je me suis arrêté et elle est
parti comme un élastique avec son vélo disparaissant dans la foule. Ha!
ha! ha!
Elle m' a dit quand même au revoir.
Aujourd'hui, l'idée m' est venue d'entamer le sujet [de La Révélation d'Arès]
par la croyance en la vie après la mort et par une intelligence plutôt
qu'un pur hasard derrière la Création de l'univers. Mais la personne [à
qui je parlais] préférait la moto et les comptoirs de bar où l' on
discute de tout et de rien. Ma foi, ces comptoirs ont dû rassembler
plus d'homme et de femmes autour de verres et de brèves que je n'ai
réussi [à le faire autour de La
Révélation d'Arès] jusqu' à aujourd'hui dans une tentative
de laisser se poser une question sur la liberté de choix et de
direction à prendre tant que nous sommes encore de ce monde et mortel.
Mais voilà que ce soir je découvre votre nouveau sujet, l'entrée 122.
alors je me lance en partage avec les assemblées des
frères et des hommes issus comme tout un chacun du commencement des
temps immémoriaux jusqu'à aujourd'hui.
De l’ électromagnétisme organisant le chaos jusqu’à ce qui a rendu
possible la vie humaine, en passant par les étoiles, les règnes de la
nature et les espèces, tout montre dans l’univers une Force intelligente
à l‘œuvre, logique, ultra logique même qui fait évoluer les mouvements
vers la vie consciente et l’élévation vers des actions plus hautes et
meilleures, où l’amour apparaît visible et peut ainsi guérir de
l’incrédulité celui que la science n’émeut que pour justifier la forme
la plus subtile de paresse dans la facilité de l’inattention à toutes
ces merveilles qui nous entourent et qui ne peuvent provenir que d’une Source hautement Intelligente et
créatrice, le Père de
l’Univers, le Créateur.
"Pourquoi toute cette violence et souffrances alors si cette
Intelligence est si bonne et parfaite ?" m’a-t-on rétorqué en
bonne
rationalité raisonnable
Les scientifiques corrects sont payés tant qu’ils le restent [corrects]
aux yeux
de ceux qui les emploient, se donnant ainsi le droit de ceinturer la
faiblesse de nos esprits abêtis par les vrais faux besoins aux
responsabilités de plus en plus lourdes, des nécessités que le péché a
engendrées, nos libres erreurs entraînant dans leur chute la nature
même
sur laquelle elles appuient leurs postulats.
Une Intelligence
est à l’œuvre, une Force
cohérente fait tourner les
mondes.
D’où se sélectionnent les différentiations d’expressions et
comment vinrent t’elles à l’existence avant que ne soit quoi que ce fût
dans l’espace ? Il faudra d’abord vider la tête des vanités de la
"raison" nous dit la Parole, alors les merveilles se distingueront,
tandis que d’autres sens prendront le relais pour emplir ce vide,
l’illuminer pour redonner l’ouïe à l’oreille, la vue à l’œil, la Vérité
à la voix, où poindra l’Aube
du réel, la Force
du Vie qui
transfigure
les limites pour nous élever vers les Hauteurs. C’est la
lueur depuis
ce vide de l’ignorance qui ouvre sur la dimension d’une foi qui
surpasse les perspectives des limitations que nous avons engendrées et
par lesquels nous nous mouvons péniblement jusqu’à ce que la Force du
mulet
accompagne le pénitent sincère
qui, si sa logique transcendante
lui échappe encore, n‘en ressent pas moins la véracité dans sa réalité
substantielle.
C’est au nom de cette réalité que la croyance devient foi active et
qu’il est entrevu que la merveille des possibilités de l’homme, c’est
encore la Vie
à reconquérir pour qu’Éden revienne et depuis les nuées
du Ciel le jardin
de l’Arbre de Vie
caresse à nouveau les cheveux
d’Adam au milieu de tous ses frères qui activeront le Jour du Dieu, où
la liberté absolue ne sera plus une utopie à envisager mais une
Promesse
réalisée.
Un monde où nous ne nous servirons plus des uns et
des autres mais où nous nous servirons les uns les autres.
Avec moins
de mérite, certes, pour la défunte
de 94 ans qui fût ma grand-mère et
que dans un rêve au bout d’une dizaine de jour de mortification
suivant
son départ, vînt me montrer ce qu’elle pouvait faire de ses jambes dans
la Lumière.
e sais que beaucoup de choses reste à
découvrir à la
ressemblance
de d’amour sans limite de Celui Qui donne tout et appelle
encore et toujours par le cœur de sa créature.
Guy de l'Hérault
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01oct11 122C4
Cette entrée arrive au poil, si je peux dire, puisqu'elle semble,
égoïstement, m'être destinée.
Ces derniers jours ont été difficiles et le sont toujours puisqu'un
membre centenaire de ma famille est décédé "paisiblement", un autre
moins âgé arrive certainement au bout de sa vie de chair, un autre
perd la tête, une jeune maman aurait pu tout perdre et une connaissance
aurait bien pu mourir. Tout cela en moins de dix jours. C'est ce qui
s'appelle cumuler.
Dans ce cas, on peut être négatif et supersticieux et se dire que la
série noire continue, la poisse quoi !
Mais on peut aussi se dire que c'est le hasard, un déchaînement du mal dû au mal créé ou
engendré par quelqu'un dans le monde, une guerre, un meurtre, ou bien
moi, qui ai péché
et fait du mal. C'est la conséquence logique de notre attitude, de
notre liberté de chaos.
En plus de cette dernière explication, je pense que le malin (Rév d'Arès 12/4)
se déchaîne pour décourager mes efforts et ceux de mes proches à moissonner dans vos
pas, Frère Michel, et dans
les Pas du Père.
Il est vrai, et vous l'avez personnelement vécu, que lorsqu'on fait un
effort supplémentaire pour le Père, contre le mal qui survient et le
mal de nos poitrines, il arrive parfois que le malin veuille nous
dévier de cette bonne Voie
en nous déstabilisant. Là, ça touche la mort. Ce qui effraie l'humain
depuis toujours ou presque.
Cette sensation est hors
du temps, indescriptible ; on sent des forces
négatives. On
en sort en persévérant dans la Voie Droite, celle qui encourage, porte
l'homme de Bien
dans ce monde si loin du plan du Créateur, la seule
Voie qui Sauve pour
le prix d'une pénitence.
C'est drôle, ce que vous dîtes, c'est un peu ce que je dis en mission :
Le Créateur existe dans le cœur de chaque homme puisqu'Il nous a donné
Vie.
Il nous a donné des dons et parmi ceux-ci celui de la Liberté nous
donne le
choix de
faire le Bien
ou le Mal
tout comme de croire en nous, en Lui,
au Bien ou
alors de ne pas croire en Lui, de le nier, de le rejetter et
donc de refuser d'être un homme, refuser d'exister.
C'est donc mourir.
Tout perdre. C'est illogique. L'homme est fait pour vivre, heureux pour
l'éternité.
Ce n'est pas une utopie. C'est possible. Aussi possible
que d'aimer alors que la haine existe. Aussi possible que de donner la
vie alors que l'homme meurt. Aussi possible que de faire ou de ne pas
faire. Il est tellement plus facile de ne rien faire, de ne pas croire.
Et si nous faisions, nous croirions, pour changer, pour découvrir le
bonheur éternel pour une vie de Bien,
de pardon, d'amour...
C'est Beau !
C'est La Révélation
d'Arès.
Sans elle, je serais
désespérée. Chacun
devrait connaître ce sentiment de liberté, de réconfort et de fraîcheur.
Allez, mes frères, mes sœurs, appelons chacun à changer en bien, à
s'améliorer pour que le mal et la mort cessent pour toujours !
Courage ! Je prie avec vous tous !
Mymy le Guépard des plaines de Gironde
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01oct11 122C5
Je viens de photocopier votre nouveau message [l'entrée 122]
concernant
votre "pensée intense pour cette personne morte dans des circonstances
tragiques,"
que je vais donner dès ce matin à la maman de cette personne,
en la rejoignant sur le stand
La Révélation d'Arès, qu'elle anime chaque samedi depuis
une vingtaine d'année dans notre petite ville de province.
Je vous remercie de lui avoir parlé [à la personne morte dans des
circonstances tragiques], de l'avoir moissonnée.
Je vous remercie de lui prêter votre chair par votre mortification.
Je vous remercie de l'amour
que vous lui donnez en priant avec elle.
Je vous remercie de l'enseignement
que vous lui apportez.
Je vous en remercie, car je sais qu'elle vous écoute, qu'elle vous
entend.
En revenant du Salon de (...), je la sentais là contre moi et je lui
parlais dans la paix.
Comme j'aurais aimé que nous soyons toutes les quatre — sa maman et ses
deux sœurs réunies ensemble — à travailler pour ce Retour
vers Éden, à entreprendre ensemble cet exode de la pénitence qui nous
libère.
Tu aurais retrouvé l’espérance partagée et tu serais toujours parmi
nous.
"Ce nuage d'amertume et de doute..." Combien de fois lui avons nous
tendu la main !
En 2010 elle est allée jusqu'à Arès, elle est allée dans la Maison de
la
Sainte Parole par sa propre volonté.
Et puis plus rien...
Merci pour votre message, Frère Michel, qui va éclairer tous ceux qui
vivent la douleur de l'absence d'un être aimé.
Il est plein d'enseignement
pour chacun de nous, qui vivrons aussi un
jour cette séparation d'avec notre
chair.
Puisse notre âme
être assez forte pour trouver la force de l'ascension
vers Les Hauteurs Saintes en attendant la venue du Jour de Dieu, qui
dépendra du travail de recréation et de moisson qu'auront accompli
le petit reste
et le reste
pour reconstruire Éden
Patricia
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01oct11 122C6
Pour continuer sur le commentaire 122C1 [Foltz], je ne vois pas
effectivement ce qu’il y a de dangereux à ce qu’un homme, qui a un
petit plus |?] vu et vécu ce qui se passe de "l’autre côté", en fasse
part à d’autres hommes.
Quel vivant peut dire ce qu’est la mort ? Hormis Dieu, ses
anges ou son
prophète
précisément.
Certains rétorquent : "Il affabule !", sous
entendu: "C’est impossible !" Mais qu’en savent-ils eux-mêmes
? Et
quand bien même ce serait [de l'affabulation] — ce n’en est pas, mais
je le dis pour les
sceptiques —, je ne vois pas en quoi ce serait dangereux, puisque
l’enseignement
qui "va avec" est : "Redevenez bons, justes, droits,
pacifiques, aimant les uns envers les autres !" Où est le
danger !
Ce qui serait beaucoup plus grave, c’est que l’homme qui a une telle
connaissance n’en fasse pas part aux autres.
Qu’ils le croient ou pas,
c’est leur affaire, c’est leur liberté, mais lui se doit de le faire.
Pourquoi ? Tout simplement parce que la réalité de la mort de
l’homme
est hélas pour une multitude dans le spectre (l’esprit
nu), qui n’est
jamais que ce que l’homme a fait de lui-même. Combien d’entre ceux-là,
qui errent désespérément, qui viennent pleurer sur leurs os blanchis
(Rév d'Arès 16/16),
sur leur chair évanouie,
doivent regretter qu’il n’y ait eu personne
sur cette terre pour les prévenir de ce qui les attendaient ?!
Car la
vie dans l’au-delà, très faiblement évolutive pour le spectre réduit à
un cri qui court sous la terre, attendant le Jour que les moissonneurs
feront advenir, est autrement plus longue que la vie terrestre.
En vérité, cette vie
est courte, le bonheur ne se mesure pas en années
mais en éternité ; chacun a juste le temps du repentir, car les regrets
du spectre ne font que s’ajouter à ses tourments (Rév d'Arès 36/23).
La question n’est donc pas d’adhérer à une simple croyance, plus ou
moins arbitraire, mais bien d’être renseignés objectivement sur
notre identité d’êtres éternels, de "petits dieux" déchus, puisque le
monde est devenu incapable à travers ses instances officielles et
soi-disant savantes, religieuses ou rationalistes, de nous en dire quoi
que ce soit de cohérent.
La vérité, l’urgence pour chacun, c’est qu’il
faut se faire une âme,
s’engendrer dans une
vie infinie à partir de
l’échafaudage
de son corps (Rév d'Arès 17/3) sur cette petite rampe de
lancement qu’est
le vaisseau
Terre.
Ce n’est pas rien !
Et ce n’est pas dangereux d’y
croire.
Au contraire !
C’est bien, prophète,
de nous rappeler à
nous-mêmes, de nous ouvrir l’univers, de nous rappeler la Force logique
à laquelle nous pouvons nous abreuver. Non, nous ne sommes pas
condamnés aux mornes débats politiques, aux dogmes surannés, aux
idéologies, aux superstitions modernes de toutes sortes, à la
sècheresse de la science. Il y a de la poésie dans l’homme, il y a de
la grandeur, il y a le rire,
l’amour, la beauté,
il y a l’univers,
il y
a Dieu…
L’homme finira-t-il par se reconnaître ?
C.-R. M. d'Île de France
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01oct11 122C7
Mikal, l’ami.
Quand, de là où je suis aujourd’hui, je jette un regard en arrière, ma
pensée n’arrive pas, en général, à percer la brume qui enveloppe mes
souvenirs. Cependant, il en est quelques uns qui brillent de mille feux
dont celui-là :
Je commençais mes études à l’école de Saint Martin, école de mon
quartier. Une petite école de campagne où les classes de maternelles,
CE1 et CE2 d’une part puis CM1 et CM2, d’autre part, étaient enseignées
par deux maîtresses dans un bâtiment entouré de champs de fleurs : La
fleur, cueillie le matin avant que la rosée se soit évaporée (oui comme
la manne), mise dans des sacs, était de suite menée, délicatement, au
fin fond de la montagne, là-bas ! En fait, il n’y avait que
neuf kilomètres
qui nous séparaient des parfumeries de Grasse.
Maintenant, je sais que
c’était du jasmin, mais il n’y en a plus. Alors, le jardin est fauché
vendu (Rév d’Arès ii/11).
C’est dans cette ambiance que se déroule ma
première expérience ou du moins la première dont je me rappelle.
"C’est
la récréation," nous dit la maîtresse après avoir regardé sa montre.
C’est bien, car on peut être un petit enfant et avoir un gros besoin,
en
fait un besoin dont je n’imaginais pas la taille. En me dirigeant vers
les toilettes je me dis: "C’est bien trop difficile, personne ne peut
y répondre." Ce qui est surprenant, c’est que de questio je
n’en
avais pas ! La chair étant soulagée, je me dis: "Tant pis,
je vais la poser [la question]," puis je sors, tourne la tête à droite,
regarde ce
grand tilleul, très grand tilleul une boulle magnifique, et dis:
"Quoi ?" "Amour !" fut la réponse. L’émotion m’étreint encore
aujourd’hui. Il n’y avait personne. Après quelques tentatives je
compris que les "grands" ne pouvaient pas comprendre.
Cinquante ans après, avec la Force
de celui qui le reconnaît devant les
hommes (Matthieu
10/32-33 et Luc 8/12-13), en lisant certains passages
ce blog et dans les rues, ô combien je souhaite que l’homme soit comme
les enfants (Rév d’Arès 33/8) et s’ouvre à son essence
divine !
Yves de Bretagne Ouest
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01oct11 122C8
C'est une entrée de prophète.
Aucun
homme contemporain n'est en mesure de livrer un tel témoignage qui
relève effectivement de la logique de l'invraisemblance.
L'objectif
de tous les prophètes est précisément de repousser les limites
de
l'invraisemblable pour montrer qu'il y a bien une vie réelle,
rationnelle et logique de ce côté là aussi. L'invraisemblable est la
cataracte de nos consciences due à notre manque de foi et de pénitence.
Il est d'ailleurs regrettable que nos consciences ne perçoivent pas les
souffrances causées par la non-pénitence, ce qui fait le jeu des athées
et des religions.
Au moment où cette entrée était rédigée, je citais une phrase de La Révélation d'Arès
sur le blog de RTL (qui fait preuve de bienveillance à mon égard). Je
poursuivais ma citation par une remarque qui fera plaisir à Foltz
[120C1]: "Si Dieu ne veut pas passer pour un imbécile inopérant, Il
devra donner des exemples concrets de ce qu'Il avance." Je n'ai pas
écrit cela pour narguer Dieu ou Le provoquer, mais pour montrer que la
logique de La
Révélation d'Arès conduisait à une intervention directe
de Dieu dans les affaires humaines.
C'est le sens du Retour.
Or,
cette entrée est bien une intervention de Dieu dans la conscience bien
établie de l'humanité. Je la perçois comme un cadeau du Père en
direction des Pèlerins d'Arès pour avoir écouté et soutenu le prophète
avec constance et ténacité, un cadeau pour la communauté de
Freesoulblog, sympathisants ou opposants, et tous les bienveillants qui
ne croient pas un mot du
prophète, mais qui le laissent parler.
Jacques P.
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02oct11 122C9
Belle entrée sur un thème assez délicat.
Il faut du courage pour aborder ces thèmes et vous en avez !
Cependant, j'aimerais vous faire part de quelques points sur lesquels
j'ai un point de vue un peu différent, par exemple quand vous dites que
la mort physique est une conséquence du péché.
Si la maladie est peut-être une conséquence indirecte du péché, c'est que la
maladie devrait normalement nous faire réfléchir à certaines choses, la
souffrance étant un moyen de rabaisser l'orgueil de l'homme, mais il
est des hommes qui pèchent gravement et ne tombent pourtant jamais
malade....
C'est l'absence de la volonté de faire le bien et le découragement qui
sont pêchés, la chair n'étant qu'une enveloppe protectrice.
[...]
Olivier G
|
Réponse
:
Des millions et des millions sont les humains qui ont des "points de
vue un peu différents" des miens non seulement sur le point de la mort
et de sa cause, mais sur quantité de points rencontrés dans La
Révélation d'Arès.
Vous suivez subjectivement vos conclusions personnelles.
Pour ma part je suis objectivement La
Révélation d'Arès et n'y ajoute aucune idée personnelle.
Si vous vous en tenez à cette Parole sans y ajouter vos impressions ou
la gâter par vos impressions, il est clair que le déclin: la fragilité
aux agents pathogènes, le vieillissement et la mort de l'homme n'ont
qu'une source: le péché.
Dès le début de La
Révélation d'Arès, celle-ci expose la fond du Mal, l'origine du péché et de ses
conséquences: Adam
qui a librement
(Rév d'Arès 10/10) choisi (2/1-5) de suivre son plan de
vie et qui a même choisi de mourir plutôt que de suivre la plan que lui
proposait le Créateur:
2/1-
Je
suis Celui Qui a parlé par Adam...
2/5 - qui a choisi d'être maître des pierres,
qu'il
a érigées pour s'abriter,
vivant ou mort,
dans son
humidité mouvante et tide
comme das le
vbêtement d'os sec et froid qu'il a voulu pour M'attendre au creux de
la terre.
Adam a-t-il fait ce libre
choix consciemment ou inconsciemment ? La Parole
de
Dieu ne le dit pas, parce qu'elle ne philosophe pas, ni ne moralise.
Elle dit ce qui est.
Puis vient l'espérance de la résuurection, quand le péché sera vaincu
par la pénitence:
31/8 -
Alors, ce sera Mon Jour.
D'un Geste
j'arrêterai l'astre sous vos pieds...
31/11 -
...les os et les poussières frémiront sous lma caresse des âmes
descendues avec Moi des hauteurs Saintes,
ils
s'assembleront et se relèveront...
Le péché
est bien la seule cause de la mort et quand le péché sera
vaincu, la mort sera vaincue.
Et si des "hommes pèchent gravement et ne sont jamais malades," c'est
du fait de l'inévitable mutualité du mal et des conséquences du mal,
parce que les hommes ne
font qu'une seule chair (Genèse 2/24). C'est pourquoi les
bébés, les innocents sont frappés de maladies terribles et meurent
comme les autres, parce qu'il y a dans le monde une trop forte
proportion d'hommes mauvais. Chaque fois que je suis méchant, que je
mens, que fais le mal d'une façon ou d'une autre, ce mal retombe sur
toute l'humanité au hasard comme les retombées d'une bombre.
Tout cela, je l'ai tellement dit, écrit et développé de toutes les
façons, depuis trente-sept ans, que je ne vais pas ici, dans un blog,
insister davantage sur ce point.
Ce que je résume ici, je le fais pour simplement montré que je ne parle
pas de moi-même, je parle par la Parole du Père.
D'ailleurs, cet été 2011, été au cours duquel j'ai participé
personnellement à l'accueil des nouiveaux au Pèlerinage du 21 juin au
15 août, j'ai bricolé un petit opuscule, intitulé "Ce Que Je Crois, Ce
Que J'Affirme", mon témoignage personnel à l'usage des nouveaux
pèlerins, dans lequel j'ai rappelé ceci (copié-collé):
[...]
L’HUMAIN, LE MAL, LE BIEN
25. Je crois que l’humain adulte dans son
état idéal est de chair,
d’esprit et d’âme (17/7), interdépendants.
26. Je crois que l’humain quand il naît du ventre de sa mère (17/3)
et jusqu’à l’âge de la responsabilité du bien et du mal est seulement
de chair et d’esprit,
base de l’animal pensant dans lequel le Créateur a introduit son image (Genèse 1/26).
27. Je crois que l’âme ou ha (xxxix/5-11),
existentielle et salvatrice, s’ajoute plus tard à la chair et à
l’esprit et fait l’humain spirituel, si de conscient il devient conscit (xxii/14),
c’est-à-dire s’il lutte contre le mal
qui le tente et pratique la bonté
(36/19) ou vertu (28/15).
28. Je crois que toute chair
restera mortelle pendant le présent éon3 du
péché et qu’en l’absence
d’âme (§27)
l’esprit
seul subsiste à la mort de la chair
sous forme de
spectre
ou spectre malheureux
(4/6-7, 16/15-17, 33/32, 35/3).
29. Je crois que c’est l’âme qui sauve
l’homme, l’élève au-dessus des ténèbres
(31/2, 33/32, etc.) après la
mort de la chair.
30. Je crois que la Parole donne le nom
d’Adam
(2/1-5, vii/1-13) non à un individu créé à partir de rien,
mais
à la spiritualisation ou divinisation (vii/5) de la race (8/3, 25/4,
xii/5) ou
glaise (Genèse 2/7) humaine, de l’homme qui couchait sur
l’ombre (vii/1) ou animal pensant qui était
biologiquement depuis
longtemps
(vii/1) préexistant dans la Création.
31. Je crois que le Père ou Créateur
spiritualisa ou divinisa la race
humaine en lui conférant son image
et
ressemblance (Genèse 1/26-27).
32. J’affirme que l’image du Créateur
(§26) est dans tout humain reconnaissable à cinq facultés
divines : l’amour, la parole (outil nécessaire de
l’intelligence),
la créativité, l’individualité et la liberté, y
compris la liberté d’user ou de ne pas user de ces capacités,
d’accepter ou de rejeter son Créateur.
33. Je crois qu’Adam, la race humaine,
choisit
(2/1‑5) librement (10/10) un mode de vie différent de
celui
d’Éden4. Ce mode de vie généra le mal (8/3, 23/1, 39/3)
et la mort
(vii/8-13) que tous les humains subissent par mutualité
naturelle
encore aujourd’hui.
34. Je crois que le mal persiste parce
que l’humain croit pouvoir, mais ne peut pas distinguer le bon du mal
(12/3) par les seuls moyens de la raison (26/3), de
la science (39/3),
de la loi (loi des rats
xix/24) ni par les sentences
(28/18) des
princes du culte5 religieux (roi blanc5), du culte
politique et du
culte financier (roi
noir5) ; c’est
pourquoi le Père à Arès
appelle l’humain à réapprendre à distinguer le bon du mal et à créer et
développer son âme
par la pénitence
(§43-47) qui vaincra lentement
(24/2) le mal
et même la mort.
35. Je crois que l’humain n’a qu’une vie
(v/1-2) sur terre pour faire son salut et que son
évolution spirituelle
se fait par la pénitence
(§42-46) dans cette unique vie et non par
réincarnation et karma, croyances d’Orient.
36. Je crois que les dominateurs et
spoliateurs (27/9), idoles (23/8) du monde, seront vaincus (xxvii/4)
quand le Père redeviendra perceptible aux peuples par la pénitence
mesurée (7/6) de la
femme claire et de l’homme du tubra (xxvii/6) ou
petit
reste
(§77).
[...]
|
02oct11
122C10
Votre entrée m'apporte les réponses aux questionnements récents que je
me faisais.
Ma meilleure amie est partie brutalement il y a quelques mois. Comme
mortification j'ai choisi de l'inviter chaque jour à venir me rejoindre
lors de ma longue prière longue, invitation aux défunts qui n'était
pas encore aussi naturelle pour moi qu'elle ne l'est aujourd'hui.
C'était un effort à l'époque.
Au fil des jours, je me suis demandé si j'avais choisi la bonne
mortification pour elle. Je la sentais comme surprise de me voir me
prosterner, de me découvrir dans cette pratique quotidienne, hésitante
à partager avec moi ce moment. Je l'a sentais observatrice, parfois de
loin, comme par l'entrebâillement de la porte.
J'avais commencé à comprendre ce que vous expliquez très bien ici : on
n'est pas différent dans un premier temps en passant de l'autre coté
que ce qu'on était sur terre.
Ce n'était pas une priante, plutôt scandalisée dans son adolescence par
la religion et par là encore crispée à l'évocation des évangiles alors
qu'elle en accomplissait largement les recommandations.
Je n'ai, malgré tout, pas changé ma mortification pour elle en cours de
route, parce que c'était aussi partager avec elle une facette de ma vie
au quotidien qu'elle ne connaissait pas, même si elle savait que je
priais — Mais la prière se fait seul, dans sa chambre chez les Pélerins
d'Arès, comme le faisait Jésus qui se retirait toujours à l'écart.
Je n'ai pas changé non plus ma mortification pour elle, persuadée de
lui apporter une nourriture dont elle avait maintenant plus que jamais
besoin, privée de la nourriture terrestre qu'elle aimait tant préparer
et partager dans de grandes tablées joyeuses.
(Une) Nicole d'Île de France
|
02oct11 122C11
Je me réfère aux commentaires 122C1 [Foltz] et 122C6 [C.-R. M.] et je
suis bien sûr d'accord avec Foltz et tout à fait en désaccord avec
C.-R. M. qui doit être un de vos disciples et qui, d'ailleurs, remet ça
sur votre réponse à Foltz comme si celle-ci n'avait pas été suffisante.
Cela montre que chez vous vous nêtes pas non plus prophète pour tout
le monde
La foi est dangereuse, je l'affirme comme Foltz, parce qu'elle empêche
l'homme de s'épanouir à la vérité qui ne peut être que celle que nous
montre la science. On ne peut croire qu'en ce qui est mesurable,
visible, reproductible conformément à des lois établies.
Tout le reste est obscurantisme et l'obscurantisme est la plus
dangereuse des denrées humaines. C'est par obscurantisme que des
pauvres fanatiques ont jeté deux avions contre les tours jumelles du
World Trade Center de New York et commettent des atrocités partout dans
le monde.
Seule la science est la base d'une civilisation supérieure et vraiment
humaine.
Je suis comme Foltz triste de voir qu'une intelligence et un talent
comme les vôtres s'attardent à des calembredaines, que vous coiffez
d'une auréole, mais qui ne peuvent que retarder l'évolution de la
raison.
Vassili
|
Réponse
:
Voilà un sujet complexe, aussi
complexe que l'homme, un sujet bien difficile à aborder d'une façon
primaire, mais je vais quand même ici m'exprimer de façon primaire,
parce que ce que vous dites m'indigne. Ma réponse n'est, en tout cas,
guère plus primaire que ne l'est votre commentaire, ou que le
fut
le commentaire de Foltz (122C1).
Dernièrement, j'ai observé quelques instants à la télévision l'échange
entre les candidats à
l'investiture socialiste, candidats tous comme vous athées et parlant
de "raison". J'ai trouvé ce qu'ils disaient tellement
médiocre, creux, sans hauteur de vue, que je suis passé sur
une autre chaîne.
J'étais vraiment très triste.
Elle est belle la raison raisonnante et civilisatrice de ces
sans-foi !
Mais il n'y a rien, rien qui soit digne d'un humanisme de valeur
derrière tout ça.
Rassurez-vous ! Je suis sans illusion sur ce que donnerait un
échange similaire entre candidats de droite.
Quand j'étais jeune et communiste et que j'écoutais Thorez, Duclos,
Cachin, alors les ténors du parti, eh bien !
il y avait encore derrière ce qu'ils disaient une certaine solidité
métaphysique. De même derrière ce que disait Mitterand, qui avait gardé
des restes de ces générations de Jaurès et d'autres de gauche.
Maintenant
il n'y a plus rien. L'absence de foi n'a pas développé,
mais elle a, au contraire, tué peu à peu ce que l'homme a de
plus noble et beau en lui, la psychologie des profondeurs.
Si c'est cela que vous appelez la "base d'une civilisation supérieure
et vraiment humaine" !
Quel
homme réfléchi peut-il croire un instant que "la foi est dangereuse
parce
qu'elle empêche l'homme de s'épanouir à la vérité ? La
disparition
de la foi semble bien au contraire "épanouir" la société à la
médiocrité.
Devrais-je
rappeler aussi que si les fanatiques de la foi ont "jeté deux avions
contre les tours jumelles du
World Trade Center de New York et commettent des atrocités partout dans
le monde," les
Bolcheviques sans foi de Staline ont envoyé au poteau d'exécution ou
aux bagnes sibériens des millions de Russes et les Nazis sans
foi
ont massacré des millions d'innocent au nom de leurs idéologies athées.
Vous semblez dire que la foi, c'est simplement le
contraire de la raison, du rationalisme constructif, ce que vous
appelez l'obscurantime. Je peux vous affirmer que vous avez là une
notion tout à fait obscurantiste de la foi.
Le rationalisme constructif de Foltz et de Vassili ne conduit nulle
part. Il est plus empirique que ma foi, parce que celle-ci se
fonde sur une expérience, sur un vécu.
Je sais que la vérité issue d'une Révélation
est irrecevable pour l'actualisme contemporrain, mais pourquoi un
tribunal, qui juge selon un loi estimée rationnelle par vos amis,
accorde tellement de prix aux témoignages qu'il condamnera à de lourdes
peines sur ces seuls témoiganges, et pourquoi n'accorderait-on pas le
même
prix à mon témoignage à moi ? Pourquoi n'y aurait-il pas dans
mon
témoignage autant d'objectivité que dans celui d'un laborantin
au-dessus de son microscope ou d'un témoin déposant devant un
juge ?
Je
trouve qu'il y a là quelque chose d'affreusement disproportionné entre
deux façons d'écouter des témoins objectifs, dès lors qu'on déclare par
avance que l'un est recevable et l'autre irrecevable sous prétexte que
la République est laïque et que "Dieu n'existe pas." Ce qui n'existe
pas c'est le Dieu qu'a décrit aux hommes la religion, le Dieu
providence et juge. Mais le Dieu que j'ai rencontré, moi, est autre
chose. C'est la Créateur de la liberté humaine. On est là dans un tout
autre contexte..
Brisons là ! Il n'empêche que la mort garde
jalousement son mystère et que vous ne pouvez nier mon témoignage
objectivement que si, en bon rationaliste athée, vous pouvez
objectivement prouver le contraire. Or, vous ne pouvez pas. Vous n'êtes
donc pas plus avancé après m'avoir écrit votre commentaire.
La foi que j'ai en La
Révélation d'Arès
et en la survie de l'homme peut être niée, vous ne l'empêcherez pas
d'avoir de la grandeur et de donner une immense espérance à des hommes
souffrants et dont la vie est courte, même quand ils ne souffrent pas.
Je vais plus loin, je vais jusqu'à affirmer dans cette entrée 122
qu'elle peut donner de l'espérance à une morte.
Alléluïa !.
|
03oct11 122C12
Merci frère Michel pour ce message d’espoir
et pour ce qu’il porte de transcendantal
(Je vais au plus court, je ne suis ni philosophe, ni simplement
penseur, ni écrivain).
De tout cœur avec vous (il n’est pas bien gros mais il essaie d’être
là) !
François de Gironde
|
03oct11 122C13
Merci pour cette nouvelle entrée pleine d'espoir.
Je la trouve vraiment belle. Elle me touche profondément sans que je
comprenne bien pourquoi...
Je ne saurais dire, si ce n'est peut être qu'elle me rappelle un jour
bien particulier où, lors du Pèlerinage d'Arès en 2008, je priais sur
les Saints Lieux avec en mémoire le souvenir de ma mère décédée deux
ans auparavant.
En sortant de l'exèdre je range ma tunique et je remarque une odeur
merveilleuse de fleur que je ne saurais toujours pas identifier. Cette
odeur a embaumé la caravane dans laquelle Y. et moi logions pendant
toute cette période d'août.
Je me rappelle comme je me torturais et culpabilisais du décès de ma
mère à peu près jusqu'à ce jour [de Pèlerinage]. Depuis, mon cœur s'est
beaucoup apaisé.
Je garde un souvenir marquant de ce parfum si incroyable, je n'ai
jamais retrouvé son équivalent. À l'époque, j'avais la conviction que
c'était un signe de ma mère. Maintenant le temps à passé et je ne sais
plus mais je reste très troublé quand j'y repense.
J'aimerais vous demander quelque chose :
J'apprends beaucoup comme lors de toutes vos entrées, quand vous nous
dites "qu'il n'est pas vain de prier avec les morts dans la période du piège (Rév d'Arès xL/14),
aléatoirement très courte ou très longue". J'en comprend que le péché a
un tel impact qu'il génère également une période de piège aléatoire qui
ne serait pas fonction de ce que nous avons fait de notre vivant ou dit
autrement, proportionnelle à la force d'ha que nous nous
serions créee ?
Pourriez vous développer un peu ce sujet si vous le voulez
bien ?
J'en profite pour vous dire mon soutien et mon affection, combien nous
avons tous besoin de vous.
Restez longtemps parmi nous, Mikal.
Fabrice d'Alsace
|
Réponse
:
Si je me mets à développer des faits processuels, comme le piège qui suit le
moment où s'arrêtent la respiration et la circulation sanguine, piège que la Parole
de Dieu cite sans autre explication, je commence à faire de la
théologie, c'est-à-dire à me hasarder à des opinions ou des idées
personnelles.
Je ne vais jamais au-delà de ce que la Parole de Dieu ou ce que
l'expérience m'ont appris.
Faites comme moi.
Contentez-vous de ce que le Père nous dit.
Piège n'est peut-être qu'une métaphore pour désigner une
surprise, une découverte, un état qui ne serait pas celui que le mort
avait imaginé de son vivant.
Piège
est peut-être autre chose et je ne vois pas, de toute façon, en quoi le
savoir nous permettrait de l'éviter.
Le Père m'a montré par deux fois l'au-delà: le séjour des spectres (Rév d'Arès 17/1-2)
d'une part , l'espace où vont les âmes
d'autre part (Rév d'Arès
vi/1-4), mais je ne suis pas passé par l'état de mort, je
n'ai pas cessé de respirer et mon sang n'a pas cessé de circuler, je
n'ai pas l'expérience de ce sas que la Parole appelle le piège.
Je le répète, je ne vois pas en quoi savoir ce
qu'est le piège nous servirait. Soyez pénitent ! Cela
suffit, j'en suis sûr.
|
03oct11 122C14
Je lis votre commentaire, et cela me touche profondément.
Nous sommes très certainement nombreux — croyants comme non croyants,
Pèlerins d'Arès ou non — à considérer que la mort est une profonde
injustice, que cette échéance ne devrait jamais exister !
Il fut une époque où les plus jeunes vivaient près de leur ainés ; ceux
-ci étaient accompagnés jusqu'à la fin. Or, nous avons mis au monde une
civilisation où ce sujet devient un tabou. C'est un paradoxe ! Lorsque
l'on voit le nombre de séries violentes et les accidents, les chiffre
désignant le nombre de morts, le nombre de situations à risque
soulevées dans les journaux...
Alors que peut -il rester comme solution face à ce trouble ?
Fuir et ne jamais en parler, ne jamais y réfléchir entre
nous ? Et vaincre cette évidence soit en la niant
effrontément, en s'installant dans une vie riche de relations de
distractions, mais totalement muette sur le sujet de l'au-delà, de ce
que devient notre âme,
s'il en est une ?
Est-ce peut être parce que l'on en ressent une telle évidence qu'il
nous faut la préparer, mais à ce stade l'angoisse ou
l'appréhension d'aborder le sujet est si pesante que la négation, la
remise à zéro du sujet l'emporte sur l' évidences qu'un dépassement
est nécessaire. Et le sujet s'étouffe sous la peur ou le
découragement. Quelque chose résiste, et le sentiment d'impuissance et
de solitude de beaucoup, face à cette question mal débattue et mal
aimée se réfugie derrière je ne sais quelle bonne raison.
S'abrutir, ne pas penser, nier... tout cela revient à vouloir remettre
à plus tard un sujet évident, car nous mourrons dans cette génération,
quoiqu'on fasse.
Alors oui, pourquoi ne pas penser à cette souffrance puisqu'elle existe
bien ? Qui n'a pas ressenti dans sa chair, la
difficulté
d'affronter un tel passage, lorsque l'un de ses
proches s'en va ? Quoi de plus cruel que de vivre
pour
mourir ? D'ailleurs qui pourrait vivre dans cette
perspective ?
Peut -on imaginer un seul instant, un Père, donnant la vie à son
enfant, vouloir la lui reprendre alors qu'il la lui donne de deux
mains, totalement corps,
âme et esprit ?
Il n'y a donc là rien de plus cruel et d'inadmissible.
Il n'y a rien de plus cruel, d'ailleurs, que d'accepter que des vies et
des
vies aient pu s'achever ainsi.
Alors pourquoi la vie résiste -t -elle à une telle absurdité ?
Non je ne crois pas un seul instant qu'un Père puisse avoir donné la
vie pour devoir la lui reprendre ensuite. C'est impossible.
Il y a donc une cause à l'inachèvement de la vie sur terre, et cette
cause, il n'y en a qu'une qui me vient à la pensée, c'est bien la
bêtise, la médiocrité humaine à commencer par la mienne qui en est la
triste cause.
Alors oui, je dois travailler à accepter de ne pas fuir
face à cette évidence et à accepter que je dois le mieux possible
gratifier cette naissance, celle d'avoir été mise
au monde pour aimer,
pardonner et faire la paix. Dans un monde certes
de conflits, d'abus de toutes espèces, mais j'ai au moins cette
certitude, qui est celle que je peux, en honorant cette vie biologique,
cette carapace qui est mon véhicule, et mon esprit au départ de ma
vie, j'honore non seulement ceux et celles qui ont souhaité
que je vive, mais j'honore tout entier la création, mes frères et sœurs
humains qui, comme moi ont été voulus et vivent biologiquement. Ça,
c''est déjà une étape.
À partir de là, je vais chercher ceux et celles qui sont de
bons pères
ou de bonnes mères, c.-à-d. ceux et celles qui ont la conscience de
donner la Vie.
Celle qui nous fut donnée pour résister au mal, résister
à ce qui nous divise et qui fait que nous mourons. Je vais chercher
ceux et celles qui s'entre-vivent — comme dirait J. Prévert — ceux qui
veulent cesser de faire le mal , et qui honorent
cette Vie
en transcendant toute difficulté.
À partir de là, lorsque l'un ou l'une d'entre elle souffre, et
cela je
le ressens dans la chair
qui m'a été confiée, je sais qu'il m'est
possible, lorsque je m'agenouille le matin sur mon tapis de prière, de
faire de cette Force
qui entre en moi un don pour consoler cette âme en
peine.
Se mortifier
pour un défunt
est un travail, qui oblige, à mobiliser
quelque chose en soi et qui n'est pas forcement de ordre de l'habituel,
cela coûte. Cela peut paraître prendre un risque, le risque de
ressentir très fort la prison dans laquelle l'autre se trouve et
vouloir travailler à l'en dégager. Il faut de la volonté. C'est un
effort plus profond d'accompagnement, quelque part, d'honorer l'autre,
ce qu'il a été dans sa vie, lui attribuer une part de soi en tout amour. C'est dans
ces moments de peine, d'ailleurs, que l'on constate
que l'on ne donne jamais suffisamment lorsque l'on vit ici bas. C'est
si vite oublié. Heureusement que le Créateur est là pour nous le
rappeler par la voix de son prophète.
Je souhaite que la souffrance cesse... Je veux y œuvrer. Je souhaite
que ce Jour (Rév d'Arès
31/8), celui que nous construisons pas à pas par nos
efforts
pénitents, permette moins de souffrance autour de nous. Je
souhaite que
le Jour de
Dieu, Jour
de cette belle promesse — c.-à-d. lorsqu'il y
aura davantage de Bonté
sur cette terre — donnent au monde envie d'avancer
dans l'Amour,
et que ceux-là mêmes qui niaient le sens de cette
Parole puissent bénéficier de la joie que ces efforts génèrent . Je
suis certaine que même les rationalistes apprécieront.
Il arrive que des hommes engagés, qui ont commencé avec une belle foi,
s'arrètent,
cessent leur vie d'engagement, ceux-là rationalisent et
s'isolent. Mais, par la suite, il se trouve que la foi fasse à nouveau
briller leur regard.
Au fond chacun sait au fond de lui Qui
parle depuis des milliers de soleils.
Le Créateur nous dit qu'il
ne s'est pas levé tant de milliers de
soleils sur les hommes depuis leurs père, Mon Premier Fils,
qu'ils
n'aient gardé par la Puissance du Souffle que J'exhale sur eux,
souvenir de Moi,
Je suis si
proche d'eux qu'ils peuvent ne pas Me voir, mais qu'ils sont
moulés à Moi (Rév d'Arès 1/9-10)
Un prophète
nous est donné, dans la lignée de tous les prophètes.
Le
Souffle qui
vient du Père lui est donné pour que nous
puissions saisir la Beauté
et la Vie de son enseignement
.
Danièle du Nord-Pas de Calais
|
Réponse
:
Quoiqu'un peu long, j'ai publié en son entier ce beau commentaire.
Votre façon d'exprimer votre foi et ces choses subtiles si difficiles à
dire s'est considérablement désembrouillée.
C'est peut-être le résultat du temps que nous avons passé ensemble cet
été, à l'accueil du Pèlerinage. Si c'est le cas, je suis heureux
d'avoir pu vous donner quelque chose.
Nul doute que vous allez améliorer considérablement vos rapports avec
quelques nouveaux que je vous ai confiés.
|
03oct11 122C15
J'ai toujours pensé que vous ne publieriez pas ma contestation, mais
j'ai toujours eu tort de la penser.
En fait, si je parcours les pages de commentaires de ce blog (et il y
en a des commentaires!) je vois que vous n'hésitez pas à publier les
contestataires, parfois même des contestataires très méchants.
Vous ne publiez peut-être que ceux auxquels vous pouvez répondre
brillamment et évitez les contestataires dont les arguements sont sans
réplique possible.
En tout cas, je me range à la contestation de Foltz et de Vassili
(122C1 et 122C11) et j'ajoute à ce qu'ils vous reprochent, que
j'approuve: Il y a danger à créer une nouvelle religion comme vous le
faites, un réel danger. Je ne comprends pas qu'après deux siècles de
dénonciation et de condamnation sans appel de la religion quelqu'un
apparaisse et en fonde une nouvelle.
Oui, il est temps que le monde dévolue.
Votre réponse à Vassili est sensée. Il est vrai que le fanatisme athée
a produit autant d'atrocités que le fanatisme religieux.
Mais sans vous en douter, certainement sans le vouloir, vous créez un
nouveau fanatisme, capable d'atrocités un jour.
Ceux qui croient fanatiquement que l'homme vit après la mort et qu'il
existe un Dieu quelque part qui nous donnera le bonheur éternel seront
un jour ou l'autre des fanatiques sociaux ou politiques. La crique nous
traversons va être propice à l'apparition de nouvelles idéologies
religieuses ou spirituelles comme vous dites.
Vous êtes un individu sympathique et certainement bon (et c'est sans
doute pour ça qu'on vous lit même sans vous approuver), mais dangereux
par son inconscience à fonder mes nouvelles bases d'une imposture qui
peut devenir criminelle comme l'ont été toutes les religions dites
"grandes religions".
Oui, vous êtes dangereux. Je
suis vraiment peiné de devoir dire ça à un homme de valeur.
Jean-Baptiste G.
|
Réponse
:
Ce ne sont ni les religions ni les idéologies qui sont la cause des
atrocités fanatiques.
Les religions et idéologie n'en sont que des prétextes.
Les deux méchands bougres qui,
dans le Cher, ont enterré vivants — oui, ils les ont ligotés et
enterrés vivants — deux homosexuels dans le Cher, pour la seule raison
qu'ils étaient homosexuels, et qui viennent d'écoper de trente ans de
prison, n'avaient pas d'idéologie, pas de religion. Ils furent
horribles
parce que dans leur méchante bêtise ils ressentaient les
homosexuels comme des horribles qui ne méritaient que l'horreur. Ce qui
s'est passé là
dans une campagne de France n'est rien d'autre que ce qui s'est passé à
très grande échelle entre 1941 et 1945 en Allemagne dans les camps de
la
mort, parce que les Nazis ressentaient les Juifs, les Tziganes, les
Communistes, etc., comme des horreurs. Le nazisme ne fut pas la cause
de ce ressentiment ; ce ressentiment entre autres
ressentiments
fut
la cause du nazisme.
Ce furent des ressentiments bas et médiocres (qui se déchaîneraient
plus tard dans l'inquisition) et des ambitions
politiques particulières qui fondèrent le christianisme d'église, ce ne
fut pas le
Sermon sur la Montagne !
Bref, pour en revenir aux atrocités fanatiques, c'est tout simplement
la méchante bêtise et l'orgueil cruels de l'homme qui en sont les
causes. Les idéaux et religions ne sont que les déguisements dont on
accoutre ces méchanceté, bêtise et orgueil.
C'est pourquoi par La
Révélation d'Arès le Père dit que l'homme, quelle que
soit son idéologie, quelle que soit sa façon de prier ou son absence de
piété, quels que soient ses motifs de croire ou de ne pas croire, ne
sauvera pas la planète du mal qui cause tant de malheurs s'il n'entre pas en pénitence.
C'est pourquoi La
Révélation d'Arès
ne fonde pas de religion, pas d'idéologie, contrairement à ce que vous
pensez.
La
Révélation d'Arès n'est qu'un puissant Appel à
la pénitence, c'est
à dire à être
bon !
Or, comment un athéisme rationaliste qui
considère que l'homme est irrémédiablement méchant et qu'on ne peut
contenir cette méchanceté que par la force d'une loi, de la police ou
de l'armée, va-t-il permettre un progrès des humains ? Il faut plus que
des lois et des morales pour pousser les hommes à progresser
réellement, à être bons,
à consentir
l'effort de se changer,
il faut une conviction !
La force de cette conviction n'est trouvée que dans un dépassement,
dans la foi.
Ma foi, que je m'efforce de transmettre, n'est pas une illusion. Votre
athéisme rationaliste, surtout s'il devient un système, donne des
illusions que ma foi ne donnera jamais. Ma foi n'est pas un système,
contrairement à la religion, ma foi est fondée sur une expérience. La
Bible et le Coran rapportent à leur manière cette expérience vécue par
certains hommes
comme Jésus et Mouhamad et les religions catholicisme ou islam n'ont
fait que s'en servir. La
Révélation d'Arès est fondée sur mon expérience et ne
fonde pas de reliegion. Je n'ai
pas eu l'illusion de ce que ce livre raconte. J'ai vécu, c'est-à-dire
vu et entendu, ce qu'il raconte.
|
03oct11 122C16
Puis-je me permettre, frère Michel, de citer un passage du Père à
certains commentateurs dont Foltz (122C1).
Mets ta main
sous Ma Main !
Le
grouillis, le(ur)s bras (sont comme) le boyau ;
il(s)
(en)lace(nt) ta côte, (ils é)cache(nt) ton
poumon,
(croyant étouffer) Mon Poumon.
(Mais) tu ne
siffles pas ; tu as la voix de fer.
Ta côte (est
comme) la Pierre Noire. Un baiser,
la Pierre
(est comme) le doigt de la (jeune) fille
trembl(ant)e.
Un coup, la Pierre monte, (c'est) la
bâcle, (une
barrière comme) un pic.
(Le
haineux,) il crève ton oeil, tu as (encore)
l'(autre)
oeil. Il mord ton bras (et) ta main, tu as
(encore)
l'os. L'os écrit.
(Rév d'Arès
iii/1-5).
Je voudrais, aussi, vous dire ceci.
Votre entrée me touche d'une manière exceptionnelle car je suis en ce
moment au cœur d'une mortification.
Je la vis pour quelqu'un que je ne connaissais pas.
C'était
un jeune homme de 27 ans qui habitait la petite commune où je résidais.
Il avait disparu depuis le 29 juillet. On pouvait voir un avis de
recherche avec sa photo (il avait un regard très doux) presque partout.
Il a été retrouvé le dimanche 11 septembre. Il s'était pendu. Son corps
est resté ainsi durant tout ce temps. Il avait choisi un lieu difficile
d'accès dans les dunes qu'il connaissait bien et aimait depuis son
enfance. Une des rares parties où le public ne peut pas accéder.
Mon cœur pleure. Il pleure de l'extrême désespérance de ce garçon.
Je vis ma mortification
de toutes mes forces galvanisées par la Force logique dont
vous parlez.
Oui, je pleure parce que je lui ressemblais avant.
Avant de connaître cette Force
logique qui a transformé ma vie lui donnant un sens existentiel.
Alors,
je peux aider un garçon comme Rémy et lui prêter ma chair pendant ces
40 jours au cours desquels je lui donne de mon existence terrestre.
Cela veut dire, aussi, que ma
pénitence, que je vis toujours dans la joie, doit être à
la hauteur de mon devoir pour Rémy.
Vous dîtes, frère Michel, à la fin de votre propos: "Point commun entre
le vivant et le mort : Il tête
sa force dans la Force du Père (Rév d'Arès vii/5), la Force logique dont
tout vient et dépend d'une façon ou d'une autre."
Liliane du Nord-Pas de Calais.
|
03oct11 122C17
À Foltz et Vassil [122C1 et 122C11] je dis: Même
si vos têtes restent insoumises, remplie d'orgueil, vous savez en
dedans de vous que le frère Michel, Mikal, ses apôtres sont des
messagers du Créateur (1/9, 4/11) et aussi l'esprit
de l'homme hume l'air comme un âne assoiffé, il boit la fange dans le
creux des marres, il boit n'importe quoi qui apaise sa soif un
instant.Par toi Je viens renvoyer l'Eau Vive (30/12)
En disant que le prophète
est dangereux, vous dites aussi que les pénitents
conscients ou pas, les Pèlerins d’Arès, sont dangereux.
Jean
Baptiste et Jésus furent tués parce qu'ils étaient considérés comme
dangereux, mais pas dans le sens où vous l'entendez (manipuler les
humains, juger, préjuger, de tuer, faire le mal), mais dans le sens
d'aimer, de transmettre la vie spirituelle. Ils étaient si
charismatiques que pour Jean Baptiste on allait le voir dans le désert
et Jésus dans les villes où il était. Ils dérangeaient les pouvoirs
illusoires dont l'orgueil
est inouï (Rév d'Arès 14/2)
et nous dérangeons aussi et pour cause, nous sommes un laboratoire
parmi d'autres de la vie spirituelle, nous travaillons à la
restauration d’Éden, de la vie spirituelle, nous travaillons à la
transfiguration personnelle et de toute l’humanité [...]
La
Révélation d'Arès
appelle, si je puis dire, à la réforme totale de l’humain qui en
triomphant du mal en lui-même par lui-même, peut passer à un autre
niveau de conscience celui de
l'image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/27).
Oui, nous pouvons être considérés comme dangereux, car nous sommes des
apôtres, prophètes mulitimultiplié(es) de Mikal par la pénitence, des
christs en puissance qui appellent leurs sœurs et frères humains, qui
qu’ils soient, à sortir des
ténèbres vers la Lumière,
à se libérer des princes
du culte, des rois
noirs et des
rois blanc, à se déculturer, à retrouver la liberté
absolue (Rév d'Arès
10/10).
Le danger [que nous représentant en faisant cela] est la disparition
sur plusieurs génération des pouvoirs sous quelques formes qu’ils se
présentent et l’apparition du
Jardin qui ne fane pas (xvi/17): Éden.
Quand
je prie, la nuit, la journée, au travail, partout où je vais, ma
conscience ne me lâche pas. L’œil de Dieu ne nous quitte pas un
instant. En toute logique le monde invisible, lui, voit tout. Je pense
au passage de la prière d’arrivée au Pèlerinage de Feu: "Le jour où ma
chair ne sera plus une cache pour mon âme." [...]
Didier.Br Ile de France.
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04oct11 122C18
Soyons logique dans notre mission !
Pour un Pèlerin d'Arès, dialoguer avec un rationaliste militant,
pourfendeur de toute forme de foi, n'est pas très facile. Un
rationaliste pense appuyer son opinion sur un constat objectif, sur ce
qui est "mesurable, visible, reproductible conformément à des lois
établies". C'est sur ce point que j'essaie d'avancer avec lui, lorsque
c'est possible. Je lui demande :
"Quand vous prétendez ne
vous
appuyer
que sur ce qui est scientifiquement prouvé, avez-vous personnellement
refait toutes les expériences et tous les calculs que la science
considère aujourd'hui comme vrais ?"
Le rationaliste réponds
que
non, bien sûr. Alors j'enchaine
"C'est
donc que votre confiance en la science repose d'abord sur une sorte de
chaine de confiance des chercheurs jusqu'à vous, avec en plus,
probablement, l'efficacité visible de la science. C'est le côté
'visible' des résultats pratiques, technologiques, que la science a su
produire depuis 300 ans au moins. Tout cela vous fait dire d'abord :
'Voilà un outil formidable pour comprendre et améliorer le monde,' et
là nous sommes plutôt d'accord. Puis vous arrivez à une seconde
sentence : 'La science est forcément la seule voie possible pour
comprendre le monde et conduire l'humanité au bonheur.' C'est
précisément dans le passage de la première à la seconde phrase que vous
faites, sans forcément en avoir conscience, un grand acte de foi !
"Vous êtes là un peu dans la situation d'un Égyptien contemporain de
Moïse, qui après avoir entendu son message choisit de croire dans
la tradition des pharaons qui a construit les pyramides - indiscutables
et bien visibles, plutôt que d'écouter un Hébreu inconnu qui prétend
parler au nom du Père de l'univers. Le résultat est connu. Ce Moïse
est encore lu 3500 ans plus tard, alors que la civilisation des
pharaons n'est plus qu'un amas de pierres pour touristes.
Comprenons-nous bien ! Je ne souhaite pas que la science soit un jour
réduite à un amas de pierres. Elle sera, pendant encore longtemps, un
outil précieux pour l'humanité.
"Tout comme pour vous, la chaine de confiance qui est le support de la
science me semble assez solide, du moins pour les sciences dures.
Cependant, ma confiance en la science n'est pas une foi. Ma confiance
ne va pas jusqu'à lui demander des garanties qu'elle ne peut pas
donner. Car, sur un plan purement logique, la science ne peut pas
apporter une description totale du monde, à coup sûr. Elle est
incapable de garantir qu'il n'existe rien d'autre que ce qu'elle
déclare exact et prouvé aujourd'hui. Elle est incapable de prouver
qu'il n'y a pas des conditions particulières où telle loi considérée
universelle n'est plus valide. Elle est incapable de prouver qu'il
n'existe pas une loi universelle qui dépasse et englobe la loi
actuellement admise par la science. Elle est incapable de prouver que
tout phénomène réel peut toujours être décrit par une loi universelle,
ou qu'il est toujours observable dans des conditions expérimentales
controllées (sinon, la science ne peut pas l'étudier). Elle est
probablement incapable de prouver que la théorie scientifique à la mode
est entièrement cohérente, sans incompatibilité logique, sauf à le
prouver par une théorie de niveau supérieur mais dont la cohérence
restera aussi à prouver (c'est le second théorème d'incomplétude du
mathématicien Kurt Godel). Ces limites fondamentales persisteront
toujours. Elles sont connues en philosophie des sciences.
"Le passage de la réflexion à la foi, que vous faites en vous, révèle
plus sur votre vie intérieure que sur la réalité objective. Disant
cela, je pense aussi à ma fille qui commence des études de médecine, et
sera peut être éblouïe par la force des vérités scientifiques. Votre
choix de la science comme seul espoir est selon moi un acte de foi,
donc libre, subjectif et personnel. Pour preuve, l'histoire fourmille
de grands découvreurs scientifiques qui ont fait le choix inverse. Ils
avaient foi en l'existence d'un Créateur de l'univers, ou laissaient
avec prudence la question en suspens en leur for intérieur. Étaient-ils
plus 'obscurantistes', moins 'logiques' que vous, qui les admirez
sûrement ?"
Quand j'ai fait
mortification à
la mort de ma mère, je savais qu'elle
se posait beaucoup de questions sur la vie spirituelle.
Un an environ
après sa mort, l'anniversaire de sa naissance était pour moi un jour de
travail comme les autres. Je ne pensais pas à elle. Je revenais du
boulot et, seul en voiture, je m'arrêtais à un feu tricolore, la
fenêtre ouverte de mon côté conducteur. Il y eut un souffle léger sur
ma joue, une sensation de présence, et un bref contact sur ma joue
gauche. J'ai senti la présence de ma mère. Elle était revenue de ses
voyages lointains pour me faire un baiser sur la joue. Cela a été pour
ma chair si terrestre, la pire expérience de sa courte vie...
J'ai
connu par ailleurs l'étrangeté viscérale de la présence d'un spectre,
ou le désespoir et la colère d'une jeune famille de quatre personnes,
15
jours après leurs morts dans un accident de voiture. Cela faisait peur,
alors que ma mortification
me mettait en contact avec eux. Mais il n'y
avait rien de comparable à ce contact direct sur la joue, où ma chair,
et non ma conscience, fut comme révulsée de terreur. Pendant deux
secondes, ma chair a perçu un ordre d'existence étranger à la Terre. Ce
qui m'effraya n'était pas l'esprit de ma mère, que je reconnaissais
aussi, mais le contact de son corps spectral, si je peux l'appeler
ainsi. C'était comme faire brusquement sentir à un matériau solide
qu'il devient un gaz, ou faire sentir à une particule qu'elle est en
fait une onde.
Voilà un vécu que je n'avais jamais envisagé, que
j'aurais pas osé imaginer. Si cela avait duré plus longtemps, j'aurais
peut-être hurlé au volant de ma voiture. Je le vois maintenant comme un
cadeau de ma mère, me disant 'merci' pour ma mortification, et
peut-être autre chose que je n'ai pas bien compris. Je me dis que cette
trouille instinctive est le signe de la décrépitude de ma chair, due au
péché.
Non vraiment, je ne suis pas un rationaliste. Je constate l'existence
de phénomènes réels, mais perçus par un seul être humain. Ils ne sont
pas reproductibles dans un cadre scientifique classique. Je combats
ceux qui dogmatisent leur haine de ce qu'ils jugent irrationnel.
J'adresse cet appel à tous les rationalistes vraiment réfléchis :
"Regardez en face votre
foi
rationaliste !
"Soyez en fier, puisque c'est votre libre choix !
"Mais refusez de la fonder sur la haine des autres croyants, vos frères
sur cette Terre !"
La haine est encore
pire,
lorsqu'elle se masque d'une objectivité
impossible.
Patrick JoursDeGris (Île de Francer)
|
Réponse
:
Voilà un beau discours à l'adresse des rationalistes incrédules
déclarés.
Il faut bien connaître ce discours et c'est pourquoi je le mets en
évidence dans votre commentaire.
Mais, pour ma part, il y a longtemps que je ne perds plus mon temps à
expliquer tout ça aux incroyants déclarés qui prétendent haut et fort
ne croire qu'à ce qu'ils entendent et voient et à ce que reconnaît la
science, parce qu'il y a longtemps que j'ai remarqué que les incroyants
déclarés, purs, durs et véhéments, sont en général des ignorants. De ce
fait, ils ne vous écoutent pas, tout simplement parce qu'ils sont
incapables de comprendre ce que vous leur dites, qu'ils prennent pour
un boniment de plus, ajouté à votre boniment de foi, pour les embobiner.
Un vrai scientifique, s'il n'est pas un grand scandalisé, écoute
ce que vous lui dites. Même si vous ne le convainquez pas, il ne vous
prend pas pour un croyant primaire. Il se dit qu'il doit y avoir "quand
même quelque chose". Il ne ferme jamais la porte complètement, parce
qu'il sait bien que "sur un plan purement logique, la science ne peut
pas
apporter une description totale du monde, à coup sûr." Il sait bien que
la science "est
incapable de garantir qu'il n'existe rien d'autre que ce qu'elle
déclare exact et prouvé aujourd'hui." Tout cela est très bien dit.
Merci, Patrick.
Merci aussi pour la confidence de ce contact avec votre maman. Quantité
de gens ont vécu des contacts similaires avec des personnes défuntes,
même si relativement peu d'entre eux osent le raconter... Rationalisme
oblige à ce genre de discrétion..
|
04oct11 122C19
(Mais) si la
main tient Ma Main... L'Eau reste dans l'œil.
(Révélation
d'Arès xL/13-16).
C'est cette force spirituelle qui sauve, qui peut tout.
Ce n'est pas ma tête mais mon coeur qui le vit, le ressent.
Mettre ses
pas dans les Pas du Père (Rév d'Arès 2/12) et s'abreuver
à son Eau, voilà notre enjeu humain.
La Révélation d'Arès est d'une logique incroyable mais
simple et vrai.
Merci du fond du cœur, cher prophète, de la transmettre dans votre si
juste expérience et de la partager avec nous.
La larme qui est source de vie, voilà ce que ma journée m'a donné à
vivre :
Un ami se trouve entre la vie et la mort après un accident, dans le
coma (+ coma artificiel ) depuis 8 jours. Je suis allée le voir à
l'hôpital et lui ai parlé en pensant qu'il m'entend. En le touchant au
bras, j'ai vu son épaule faire des mouvements. Ensuite j'ai vu une
larme couler d'un côté de son visage et une autre se former de l'autre
côté et couler et puis son souffle est large... sa capacité de bonté
est immense ; je le ressens même là. Ses réactions cliniquement
s'expliquent: Mini-crises épileptiques, moins de sédatifs...
Mais j'y vois de la vie pourtant, je me prolonge dans cet instant, je
ne sais pas, mais je le ressens.
La vie est immense et le mal trop présent, étroit, absurde... pour que
l'on continue "à épuiser l'amour et le corps"
En avant avec la Force
logique !
Vera Resse (Île de France)
|
04oct11 122C20
J'en suis une qui en rajoute. Posterez-vous mon commentaire?
Je n'ai pas tellement envie de vous attaquer sur la question de la foi
comme l'ont fait Foltz, Vassili et Jean-Baptiste [122C1, 122C11 et
122C15] que je ne connais pas (je le précise pour que vous, ne pensiez
pas à une attaque combinée), mais je me permets de vous demander en
toute franchise si vous ne sentez pas un peu barbouillé, morveux, en
racontant toutes ces hsitoires de morts qui se manifestent.
Je ne peux pas croire qu'un homme qu'on a quand même envie de lire —
vous auriez dû vous faire écrivain au lieu de vous perdre dans
cette littérature de propagande religieuse, je lis votre blog pour le
plaisir de lire — puisse se sentir immun après trente-sept ans
d'histoires à dormir debout. N'est-ce pas trop lourd à
porter ? Si, sûrement.
Quand vous parlez de Dieu, ont se dit que vous dissertez sur une
qestion qui occupe les trois quarts de l'humanité et ça passe encore.
Quand vous parlez de pénitence, on se dit que c'est moral, que ça ne
peut pas faire de mal. Mais si vous tombez dans les propos de mémés
abonnées aux soirées de l'Institut Métapsychique, alors non!
Est-ce parce que parler sans arrêt de choses qui n'existent pas est un
anxiolitique puissant ?
De quoi essayez-vous de détourner vos pensées ? De quoi
avez-vous peur ?
Marie de Champagne-Ardenne (Je me localise, convaincue que les Marie
abondent parmi vos adeptes comme parmi vos adversaires)
|
Réponse
:
Je n'ai pas "peur". Pourquoi imaginez-vous que je m'abîme depuis
trente-sept ans (et même davantage si l'on ajoute mon temps
ecclésiastique) dans des propos de foi en Dieu et en la vie après la
mort, parce que j'aurais "peur" de quelque chose dont je devrais en
permanence "détourner mes pensées" ? Quelle drôle d'idée !
Dans votre commentaire un mot me frappe par sa rareté, rareté imméritée
d'ailleurs. C'est l'adjectif immun.
Êtes-vous psychiatre ?
Comment puis-je me sentir immun? Pour vous répondre je vais emprunter
une pensée de Virginia Woolf, qui bien sûr utilisait l'adjectif
"immune", beaucoup plus fréquent en anglais, mais dans un sens
différent de celui de votre commentaire.
Virginia Woolf disait ceci, que je traduis à la volée:
"Être immun, c'est vivre abrité des chocs, des soucis, des
souffrances, être hors de portée des flèches, être assez muni pour
vivre sans rechercher flatterie ou réussite, être sans obligation
d'accepter toutes les invitations (de gens qui ne s'intéressent pas
vraiment à vous) et ne pas être jaloux des éloges que reçoivent les
autres. (Être immune), c'est être fort, content, c'est sentir que
personne ne pense à moi et que je peux avoir la paix. Être immune,
c'est chercher à être en paix, exalté,
désiré,
mais je ne le recherche pas, pas assez. N'être rien, n'est-ce pas la
situation la plus heureuse du monde ?"
Si je suis immun, c'est dans le sens que donne à ce mot Virginia Woolf
plutôt que dans le sens que vous lui donnez, qui doit être "immunisé
contre la peur ou la folie" ou quelque chose comme ça.
Vraiment, je me demande parfois comment les "biographes" me décriront
plus tard, si tant est qu'un homme aussi ordinaire que moi mérite une
biographie.
|
04oct1 122C21
Le rejet de la foi par certains et particulièrement le rejet par
certains de la vie après la mort ou de la vie au-delà de la mort
charnelle est parfois troublant par l’extrême forme de fanatisme
rationaliste qu’il montre.
C’est étrange de voir à quel point des extrêmes peuvent converger. Mais
ce n’est pas le sujet ici.
Tout de même, ça me frappe qu’un sujet comme la mort puisse soulever
des rejets aussi brutaux alors qu’au fond savoir ou sentir l’invisible
ou l’au-delà n’est pas en soi — enfin me semble-t-il — même pour la
raison quelque chose d’abject et/ou de totalement
inexpérimentable !
Je n'ai pas été témoin des manifestations surnaturelles
d'Arès comme vous l'avez été, mais je suis persuadé qu’elles
existèrent, parce que je peux aussi d’une certaine façon en témoigner
comme priant dans La
Révélation d’Arès.
Je fais partie des innombrables qui peuvent témoigner du
lien, du ressenti, du
dialogue parfois indicible qu’un homme peut avoir avec un défunt. Il
n’y a rien de dangereux là-dedans. Je pense que ceux qui vous traitent
de dangereux, poussent un grand cri de désespoir aussi inconscient
qu’existent les trous noirs. Mais, au fond, que sait-on de plus de la
matière dont on ne voit qu’une toute petite partie? Puisque l’on sait
aussi et c’est scientifiquement prouvée que 90% de la matière dite
noire ou grise est invisible à l’œil humain et aux télescopes pour le
moment.
Des états de la matière
d’ailleurs dans l’univers nous échappent totalement. Cela ne nous
empêche
ni de vivre ni de faire des prospectives, ni de penser et
d’expérimenter celle-ci. Ni de ressentir quelque chose des vibrations
des milliards d’étoiles qui nous entourent dont peut être certaines
sont déjà redevenus de la poussière.
Je ne vois pas ou est le problème ?
(Un) Jean-Claude d'Île de France
|
04oct11 122C22
Ah! frère Michel, vos réponses aux rationalistes dans le blog sont
extraordinaires !
Elles feront date dans la grande histoire de la foi.
Quel enseignement !
Quel enrichissement pour nous !
Néanmoins, vous écrivez en 122C15 : "Ma foi n'est pas un système" C'est
ultra puissant, mais j'ai bien peur que ce ne soit pas facilement
compréhensible pour quelqu'un qui n'aurait pas déjà une bonne
connaissance de votre pensée. Ça me paraît dommage puisqu'il me semble
que c'est un élément essentiel.
Pardonnez cette petite remarque que je vous adresse en
toute humilité et qui est peut-être sans intérêt.
Et dans ce cas: never
mind!
(Un) Patrick d'Île de France
|
Réponse
:
La foi née de La
Révélation d'Arès n'est pas un système. Cela ne découle
pas de ma pensée, mais de La
Révélation d'Arès.
Bien sûr, le mot système n'apparaît pas dans la Parole d'Arès, qui
emploie d'autres mots à la place, notamment culte.
Les princes du culte religieux, du culte politique, du culte financier, du culte scientifique,
etc., sont tous les
princes de leurs systèmes réciproques: système religieux,
système politique, système financier, etc., les rois blancs et les
rois noirs.
Quand on me demande: Quelle différence entre
la religion et ce que vous appelez la vie spirituelle, je réponds: "La
religion et la vie spirituelle sont toutes deux fondées sur la foi,
mais la première est un système et la seconde ne l'est pas.
La religion, quelle qu'elle soit, est un système avec ses dogmes et ses
pratiques rigides et obligatoires hors desquels elle prétend qu'il n'y
a pas de salut.
La vie spirituelle arésienne n'est pas un système. Elle est simplement
le vie de foi sans dogmes ni pratiques rigides et obligatoires, car ce
qui sauve n'est ni une déclaration de fidélité dogmatique ni une
discipline de prière, mais l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence
et la liberté spirituelles, bref, ce que La Révélation d'Arès
appelle pénitence.
Un système soumet. Notre vie spirituelle ne
soumet pas. Chez nous point de hiérarchie ni d'excommunication. Le petit reste est
le rassemblement (Rév
d'Arès 24/1) de ceux et celles qui ont librement choisi
de se conformer à l'enseignement du
prophète, et cela pour des
raisons d'efficacité apostolique dont la nécessité tombe sous le sens.
Pour autant les
autres ne sont pas voués aux gémonies et à l'enfer.
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10oct11 122C23
L’apôtre
Paul
n’a pas rencontré personnellement Jésus et a commis des erreurs
d’interprétation qui ne seront pas sans influence sur l’humanité. Paul
séparait dans l’homme le corps et l’esprit. Le corps étant jugé comme
mauvais, car il attire vers le bas et l’esprit jugé comme le moyen de
se sauver, de s’élever. Il enseigna que le salut est un don de Dieu et
qu’il ne vient pas des hommes. La
Révélation d’Arès enseigne l’unité à retrouver — corps, esprit et âme (Rév d'Arès
17/7) —.
C’est pourquoi le Créateur venu parlé à Arès nous demande de ne pas
considérer l’enseignement de l’apôtre Paul comme parole de Dieu, mais
dans sa grande sagesse Il nous demande de ne pas porter de jugement et
en déduire que ces hommes se sont perdus (Rév d'Arès 16/13). L’Évangile
donné à Arès cite Paul, mais également Pierre, Jean, at-Tabarî et
d’autres (35/12) comme étant des livres
d'homme,
pas des livres de Dieu. Par humilité sur nos propres erreurs
toujours possibles, il n’est pas inintéressant de connaître leur
histoire qui éclaire parfois notre époque.
L’apôtre Paul, né
en
Grèce d’une famille juive fut lui-même au départ un persécuteur des
premiers disciples de Jésus, il assista à la lapidation d’Étienne,
avant de se convertir sur la route de Damas et il devint par la suite
un grand missionnaire — il avait reçu une éducation rabbinique auprès
du pharisien Gamaliel et parlait plusieurs langues, il pouvait
s’exprimer en hébreu, en grec et en araméen —. Il devint l’inverse de
ce qu’il avait été, de persécuteur il devint un pacificateur et de part
la foi qu’il prêchait, il dérangea fortement le pouvoir religieux. Pour
preuve, lorsqu’il reviendra à Jérusalem, il sera arrêté puis emmené à
Césarée pour être jugé.
Un passage des Écritures nous
raconte la
plainte que le grand prêtre Ananias, aidé d’un avocat du nom de
Tertullus, dépose devant le gouverneur Antonius Félix au sujet de Paul
:
« […] Nous avons découvert que cet homme était une
peste,
qu’il provoquait des émeutes parmi tous les Juifs du monde et que
c’était un chef de file de la secte des nazôréens». (Actes des Apôtres 24/5)
Paul
se défend en montrant la division de leur doctrine : […] qu’ils disent
quel délit ils ont découvert quand j’ai comparu devant le Sanhédrin.
Serait-ce cette seule phrase que j’ai crié debout devant eux : « C’est
parce que je crois à la résurrection des morts que je passe aujourd’hui
en jugement devant vous ?» (Actes
des Apôtres 24/21)
Le
gouverneur le condamnera finalement à deux ans de captivité mais cette
histoire rappelle que le peuple juif comptait plusieurs courants
(Sadducéens, Esséniens, Zélotes, Pharisiens) et il était divisé sur la
question de la vie dans l’au-delà. Les sadduccéens ne croyaient pas à
la vie après la mort, ils soutenaient qu’il n’y avait ni résurrection,
ni ange, ni esprit, alors que les pharisiens y croyaient.
Aujourd’hui
il n’est pas rare de rencontrer des personnes qui ne croient pas à une
vie après la mort, comme il n’est pas rare de rencontrer des croyants
persuadés d’aller au paradis.
Votre entrée de blog, Frère
Michel,
est très dense sur un sujet dont notre société occidentale parle peu.
En écrivant "Les morts ne découvrent pas nécessairement Dieu dans
l’au-delà. Ils y emportent ce qu’ils firent d’eux-mêmes," vous éclairez
et mettez fin en quelques mots à beaucoup d’idées reçus.
Ainsi
dire: "Quand je serais de l’autre côté, je verrais bien si
Dieu
existe" ou croire au "repos éternel" comme le montre parfois les
plaques déposées sur les pierres tombales, seraient en réalité un
leurre, un piège. On se retrouve tel qu’on était, la chair en moins.
De
même, ceux qui choisissent de quitter brutalement ce monde, non par
goût de la mort, mais pour mettre fin à leur souffrance de la vie,
restent avec leur souffrance dans l’au-delà. Rien n’ai résolu, tout
reste à faire. Nous sommes en quelque sorte notre propre juge. Mais La Révélation d’Arès
nous appelle à aider ceux qui viennent de nous quitter en faisant mortification pendant 40
jours car le passage de la vie à la mort semble être un
passage difficile et douloureux.
S’il (le
défunt) n’a pas fait
pénitence quand il était temps,
les prières
des vivants sont
vaines pour celui qui a passé la porte des ténèbres,
mais s’ils
se mortifient
quarante jours,
et si le
pécheur qu’ils pleurent
n’a pas atteint le comble de l’abomination,
pour salaire
de leur piété un
ange porteur de luminaire le visitera dans les ténèbres
pour
éclairer et tiédir son
spectre malheureux.
Qui sait qui
est dans Mon Lieu
et qui est
jeté dans les
ténèbres glacées?
C’est
pourquoi on se mortifiera
pour les
repentants
comme pour
les pécheurs publics.
Que ceux qui
sont nombreux à
pleurer un défunt
ne fassent
pas tous
mortification pour lui,
mais qu’ils
portent le deuil et
se mortifient
pour ceux
qui sont morts dans la
solitude,
sans parents
ni amis pour les
pleurer.
Ce sera
l’aumône de leur défunt
à son frère (Rév d’Arès 33/32-34).
Puisse ce
monde finir par entendre et suivre votre enseignement, il
évitera bien des ténèbres
sur cette terre et dans l’au-delà.
Philippe C. de Provence
Côte d'Azur
|
10oct11 122C24
J'ai
été
bouleversé par cette entrée sur la mort et la mortification.
Ce
que
vous dites là, vous l'avez déjà dit mais je n'avais ressenti aussi
fortement le lien qui nous unit tous, hommes passés de l'autre coté,
ceux vivants aujourd'hui et ceux à venir. Mutualité de la grande
famille humaine que le Père appelle Ses enfants.
Je me
souviens
notamment de cette allocution que vous aviez faite dans la Maison de la
Sainte Parole en juillet 2005. Vous aviez comparé le mort dans le piège à
un homme qui aurait soudainement perdu ses bras et ses jambes, et qui
voulant saisir un verre ou marcher, se découvre homme-tronc incapable
du moindre geste. Douloureuse prise de conscience pour le mort, que sa
chair porte son existence et que sans elle, il est comme amputé. Vous
aviez ajouté que faire mortification c'était comme prêter nos bras et
nos jambes à ses hommes qui souffrent soudainement d'en être privés.
À ce
moment là, assis en face de vous, j'ai vu en pensée mon grand-père
qui était récemment décédé, assis devant moi, sans ses jambes, sans ses
bras, écoutant avec la plus grande attention tout ce que vous disiez.
Et chose curieuse, j'ai également vu ma grand mère morte 15 ans
auparavant d'un cancer, debout dans son corps de jeune fille, entourée
de compagnons sur des hauteurs. Je n'oublierai jamais le regard de
sévérité qu'elle me lança alors. Un regard grave et profond, troublant
de sa part car elle incarnait dans mon souvenir la tendresse et la
joie. J'ai témoigné de cela à mon père, un soir d'été. il est
resté sans voix, mélancolique. La mort est pour nous tous une énigme
qui nous prend aux trippes, si je puis dire, quand elle fait irruption
dans nos vies, toujours quand on ne s'y attend pas.
Je
regrette
que dans notre monde, on fasse tout pour cacher sa réalité, son drame.
Les médias en font commerce, mais cela ne reste qu'une image distante
cérébralisée, esthétisée, fait spectacle pour chatouiller nos
entrailles.
À 42 ans passé, je n'ai pas vu un seul
macchabée. Je ne
suis pas morbide, mais je pense que si on apprenait à regarder un mort
en face, peut-être qu'on apprendrait à mieux vivre, qu'on sentirait
davantage ce lien fort qui fait de chacun de nous, la chair de la chair
de toute l'humanité, passée, présente et à venir.
Une
dernière
chose:
Je déduis de la lecture de votre article, que passé
un certain
temps, on ne peut plus rien pour l'homme passé de l'autre coté et qu'il
est vain de chercher à faire mortification pour des hommes décédés il y
a longtemps. Me suis-je trompé ?
Eric D. d'Île de
France
|
Réponse
:
La période post-mortem primaire peut être, ai-je écrit
dans l'entrée 122, "aléatoirement très courte ou très longue."
Des
hommes décédés depuis très longtemps peuvent ne pas avoir décollé de la
phase post-mortem primaire.
Si vous avez souvent fait
mortification pour des
défunts
vous pouvez sentir si celui ou celle pour qui vous la faites est encore
ou n'est plus dans cette zone "sans bras ni jambes." Merci de rappeler
cette image de l'homme-tronc que j'avais utilisée un jour en parlant de
ce passage pénible par le piège.
|
10oct11 122C25
Je
tiens à vous
remercier de la part de toute ma famille pour cet article dédié à ceux
qui s'en vont, parce que ce monde nous fait croire que ceux qui partent
ne laissent jamais d'adresse, sont voués à un inconnu, à un territoire
étranger que personne ne peut vérifier de manière cartésienne.
Pourtant,
ce départ est la seule destination que toute créature connaît depuis sa
naissance, mais l'orgueil inouï de l'homme préfère se la cacher avec
ses peurs et ses angoisses et se fabriquer un monde de jouissance
facile et d'eugénisme. Il faut simplement cacher les vieux dans des
mouroirs, ou simplement organiser autour de la mort une ambiance de
kitsch et d'absurde. Là les fleurs, les sacrements et les rituels de
tous genres contribuent par leur aspect désuet à donner l'impression
que l'existence des âmes et des esprits est une invention, une
affabulation pour vieille dame.
Frère Michel, vous nous
avez
livré un texte éclairé par une torche qui ne peut pas se consumer avec
facilité, parce qu'elle est la quintessence, la sémaphore de
l'existentialisme, la conscience incontournable qu'aucun scientifique
ni même le plus grand des théoriciens ne peut piéger par des arguments.
Car l'homme qui regarde sa mort en face, sait à quel point il est
urgent de changer sa
vie.
Vous nous donnez généreusement à
la
suite des grands prophètes,
l'occasion de comprendre et de nous
souvenir où va le fruit de la vie.
La famille d'Hakima
|
10oct11 122C26
Est-il
si
difficile à comprendre sans l’avoir vécu, que l’affaiblissement du
corps, sa dégradation génèrent un mal, une détresse
intérieure ? Alors
que dire de sa dislocation ? Il m’aura fallu un cancer pour
l’imprimer
franchement dans mon esprit.
Je n’ai rencontré personne dans
ces
moments-là qui tint des discours tranchants sur sa fin définitive. J'ai
vu et entendu des "peut-être", des "pourquoi pas?", des "si seulement",
en somme j’ai perçu des espérances. L’humain change ses positions
mentales dans certaines circonstances.
Probablement suis-je
fragile,
faible quand mes amis rationalistes, forts, puissants, tout rayonnants
de vie, de vitalité, considèrent la mort de leur corps comme la fin !
Sachons que souvent, ces propos sont tenus par des êtres en pleine
santé, dans une relativité qui est la leur. Dans la mesure où ils sont
teintés de volonté de bien, ces propos se réduisent quand
même à
l’impuissance devant la mort.
Rationalisme, scientisme,
athéisme
s’arrêtent face à l’inéluctable. Que faire quand on ne l’accepte pas ?
Il reste plus que l’incompréhension, il reste la foi, qui, il me
semble,
permet d’aller plus loin que la raison qui tombe alors dans le
défaitisme, l’obscurantisme surtout lorsqu’elle s’élève en unique outil
d’intériorité.
Pas la foi-croyance, mais la foi-confiance,
la
foi
d’accomplissement,
la foi de dépassement d’états mentaux. Pourquoi
rejeter la foi d’aide, foi d’accompagnement grâce à la mortification
qui permet de prêter sa chair, son corps à ceux qui sont en détresse
au moment du passage (et comment pourrait-il en être autrement quand
déjà on l’est dans la maladie extrême).
Je suis heureux
d’entendre le
frère Michel décrire humblement sa façon de se mortifier pour aider des
défunts. Rares sont les personnes qui nous permettent de rentrer dans
une telle intimité. Bel acte d’humilité, d’enseignement ! Bel acte
d’amour! !
Charlie
|
12oct11 122C27
Comme
le frêre Éric D. [122C24] je m'interroge sur le sens de la phrase :
"Passée la période du passage ou piège
(xL/14), le vivant terrestre ne peut plus rien pour ceux
qui s’éloignent."
Voulez-vous dire pour ceux qui
s'éloignent en entrant dans la Lumière — La Force
logique ou "ailleurs".... Les ténèbres glacées
(33/33) ?
Ou bien les ténèbres glacées
représentent-elles cette image d'homme-tronc que vous utilisez en
parlant du piège ?
La seule réponse que je trouve est dans La Révélation d'Arès (33/32-33):
S'il
n'a pas fait pénitence quand il était temps, les prières des vivants
sont vaines pour celui qui a passé la porte des ténèbres, mais s'ils se
mortifient quarante jours, et si le pécheur qu'ils pleurent n'a pas
atteint le comble de l'abomination, pour salaire de leur piété un ange
porteur de luminaire le visitera dans les ténèbres pour éclairer et
tiédir son spectre malheureux.
Qui
sait qui est dans Mon Lieu et qui est jeté dans les ténèbres glacées ?
C'est pourquoi on se mortifiera pour les repentants comme pour les
pécheurs publics.
Je
comprend que: Dans les ténèbres
le
spectre
peut être soulagé de sa souffrance par la mortification d'un
vivant. J'en déduis que le vivant terrestre ne peut plus rien pour ceux
qui s’éloignent vers la Lumière (?)
Mais je ne suis
pas sûr de mon interprétation.
Merci de l'aide irremplaçable
que vous nous apporter afin de mieux comprendre cette Parole.
(Un)
Thierry d'Île de France
|
Réponse
:
L'interprétation que vous le faites est peut-être bonne,
peut-être mauvaise.
Le verset que vous citez ne permet pas
de conclure. Il y a des limites à ce que nous pouvons comprendre ; il
est sage de reconnaître ces limites, surtout quand elles ne
mettent pas en question la sûre Voie
du Salut: la pénitence.
Pour
moi, seuls resteront dans les ténèbres
ceux et celles qui ont atteint
le comble de l'abomination, c'est-à-dire, selon moi, un
niveau plus bas encore que l'absence de pénitence, qui ne
peut concerner qu'une minorité d'humains, ce que, de toute façon, les
vivants n'ont aucune possibilité de mesurer.
Pour en venir à
votre question, je doute qu'on puisse faire quoi que ce soit pour aider
ceux qui restent indéfiniment dans les ténèbres glacées. À
propos des ténèbres
glacées je rappelle qu'ils ne sont pas l'enfer de
souffrance que professent les religions. Le sort du pécheur endurci (Rév d'Arès
27/2, 30/6) n'est pas considéré dans La Révélation d'Arès
sous l'angle de la punition. Il faut plutôt considérer les ténèbres glacées,
d'après ce que j'ai pu voir (Rév
d'Arès 17/1-2), sous l'angle d'un état proche de la
non-existence, d'une grisaille lentement mouvante qui inspire l'idée de
non-vie, d'obnubilation profonde et triste, non l'idée d'expiation.
Ce
que nous, mortifiants,
pouvons et devons seulement retenir, c'est que tout défunt, quel qu'il
soit, fait le passage des ténèbres
tout court ou simples, le passage du piège. La durée du
piège
est "aléatoirement
courte ou longue".
Parce
que l'homme ne peut pas tout savoir de l'au-delà, tout comme l'homme ne
peut pas savoir qui est
sauvé et qui n'est pas sauvé (Rév d'Arès 11/3), le Père
laisse le verset que vous citez en l'état d'incertitude où vous le
trouvez et recommande en conséquence à notre mortification de
ratisser large, si je peux dire, c'est-à-dire qu'il faut en toutes
circonstances se
mortifier pour les repentants comme pour les
pécheurs publics.(33/33).
Notons
que si vous avez l'habitude de faire
mortification pour les défunts, vous finissez par sentir,
assez souvent du moins, quand ceux-ci sont encore aidables par les
vivants et quand ils ne le sont plus.
Mais sentir, ce n'est
jamais savoir et il faut bien mettre une fin à tout acte, mortification
comprise (40 jours).
Même
quand on s'efforce d'accompagner les défunts quotidiennement, sans
interruption, ce qui est mon cas, parce que j'ai fini, à force de
discipliner ma vie spirituelle, par inclure le souci de mes frères et
sœurs disparus à celui de mes frères et sœurs présents, on n'est jamais
sûr. Le mystère de la mort ne lève jamais totalement son voile.
De
toute façon, je ne serai pas sauvé ou perdu, parce que j'aurai
connaissance complète de ces choses de l'au-delà, mais je le serai si
je suis pénitent et
uniquement si je suis pénitent.
Faites comme moi !
|
12oct11 122C28
Je
reste ému à
la lecture de votre entrée intitulée "la Force logique" et du récit que
vous nous faites de cette personne morte dans des circonstances
tragiques...
Les petits problèmes ou conflits que l'on
rencontre dans sa vie sociale deviennent tout d'un coup dérisoire.
On
relativise, à la vitesse grand V, tout ce qui d'ordinaire nous tracasse
dans notre vie quotidienne.
Plus
que jamais on prend conscience de la nécessité d'aimer —
comme il
est nécessaire et urgent de se faire une âme — les
personnes que l'on côtoie ou que l'on rencontre.
Par
exemple,
après vous avoir lu, on a envie de se jeter au cou de ses parents,
amis, collègues et inconnus pour les embrasser, leur dire combien on
les aime ! Même ceux que l'on aime pas de prime abord. Mais le
fait d'avoir partagé un peu de temps avec ces personnes là,
fait
que, humainement, on fini par développer un sentiment d'amour
évangélique
pour elles.
Plongé dans mes pensées,
je revois défiler ma vie jusqu'à maintenant...
Immanquablement
des larmes me montent aux yeux.
Sentiments de regrets et
d'amertume en songeant à ce que l'on a été pour les autres et pour
soi-même.
Alors,
bien-sûr, quel bonheur et quelle chance d'être en vie, afin de pouvoir
profiter chaque jour de ce temps de vie qui nous est accordé pour
changer dans
le bien
actif.
Le récit que vous faites de
cette défunte donne à réfléchir. D'où l'importance d'avoir la foi et
de croire en Dieu.
On
se dit que l'esprit de cette personne que vous aidez, Frère Michel,
aurait pu être une personne de ma famille ou bien une personne
connue. C'est ce qui me bouleverse d'autant plus... Car qui peut dire
qui est sauvé et n'est pas sauvé ? (Rév d'Arès 11/3)
De
ce fait, on ne peut
rester indifférent à l'esprit d'une personne qui se trouve dans les
limbes et qui se manifeste à un vivant sur terre...
Je
comprends
plus intensément — mais comprendre n'est pas faire
— que
c'est de son vivant sur terre que l'on doit se créer son âme, parce
qu'on a encore la chance d'être vêtu de sa chair.
Par
exemple, je pense aux personnes amputées d'une main, d'un bras ou d'une
jambe... Certaines de ces personnes disent ressentir encore leur membre
pourtant amputée.
C'est le fameux syndrome du "membre
fantôme" (médicalement parlant).
Comment
imaginer la sensation de vide que cela doit être quand on cherche son
œil, sa lèvre, sa main dans la tombe (Rév d'Arès xL/15)
alors qu'il ne nous reste
plus rien de tout cela ? Le vide total.
Sur cette terre,
si je
n'ai pas créé mon âme
quand il en était encore temps, alors
forcément, je ne peux ressembler qu'à un fantôme...
Sans
verser
dans une obsession ou un fatalisme désespérant, je suis de plus en plus
conscient de ma mort, d'être un mortel parmi les mortels. De ce fait,
je m'attache de moins en moins aux choses de la vie, je dirais même, à
la limite, pour tout ce qui peut m'arriver de bien ou de mal.
Parce
que tous les jours la vie met à l'épreuve la force et l'authenticité de
ma pénitence,
j'apprends 24 heures sur 24 à pardonner, à aimer, à
relativiser, à reconsidérer bien des choses dans ce bas monde. En
effet, "c'est une occupation à plein temps dans un monde où les gens
sont également occupées à tuer Dieu à plein temps" (voir entrée
précédente "branle bas de mission !" 121).
De
surcroit, les
carcans, les préjugés, les peurs etc. apparaissent surmontable. On
prend de la "hauteur", sinon de la distance... en restant humble.
On
aspire à aller à l'essentiel, à se consacrer à l'essentiel... avec
mesure.
Petit à petit on perçoit les choses différemment,
simplement. Tout en étant du monde et dans le monde.
Dans
une certaine mesure, il est bon de ne plus "se prendre la tête".
Sachant
bien, dans le fond, que la mort est une anomalie, l'aborder
positivement m'aide à me libérer de mon état de pécheur pour aller vers
un état de pénitent
actif.
La mort, omniprésente dans ce
monde
me rappelle sans cesse que la
vie est courte et que nous avons juste le
temps du repentir (Rév d'Arès 36/23).
Bref, la
mort vue sous
cet
angle là devient — paradoxalement — une alliée, car
ce
n'est pas de mourir qu'il faut craindre mais de perdre son âme. Alors,
on discerne mieux ce que signifie "Pénitence = Salut"
dans sa vie de tous
les jours...
Sans "tomber" dans un lyrisme soporifique,
chaque
jour je rends grâce à Dieu pour la vie qui m'est offerte de vivre. Je
réalise combien la vie est généreuse à mon égard et combien la nature
et l'environnement dans lesquels je vis sont magnifiques.
Par
exemple, si je me décourage, il me suffit de relire "la Force logique",
d'en saisir le fond, avec ou sans crainte, pour comprendre encore et
toujours que c'est par la pénitence
qu'on se libère un peu plus chaque
jour... Cela sous le regard bienveillant du Père de l'Univers.
Grâce
à vous, Frère Michel, et grâce à votre blog, on mûri spirituellement.
Étrangement on devient plus grave dans sa façon d'être, dans sa vie
quotidienne.
Néanmoins, je ne perds pas ma joie de vivre ni
mon
sens de l'humour, parfois espiègle et qui, à l'occasion ne manque pas
de
réapparaitre, Frère Michel, rassurez-vous !
Comme
on dit:
"Chassez le naturel, il revient au galop !" (sourire).
Enfin
merci, Frère Michel, pour cette entrée à la fois
bouleversante,
extraordinaire, salutaire et pleine d'espérance pour nous qui sommes
des mortels, appelés à redevenir des immortels...
Merci
infiniment, Frère Michel.
Je
vous embrasse depuis le Limousin où les forêts deviennent magnifiques
en cette saison d'automne... comme en toute autre saison, du reste.
David
Patati et patata du Limousin.
|
12oct11 122C29
Vous
n'êtes qu'un imposteur, un menteur habile.
L'un
de vos accusateurs [Foltz 122C1, Vassili 122C11, etc.], dans cette page
des gens de pure raison, dit que vous êtes dangereux et je le soutiens,
quoique je sois croyant.
En voilà de plus pour égarer les
esprits !
Je vous souhaite tous les malheurs possibles. Vous
finirez dans le pourrissement du damné.
Tant
que vous défendez l'existence de Dieu, même si vous trompez le monde
sur l'identité, la nature et la royauté du Très-Haut, on peut se dire
avec patience et indulgence que sans le savoir vous agissez dans le bon
sens, mais ce que vous prétendez démontrer comme la voie du salut de
l'âme est une tromperie, une imposture des plus dangereuses.
Il
n'y aura plus jamais d'Isaïe et de Jésus.
Mon devoir est de
vous haïr, parce que ma haine est ici salutaire.
Vous
ne publierez sans doute pas ce post, mais je porte ici témoignage
personnel de mon hostilité complète à votre prédication empoisonnée.
non signé
|
Réponse
:
Le trait caractéristique
des détracteurs du témoin, c'est
leur stérilité.
Ils
dénient et dénigrent, cherchent les pièges qu'ils peuvent tendre,
parfois menacent, mais ne proposent
rien, stériles
et le plus souvent anonymes comme vous. C'est dommage, parce que je
sens
souvent
sous la surface stérile de ces hommes hostiles, qui ne sont
pas sans
métaphysique ou sans foi, un terrain où la semaille
du Père pourrait germer
si seulement ils laissaient passer un
peu de son Eau.
Vous me faites penser à un brave homme à l'allure de sage — barbe,
cheveux longs de
moine oriental et canne — venu avant-hier lundi
à la mission d'une ville du Sud non pour m'entendre mais, par avance
agacé,
pour me contredire. Son unilatéralité hostile fut évidente dès le début
de la
réunion de même qu'il est clair, dès votre commentaire, que vous
contredirez
indéfiniment
mon blog sans le lire. Cet homme, comme quelqu'un qui avait cru tout
savoir de moi
en
entrant et ne s'était pas attendu au témoignage simple et clair que je
portais là,
renonça, me sembla-t-il, aux objections qu'il avait préparées pour
me river
mon clou ; il dut improviser et fut maladroit. Il me demanda à
brûle-pourpoint ce
qu'était un synaxaire (ménologe, martyrologe) pour voir si j'avais bien
été
ecclésiastique comme on demanderait à un autre ce qu'est un embouchoir
(forme à
chaussure) pour voir s'il a bien été bottier, ce qui me glaça comme
l'arrogance
d'un invité glace l'hôte qui reçoit avec politesse et bienveillance.
"Qu'est-ce
que c'est que ça, dis-je ?
Vous me
faites passer un examen ?!" Il emboîta le pas à ma soudaine
roideur :
"Vous prétendez avoir été dans l'église orthodoxe et vous ignorez ce
qu'est un synaxaire ?!" et alla jusqu'à dire que mes images en
ecclésiatique sur ma video de présentation (qu'il appelait mon
marketing) étaient
à l'évidence des photomontages. Ce qui finit par me faire rire.
Je
constatai une
fois de plus qu'on ne peut jamais faire sincèrement réfléchir, du moins
pas sur
l'instant, quiconque est par avance assuré que vous êtes un
faux-cul.
Depuis que je porte témoignage, trente-huit ans bientôt, j'ai rencontré
beaucoup,
vraiment beaucoup de contradicteurs et démonstrateurs de mon imposture,
méchants
comme vous ou moins méchants, ce qui envers un homme comme moi, nature,
peu conformiste, peu
attaché aux
formes et même peu moraliste, est assez facile à des formalistes, des
pointilleux,
des gens moralisants et donneurs de laçons. Chez tous j'ai deviné que
le déni et, parfois aussi la méchanceté, leur
plaisaient
parce qu'elles écartaient leur responsabilité dans le concert du mal
qui
envoûte
ce monde et que, trop souvent hélas, leur rancœur leur suffisait pour
justifier
leurs dénégations.
Il est facile de déclarer qu'il n'y aura
plus
d'Isaïe ou de
Jésus, puisqu'ils ont existé, et est-il aussi facile de déclarer que le
vrai
judaïsme et le vrai christianisme existent ? Le Père peut
toujours appeler,
et La Révélation d'Arès en fait la
preuve, même s'il faut à chaque Appel du
temps et du courage pour le répandre et le faire entendre. Selon les
dénigreurs
comme vous tout aurait été dit et fait. Comme s'il n'était pas évident
que la
Parole de Dieu n'a jamais été accomplie
encore.
C'est
vous qui, perpétuant les égarements aujourd'hui entrés dans les idées
religieuses générales , trompez le monde "sur l'identité, la nature et
la royauté du Très-Haut."
Il y a une autre très grande
différence entre vous et moi: La Force
logique qui me soutient en ce monde comme elle soutient les défunts
désemparés dans l'autre monde est celle de l'Amour et je vous aime
comme Dieu vous aime, même si je ne saurais soutenir votre thèse, alors
que vous me haïssez d'une "haine salutaire", dites-vous...
Mais
comment pouvez-vous au Nom du Très-Haut dire des choses aussi affreuses
?
|
12oct11 122C30
"
[...] On
ne
peut croire qu'en ce qui est mesurable, visible, reproductible
conformément à des lois établies [...] Seule la science est la base
d'une civilisation supérieure et vraiment humaine."
Je
m'arrêterai juste sur ces deux phrases du commentaire de
Vassili [122C11].
La connaissance, le savoir, sont
primordiaux et permet à
l'humain d'établir non des lois, mais de mieux appréhender le monde
sans
lequel il évolue pour lui même [pour] le faire évoluer en bien ou en
mal,
suivant sa "liberté"...
La science en temps que connaissance
est importante, elle me sert tous les jours dans mon métier de
jardinier.
Pas de bon jardinier sans une bonne
connaissance du végétal, du sol de la matière, de la géométrie...etc.
Pas
de bon jardinier non plus sans une forme de poésie, de philosophie,
"d'amour" pour le travail bien fait.
L'humain
se veut scientifique et rationnel, mais j'ai une ou deux questions pour
Vassili :
Comment
peut-on mesurer scientifiquement et démontrer les lois établies de
l'amour ? L'amour dans tout ses états, car la langue française
regroupe
sous ce mot une multitude de sens et de variantes.
L'amour !
En
tant qu'être humain rationnel et scientifique, vous n'avez donc besoin
aucunement de cet élément pour vivre puisque jusqu'à ce jour c'est un
élément non établit scientifiquement, donc une croyance dangereuse de
plus à faire disparaître.
En m'adressant à vous Vassili (et
Foltz [122C1] indirectement), je ne cherche pas la confrontation, mais
à saisir
votre regard sur la nature humaine, qui à mes yeux est loin de n'être
qu'une mécanique bien évoluée uniquement régie par des équations et ou
un langage binaire 0 et 1. Je crois que vous comme moi avons besoin de
plus que la science pour vivre et évoluer, non dans une
civilisation, mais dans une humanité supérieure.
Sans
doute
un peu hors sujet par rapport à l'entrée (si ce n'est que celui-ci me
rappelle l'importance de l'amour de soutien à apporter au défunt),
désolé.
Gaël des Pays de la Loire
|
13oct11 122C31
Que
penser, que faire face à la mort, la sienne, celle d'un autre, proche
ou lointain ?
Mais qu'est ce que la vie ? Celle du corps, de l'esprit ou de l'âme ?
Et
d'où vient la vie biologique, d'où vient la création de la vie, de la
planète, de l'univers ?
Pour réfléchir à ces questions
universelles, faut-il opposer raison et foi, ce que semblent faire des
commentateurs de ce blog ? Ou faut-il utiliser toutes les
ressources de notre intelligence, mobiliser en synergie la logique de
l'intellect et celle de l'intelligence
spirituelle qui se nourrit de la
Force logique ?
Ceux qui connaissent mal la science
et la
vénèrent comme une déesse — comme certains économistes vénèrent la
déesse croissance, [une] des idoles
de l'esprit (Rév d'Arès, 23/8) —, oublient
que la science a des méthodes, mais pas de vérité absolue.
En
mathématiques, science fondamentale, on déduit avec certitude des
conclusions des hypothèses posées, mais la géométrie de Riemann n'est
pas plus vraie que celle d'Euclide pour décrire l'espace. Elles sont
toutes deux cohérentes, mais non compatibles. Dans les sciences
expérimentales, on observe des phénomènes, on cherche des hypothèses
pour les expliquer et on fait des expériences pour valider une
hypothèse et la retenir comme la plus vraisemblable. En mécanique
quantique on ne peut jamais savoir où est une particule, seulement sa
probabilité d'être à un certain endroit.
Appliquons donc la
méthode de la logique intellectuelle et sa recherche de
probabilités aux questions fondamentales.
Nous observons la
vie, donc la Création. D'où vient-elle ? D'un Créateur Unique
(monothéisme), de plusieurs créateurs en concurrence (polythéisme),
d'extraterrestres (mais qui les a créés), du hasard (mais pourquoi la
science est elle incapable de faire réapparaître la vie même dans sa
forme la plus élémentaire) ? En listant et étudiant à fond
toutes
les hypothèses possibles, ce qui serait trop long sur ce blog, la
conclusion intellectuelle est que seule l'hypothèse d'un Créateur
unique est cohérente, est la plus vraisemblable et la démarche
scientifique ne trouve rien qui puisse la réfuter.
Or,
l'hypothèse du Créateur unique est liée à un autre phénomène historique
déterminant dans l'humanité, celui du fait prophétique, de ces hommes
qui disent avoir rencontré le Créateur ou un de Ses Messagers. Ces
hommes sont-ils des fous, des menteurs ou des témoins fiables ? Comment
expliquer que leurs témoignages concordent à travers les millénaires ?
Comment expliquer que ces hommes totalement ignorés à leur époque avant
d'être prophètes aient eu un tel retentissement sur l'humanité ? Qu'ils
apportent brusquement un Message qui transcende radicalement leur
culture et leurs idées ? Là aussi, à l'analyse froide, on constate que
l'hypothèse que ce sont des témoins crédibles, donc des histoires
vraies est la plus probable et vient conforter l'hypothèse d'un
Créateur unique qui aime ses créatures et leur parle. Et les
enseignements des prophètes,
comme le Plan Créateur sont d'une grande
cohérence logique, par exemple que les morts emportent dans l'au-delà
ce qu'ils firent d'eux mêmes.
Après avoir méthodiquement
conduit l'intelligence logique à la limite de ses capacités pour
répondre aux questions fondamentales, on peut s'ouvrir à l'observation
à un autre niveau, celui de l'âme.
Si
je retiens l'hypothèse que Dieu
existe, je fais l'expérience de vivre dans la direction qu'Il nous
donne, celle du Bien,
de l'amour,
de la piété,
et je constate à
l'expérience que cette voie est nettement préférable à celle de
l'individualisme, de la cupidité intellectualiste et matérialiste, de
l'orgueil ignorant.
Si je retiens l'hypothèse que les prophètes
sont
des hommes sensés et honnêtes, la plus probable, alors j'écoute leur
enseignement
et je le mets en pratique. Je peux me tromper sur ces
hypothèses, mais mon intellect ne peut les rejeter de manière
irréfutable.
Alors je fais, j'accomplis,
je vis
la
pénitence,
la mission, la mortification...
Contrairement
à certains
commentateurs du blog, je n'ai jamais fait l'expérience d'un contact
plus ou moins précis avec un décédé plus ou moins proche, mais je n'ai
pas de raison de douter de leur témoignage ni de douter que mon effort
de mortification
fasse du bien à eux comme à moi.
Bouddha, un homme qui
a bien su utiliser toutes les ressources de sa raison sans s'en faire
une idole parle souvent du "noble silence" sur ce qu'il ne peut
connaître ou sur les questions ne "tendant pas à édification". Suivant
sagement ces conseils, je discipline mon intellect à un noble silence
sur ce qui le dépasse.
Que peut dire mon intellect sur
l'expérience de la construction de mon âme dans l'Amour de Dieu,
l'Amour
de
mon épouse, de mes enfants, de mes proches, de toute
l'humanité, vécue en synergie quotidienne avec la Force
logique ? Rien !
Je
pense que les "rationalistes", surtout les agressifs, devraient
apprendre à mieux utiliser leur intellect, mais je les aime tels qu'ils
sont et on en rencontre beaucoup dans la mission.
Antoine B.
d'Aquitaine
|
Réponse
:
Merci, Antoine, de si bien nous démontrer que la foi peut
être
raisonnable.
|
13oct11 122C32
Il
y a très longtemps que nous ne nous sommes plus rencontrés, mais je
vous
suis de loin sans m'exprimer.
Et puis, aujourd'hui, de lire
le commentaire
très méchant de "non signé", référence 122C29, je suis toute retournée.
Je ne peux m'empêcher de vous adresser ces quelques lignes..
Je
sais que ce n'est pas un cas unique et que vous rencontrez sur votre
blog
(le commentateur "non signé") comme dans votre apostolat (cet "homme à
l'allure de
sage") des contestataires aussi agressifs et misérables... Il n'y a pas
d'autre mot.
Je me souviens d'un soir d'été à Arès, à la
période du Pèlerinage, où vous nous enseigniez sous les pins, dans les
années 80, quand un forcené est venu vous interrompre. Vous l'avez
chassé avec les poings et pour un peu vous lui bottiez les fesses.
J'avais été choquée. Je me dis: "Le Frère Michel serait-il un violent
?" Je vous avais mal jugé et surtout je n'avais pas réfléchi. Nous
étions une vingtaine là, peut-être davantage, vous écoutant dans une
pinède et pas un seul de
nos frères n'a fait un geste pour tenir à distance le forcené, qui
paraissait bien éméché. Par la suite, des années plus tard, j'ai
réalisé que vous étiez un homme seul. Personne pour vous garantir le
droit de parole, pour empêcher qu'on vous interrompe, pour vous
défendre. Nous, tous des pèlerins sur place, étions des pleutres, des
mous. Nous nous donnions pour triste excuse qu'un forcené à moitié ivre
avait autant le droit de parole que vous, le messager de Dieu (Rév d'Arès
40/6).
Je réalise aujourd'hui par où vous avez
dû passer de nombreuses fois et
par où vous passez encore aujourd'hui... à 82 ans !
Je
vous demande pardon pour ma lâcheté.
Agnès
|
Réponse
:
Je ne me souviens pas de vous, Agnès, mais je me souviens
bien de l'épisode que vous citez:
Un soir d'août 1987 ou
1988, tandis que je parlais à un groupe de frères dans une
pinède d'Arès, un pèlerin de passage vint m'interrompre, en effet. Je
dus le chasser physiquement. Aucun frère présent ne me prêta main
forte. Mes frères avaient peut-être raison et j'avais peut-être tort.
Je
ne sais pas. Il n'est pas rare que mes frères aient des réactions
différentes des miennes.
Il faut dire qu'à l'époque j'étais
habitué à en venir aux mains, non pour me battre, mais pour me dégager.
Quand
j'exerçais mon apostolat dans la rue à Bordeaux, j'étais de temps à
autre agressé par des missionnaires ou des provocateurs évangélistes
qui me criaient "Satan !" à tue-tête,
parfois me prenaient par le colbac et me coinçaient contre un mur.
J'avais l'habitude de me dégager physiquement de ces pauvres frères
protestants qui voyaient en moi un blasphémateur à éliminer, parce que
j'enseignais que Jésus n'étais pas Dieu, mais un prophète.
Oui,
j'ai été ici et là en butte à la contestation, tantôt rigolarde, tantôt
méchante,
parfois violente.
Je crois que c'est une constante de la vie
prophétique depuis toujours.
Notons au passage que je suis
le seul
soumis aux attaques des détracteurs. Mes frères missionnaires ne le
sont pas et j'en suis heureux. Alors, revenez vers nous ! Nous avons
besoin de missionnaires.
|
13oct11 122C33
Bravo
pour cette entrée et pour vos réponses aux commentaires qui nous
éclairent sur un sujet pas toujours facile à aborder dans ce monde où
la mort demeure souvent cachée et taboue.
Comme plusieurs en
témoignent ici, il m’est arrivé aussi d’avoir des échanges en esprit
avec les morts.
Une année, étant en pèlerinage à Arès, j’ai
ressenti mes parents décédés depuis longtemps, très proches et j’avais
avec eux un dialogue intérieur intense. Pendant ma prière dans la
Maison de la Sainte Parole, j’ai pleuré pendant toute ma prière qui a
duré plus de 30 minutes. Mes parents ont quitté cette terre alors que
je n’avais que 12 ans,mon frère 10 ans et ma sœur 8 ans. Dans cette
relation intérieure très forte, ils m’avouaient se sentir coupables de
nous avoir laissés (ma sœur, mon frère et moi) et ils pensaient que
nous leur en voulions inconsciemment. Cela ne pouvait venir que d’eux
car je n’avais jamais vu les choses comme cela auparavant. Je ne peux
pas décrire ici tout ce que j'ai ressenti mais cela m'a beaucoup marqué.
Beaucoup
plus de personnes que l’on pense ont eu des contacts avec les défunts,
mais très peu en témoignent de peur que l’on se moque d’eux et qu’on
les croient débiles. Notre société qui se dit rationaliste, sérieuse et
se vante de sa science à laquelle on fait dire ce qu’elle ne dit pas.
Comme si n'était vrai que ce que la science est capable de prouver.
Pourtant
celui qui réfléchit, qui serait très rationnel, ne pourrait pas nier un
phénomène sans le prouver scientifiquement. Or, aujourd’hui, aucun
scientifique, aucun savant n’a prouvé logiquement qu’il n’existe pas un
Créateur de l’univers visible et invisible. Aucun n’a prouvé que
l’esprit n’existe pas.
D’ailleurs, si on raisonne en terme
de probabilité, la probabilité de l’existence d’un créateur est bien
plus forte que l’inverse.
Je me souviens d’une émission
télévisée où étaient présents des scientifiques, les uns croyaient à
l’existence d’un Créateur (ou Intelligence Créatrice) et les autres
affirmaient que la théorie du big bang impliquait le hasard. L'un d’eux
raisonnait en terme de probabilité. Il expliquait que les
chances pour que la vie apparût sur terre en admettant que les
particules sorties de l’explosion initiale (big bang) s’associent
suivant un hasard sans intervention d’une intelligence supérieure
étaient infinitésimales par rapport à toutes les possibilités
d'associations. Une probabilité de l’ordre de 1 sur 1
puissance1000000….. Donc si on raisonnait par la logique, la
probabilité d’un Créateur était bien plus plausible.
Ceux
qui refusent l’existence de Dieu, nient en fait l’image qu’ils en ont à
travers leur culture (la représentation de Dieu qu’ils ont au travers
des religions, qui est bien différente du Créateur qui s’est manifesté
à Arès) mais ne prouvent pas l’inexistence d’un Créateur avec des
arguments rationnels.
J’ai toujours constaté que le refus de
l’existence d’un Dieu Créateur est plus irrationnelle,
émotionnelle que réfléchie et prouvée.
Samedi 1er
octobre, je regardais en compagnie de mon épouse une émission
intitulée "Enquêtes extraordinaires" sur M6 avec Stéphane Allix.
C’était une suite d’enquêtes dans différents pays du monde,
auprès de patients qui ont vécu des morts cliniques avec des visions de
sortie de leur corps et de chirurgiens qui à la suite de nombreux
témoignages ont décidé d’étudier de plus près ces phénomènes sans
préjugés. Ils ont commencé par recueillir les témoignages des patients
sans émettre de jugements afin que ces derniers se sentent en confiance
et pas jugés. Dans différents pays du monde ils ont constaté que les
phénomènes décrits par ces personnes étaient sensiblement identiques.
Ils sortaient de leur corps physique, se retrouvaient dans un endroit
de la pièce où ils voyaient leur corps sur la table d’opération avec
les chirurgiens autour d’eux, étaient capables de décrire les scènes
avec précision, parfois rapportaient les dires des médecins et
infirmières, puis souvent partaient dans un couloir ou tunnel lumineux
puis réintégraient leur corps. Sur une patiente, un
chirurgien a eu l’idée d’enregistrer les activités du cerveau à l’aide
d’un électro encéphalogramme,.Il a constaté qu’il n’y avait
aucune activité cérébrale. Dans un autre cas, une aveugle de naissance
avait pu décrire des objets qu’elle n’avait jamais vus auparavant.
L’hypothèse
des hallucinations a été aussi évoquée, mais vite rejetée, car les
personnes décrivaient des choses réelles et, d’autre part, pourquoi
toutes auraient-elles eu sensiblement les mêmes
hallucinations ? Un
des médecins concluait ainsi: "Ce n’est pas le cerveau qui anime
l’esprit, mais que c’est bien l’esprit qui s’incarne dans le cerveau et
utilise les fonctions de ce dernier."
C’est bien l’esprit
qui
anime le corps physique. Pour
donner une image parlante, je comparerais cela à l’électricité qui
anime un robot en quelque sorte. L’homme a donc un esprit
indépendant de son corps physique qui peut donc survivre à celui-ci.
Je
précise ici que les gens qui effectuaient ces études étaient
tous des scientifiques avec d’excellentes capacités intellectuelles et
pas des illuminés. Ils faisaient tout simplement confiance à ce que
leur disaient leurs patients, pourquoi d’ailleurs ces derniers
mentiraient-ils ?
Je sais qu’ici je ne
vais pas convaincre les irréductibles, mais si ce témoignage
permet à certains de se poser des questions et de chercher la vérité de
façon objective, je n’aurai pas perdu mon temps.
Moi-même,
j’ai eu une culture scientifique ; j’ai été athée dans ma
jeunesse jusqu’au jour ou j’ai commencé à chercher à expliquer des
phénomènes dit "surnaturels" et pourtant bien vécus par différentes
personnes.
Je pense que le vrai
rationaliste qui utilise son cerveau peut au minimum être sceptique
mais ne peut pas affirmer l’inexistence d’un Créateur car il ne pourra
pas prouver celle-ci rationnellement sinon par un sophisme.
Je
relève ici deux passages que je trouve fondamentaux dans cette entrée
et dans la réponse au commentaire 122C15:
"La race
humaine créée à l’image
et ressemblance de Dieu (Genèse 1/26-27),
pour
vivre éternellement donc (Rév
d’Arès vii/5), devint mortelle, parce
qu’Adam décida d’une vie qui épuise l’amour et le corps (2/1-5) et en
transmit la compulsion à sa descendance."
Je relève le mot
"compulsion", que je trouve très bien employé ici, car il signifie
comportement répétitif inconscient (du péché ou mal) auquel il est
difficile de résister.
Cela montre bien toute la difficulté
de la pénitence
dont la première énergie, l’humilité, peut nous
aider à rendre conscients ces comportements et ensuite, par la
volonté, les changer.
"Ce
furent des ressentiments bas et médiocres (qui se déchaîneraient
plus tard dans l'inquisition) et des ambitions politiques particulières
qui fondèrent le christianisme d'église, ce ne fut pas le Sermon sur la
Montagne !
Bref, pour en revenir aux atrocités fanatiques,
c'est tout simplement la méchante bêtise et l'orgueil cruels de l'homme
qui en sont les causes. Les idéaux et religions ne sont que les
déguisements dont on accoutre ces méchanceté, bêtise et orgueil."
Je
relève ce passage, car il montre bien le fond du problème.
C’est pourquoi le problème du mal, de la souffrance et de la
mort ne sera pas résolu par un système avec des lois, mais
bien par l’homme au fond de lui, car c’est là que le mal prend ses
racines depuis la chute et comme vous écrivez, il est compulsif, d’où
souvent la croyance fréquemment répandue que l’homme est ainsi et ne
peut pas changer.
Mais
l’homme oublie qu’il a été crée libre
donc libre
aussi de choisir
qui il veut être.
Ou bien
il choisit de demeurer un animal pensant même civilisé, ou
bien il
choisit de retrouver sa nature divine en accomplissant la Parole
du
Père Qui s’est embrasé
d’amour pour l’homme en le créant à son Image et
ressemblance.
Denis
K. (Bretagne Sud)
|
13oct11 122C34
Je
lis votre réponse au commentateur "non signé" [122C29] dans laquelle
vous parlez d'un contestateur méchant "à l'allure de sage" aux "cheveux
longs de moine oriental", mais je me doute que vous êtes habitué depuis
longtemps à ces adversaires venus soulever la salle contre vous. Dans
toutes les conférences sur tous les sujets des perturbateur
cherchent à retourner le public contre le conférencier.
Je
me doute dans quelle "ville du Sud" cet incident a eu lieu. J'y suis
venu moi-même l'hiver dernier, j'ai vu votre video et je vous ai écouté
et j'ai eu un peu de temps pour assister au débat qui a suivi entre le
public et vous. Vous êtes un homme très sympathique et très intéressant
et vous ne tenez pas de propos agressifs envers qui que ce soit présent
ou absent. Donc, l'auditeur menaçant ne peut l'être qu'avec
préméditation.
On voit bien que vous n'êtes pas un
conférencier professionnel, mais un témoin de cœur, et que votre video
est comme vous en préveniez le public: un bricolage. Dire qu'elle est
du marketing est manifestement malintentionné et même idiot, parce que
ceux qui font du marketing présentent des documentaires parfaitement
réalisés et distrayants. Même s'il manque une touche pro à votre
présentation, rien n'y est ridicule ou marqué de boniment ou
d'intention commerciale. On vous croit ou on ne vous croit pas (je vous
crois et je reviendrai vous voir), mais l'honnêteté sur l'écran ou sur
vos lèvres est là.
On trouve dans tous les publics des gens
qui déjà sur le trottoir trépignent du désir de tuer ce qu'ils vont
entendre et voir. Ce n'est pas forcément par méchanceté, c'est parce
qu'il y a partout des gens qui aiment lancer des tomates ou qui veulent
avoir quelque chose à raconter qui soit à leur avantage: "Je lui ai
fermé sa gueule à celui-là."
Vous racontez au public un
événement surnaturel et un message du Ciel et vous risquez
inévitablement d'être contesté.
Comment peut-on parler de
quelque chose qui n'a d'équivalent que Moïse sur le Mont Sinaï et la
naissance de la Bible (je ne sais pas comment le Coran est né) sans
risques? Impossible. Ce qui vous sauve, et je l'affirme parce que je
suis venu vous entendre, c'est qu'il n'y a aucune distance entre
l'événement que vous décrivez et votre cœur. Vous respirez la
sincérité. Dans votre réponse 122C29 vous ne dites pas quelle réaction
eut le public, mais je ne crois pas qu'il a suivi ce loup déguisé en
moine. Vous savez entretenir avec le public un degré d'intimité
suffisant pour le garder de votre côté.
La seule chose qui
pince un peu l'âme, qui fait s'interroger (la dame qui
m'accompagnait a eu le même sentiment) quand on vient vous écouter est
votre absence de moyens, votre déréliction, si vous me permettez ce mot
qui, j'espère, ne vous choque pas. On se dit: "Un homme de cet
âge avec un pareil message et un cœur gros comme ça forcé de
s'exprimer dans une petite boutique devant un public racolé dans la
rue !"
On devine qu'aucune organisation ne prépare
et n'anime vos apparitions
et que vous faites proprement, mais tout seul, ce que vous pouvez. Je
ne crois pas que ce côté misère ajoute à la sympathie que vous
provoquez. Au contraire. Vous ne perdriez pas votre simplicité et votre
authenticité si symapthiques en vous présentant au public dans un autre
cadre et avec d'autres moyens d'annonce et de production, vous y
gagneriez en écho ou en retentissement. Mais vous ne pouvez pas
organiser ça tout seul et je me doute qu'il n'y a pas autour de vous
d'initiative qualifiée pour vous donner le public et l'estrade que
mérite votre témoignage. C'est aussi beaucoup de travail préparatoire,
je l'admets.
Quand même et pour résumer je dirais que la
seule fausse
note de vos apparitions publiques dans cette ville du Sud est ce côté
petit artisanat qui indispose un peu.
Bellamy de Cannes
|
Réponse
:
Merci pour ce commentaire.
Il est rarissime que
j'aie un témoignage aussi développé d'une personne du public qui vient
m'écouter au
local de notre mission du Sud où je vais chaque mois depuis le
printemps 2010.
J'ai conscience qu'il y a un petit côté
misérabilis dans mes
prestations et que cela peut surprendre certains, mais cela peut-il
"indisposer" ? Je n'ai pas le choix et donc je ne me pose pas la
question. Comme vous dites, je fais ce que je peux "proprement, mais
tout
seul". Ça mériterait sûrement mieux, si ce n'est pour moi, du moins
pour Celui Que je représente.
J'espère que mon "côté misère"
ne vous empêchera pas de revenir au local de la mission. J'y serai en
novembre. Ce qui compte n'est-ce pas ce que je dis, mais non la façon
dont
je le dis ? À bientôt, j'espère.
|
14oct11 122C35
De tous les conflits et les agressions qui se sont produits au sujet de
La
Révélation d'Arès vous êtes le premier responsable car,
quand vous avez librement choisi d'être le témoin du Père,
vous saviez déjà que La
Révélation d'Arès était d'une agressivité totale contre
les idéologies du siècle.
Il ne sert à rien de jouer les gentils ou les opprimés d'un côté, si
par ailleurs on se met à ridiculiser ceux qui ne pensent pas comme
vous. Je sais qu'en réalité vous ne voulez ridiculiser personne, mais à
travers votre comportement, vos adversaires pensent à juste titre que
vous le faites. Je m'explique :
Dans cette entrée 122 vous témoignez d'un entretien avec une personne
décédée mais qui a une conscience éveillée. Cette conscience éveillée
est précisément l'information que ne veulent pas entendre les
athées, car elle ridiculise toute leur théorie qui considère qu'il n'y
a rien après la mort.
Il en va de même pour les religieux qui ont eu tant de mal à nous faire
admettre qu'après la mort, nous avions une conscience endormie dans un
repos éternel.
Je ne vous reproche pas d'avoir raison, mais d'avoir trop raison, ce
qui peut entrainer chez les Pèlerins d'Arès un sentiment de supériorité
ou de mépris qui se retournera fatalement contre eux.
En plus de la difficulté d'enseigner la Vérité, il faut
respecter scrupuleusement l'équité avec ceux qui profèrent des
mensonges, ce qui est un comble, mais c'est la condition humaine
absurde qui s'impose à nous.
N'oublions pas que nous sommes toujours fils d'Adam et
qu'à ce titre nous nous devons de respecter le libre-choix de nos
semblables, même s'ils sont erronés. Les athées et les religieux sont
aussi à l'image et
ressemblance du Père Qui, en laissant une totale et
invraisemblable liberté de conscience aux êtres humains, a bien acté
toutes les erreurs qu'ils pourraient commettre. Quand on laisse une Voie pour le Bien et mille voies
pour le Mal,
il est logique que le Mal
s'empare de toute la Terre.
Ainsi, la liberté du prophète
est conditionnée par la liberté de mille lanceurs de tomates. C'est une
donnée qu'il faut prendre en compte quand on organise des réunions
publiques. Il est toujours possible de négocier avec les protagonistes
pour faire un meilleur usage des tomates, dans le respect
des opinions de chacun.
Jacques P.
|
Réponse
:
Je ne joue pas "les opprimés d'un côté" et je ne "ridiculise par
ailleurs" personne.
Vos commentaires sont souvent intéressants, celui-ci l'est
particulièrement, en cela qu'ils sont typiques de ceux et celles qui
par milliers placent leur foi dans
La Révélation d'Arès mais qui en suivent si
étroitement les conseils de prudence qu'ils se
gardent bien, je le crains, d'entrer dans l'apostolat actif pour éviter
ce que vous
appelez " les conflits et les agressions qui se sont produits au sujet
de La Révélation
d'Arès."
Ce n'est donc pas à vous particulièrement que
je réponds ici, mais à tous ceux qui partagent votre prudence qui à
mes yeux n'est pas la prudence
que préconise la Parole donnée par le Père à Arès.
Toutefois, je ne refuse pas de voir de plus près comment vous procédez
dans l'exercice de votre témoignage public. Si j'ai des leçons
à
prendre de vous, je ne les refuserai pas.
Prenez contact avec moi (je ne vous connais pas, je ne vous ai jamais
rencontré, mais vous pouvez m'écrire à l'adresse: Michel Potay, B.P.16,
33740 Arès, France) et dites-moi où vous exercez votre mission
publique, dans la rue ou dans des réunions, afin que j'aille, un de ces
jours, avec vous aborder le public et voir comment vous pouvez annoncer
clairement et complètement le Message d'Arès sans recevoir de temps en
temps les répliques contraires, parfois cinglantes, de personnes de
rencontre.
Pour ma
part — mais, ainsi que vous le laissez entendre, je n'ai peut-être pas
la manière — je ne vois pas comment on peut être l'apôtre de La Révélation d'Arès
sans s'attirer de temps à autre les reparties, les ripostes, les
objections, parfois les foudres et les insultes, de
détracteurs et, quand d'aventure, cela vous arrive je voudrais voir
avec quelle facilité vous vous en sortez, puisque selon vous "il est
toujours possible de négocier avec les protagonistes."
Ceci dit, nous Pèlerins d'Arès moissonneurs, dont je suis, nous
respectons totalement "le libre-choix de nos semblables, même s'ils
sont erronés." Je dis bien
totalement ! Je m'inscris en faux contre vos soupçons.
Quand nous répondons à ceux qui nous attaquent, ce n'est jamais pour
"ridiculiser" leurs convictions.
Nous n'allons jamais sonner à la porte de ceux qui ne
partagent pas notre foi ; nous ne les provoquons jamais dans
l'exercice de leurs propres témoignages ; nous n'allons
jamais porter la contradiction
dans leurs réunions, même publiques. Nous respectons complètement leurs
activités. Ce
sont eux qui viennent dans nos réunions apporter la réfutation,
quelquefois arrogante ou grossière, et je prétends que, dans ce cas,
nous sommes non seulement en droit, mais en devoir de leur répondre.
Je considère que le Père m'a dit:
Ce Que tu as vu et entendu publie-Le sur les toits et dans les
assemblées (Rév d'Arès 37/4) et je ne vois pas pourquoi,
dans mon blog ou dans nos
assemblées, qu'elles soient privées ou de mission, je
tairais peu ou prou ce que j'ai à dire sous prétexte qu'ils s'agit
"d'information que ne veulent pas entendre les
athées" ou d'autres croyants.
Nous n'obligeons personne à venir nous écouter. Je n'oblige personne à
lire mon blog. Si ceux qui viennent m'écouter ou qui me lisent en
éprouvent du déplaisir je ne vois pas pourquoi j'accepterais discussions et compromis
avec eux, alors que le Père me recommande instamment de les refuser (Rév d'Arès 15/6).
|
14oct11 122C36
Tout
d'abord, je dis tout l'intérêt que je porte à votre blog. L'entrée 122
"La Force
logique" est aussi intéressante que les autres. Pardonnez-moi si je
m'éloigne du sujet.
Je suis
l'associée du commentateur 122C34 [Bellamy de Cannes]. Nous étions
ensemble rue [...] un samedi, l'hiver dernier pour vous écouter. Je
suis d'accord avec
lui: C'est bien dommage que vous n'ayez pas un autre tremplin à [ville
du Sud]. C'est ce que nous nous sommes dit en sortant. Nous avions
passé un moment passionnant à vous écouter parler des apparitions que
vous avez eues et du livre qui les raconte.
Bellamy
et moi,
nous sommes organisateurs d'événements, galas professionnels, soirées,
banquets, mariages, salons de
présentation et de lancement, etc. Nous avons une certaine expérience
de l'impact
public ;
il y a des techniques, des règles à respecter pour ça.
Frère Michel, même
avec votre côté candide et même, si vous permettez, naïf (vous vous
exposez à n'importe quel "chien" venu mordre; ça ne sert à rien), il
faudrait diriger
discrètement la lumière sur vous, créer un petit espace entre vous et
le premier rang de chaises, vous séparer un peu du public. Mais nous
avons bien vu que l'endroit ne le permet pas s'il y a trop
de monde entassé sur ≥ 30 m2 (à vue de nez). Cet encombrement
n'est
pas bon.
Limitez l'auditoire; il y a une relation prouvée entre le confort et
l'attention du public. Cela a beaucoup plus d'importance que vous
croyez.
Nous
avions envie de vous proposer quelque chose et le temps a passé, nous
vous avons oublié.
Votre
vidéo, comme document, pour quelqu'un qui n'y connaît rien (c'est ce
que vous avez dit et nous vous croyons sans mal), montre sûrement ce
que vous voulez montrer, mais la réalisation pourrait en être
améliorée.
Je pense que vous pourrez le faire vous-même. Vous n'avez pas besoin de
flair artistique; vous êtes plutôt comme un explorateur qui se raconte
son aventure,
mais veillez au montage et au rythme.
Ce n'est pas la video le problème et vous pourrez l'améliorer peu à
peu; puisque vous en êtes le maître d'œuvre.
Le problème, c'est que
vous n'êtes pas un conversationniste dans une salon d'amis, mais, que
ça vous plaise ou non, vous êtes un
"spectacle" avec des spectateurs. Même à l'église, au temple, à la
synagogue, à la mosquée, le prédicateur est un "spectacle". Il parle de
la chaire, de l'ambon ou du minrab, crée une distance entre lui et ceux
qui l'écoutent; il s'en
détache, ne serait-ce que par la position ou la hauteur, la lumière et
le son. On n'interpelle pas
un prédicateur en chaire comme on l'interpellerait en petit comité
clos. C'est une règle simple, mais nécessaire. Vous devriez vous aussi
vous retrouver, d'une façon ou d'une autre,
dans certaines conditions de séparation d'avec l'auditoire [...]
Jenny de Cannes
|
Réponse
:
On est loin, en effet, du sujet de cette entrée 122 "La Force logique",
mais je poste quand même votre commentaire.
Ne pensez pas que je n'ai pas conscience de tout ce que vous me dites —
Et je suis très touché par votre sollicitude.
Vous dites: "Trop de monde entassé sur un peu plus de 30 m2, ce
n'est pas bon. Limitez l'auditoire."
Je
suis en principe d'accord avec vous, mais nous ne sommes pas des
professionnels, nous sommes tous des bénévoles chez lesquels la
discipline n'est pas toujours facile à maintenir et les consignes sont
assez
vite oubliées De plus, nous manquons de moyens
matériels.
Avant même de commencer ma
série de conférences-témoignages dans la ville du Sud où vous m'avez
entendu l'hiver dernier, dès la
phase
préparatoire au printemps 2010, j'avais conscience qu'il faudrait
"donner de l'air" au
public du dehors, entendant par là qu'il faudrait lui donner priorité
absolue.
J'avais demandé à nos frères et sœurs, qui connaissaient par
cœur et depuis très longtemps tout ce que j'allais dire au public de
la rue, de se dispenser d'être présents sans nécessité de service et de
laisser la place au public de la rue, mais je ne suis le
chef de personne (Rév d'Arès 16/1) et si mes frères et
sœurs ressentent malgré tout le besoin de m'écouter, que puis-je
faire ?
Samedi
dernier 8 octobre, il y avait 34 personnes dans la petite salle de la
mission (peut-être un peu plus de 30 m2), y
compris des frères et sœurs de longue date. Le
confinement a été tel que, comme les poussins se mêlent dans une
couveuse, mes frères ne se sont pas
distingués du public de la rue et, les conversations allant bon train,
celui-ci est reparti à la fin sans même qu'on réalise qu'il partait et
qu'on
prenne les coordonnées de ceux qui voudraient les donner. Je
fais le voyage de Bordeaux à l'autre bout de la France pour
justement créer de nouveaux liens avec le public local, mais ce fut,
pour
cette fois, un
coup pour rien, si je peux dire. On rattrapera ça la
prochaine fois, en novembre, mais vous avez raison, cet entassement
dans un petit
espace ne facilite pas les choses. Les fonctions sont difficilement
séparables.
Je vais réfléchir à ce que vous me dites et je vous demande d'entrer en
contact avec moi autrement que par ce blog. Je
vous en serai très reconnaissant. Merci d'avance.
|
14oct11 122C37
Merci pour cette vie qui passe à travers votre témoignage et celui des
commentateurs.
La Force
logique, je la vois aussi donner du sens à voir et à croire : S’il
paraît évident aujourd’hui de toujours "demander à voir pour croire" ou
de "voir ce à quoi on croit", il n’est pas toujours évident de croire à
ce qu’on voit. La vie, à lire et entendre aussi bien les prophètes, les
commentateurs aussi variés que passionnants autour de vous sur votre
blog, est assurément plus que toutes les théories qu’on en a fait.
Pour ce qui est de l’amour, par exemple, on y croit heureusement avant
de le voir, même si on en a connu une part, généralement, avec nos
parents. On croit à l’amour avant de le connaître. Et j’espère bien
qu’on entrainera suffisamment d'hommes à y croire pour le faire
triompher jusqu’au Jour
(Rév d'Arès 31/8).
Pour ce qui est de la Parole transmise par les prophètes,
l'absence de preuves physiques de l’existence de Moïse ou de trace du
passage du peuple hébreu dans le Sinaï, ne m’empêche pas de croire à
l’Appel auquel Moïse est associé (les fameuses Dix Paroles, le
Décalogue de l’Exode chapitre 20) dont Jésus rappelait l’essentiel: Tu aimeras ton prochain comme
toi-même (Lévitique 19/18) en appelant à l’accomplir y
compris avec les ennemis (Matthieu
5/44) ?
N’est-t-il pas plus important de croire à l’impérieuse nécessité pour
l’humanité de réaliser tout simplement l’exode spirituel d’amour et de
liberté que de croire dans les messagers ? De même ai-je
besoin de
croire ou de connaître ceux qui ont inventé la devise républicaine
"liberté-égalité-fraternité" pour vouloir la réaliser, concrètement,
au-delà des mots, dans la vie de tous les jours ?
De même, le message
d’amour, de paix, de vie, de liberté, d’intelligence spirituelle que
vous portez et que vous avez intitulé La Révélation d'Arès,
a été lancé
avant vous par tous les prophètes.
Il est relancé avec vous, rafraîchi,
éclairci. C’est à l’humanité de le faire exister en elle. S’il est
contredit, ce n’est pas tant parce que les contradicteurs ne croient
pas en vous ou en Dieu, mais parce qu’ils ne pas croient pas dans
l’amour. Ils ne veulent pas croire dans l’effort d’aimer qui sauve les
hommes, le commentateur 122C29 en témoigne par sa "haine salutaire".
Comme Antoine (122C31), je n’ai jamais ressenti particulièrement la
présence des disparus lors de mes mortifications, et comme je ne suis
pas non plus de ceux qui n’en parlent pas de peur qu’on se moque d’eux,
comme dit Denis (122C33), je ne peux parler de ce que je ne vois ni ne
sens.
Depuis bien des années, j’associe des efforts de discipline, de
gymnastique, de prière, à ma mortification
pour des défunts. Il
m’arrive, par exemple régulièrement, de m’associer en pensée et en
effort à des groupes partis dans un accident, un cataclysme, mais quand
je pense à celles et ceux qui meurent dans des régions en guerre comme
en Irak ou en Afghanistan, c’est sans doute trop large pour que des
individus reçoivent les bienfaits de la mortification et
c’est sans fin
comme ces conflits le sont ?
En pensant à eux dans la journée, je leur dis: "Avec vous, sœurs et
frères partis à cause du péché, puissé-je par ma mortification vous
accompagner et vous aider à ce qu’un ange porteur de luminaire
vous
éclaire et vous tiédisse dans votre ascension et vous
fortifie dans
votre mission, mission jusqu’au Jour,"
et après un moment d’effort ou
de partage, je dis: "Accrochez-vous à ma chair… béni soit Dieu !"
En suivant ce que vous écrivez, frère Michel: "Notons que si vous avez
l'habitude de faire mortification pour les défunts, vous finissez par
sentir, assez souvent du moins, quand ceux-ci sont encore aidables par
les vivants et quand ils ne le sont plus", je me demande si mon effort
de mortification
est bien fait, ou bien orienté. Mais, comme Antoine, "je n’ai pas de
raison de douter que mon effort de mortification
fasse
du bien à eux comme à moi." Et comme vous dites: "Sentir, ce n'est
jamais savoir et il faut bien mettre une fin à tout acte, mortification
comprise (40 jours)."
(Un) Bernard de Bretagne-Sud
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16oct11 122C38
Ainsi, le piège
de la mort ne fait en définitive que prolonger et confirmer le piège de
la vie sans la vie spirituelle. Une ligne de votre note du verset
xix/21 du Livre (édition de 1995) précise: "Le mort signifie
l'âme morte,
l'amour mort,
l'intelligence (32/5) morte, etc., aussi bien que le
mortel".
D’une certaine manière, nous naissons tous dans un piège, le piège
d’une vie qui apparaît pour la plupart d’entre nous comme libre et
disponible à l’amour et au bonheur, mais qui ne l’est pas, parce que
l’humanité en a décidé autrement. Plus ou moins précocement, nous nous
apercevons que ni la liberté ni l’amour ni le bonheur ne sont au
rendez-vous.
La mémoire d’Éden inscrite au fond de nos cellules devient illusion,
puis espérance déçue, puis rêve, puis utopie ou folie. Le piège se
referme sur notre vie, que l’ombre et le chagrin peignent de gris et de
brouillard avant que le soleil de la joie d’exister ne se couche sur
nos arrangements avec notre déchéance et nos errements intellectuels
pour la justifier.
Le piège
de la mort ne fait que signer notre démission spirituelle en dissolvant
notre matérialité, notre chair, support sublime de notre filiation et
destinée divines. Quelle absurdité, quel terrible "malentendu" au sens
camusien du terme, mais aussi quelle tragique surdité à l’inlassable
Amour et Intelligence de Dieu et des prophètes.
Résultat : Les ténèbres
grouillent de spectres errants (Rév d’Arès 31/2).
On estime aujourd’hui, selon l’hypothèse la plus raisonnable, à environ
100 milliards d’individus la population née et donc morte (déjà ou
prochainement) sur terre. Nous serons bientôt sept milliards d’hommes
et de femmes vivants, sept pour cent de cette immense famille de frères
et sœurs morts. Vue sous cet angle, la population actuelle de la
planète est un petit reste charnel de ce qui a existé. Nous sommes le
petit reste spirituel du petit reste humain qui pourrait s’éteindre
définitivement, si la pénitence
ne triomphe pas, si le bien
ne devient pas notre manière de vivre.
Nous avons donc l’énorme responsabilité avec vous et à votre suite de
casser le piège du
mal,
de libérer la Lumière du piège
d'homme (Rév d’Arès ix/8) et détruire à jamais le piège de la mort,
afin que la ronce
laisse le(s) pique(s), le mort (re)vien(ne), la mâchoire (se re)lâche,
le sang (redevienne) clair (Rév d’Arès xix/21), afin donc
que disparaisse l’alliance
avec la Mort (Isaïe 28-18) et que réapparaisse le
perpétuel bonheur d’Éden.
Votre entrée vivifie l’immense espérance donnée par Dieu aux vivants
comme aux disparus en contrepoids de la Vérité effrayante révélée sur
la mort et ses conséquences. Par sa pénitence et grâce
à sa chair, l’homme bon
peut pondérer les effets désastreux du péché pour
lui-même, mais aussi pour ses frères et sœurs qui ont passé la porte des ténèbres
(Rév d’Arès 33/32).
En partageant avec nous votre intelligence
de ces choses (Rév
d’Arès 17/6), en nous faisant sentir par votre expérience
les possibilités spirituelles de la mutualité entre la chair et la pénitence, entre la
chair et l’âme, vous rendez évidente la vocation spirituelle de la
chair, cet échafaudage
sur lequel l’esprit du repentant construit le vaisseau d’âme et sa voile
(Rév d’Arès 17/3-4).
Grâce à votre entrée, vos réponses et quelques beaux commentaires
(comme ceux de Danièle du Nord Pas-de-Calais (122C14) ou de Patrick
JoursDeGris (122C18), je comprends beaucoup mieux comment il est
possible "d’être la chair de l’autre" selon votre expression.
Je ne regarde et ne sens déjà plus de la même manière ma propre chair et celle de
mes frères et sœurs humains, et la mortification
qu’il m’était difficile
d’accomplir me semble plus légère et comme soutenue par la
joie et l’amour.
Merci à tous pour ces partages qui nous aident à faire pénitence et à nous
recréer !
Desiderius Faber
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16oct11 122C39
Pour moi, me mortifier
c'était accomplir "un effort ou une privation exeptionnelle, une
passion refrénée, un travail supplémentaire, etc...", pendant une
quarantaine de jours.
C'est ce que j'avais retenu sur la
mortification dans votre annotation (Rév d'Arès 33/32).
Et puis, en lisant votre entrée où vous dites :
" Commençant ma prière du matin, j’eus une pensée intense pour une
personne morte dans des circonstances tragiques. Quelque chose d’elle
tomba sur moi, comme un nuage froid d’amertume et de doutes."
puis plus loin
"J’embrassai cette présence douloureuse et lui parlai."
J'apprend que vous arrivez à ressentir quelque chose d'un défunt et à
communiquer avec lui, et même que vous pouvez sentir si il est encore
"aidable par un vivant (votre réponse 122C27)."
Je me rend compte que je peux faire mieux, parce que comme Bernard
(122C37) je n'ai pas communiqué avec les défunts, je ne
risquais pas de toute façon car je n'ai pas ou peu pensé à eux pendant
mes mortifications, et j'ai du mal à me représenter
mentalement des personne que je ne vois pas.
J'ai donc, si vous voulez bien, quelques questions :
1. Est ce que, c'est le fait de penser intensément à la personne, qui
vous permet de la sentir et de communiquer avec elle, et comment faites
vous, avez vous une technique ?
2. Faut-il avoir connu une personne pour se mortifier pour elle, ou
faut-il au moins avoir vu son visage, une photo d'elle, est ce que son
nom relevé dans un journal suffit pour se mortifier ?
3. Considérant que ,vous dites aussi "...mais la mort peut être, entre
temps, un état évolutif, je l’affirme," et plus loin: "Si l’on
peut prier avec les morts, c’est parce qu’ils poursuivent,
parfois commencent seulement, leur vraie piété (35/6)," comment fait le
mort pour évoluer, par ce que le vivant c'est dans la chair, par la pénitence qu'il
évolue en Bien,
qu'il se crée une âme, mais le mort qui n'a plus de chair, s'il ne peut
pas pratiquer l'amour du prochain, est-ce la prière, la foi, qui lui
permet d'évoluer, de fortifier son âme ?
Je profite de mon commentaire, s'il était lu par des rationalistes,
comme Foltz [commentaire 122C1], Vassili [122C11] et Marie de
Champagne-Ardenne [122C20], pour leur faire remarquer que dès lors
qu'ils traitent de menteur le témoin
occulaire [et auriculaire] de l'existance de Dieu, sans avoir été
eux-même [présents lors des événements surnturels d'Arès], ils ne sont
pas cartésiens, ils sont dans la conviction, dans la croyance. S'ils
font de la science ou de la saison leur dieu, qu'ils apprennent aux
autres leur croyances, il devraient se demander s'ils sont plus
honnêtes que la religion qu'ils critiquent et se rendre compte que
Jésus à donc bien parlé quand il a dit :".Qu'as-tu à regarder la paille
qui est dans l'œil de ton frère ? Et la poutre qui est dans ton œil, tu
ne la remarques pas ? (Matthieu 7/3).
S'ils recherchaient la sagesse, ils devraient se rendre compte que leur
doctrine, si elle nie et ne parle plus de l'homme en tant qu'être
unique de part sa parenté avec Dieu, de ses capacités et difficultés :
amour du prochain, pardon , miséricorde, pénitence, mortification, péché,
mensonge... débouche sur des conséquences pire que celles de la
religion.
Voici un lien d'une chanteuse de rape que je viens de découvrire, Kenny
Arkana, et qui n'a pas oublié, elle, l'essence de l'homme:
http://www.dailymotion.com/video/x56w8r_keny-arkana-priere-sous-titre_music
Xavier H. de Provence
|
Réponse
:
L'annotation 33/32, dans l'édition de 1984-1987 ou celle de 1995, est
brève pour des raisons d'espace typographique, comme sont brèves
beaucoup d'autres annotations. Les annotations ne sont pas des traités
ou des notices explicatives étendues mais des indications brèves sur
des sujets qui souvent mériteraient des développements. Ceux-ci sont
retrouvés ailleurs dans mes enseignements,
verbaux ou écrits, au cours des années. L'effort de privation, de
travail, etc. n'a pas de force ni même d'intérêt en lui-même, mais il
rappelle le
mortifiant,
à chaque fois que cet effort se présente, à l'invisible
présence dans l'au-delà du défunt pour laquel il se mortifie, car comme
vous l'avez constaté vous-même, nous oublions facilement les défunts
surtout quand ils ne sont pas l'objet direct de notre chagrin, proches
et pleurés. La privation est comme le nœud au mouchoir, elle aide à
penser au mort, qui sinon serait vite
oublié, et a prendre conscience qu'il a besoin du vivant pour faire le
difficile passage des ténèbres. Exemple: Après que ma grand-mère
maternelle fut morte à Arès, ma mère et son époux décidèrent de faire
mortification pour elle et choisirent pour cela quelque
chose de très difficile: Se priver de télévision et de
radio pendant quarante jours. Ainsi chaque fois que, plusieurs fois par
jour, ils souffraient de cette absence de distraction, d'images, de
nouvelles, de musique, etc., et étaient tentés
d'allumer leur télévision ou leur radio, leur pensée se portait
automatiquement sur la défunte
et ils pouvaient lui dirent dans leur
cœur ou à voix haute: "Cette privation nous rappelle à notre charnalité
jouisseuse et nous fait prendre conscience que toi, tu n'as plus de
chair
et que de ce fait tu es malheureuse et désemparée. Puise à notre
chair la force qui te manque ! Cela t"aidera à faire le
passage
difficile du piège."
Quant à vos trois questions, il faudrait des pages et des pages pour y
répondre de façon complète.
J'y réponds très brièvement.
Question 1 : Non, je n'ai pas de technique ou plutôt j'ai ma
façon de
vivre ma mortification
aussi inexplicable que la vie est
inexplicable. C'est comme si vous me demandiez: "Comment
faites-vous pour aimer votre prochain ?" C'est un sujet immense, sans
fin. Si vous aimez les
humains morts comme vous aimez les humains vivants, vous comprendrez,
mais sans amour du prochain vous ne comprendrez pas.
Question 2 : Non, avoir connu de son vivant le défunt pour lequel on
fait mortification n'est pas nécessaire. Je n'ai pas connu la "personne
morte dans des circonstances tragiques" dont je parle dans mon entrée
122. Je ne connaissais pas son visage, n'avais jamais vu de photo
d'elle. Mais c'est là un sujet difficile et qui a beaucoup à voir avec
le "ressenti", le "vécu avec toute la création" dont les défunts font
partie, ne l'oublions pas, et qui demanderait beaucoup d'espace dont je
ne dispose pas dans un blog.
Question 3 : Je vous renvoie à la conclusion de ma réponse 122C27: "Le
mystère de la mort ne lève jamais totalement son voile. De
toute façon, je ne serai pas sauvé ou perdu, parce que j'aurai
connaissance complète de ces choses de l'au-delà, mais je le serai si
je suis pénitent et
uniquement si je suis pénitent.
Faites comme moi !"
Devenez un grand pénitent
et, un beau jour, vous aurez la surprise de vivre un pied dans le
visible et un autre dans l'invisible et quelque chose dont vous n'aviez
pas conscience deviendra subitement
conscit pour vous (Rév
d'Arès xxii/14).
Ayez confiance et patience !
|
16oct11 122C40
Pour moi la mort est une naissance. On ne meurt pas, on se transforme.
Pourquoi utilisez-vous tous ces mots compliqués: défunts, mortification,
ténèbres, luminaires, etc.
pour parler de quelque chose de naturel ?
Je pense que votre façon d'envisager le passage de la vie à la mort est
malsaine.
Les choses sont beaucoup plus faciles et limpides.
Philosophical Fish
|
Réponse
:
J'ai reçu plusieurs commentaires disant à peu près la même chose que le
vôtre. Je publie le vôtre, parce qu'il est le plus typique d'une
philosophie de la mort qui semble se répandre, mais qui ne correspond
pas à ce que le Père m'a appris.
Les mots que vous citez, que vous qualifiez de "compliqués": "défunts, mortification,
ténèbres, luminaires, etc.", sont les mots mêmes
qu'utilisa Jésus, Messager du Créateur, pour me parler en 1974. Ce sont
les mots de La
Révélation d'Arès. Ne savez-vous pas que ce blog freesoulblog.net repose
entièrement sur ma foi mise dans La
Révélation d'Arès comme Parole du Père de l'Univers et
découle de mon devoir de la faire connaître, de l'expliquer au monde et
de partager avec tous l'expérience de son accomplissement
dans ma propre vie ?
Pour moi la mort n'est pas une naissance. C'est un tragique accident de
parcours, auquel très peu d'homme ont échappé depuis qu'Adam voulut attendre le Père
au creux de la terre plutôt que de vivre avec Lui en
permanence (Rév d'Arès
2/5).
Une naissance est une phase normale de la vie, mais la mort n'est pas
du tout cela.
La mort est une phase anormale de la vie; c'est une anomalie due au péché de la race,
qui fait décliner puis disparaître la chair et fait
passer tout homme de complet
(chair, esprit et âme, Rév d'Arès 17/7) à
incomplet, donc anormal, parce que la part matérielle dans laquelle le
Créateur a voulu sa créature s'immobilise, pourrit et laisse la part
immatérielle désemparée.
Mais c'est une anomalie qui peut disparaître si le monde change (Rév d'Arès
28/7).
Tout au plus, si je prends le mot "naissance " non comme terme propre,
mais comme métaphore, image ou métonymie, je dirai que la mortification est
comme la participation aux douleurs de l'accouchement très difficile
d'une vie anormale, la vie de l'esprit
et/ou de l'âme sans
chair dans l'attente très longue du retour à cette chair.
Il est vrai que la Création est faite de contrastes: Pas d'univers
merveilleusement organisé sans chaos
préalable nécessaire et probablement toujours latent (Genèse 1/2);
pas de lumière sans obscurité nécessaire (lire mon article "La
Pommeraie") comme il n'y a point d'arrivée sans départ, point de haut (Hauteurs Saintes)
sans bas (vallée
grasse, 26/4), point de beauté sans
laideur, etc., mais il n'est pas vrai qu'il n'y ait point de vie
humaine sans mort nécessaire, parce que l'homme a été créé à l'image et ressemblance du
Père (Génèse 1/26-27),
qui est d'éternité.
La vie et la mort sont pour nous des contradictions.
C'est
dans la métaphysique orientale que la vie et la mort ne sont pas des
contradictions. Pour l'Oriental la mort n'est pas opposée à la vie,
mais est opposée à la naissance. Pour un Oriental le contraire de la
mort, c'est la naissance, alors que pour nous le contraire de la mort
est la vie. Vous ne faites, Philosophical Fish (Poisson Philosophique),
qu'incliner à la mode des philosophies orientales. La Révélation d'Arès
ne les soutient pas. Pour La
Révélation d'Arès la vie n'est pas un jeu permanent de
morts et de naissances ; elle dénie clairement la cycle des
réincarnations par exemple
(Rév d'Arès v/1-2).
|
18oct11 122C41
[Vous avez écrit:] "(...) point de beauté sans laideur, etc., mais il
n'est pas vrai qu'il y ait une vie humaine sans mort nécessaire, parce
que l'homme a été créé à l'image et ressemblance du Père (Génèse
1/26-27), qui est d'éternité."
Il me semble que vous avez fait un contresens dans cette phrase de
votre commentaire 122c39.
Vous vouliez sûrement dire "il n'est pas vrai que la vie
humaine est nécessairement accompagnée de la mort, parce que l'homme
(...)" et je crois que la phrase que vous avez
posée signifie le contraire.
Je l'ai peut être mal comprise, dans ce cas je suis désolé de vous
faire perdre du temps.
Olivier d'Île de France
|
Réponse
:
Ce n'est pas ma réponse au commentaire 112C39, mais c'est ma réponse au
commentaire 112C40.
Merci, Olivier. Il y avait effectivement contresens dans cette réponse.
Je corrige et j'écris: "...point de beauté sans
laideur, mais il n'est pas vrai qu'il n'y ait point de vie humaine sans
mort nécessaire, parce que l'homme a été créé à l'image et ressemblance du
Père (Génèse 1/26-27),
qui est d'éternité."
Toujours pressé, je dois écrire vite et je n'ai personne pour me
relire, alors de temps à autre je laisse des perles comme ça
dans mes textes. Encore merci.
|
18oct11 122C42
Il s'agit de mortification
dans votre article.
Mortification
à un défunt, connu ou inconnu pour son passage du piège (de la mort),
qui n'est pas naturelle à l'homme. Mortification
qui est naturelle comme une conversatrion avec n'importe quelle
personne que l'on rencontrerait dans la rue ou chez elle.
Pour tout l'amour que l'on doit à son prochain, qu'il soit vivant ou
mort, vivant dans un désert ou mort dans une vie faste et peut-être
même heureuse...
Bon ! je ne voulais pas faire de bla-bla-bla.
Mais comment ne pas faire
mortification pour notre monde qui n'est pas
loin, sans faire de catastrophisme outrancier, qui n'a qu'un seul
mérite, celui d'être réaliste, d'oublier que la cause principale de
tous nos maux, comme serait par exemple la fin prochaine de l'humanité ?
Je pense à l'instant aux périodes bibliques où les humains se
recouvraient d'un sac et se lamentaient en exortant le Créateur de ne
pas les abandonner (à leur triste sort).
Mais que faire lorsqu'il s'agit d'une situation gravissime —
pour les sceptiques : parfaitement décrite préventivement dans Le Livre [2ème
partie de La Révélation
d'Arès]
dont Frère Michel est le témoin vivant —, des désastres planétaires qui
outre des guerres, généreraient des phénomènes nouveaux tels que
tremblements de terre, tsunamis géants, perturbations climatiques,
déréglemens en chaîne de la vie qui pourraient nous menacer dans notre
tout proche avenir ?
Voilà ce qui se passe quand l'humain renonce à s'interdire de faire le
mal.
La Vie
évangélique ou Vie
spirituelle (qui est de la Vie
ou Vie
tout
court), ne nous cautionne pas d'avoir la vue trop basse : ton œil voit
bas [Rév d'Arès xx/9].
Mon message : Pour ceux qui sont capables de se mortifier pour autrui,
alors oui, je pense que vous pouvez vous préparer à vous mortifier pour
notre avenir proche avec tous les désastres et souffrances
inimaginables qui nous guettent.
Seul mon
Souffle éteint le feu.
Tu as Mon
Souffle, dit le Créateur à son témoin à Arès [Rév d'Arès xii/9-10]
et donc, par voie de conséquence, à tous ceux qui lisent ce Saint Livre.
Après, on dira : "Ahahahaha ! C'était qui ces rigolos d'Arès ou ces
grandissimes pénitents
(qui peuvent tout aussi bien être des athées :
tout homme peut retrouver sa vocation d'homme-dieu, co-créateur de
l'Univers avec ou sans livre) ou ces "mouches du coche" avec leurs
fadaises et leur blabla ? "
"Aujourd'hui il fait beau,
s'exclameraient-ils, nous avons un ciel pur !" Oui, mais qui c'est qui
est allé au charbon pour purifier notre ciel planétaire de ses
redoutables nuages de mal tout autant toxiques que les prêts toxiques
que les banques laissent aux peuples en "héritage" ?
Nous habitons tous sur le même caillou, mais qui saurait chez les
grandissimes humains au long cou créer un caillou avec de l'eau collée
dessus ?
Et pour les petits malins de la famille à géotrouvetout, d'autres lois
physiques dans l'univers qui renvoient par exemple, le principe
d'Archimède aux calandes grecques. Depuis La Révélation d'Arès
E= MC2,
c'est du caca de mouche !
Ma larme
mouille la fleur et voilà que l'ortie (est) roi... [Rév d'Arès xvi/10]
sur la
belle planète bleue, à la place de l'humain.
Voilà. Je n'en était que là.
Aimer Dieu ou Le Créateur, c'est bien, mais dès fois c'est bien
d'essayer de comprendre qui on aime.
Guy P. d'Île de France
|
Réponse
:
Je comprends ce que vous voulez dire — et que vous dites de façon bien
colorée —, mais si l'on s'en tient aux mots
mêmes du Père, afin d'éviter des confusions, je rappelle que le Père
n'emploie les termes mortification
et se mortifier
qu'à l'adresse des vivants soucieux du sort des défunts. Il ne les
emploie nulle part à l'adresse des vivants soucieux du sort des vivants.
Pour les vivants soucieux du sort des vivants, il emploie le mot pénitence.
Ceci dit, il n'est pas métaphoriquement ou analogiquement tout à fait
impropre de dire
que, d'une certaine façon, la pénitence
est une mortification, vu l'effort sur soi que la pénitence réclame,
mais c'est donner à la mortification une
destination
différente de celle que lui donne La
Révélation d'Arès.
Mortification comme métaphore de pénitence, c'est
quand même assez hasardeux, parce que le Père voit la pénitence
comme une joie, une
fête (Rév d'Arès 30/11), tandis qu'il ne
voit pas la mortification comme un acte joyeux...
Il y a quand même chagrin, deuil ou en tout cas angoisse pour le sort
dans l'au-delà, quand il s'agit de nos défunts.
Vous allez me dire: Ne peut-on aussi faire
son deuil du bien
dans le monde, avoir chagrin pour les hommes frappés par le mal, avoir de
l'angoisse pour le sort des malheureux vivants, bref, se mortifier
pour les vivants aussi ?
Oui, mais on nage dans la subjectivité alors. Or, le Père pour des
raisons qui lui sont propres a
choisi des mots et s'y tient objectivement pour désigner des actes
précis et je
propose que nous nous y tenions nous aussi avec la même sagesse, sinon
le monde ne comprendra plus rien à ce que lui annonce notre mission si
celle-ci devient une valse de métaphores et d'analogies..
|
18oct11 122C43
Peut on assimiler la
mortification à une forme acceptée et temporaire
d'obsession (d'un esprit) comme le relate le
Dr Wickland dans son fameux livre "30 années parmi les
morts" ?
Je le cite :
"L'organisme de chaque être
humain est générateur d'une force et d'un
magnétisme nerveux qui l'entourent d'une atmosphère d'émanations
vitales et de lumière psychique connues sous le nom d'aura magnétique.
Cette aura est visible comme une lumière pour les esprits liés à la
terre dans leurs ténèbres, et ils peuvent être attirés vers des
personnes particulièrement vulnérables à leur intrusion.
"De tels esprits sont souvent incapables de quitter cette atmosphère
psychique et, dans l'état de confusion qui en résulte, bien qu'ils
luttent souvent pour se libérer, ils se retrouvent « dans la peau » de
la personne suggestionnable en question, vivant sa vie avec elle,
perturbés par sa présence et éprouvant un sentiment étrange de
personnalité double."
Ci-joint un extrait de son
livre, que j'ai scanné et qui en parle.
Christian d'Alsace Lorraine
|
Réponse
:
Je vous avoue ne pas avoir le temps de lire l'extrait de texte que vous
avez scanné ; je vous en demande pardon.
Je m'en tiens à la citation
qu'on lit dans votre commentaire.
Je
ne connais ni le Dr Wickland ni son livre, mais le passage que vous
citez me paraît fonder sur ce scientisme, dont Bergson, qui pourtant
n'était pas croyant, disait: "Nous avons seulement demandé à la science
de rester scientifique, et de ne pas se doubler d'une métaphysique
inconsciente, qui se présente alors aux ignorants, ou aux demi-savants,
sous le masque de la science. Pendant plus d'un demi-siècle, ce
"scientisme" s'était mis en travers de la métaphysique. Tout effort
d'intuition était découragé par avance; il se brisait contre des
négations qu'on croyait scientifiques" ("La Pensée et le Mouvant").
J'ajoute
pour ma part que le scientisme ne s'est pas seulement "mis en travers
de la métaphysique" et de "tout effort d'intuition", il s'est également
mis en travers de la Vérité
révélée.
Le Père parle des défunts
comme de vies continuées après l'arrêt de la respiration et de la
circulation sanguine, après la mort de la chair.
Le Dr Wickland, lui, me fait penser à la très belle
Greta
Garbo qui, dans un film dont j'ai oublié le titre, jouait un agent
bolchevique ultramatérialiste envoyé à Paris pour négocier des bijoux
de la famille tsariste, et qui, quand un charmant gentleman parisien
tombé amoureux d'elle voulait l'embrasser, disait d'une voix froide
monocorde quelque chose comme: "Votre attirance pour moi n'est qu'une
réaction chimique dans votre cerveau."
Pour moi les phénomènes post-mortem sensibles ne sont pas des réactions
physico-chimiques, mais des vies. Je m'en tiens à la Vérité révélée
tout comme, pour ce qui concerne l'amour entre mon épouse et moi, je
m'en tiens aux choses de la vie, de la vie ici bas ou de la vie dans
l'au-delà avec ses mystères comme avec ses merveilles qui se
développent dans un tout autre cadre que celui de la science.
Heureusement d'ailleurs !
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19oct11 122C44
En réponse au commentaire 122C32 [Agnès], mon intervention n'a pas pour
but de me mettre en avant, c'est un souci de vérité qui m'anime.
Je partage votre analyse d'absence de conscience collective ce soir-là,
mais vous n'étiez pas tout seul.
Lorsqu'il y a eu le problème avec cet homme, mon épouse m'a dit :
"Jean-Louis, on attaque le prophète,
vas-y ! "Je me suis levé d'un bond et j'ai ceinturé cet homme et l'ai
entraîné jusqu'au parking. Je lui ai dit qu'il était fou de s'attaquer
au Prophète et j'ai attendu qu'il s'éloigne, puis je suis revenu vers
vous et vous m'avez demandé où il était, je vous ai répondu "c'est bon
frère Michel, il est parti". le Père est Témoin.
Depuis ce jour-là, votre sécurité me préoccupe, car c'est un souci
majeur pour moi dès que je suis à vos côtés.
Votre dévoué frère qui vous aime,
Un Jean-Louis en Aquitaine
|
Réponse
:
Je ne me souvenais pas qu'il y eût quelqu'un pour ceinturer ce pauvre
fociférateur. Il ne m'attaquait pas vraiment. Il voulait m'interrompre
et parler à ma place. Je me souviens l'avoir vu s'éloigner après que je
l'eus fait taire et repoussé, mais je ne me souviens pas de quelqu'un
qui l'eut ensuite ceinturé. Je me souviens bien, par contre, de la
passivité des frères autour de moi. Vous deviez être un peu plus loin.
Je repris ensuite mon exposé.
Pardonnez-moi de ne pas m'être souvenu de votre intervention, dont
Agnès ne semble pas se souvenir non plus, mais je ne doute pas de ce
que vous me dites. Ces choses se passent dans l'agitation et tellement
vite!
Je sais quel souci spontané vous avez de ma sécurité aujourd'hui. Un
grand merci.
|
19oct11 122C45
Voici une chose merveilleuse qui nous est arrivée en commun ( une amie
et moi).
C'était dans les jours qui ont suivi l'incinération de son "petit ami"
mort des suites d'un cancer et qu'elle avait assisté jusqu'à la fin.
J'étais avec elle, et elle me confiait beaucoup de choses, notamment le
fait qu'il lui avait promis qu'il viendrait la visiter après sa mort
sous la forme d'un oiseau.
Nous étions dans sa maison lorsque des coups secs, insistants,
énergiques retentirent au carreau de la fenêtre de sa cuisine. Nos
regards se portèrent sur la fenêtre et nous vîmes une mésange très
déterminée, qui frappait ostensiblement la vitre. À sa façon de se
comporter en virevoltant de-ci de-là et alternant son activité
bruyante, nous étions persuadées sans nous le dire que c'était l'âme de son ami
défunt qui se manifestait à nous.
Émerveillées, légères et joyeuses comme des enfants, nos regards dans
un va-et-vient allaient sur l'oiseau puis se croisaient, complices. Si
nous changions de pièce, la mésange nous suivait, frappait de son bec
la vitre. C'était comme une partie de cache-cache à trois. Nos cœurs
étaient remplis d'allégresse et nous étions bouleversées de gratitude.
Cependant, j'ajoute à l'heure d'aujourd'hui, qu'il y avait malgrè ce
bonheur une crainte en nous face à ce fait surnaturel.
C'est pourquoi l'idée d'ouvrir la fenêtre ne nous est pas
venue.
Catherine de Périgord
|
Réponse
:
Sous des formes sonores et/ou visuelles très diverses de telles
manifestations de défunts
m'ont été maintes fois racontées.
Elles ne se produisent pas après chaque décès, mais elles semblent
beaucoup plus fréquentes qu'on ne croit généralement, compte tenu que
de nombreux témoins ne les racontent pas, parce qu'ils n'y croient pas
eux-mêmes (je reviens sur ce point plus bas) ou parce qu'ils n'osent
pas les raconter de peur de se riculiser,
de faire croire qu'ils se laissent facilement aveugler par le chagrin
et berner par des illusions.
Quand j'étais ingénieur à Lyon, un
lundi, je croisai
dans un ateliet de l'usine un contremaîtres et remarquai sa gravité,
exceptionnelle chez un homme habituellement enjoué. Je lui demandai:
"Quelque chose ne va pas ?"
Il
me répondit à peu près ceci :"Ma femme et moi, on a eu un choc
terrible. Dimanche nous dormions encore, le matin, quand une voix nous
a réveillés, la voix de notre fils qui faisait son service militaire en
Algérie et qui a été tué dans l'Aurès. Cette voix disait: 'Je suis là,
tout près de chez vous, à la gare st-Paul.' Nous nous somme regardés:
'Tu as entendu ce que j'ai entendu? Oui! On a dû rêver à la même chose
tous les deux. Le chagrin nous tourne la tête.' Et puis ce matin, il y
a eu un appel téléphonique pour moi au bureau. Ma femme a été avisée
par l'administration militaire que le cercueil de notre fils était
arrivé à la gare st-Paul.".
Je n'étais pas croyant à l'époque. Je
connaissais assez ce très sérieux contremaître pour ne pas rire de ce
qu'il me disait, mais, n'étant pas ouvert à ce genre d'histoire
fantasmagorique, je n'éprouvai aucune émotion à son récit, je lui dis
poliment et sincèrement combien j'étais désolé pour lui et m'en allai à
mes occupations sans plus y penser. Comme quoi on reste insensible aux
témoignages du surnaturel quand on n'est pas prêt à les comprendre et à
les intégrer à son expérience de la vie ; ils passent à nos oreilles
comme des courants d'air.
Cette histoire ne revint pas à
mes pensées avant que je trouve la foi, plusieurs années plus tard.
Je
suis particulièrement bien placé pour comprendre que mon témoignage des
événements surnaturels d'Arès ne fasse ni chaud ni froid aux incroyants
qui m'écoutent comme des statues de pierre. Donc, je suis
particulièrement bien placé pour comprendre la Sagesse du Père qui
nous envoie moissonner,
mais non convertir. Donc encore, je suis particulièrement bien placé
pour comprendre la réponse que fait, depuis le Ciel, le pauvre Lazare au mauvais riche au
fond de l'hadès:
Du moment qu'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, même si
quelqu'un d'entre les morts ressuscite (sous leurs yeux), ils ne seront
pas convaincus (Luc 16/31).
|
19oct11 122C46
Vous dites dans une de vos réponses [122C43] que Bergson n’était pas
croyant, cela n’est pas exact
Je
vous met en copie un extrait de Wikipédia sur Bergson, je vous rappelle
aussi que Bergson a été président de la société de recherche psychique
c’est dire si il se posait beaucoup de question.
Patrick R.
|
Réponse
:
Bergson n'était pas croyant, et le disait de diverses façons, à
l'époque où il écrivit le texte que je cite dans ma réponse 122C43. Ce
texte rédigé dans les années 1880 ou 1890 ne fut publié par Bergson
qu'à la fin de sa vie, dans les années 1930, mais l'honnêteté
intellectuelle de l'homme exclut l'hypothèse qu'il put réviser le texte
en fonction de son évolution vers une certaine foi qu'il avait
certainement dans les années qui précédèrent sa mort. Je me souviens de
la tristesse de mon père, qui pourtant était idéologiquement très
éloigné de Bergson, en apprenant sa mort au début de l'Occupation. Mon
père, homme très droit, admirait beaucoup chez Bergson la clarté et
l'honnêteté intellectuelles et sur ce point se disputait parfois avec
ses amis de gauche pour lesquels Henri Bergson était une sorte
d'affreux bourgeois.
C'est
justement parce que le texte de Bergson, que j'ai publié ici, fut pensé
et rédigé alors qu'il était athée que sa critique du scientisme est
très intéressante. Notamment intéressante en ceci que l'athée qu'il
était ne rejetait pas ce que les athées rationalistes et les
scientistes rejettent ordinairement, notamment la valeur de
l'intuition, l'expérience de l'esprit, l'observation de l'immensurable.
Quiconque
a un peu étudié Bergson, sait qu'il fut un penseur tout à fait à part,
autant ontologique que dialectique (Parménide et Héraclite sous le même
crâne) et qui dénigrait volontiers l'intelligence, quand elle tendait à
se détourner de la vie. Il aimait beaucoup Herbert Spencer, le
philosophe anglais, à l'époque où il écrivit le texte que j'ai cité,
mais il en repoussa l'esprit mécaniste et n'en retint que l'esprit
d'observation honnête et le souci de la vue directe des choses.
Bergson, et c'était là la grande avancée qu'il faisait, pour un athée,
pensait que l'esprit pouvait et devait s'orienter sans peur vers
l'absolu par une intuition qui dépasse toute analyse, qui permet de se
transporter à l'intérieur de l'objet pour en saisir ce qu'il a de
fondamental. Ce que le rationalisme et le scientisme basals se refusent
de faire.
Ce n'est que beaucoup plus tard, entre 60 et 70 ans, je
crois, que ses remarquable honnêteté et ouverture d'esprit amenèrent
Bergson à s'interroger sur la foi, voire même venir à la foi plus tard,
mais je ne savais pas qu'il avait été président d'une société de
recherche psychique.
Ceci dit, je ne suis pas à genoux devant
Wikipedia, loin de là. Je me réfère à cette "encyclopédie" si je veux
des renseignements sur la courgette ou le salsifis, parce que je ne
pense pas que les auteurs des articles en question puissent inventer
grand chose sur ces légumes, mais dès qu'il s'agit d'hommes et
d'œuvres, alors là, non ! J'ai tellement lu de bêtise sur mon propre
compte dans ce Wikipedia à une époque où — je l'ai assez raconté —
quand je rectifiais l'article me concernant, celui-ci était quelque
heures plus tard ramené à des mensonges par l'inconnu rédacteur qui
tenait absolument à me nuire... Je ne peux pas prendre au sérieux ce
soi-disant document qui ne fait que publier ce que le dernier qui a
parlé a dit en bien ou en mal selon ses vues personnelles de la
question et du personnage dont il parle.
Je vous avoue que je ne
l'ai ouvert, depuis les années 2004-2006, qu'une seule fois pour
m'informer de l'ornithorynque en me disant qu'ils ne pourraient quand
même pas raconter des bêtises à propos de cette pauvre bête.
|
20oct11 122C47
Je ne suis pas Pèlerin d'Arès, je ne peux pas. Il me faudrait pour ça
quitter métier, famille, vie.
Mais je suis de loin en loin un lecteur de votre blog et grâce à lui,
pour la première fois de ma vie mouvementée, j'ai une idée claire et
droite de la façon dont il faut comprendre l'Histoire, la société,
l'existence.
J'ai même lu certains écrits de vous sur papier: un "Et ce que tu auras
écrit" dont j'ai perdu la couverture à force de le feuilleter, je l'ai
écorné, déformé, ramolli. Je l'ai lu par petits bouts et sans passion
au début, puis peu à
peu avec passion en le relisant. Votre but étant d'éduquer vos
disciples, rien d'autre, on tend à vous trouver ennuyeux pour
commencer, mais peu à peu on trouve quelque chose de pas banal, qui
apparaît sous un texte qui respire d'abord le déjà-lu.
Écrivant moi aussi, j'ai puisé à votre matériel littéraire, je ne m'en
cache pas.
C'est comme ça que j'ai trouvé et que je me suis mis à lire aussi vos
entrées
de blog et vos réponses, dont certaines sont des petits chefs d'œuvre.
Vous n'êtes pas écrivain. Vous écrivez forcé d'écrire, cela se sent
dans l'assiduité et la patience avec lesquelles
vous répondez, mais le résultat général est assez surprenant en force
et en valeur. Vous
allez passer votre vie ignoré, plus que méconnu, inconnu, mais tôt ou
tard quelque chose de grande et d'irrésistible surgira de tout cela
après avoir fait ricaner les imbéciles qui décident de ce qui vaut et
de ce qui ne vaut pas.
La question que je me pose: Oui, quelque chose surgira, mais comment
Michel Potay sera-t-il perçu ?
Pas comme un mystique. Vos écrits
ne sont pas d'un mystique. Votre parler l'est peut-être, mais je ne
vous ai jamais entendu parler.
Vous
avez 82 ans et je vous souhaite longue vie encore, mais à 82 ans on
s'attend sûrement à partir d'un moment à l'autre, surtout avec des
problèmes cardiaques, évoqués de-ci de-là dans le blog. Vous devez vous
poser la question, vous aussi: Comment serai-je perçu ?
Vous incarnez une idée singulière de la foi, par votre engagement actif
autant que par votre pensée écrite ou probablement parlée. Si vous êtes
ignoré et méconnu, c'est
justement parce que votre concept de la foi est très particulier,
comparé à la vie religieuse des ministres du culte de toutes les
religions, et que
personne actuellement ne croit que vous soyez un homme de foi, mais
plutôt un homme d'idées. La foi en vous se
verra plus tard, mais alors vous révolutionnerez la religion. Elle ne
sera plus une activité à part, mais vous l'aurez fait entrer dans la
vie. Je comprends que vous aimiez Bergson [122C43 & 46].
Passionné
en vie spirituelle, mais ennemi de tous les extrêmes et des
particularisme ecclésiastiques chrétiens, juifs, musulmans ou autres,
dont les
passionnés en vie spirituelle ne sont jamais ennemis. Vous êtes
déroutant.
Je ne sais pas si La
Révélation d'Arès est
de vous ou de Dieu. Ou des deux. C'est en tout cas un livre
prodigieux, plein d'aphorismes qui s'installeront dans le langage
quotidien, surtout ceux du Livre.
Je tends à l'attribuer à Dieu, en conséquence. Votre modestie qui n'est
sûrement pas feinte, parce que vous avez trop écrit, trop spontanément,
pour que la feinte ne se trahisse pas à un moment ou à un
autre,
mais on ne la trouve jamais, la feinte. La sincérité marque votre
œuvre. C'est sans prix, ça, cous savez !
Que dira-t-on de vous ?
Des
prophètes antiques on ne sait pour ainsi dire rien, sauf les aphorismes
trouvés dans les Écritures religieuses. On ne sait rien de Moïse,
d'Ézéchiel (que vous ne citez jamais), de Jésus, et pas grand chose de
Mahomet, plus récent. Ces hommes devaient pourtant comme vous
s'exprimer, beaucoup, devant leurs disciples, du matin au soir,
puisqu'aucun
d'entre eux n'était ermite, mais au con,traire engagés dans des
aventures. Que disaient-ils toute la
journée ? On connaît quelques dizaines de hadiths de Mahomet,
mais
de Moïse ou de Jésus rien en dehors des grandes déclarations
solennelles et
normatives trouvées dans la Bible. Quoi qu'il en soit, comme vous, ils
devaient
répondre aux milliers de questions qui leur étaient posées comme à
vous. C'est ce contraste, leur silence face à votre abondance, qui fera
qu'on aura du mal à vous comparer à eux, ce qu'il faudra faire pourtant.
Encore
dans cette entrée [122] vous dites, sur un sujet cent mille fois
rebattu: la mort et l'après-mort, des choses comme personne avant vous
ne
les avait dites. C'est à cause de cette richesse qu'on reviendra vers
vous plutôt qu'on ne s'en éloignera, aussi acharné (comme on l'est déjà
à Rome et ailleurs dans les grands états majors religieux) sera-t-on à
faire taire ou à damner votre œuvre. C'est déailleurs prévu: La Révélation d'Arès 37/5.
Vous avez écrit le livre de la foi réelle. Je ne suis pas Pèlerin
d'Arès, mais vous m'avez donné une direction. Merci.
Brice
|
Réponse
:
Que peut-il y avoir dans vos "métier, famille, vie," qui vous empêche
d'être un Pèlerin d'Arès ?
Tous les humains de cette génération et des générations qui la suivront
sont pris dans la nasse d'un système culturel, social, économique,
industrieux, dont ils ne pourront sortir que peu à peu, de père en fils
et de mère en fille, pour redonner à leur lointaine et ultime descendance, celle
qui verra le Jour
d'Éden revenu (Rév
d'Arès, 31/8), la vie idéale pour laquelle ils furent
créés à l'origine..
Pour l'heure et pour longtemps encore, nous ne pouvons qu'être des
disciples de La
Révélation redonnée à Arès
incomplets, fragiles et mortels, boîteux et alourdis de fardeaux et
d'habitudes inutiles et nuisibles,
Ce qui fait notre valeur active et créatrice, ce n'est pas en lui-même
l'idéal que nous visons, sur lequel nous nous réglons sans pouvoir
l'atteindre comme le soleil dans le sextant, mais c'est la mesure (Rév d'Arès 7/6, 25/9,
35/7, 39/3) évolutive avec laquelle nous parvenons à
cesser graduellement d'être des humains du mal dans un monde
de mal,
pour devenir graduellement des humains de bien. Notre valeur
active et créatrice repose sur le fait ininterrompu d'accomplir ce bien et de
construire peu à peu un monde de Bien
sans être dévorés par le système aussi longtemps qu'il se vengera de
tout ce qui le menace. Aucune religion ne prescrit cette progressivité.
La religion, c'est tout ou
rien : Tu fais ceci et tu ne fais pas cela, point. Et entre
les deux, pour combler les manquements inévitables au tout ou rien, la
religion met la miséricorde.
Il en va tout autrement de la vie spirituelle telle que La Révélation d'Arès
nous y réintroduit ; ce n'est ni tout ni rien ; ce n'est pas:
Tu fais ceci et tu ne fais pas cela (de là vient que rien
n'est obligatoire chez nous) ; c'est un mouvement de
conscience continu ;
c'est en continu, avec d'inévitables hauts et bas, le renoncement au mal
et l'évolution vers la bien,
les meilleurs que chacun peut effectuer, donc inégaux d'un individu à
l'autre et d'un moment à l'autre, mais réalisés dans un effort qui dans
la religion n'est qu'un
accident de parcours, mais qui chez le Pèlerin d'Arès est une constante
de sa vie spirituelle avec laquelle elle se confond: la pénitence.
On ne
décide pas du salut en
mesurant le degré de renoncement au mal et le degré
d'évolution du bien, mais
on le surbodore à la présence ou à l'absence du découragement à
être pénitent (Rév
d'Arès 13/8).
C'est pourquoi le vie spirituelle que j'ai la
charge de fixer n'est pas faite de quelques obligations formelles et
définitives comme dans les religions, mais est faite d'une tension
progressive continue vers le Bien.
Ce n'est qu'ainsi que notre vie spirituelle
deviendra un jour la Vie
avec un grand
V.
De ce fait, je ne vois pas ce qui vous empêche
d'être Pèlerin d'Arès, à moins que vous soyez délibérement tueur à
gages, cambrioleur , maquereau ou quelque chose comme ça,
évidemment..Si vous vous croyez incapable
d'être un Pèlerin d'Arès, c'est peut-être parce que vous
abordez la vie spirituelle avec, collés à votre fond culturel, les
grands extrêmes de la religion, qu'elle évoque par des grands mots qui
ne veulent rien dire: saint ou satan, paradis ou enfer, félicité ou
damnation éternelles, etc. Autrement dit, c'est peut-être parce que
vous abordez
la foi comme un drame. Ce n'est pas un drame. C'est tout au plus une
corvée: pénitence
et moisson de pénitents.
Vous
n'êtes pas incapable d'une corvée, quand même ? Et vous en
êtes
d'autant moins incapable que le Père nous assure qu'elle devient vite joie et fête (Rév d'Arès 30/11).
Quant à ma personne, à qui vous faites de beaux compliments, comment
sera-t-elle "perçue"? L'avenir historique de ma
personne ne me soucie pas plus que je ne me demande si vos compliments
sont vrais ou faux.
La
seule chose à laquelle je pense et je m'attache, la seule chose
qui comptera, c'est de faire ce que je peux et de le laisser à
mes
frères et mes sœurs: le Sentier
vers les Hauteurs Saintes.
Il
y aura peut-être bien toujours des gens pour voir dans ma vie drame et
pathétique et on embellira mon aventure prophétique en m'imaginant
luttant comme le barreur contre la mer du monde déchaînée contre moi.
Or, déjà de mon vivant je suis impuissant à savoir quels sont mes
mérites et quelles sont mes défaillances. Comme je viens de dire, je
fais ce que je peux. Je crois que les merveilles, les hommes les
invente après coup.
Les merveilles ne se montrent pas deux fois.
Quand on les a vécues une fois, on ne fait plus ensuite que leur courir
après sans vraiment les revoir. C'est pourquoi même en parlant du
Surnaturel dont je fus témoins ou des âmes souffrantes
pour lesquelles je fais
mortification,
je n'ai pas l'impression de parler de quelque chose de communicable. Je
parle comme je peux, c'est tout. Plus tard, quand je serai mort, les
hommes parleront de moi comme ils pourront, ce sera tout. Mon réel aura
vécu et ne sera plus perceptible. Alors, pourquoi me soucierais-je de
ce qu'on dira de moi ?
|
20oct11 122C48
Qui mieux que vous peut nous parler de l'au-dela et de l'Eau de
l'Ha ?
Mortification,
40 jours à prêter sa chair à ceux qui sont dans le piège avant qu'ils
ne s'élèvent.
Nous sommes une
seule chair,
et Dieu est UN
(xxiv/1-4)
AME (A. M. d'Île-de-france)
|
20oct11 122C49
Cette entrée est très intéressante.
Non
seulement tous les humains meurent sans exception, mais Il semble que
la mort produise un nivellement complet des individualités et que tous
les hommes se retrouvent égaux et identiques dans l'au-delà sauf en ce
qui concerne le passage vers la lumière, la seule chose qui varie en
fonction des mérites ou des démérites de la personne défunte
pendant sa vie terrestre.
En somme, si la mort est d'un côté une anomalie, elle est d'un autre
côté une justice.
J'aimerais que vous développiez cet aspect justice pour tous dans la
mort.
Céleste
|
Réponse
:
Pour moi il n'existe pas deux humains identiques. Même l'armée, qui
considère les troufions des matricules au comportement
unique, se fait des illusions. "En
avant marche, une deux, une deux" ne fonctionne qu'au prix d'une
discipline de fer et de
dures sanctions et ne peut pas durer longtemps, sauf chez les engagés
volontaires qui aiment ça.
Il y a des constantes dans le comportement humain, c'est vrai, mais
chaque constante est loin d'être identique à l'intérieur d'elle-même.
Une explosion provoque la peur ou la mort d'un être aimé
provoque un chagrin chez tous les humains, oui, mais ces peur et
chagrin
sont très loin de se manifester de la même manière chez tous.
J'affirme qu'on peut dire la même chose des défunts: Il y a
chez tous les défunts désarroi d'avoir perdu sa chair, mais ce
désarroi prend de multiples formes allant du décontenancement
à la détresse tragique. Tout dépend de l'état de préparation.
Il n'y a pas plus de comportement rigoureusement commun à tous les
défunts dans l'au-delà qu'à tous les humains sur la terre.
D'ailleurs,
parler d'unité du comportement est nier l'individualité, la
personnalité, l'exaltation de l'homme dans quelle que domaine que ce
soit. Des études sociologiques ont même montré que dans l'Histoire
l'élimination des faibles et des antisociaux conduit toute société à sa
ruine, ce qui signifie que l'humanité de suit pas la logique
scientifique, mais suit la logique de la vie, toute différente.
Les
morts gardent dans l'au-delà quelque chose de l'individualité qu'ils
avaient sur terre. Cela me paraît au moins vrai dans la période,
aléatoirement longue ou courte, où l'âme
garde quelques attaches avec la vie de ce monde.
|
21oct11 122C50
Il est rare que je m'adresse en parole au Père.
Mais voilà ce que je répète
après la prière de cette nuit :
"Père enseigne moi encore à aimer l'humanité comme Toi Tu l’aimes !"
Luigi de Neuchâtel
|
Réponse
:
Qu'avez-vous besoin que le Père vous "enseigne encore" ?
Le Père n'a pas cessé de vous enseigner à aimer
l'humanité, Luigi.
Premier enseignement:
Le merveilleux Éden où il installa Adam, la race humaine,
quand il la créa en lui faisant don de Sa propre Image et Ressemblance (Genèse
1/26-27), de ses propre attributs divins:
Parole, Individualité, Créativité, Amour et Liberté,
Deuxième enseignement:
Adam, la race
humaine, se détourne du Père, mais Celui-ci lui laisse la vie et ses Image et Ressemblance,
notamment la liberté, afin qu'il puisse un jour revenir en Éden et
trouver le bonheur.
Multiples enseignements
ensuite, d'Adam à nos jours: Tous les prophètes
que la Père a envoyés, sans perdre Patience, à l'homme jusqu'à
aujourd'hui pour l'appeler à la pénitence,
l'appeler sur les sentiers
du retour au Bien,
aux Hauteurs Saintes, sans
jamais lui enlever sa liberté d'acceptation ou de refus, parce que
c'est par cette liberté, unique à l'homme et inconnue du reste de
l'univers minéral ou vivant, que vaut l'homme ; c'est dans
cette liberté que réside toute la valeur de sa création.
Luigi, mon frère, avez-vous besoin d'autres enseignements ?
Ceux-ci n'ont-ils pas été permanents et patients ?
Ce sont justement ces
enseignements longanimement répétés sans résultat apparent
qui font rire les incrédules, parce que cette infinie Patience
leur fait
penser à de l'impuissance et ils en déduisent que le Père n'existe
pas ; aveuglés par leur raison raisonnante, ils ne
voient pas
que tout ce
qui lie le Père à
ses enfants,
c'est l'Amour, et que la Vie
ne peut renaître que de l'Amour, parce qu'elle n'a de sens que dans
l'Amour.
Ce qui reste de l'amour initital s'étant réfugié dans les sentiments,
n'étant plus qu'un sentiment casuel, l'amour a perdu son universalité,
mais s'il
se double d'un amour de devoir, de volonté, de conscience, d'un amour
dû et donné sciemment à tous les hommes, il dépassera
l'égoïste et hasardeux amour d'inclination pour redevenir le grand
Amour créateur
qui peut changer,
donc recréer le monde
(Rév d'Arès 28/7).
Luigi, je vous propose donc une autre prière (que vous raccourcirez
comme vous le voulez ; je ne fais que transcrire ici ma pensée
de
l'instant) :
"Père, tu m'as enseigné,
depuis des millénaires, à aimer l'humanité comme Toi Tu l'aimes, et
même comme Tu l'aimes
trop (Rév d'Arès 12/7) pour m'enseigner que rien n'est
jamais de trop
en amour, et Tu attends de moi que
j'aime mon prochain comme moi-même (Lévitique 19/18) et
que je répande cet Appel
à l'Amour
pour moissonner
ceux qui y reconnaissent Ta
Voix et qui y répondent. Je prends chaque jour devant Toi
l'engagement d'être ton pénitent
et ton moissonneur."
|
23oct11 122C51
Depuis quelques jours je réfléchis au commentaire de Brice [122C47].
Oui, comment serez-vous perçu, que dira-t-on de vous, Frère Michel ?
C'est à ma yeux aussi importants qu'aux yeux de Brice, parce que nous,
vos frères, nous nous dépensons pour vous aider dans votre mission,
mais ne prenez-vous pas notre dévouement à la légère en disant que
"vous vous souciez peu de ce qu'on dira de vous" ?
Si nous vous aidons en vous donnant notre temps pour la mission et
notre participation à vos frais, c'est évidemment parce que le Père
nous le demande (Rév
d'Arès 34/6-8), mais c'est aussi parce que nous comptons
bien que vous ferez le maximum pour mettre toutes les chances de succès
de votre côté, c'est-à-dire du nôtre.
Votre réponse à Brice me fait douter que vous fassiez ce maximum pour
finir par être bien perçu par l'Histoire.
Est-ce que quand vous dites "Je
fais ce que je peux", vous faites le maximum?
C'est quand même plus important que de s'occuper des morts.
Camille T. de Bourgogne
|
Réponse
:
Je comprends que vous attendiez de moi que je sois bien percu par
l'Histoire, mais en disant que je me soucie peu de ce qu'on pense de
moi, je ne dis pas que je n'espère pas que l'Histoire aura de moi,
un jour, un bonne opinion.
J'ai conscience que je
vous représente, vous tous mes frères et sœurs, autant que je
représente le Père — ma mission n'a aucun sens sans cette double
représentation —, mais j'ai en même temps conscience que je ne peux
pas, dans le
présent, mesurer la justesse de mon comportement et mon discours.
Je peux
tout au plus espérer que mes comportement et discours sont les bons.
Comme je le dis souvent avec sourire, mais aussi
avec sincérité: "Je suis prophète,
mais je ne suis pas fakir, je n'ai pas de boule de cristal, je n'ai pas
le don
d'extralucidité," si tant est que quelqu'un l'ait vraiment sur cette
terre. Je ne peux pas savoir par avance si mon comportement et mon
discours sont exactement ceux qu'ils faut. Je
fais seulement ce que je peux.
Faire en sorte que tous les hommes vous perçoivent bien est déjà
impossible en ce monde. C'est à plus forte raison impossible quand on
sera dans l'autre monde, dans l'avenir.
Je reprends l'exemple cité dans ma réponse 122C29, celui de ce "brave
homme à l'allure de sage — barbe,
cheveux longs de
moine oriental et canne — venu un lundi
à la mission d'une ville du Sud non pour m'entendre mais, par avance
agacé,
pour me contredire."
À l'évidence, cet auditeur avait été prévenu contre moi, mais il
attendait de moi un discours différent, beaucoup plus critiquable que
celui qu'il entendit. Il ne put pas, je le sentis bien et l'auditoire
le sentit aussi, utiliser les contertations massue qu'il avait
préparées contre moi. Hélas, plutôt que de se taire, il voulut à tout
prix dire des choses déplaisantes ou hostiles et, improvisant, il tint
des propos superficiels et de très bas niveau. Cela me gêna pour lui,
qui était probablement un homme cultivé et intelligent, tellement que
je me retins moi-même de le moucher et que, lorsqu'il partit, je
l'accompagnai à la porte et l'embrassai, d'un baiser de paix qui
l'apaisa.
Par cet homme — et par ceux qui l'avait envoyé me réfuter — j'étais
donc mal perçu, mal perçu d'une façon générale, c.-à-d. mal perçu
avant, pendant et après sa visite à notre local de mission. C'était
pour moi être mal perçu par l'Histoire telle qu'ils se l'étaient déjà
écrite.
Ce que cet homme-là ne percevait pas, c'était que j'avais décidé,
trente-sept ans déjà avant qu'il me rencontre, de mourir vivant à
moi-même — n'être plus
rien pour moi-même (Rév d'Arès 40/6). J'avais, en quelque
sorte, déjà assisté à mes propres funérailles,
alors qu'il croyait que j'étais encore à la
recherche de ma vie, de ma notoriété, d'un succès mondain, voire de la
fortune (c'est pourquoi il parlait insolemment de "marketing").
De plus, ce qu'il ne percevait pas davantage et qui était corrélatif,
c'est que ma mort à moi-même était en fait une évasion, ma libération
du harnais
des idées du monde (Rév
d'Arès 10/10), le changement
de vie. C'est sans doute pour cela qu'il m'arrive
d'avoir, comme on dit, commerce avec les morts — N'est-ce pas l'objet
de cette entrée 122 ? —. Je devine des âmes sans chair autour de moi
C'est ainsi qu'il y a trois jours j'ai perçu, au cours de ma prière de
nuit, l'âme
tourmentée de Mouammar — Khadafi — avant que j'apprenne sa mort
physique
par les journaux. äme
tragique et faible, mais
âme quand même. Ce Mouammar-là n'était donc pas aussi
mauvais que ses ennemis et les journaux l'ont dit. J'ai commencé pour
lui une mortification
que je fais en même temps que celle de la défunte citée dans
mon entrée 122 et d'une de nos sœurs dont j'ai appris le décès voilà
quelques jours.
Je suis comme une chambre d'échos de ma propre mort mondaine comme des
morts charnelles autour de moi. Cela, le visiteur contestataire de ce
lundi soir ne pouvait le percevoir. Comment aurait-il perçu ce que je
suis ? Nos points de repère et nos valeurs n'étaient pas du
tout
les mêmes.
Je crois que celui qui a le courage de dire une Vérité que
personne n'a envie d'entendre s'expose inévitablement à être mal perçu
par beaucoup,
quels que soient les efforts qu'il fait pour être bien perçu.
Le Père sait cela mieux que personne et c'est pour cela qu'il parle d'un petit reste (Rév d'Arès 24/1)
et seulement d'un petit
reste d'hommes capables de complètement comprendre et
accomplir la
Parole renvoyée aux hommes à Arès.
Entrez dans ce petit
reste et vous saurez que le retour du Bien reste
possible, que ses apôtres soient bien ou mal perçus par tout le monde
dans cette génération. La Vérité,
si on ne s'en détourne jamais, ne peut, à
terme qu'aboutir au Bien
et donc à une conclusion heureuse de l'Histoire... au bout du temps..
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23oct11 122C52
"J’embrassai cette présence douloureuse et lui parlai." Quelle
bienveillance, quelle douceur envers cette personne défunte, comme si
juste un voile vous séparait d’elle.
Dans votre entrée, elle semble si proche de vous que j’en ai eu les
larmes aux yeux, moi qui éprouve déjà tant de difficultés à avoir cette
proximité avec mes propres enfants bien vivants pour les accompagner
pas à pas, au jour le jour dans la douceur, la présence et la
bienveillance.
N'ai-Je pas
mis les forts et les sages au service des faibles et des petits ? (Rév
d’Arès 26/9).
Je découvre aussi un autre sens à mortification.
J’avais bien conscience qu’il ne s’agissait pas de s’infliger des
souffrances corporelles supplémentaires. Je pensais qu’il s’agissait
d’une pénitence
intensifiée pendant une certaine période. Vous me faites percevoir le
lien par la parole, le dialogue pour prier non pour les défunts, mais avec
les défunts.
C’est pour moi tout à fait neuf... Qu'on démantèle les mausolées, qui
sont piété pour les morts ; il n'y a de piété que pour Dieu ! (Rév
d’Arès 33/35).
Enfin, n’étant pas familiarisé avec la mortification, je
sens que vos
propres paroles vont me servir de guide. J’imagine que le travail ne
manque pas [dans ce domaine].
Que ceux qui
sont nombreux à pleurer un défunt ne fassent pas tous
mortification pour lui, mais qu'ils portent le deuil et se mortifient
pour ceux qui sont morts dans la solitude, sans parents ni amis pour
les pleurer. Ce sera l'aumône de leur défunt à son frère. (Rév d’Arès
33/34).
Merci pour ce précieux soutien à partir de votre blog. J’imagine que ce
n’est pas toujours simple de savoir ce que chacun ressent de ce que
vous écrivez ?
Louis-Marie de Belgique
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23oct11 122C53
J'ai appris par la femme de mon patron que le colonel Khadafi avait été
tué.
L' aprés midi; j'ai eu une vision d 'horreur le concernant, ensanglanté.
Je croyais qu' il été mort par une balle dans la guerre qu'il livrait
pour défendre ses intérêts, mais j' ai appris qu'il avait été roué de
coups jusqu' à ce qu' il meure. Je me suis senti meurtri par cette
violence.
Chaque fois que l'on tue c' est le Mal
qui l'emporte et qui gagne et non celui qui est sensé partir et perdre.
La violence et la haine qu'on propulse et qu'on écrase sur l' autre
nous revient tôt ou tard comme la récolte des semences. En
vérité, c' est nous qui mourront chaque fois que la vengeance sans fin (Rév
d'Arès 27/9) se déroule et fait reculer le Jour de Dieu.
Hier, le fils de mon ¨patron m' a dit que j'étais décalé de la matière.
Je lui ai répondu qu'il était plus facile d'en jouir [de la matière]
sans se poser de question tout en lui rappelant que le temps qu'il
passe à me regarder comme une bête curieuse et amusé ne fera pas
d'avantage avancer le chantier que ponctuellement il était sensé
m'aider à faire avant de repartir et que par là il pouvait mesurer la
nature de mon décalage d'avec notre réalité.
Oui, hier j' ai eu plus de peine pour les horreurs que nous nous
infligeons par ignorance que pour le départ de ma grand-mère dans
l'au-delà.
Je repense aux Paroles du Père : Ne pleure pas sur ce qu' on
verra ce
jour là, ils ont eu plus que le temps du repentir (Rév d'Arès 28/9).
Il y a le Mal
grossier que tout le monde peut voir et qui ne semble déranger personne
ou si peu, et celui plus subtil qui se glisse comme un pied dans
différentes chaussettes quand la précédente sent trop mauvais ou est
trouée. Un certain bien peut découler de ce changement
apparents, pour un temps mais la transfiguration de la Vie est encore
si loin ! Oui, mon coeur a été meurtri et ce matin j' ai vu la
photo
ensanglantée comme dans ma vision d'hier, mais en plus réel, de cet
homme sans doute consumé
par ses fautes comme par le pian..
J'ai imprimé en gros caractère la proclamation pour Luigi.
Elle sera au
sol devant La
Révélation d'Arès et s'intégrera à chacune de mes
prières devant le Livre de la Parole.
En l'Amour du Père
(Un) Guy d'Île de France
|
23oct11 122C54
Au
commentaire 122C45, vous répondez : "Donc encore, je suis
particulièrement bien placé pour comprendre la réponse que fait, depuis
le Ciel, le pauvre Lazare au mauvais riche au fond de l'hadès: Du
moment qu'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, même si quelqu'un
d'entre les morts ressuscite (sous leurs yeux), ils ne seront pas
convaincus (Luc 16/31)".
En fait le dialogue est établi
entre Abraham et le riche : "Mais Abraham lui dit..." peut
être
alors écrire : "... je suis particulièrement bien placé pour comprendre
la réponse que fait, depuis le Ciel Abraham au sujet du pauvre Lazare
au mauvais riche au fond de l'hadès..."
Yves de Bretagne Finistérienne
|
Réponse
:
Vous avez raison, Yves, si l'on se réfère aux Bibles actuellement en
circulation.
Dans
l'église orthodoxe dont j'étais clerc, il y avait aussi une version
grecque qui disait (rappelé de mémoire, je n'ai plus depuis 37
ans
ma bible grecque sous les yeux) : "... et levant les yeux il (le
mauvais riche) vit Lazare dans le Sein d'Abraham et il lui dit:
"Demande au Père Abraham d'avoir pitié de moi et de t'envoyer vers moi
avec la main mouillée d'eau pour me rafraîchir la langue dans cette
fournaise. Mais Abraham répondit (ou fit répondre par Lazare): "Mon
enfants, etc." (Luc 16/23-25).
Tous les manuscrits antiques des Évangiles ne sont pas absolument
identiques.
Certains manuscrits coptes, utilisés dans l'Église Copte, ont une
version encore un peu différente de cette parabole.
Notons
au passage que Jésus utilisait là une parabole qui n'était pas de son
propre cru. C'était une histoire déjà bien connue qui avait pour thème
le renversement de situation dans la mort.
À l'origine, c'était
une vieille légende égyptienne qui racontait le voyage au royaume des
morts de Si Osiris, fils de Seton Chaemouese, et qui se terminait par
cette morale: "Qui est bon sur terre trouve la bonté dans l'au-delà,
mais qui est méchant sur terre y trouve la méchanceté." Les Juifs
d'Alexandrie avaient apporté cette légende en Palestine où elle était
devenue l'histoire, qu'on racontait le soir dans les chaumières,
du pauvre Lazare et du riche publicain Bar Majan. Jésus se
servit
seulement de cette histoire, en l'adaptant à ce qu'il voulait dire,
pour l'édification de son auditoire. Il existait plusieurs versions un
peu différentes de cette histoire et c'est sans doute pourquoi les
manuscrits antiques du Nouveau Testaments reproduisent ces légères
variantes.
|
24oct11 122C55
Dans votre réponse 122C51 vous dites, à propos du
désapprobateur venu à votre conférence un lundi
soir : "Ce que
cet homme-là ne percevait pas, c'était que j'avais décidé,
trente-sept ans déjà avant qu'il me rencontre, de mourir vivant à
moi-même — n'être plus
rien pour moi-même (Rév d'Arès 40/6) —. J'avais, en
quelque
sorte, déjà assisté à mes propres funérailles,
alors qu'il croyait que j'étais encore à la
recherche de ma vie, de ma notoriété, d'un succès mondain, voire de la
fortune (c'est pourquoi il parlait insolemment de "marketing"). De
plus, ce qu'il ne percevait pas davantage et qui était corrélatif,
c'est que ma mort à moi-même était en fait une évasion, ma libération
du harnais
des idées du monde (Rév
d'Arès 10/10),"
Ça me paraît un peu tordu, si vous me permettez l'expression. On ne
comprend pas pourquoi il aurait déduit de votre témoignage qu'il était
faux parce que vous auriez manqué d'obéir au commendement: Désormais, tu n'es plus rien
pour toi-même (Rév d'Arès 40/6).
Je crois surtout qu'il venait contester
que vous aviez vu Jésus et reçu la Parole de Dieu.
Je n'y étais pas, mais pourquoi chercher des explications
psychologiques bizarres à sa désapprobation qui devait être tout
simplement ce que tous les désapprobateurs et contestataires nient: La
véracité de votre témoignage. Il vous disait simplement que vous étiez
un menteur.
Claude T-H..
|
Réponse
:
Ce que j'ai dit dans ma réponse 122C51 que vous interprétez comme "des
explications psychologiques bizarres" me paraît être la seule
explication plausible aux reproches caustiques de mon contestataire
d'octobre.
Je m'explique :
Cet homme, à aucun moment, ne contesta les apparitions
surnaturelles d'Arès. Jamais il ne dit des choses
comme: "Vous prétendez avoir vu et entendu ceci ou cela, mais ce ne
sont que des mensonges," par même sous la forme d'une allusion.
Il visionna entièrement tous les titres — Le Témoin, L'Événement
d'Arès, La Révélation d'Arès et sa Signification — de la vidéo qie j'ai
bricolée pour aider ma mission, mais il s'en prit ensuite seulement et
uniquement à la présentation que je fais de ma personne au
début de cette vidéo: Mes origines, mon enfance, mes parents, ma
carrière
d'ingénieur, mon ministère ecclésiastique. Il la qualifia de
"marketing" paraissant sous-entendre que j'aurais dû faire de moi un
portrait moral plutôt que social. Il contesta que j'eusse jamais porté
les ornements honorifiques dans lesquel on me voit sur une photo
(choisie par ma fille Nina, qui a d'ailleurs choisi toutes les autres
images, lors de la confection de la video) et il affirma avec
insistance que c'était un photomontage: "Vous avez collé votre tête sur
le photo d'un dignitaire de l'église," sous-entendu: pour forcer la
considération et en tirer gloire. Bref, il s'en prit à ma personne,
uniquement à ma personne, mais à aucun moment il ne parla du principal:
Les apparitions, leur Message, l'interprétation et la dynamique
apostolique que je leur ai donnés.
De ce fait, que pouvais-je déduire d'une attitude hostile aussi
spécialement axée sur ma personne, sinon qu'elle rejoignait celle
d'autres
contestataires qui, de loin en loin, depuis une trentaine d'années, ne
nient pas que La
Révélation d'Arès soit authentique, mais nient que Michel
Potay soit l'homme digne et capable de la représenter, de la défendre
et de
guider les Pèlerins d'Arès.
L'hypothèse qui me paraît la plus plausible, c'est donc bien que ce
contestataire n'avait pas compris que j'étais mort
à mon passé, mort au lacis
des vanités (Rév d'Arès
4/3), et que je présentais mes origines uniquement à
titre d'information et non pour me vanter d'un passé dont je n'ai pas à être
fier (Rév d'Arès 16/10).
Peut-être mon contestataire du mois d'octobre
pensait-il aussi que j'étais un menteur, un imposteur, mais dans ce
cas, vu son franc parler, sa facilité et même son impudence à
critiquer, je ne vois pas pourquoi il n'en aurait rien dit. Non, les
faits ne m'inclinent pas à le placer sur ce terrain-là. Toutefois, s'il
s'était placé sur ce terrain -là, il n'aurait jamais été qu'un
incrédule de plus parmi les innombrables incrédules que j'ai rencontrés
en trente-sept ans.
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24oct11 122C56
Depuis quelques années, je ressens la nécessité de me mortifier.
Il meurt tellement de sœurs et frères humains
chaque jour, rien que d'y penser me donne le tournis et bien que je ne
sois pas en mesure de répondre à chacune d’elle, je m’applique à
recevoir les défunts
de mon village, de ma famille, où il en meurt moins souvent que les
voisins!
Cheminant dans cette réflexion, j’en suis venu à en appliquer une [une mortification] pour
Monsieur Ben Laden.
Là, je faire hurler vos lecteurs, qui ne comprendront pas pourquoi je
veux aider un tel homme, qui n’a vécu, en partant de je ne sais quel
événement personnel, que pour fomenter avec une haine sans limites des
stratagèmes qui ont toujours eu pour cibles des gens du peuple, ce qui
est encore plus odieux, car il savait que jamais les politiciens ne
cèdent au chantage d’aucune forme.
Ma démarche part du verset
33/33 [Révélation d'Arès] qui explique bien que
toute mort est un échec, devant lequel le Jour de Dieu recule sans
cesse (Rév d'Arès 30/4). En mon humble conscience, j’ai
osé inviter cet homme [Ossama Ben Laden] un soir, après ma prière, puis
je me suis endormi.
Oh ! Pas longtemps, je me suis réveillé bouleversé par un horrible
cauchemar ou plutôt envahi d’une pression, de colère, d’une douleur,
d’une furie même, qui n’avait rien à voir avec moi. C’était surprenant,
car j’étais peinard sous ma couette. Je m’exprime certainement mal, mes
mots ne sont peut-être pas appropriés, car jamais je n’avais eu une
telle expérience avec les quelques rares sensations reçues en aidant
d’autres défunts
durant la période du piège.
J’ai eu peur, je n’ai pas supporté d’être oppressé à ce point. J’ai
arrêté tout de suite ma mortification
pour Monsieur Ben Laden, car était-ce lui, perdu dans les limbes ou
bien étaient-ce ses victimes encore dans ces limbes, qui étaient en
colère de mon geste envers lui ou de leur mort horrible ?
C’était
insurmontable pour le petit bonhomme que je suis.
Je ne vais pas recommencer avec Monsieur Kadhafi. J’ai eu beaucoup de
peine pour le peuple auquel il infligeait sa tyrannie et qui a mis 42
ans
pour s’en délivrer, avec l’aide des armées de l’Otan.
Lorsque les vidéos
d’amateurs passaient en boucle sur nos chaînes son agonie, j’ai vite
détourné les yeux de l’écran, car bien que je comprenne la souffrance
des ces femmes, ces hommes au point qu’ils n’ont pu contenir leur
vengeance, cet homme qui appelait à tuer les rats, c’est retrouvé dans
un collecteur d’eau comme un rat, fait prisonnier, il y laissa la vie.
Où est le despote désormais ? Comment pouvons-nous laisser un homme,
certes entouré d’une grande armées à sa solde, écraser ses semblables
aussi longtemps ? Les media disent qu'il détourna à son profit 85
milliards
d’Euros, disséminés dans les banques du monde. Alors — je m’écarte un
peu du thème — tous les états abritent les sommes colossales de
dirigeants mégalomane et totalitaires ? Comment ces états
l'ignoreraient-ils pas
?
Il ne reste que cadavre de cet homme qui semblait imposant, à côté de
son
fils sous une couverture, dans une chambre froide. Il y a de quoi
réfléchir non, vive la pénitence !
Bienvenue est La
Révélation d’Arès, car toutes les nations deviennent
imprévisibles et dangereuses, les
financiers vident les estomacs [?], les hommes deviennent violents,
égoïstes, etc. La
Révélation d'Arès, elle, apporte et donnera au monde le Salut,
parce qu’un petit reste
(Rév d'Arès 24/1, 26/1) croit encore. [Les frères du petit reste] s’accomplissent
tous
les jours, embrasés de
l’Amour du Père pour
les Hommes, leurs
frères (Rév d'Arès 32/3).
J’ai eu une conversation avec un rationaliste, impossible d’en sortir,
au point que j’ai interrompu notre échange qui ne menait à rien, en lui
souhaitant qu’il reste ou devienne un homme d’amour.
En remémorant cet
échange, je n’avais pas eu la présence d’esprit de lui demander
pourquoi, alors qu’il ne croit pas en un Créateur, que le manichéisme
est de rigueur, qu’il y aura toujours des forts et des faibles et que
nous serons jusqu’à l’explosion du soleil, en crises, avec des périodes
plus où moins heureuses, mais fatalement la race humaine et la terre
disparaîtront. Pourquoi se marient-ils, ou plutôt, il est bien de se
marier, pourquoi procréent-ils ? Car enfin, ils donnent la vie
sans
penser aux conséquences, leurs progénitures vont souffrir de tous les
maux, pour ensuite mourir ?
Je ne comprends pas, mon cœur en chavire !
J’ai beaucoup de peine à lire leurs propos. [Je ne comprends pas] la
controverse. Ce sont des attaques sans fondements
envers Michel Potay. Qu’est-ce qui vous pousse à le lire ? N’y
a-t-il
pas d’autres sites plus en résonnance avec votre intellect ?
Certains
le trouvent "dangereux". D’autres l’estiment pour son écriture sans
compromis, pous son honnêteté.
Nous guider sur les
sentiers vers les Hauteurs (Rév d'Arès 7/1) voilà son
but, qui est le but de tous ceux qui acceptent et suivent comme moi son
enseignement
(39/1), que nous mettons en pratique du mieux possible.
Rien n’est facile dans cette démarche spirituelle, mais tant
d’espérance au bout !
Ce n’est pas parce qu’on ne voit pas
l’invisible qu’il n’existe pas, au moment de votre dernier souffle,
votre esprit
sera expulsé, vous direz peut-être: "Mince alors ! Tout cela
est Vrai (Rév d'Arès
xxxiv/1-4) et si la bonté
l’emporte, vous vous serez construit
une âme (Rév d'Arès
17/7) forte pour rejoindre la Lumière (35/9) en
attendant Son
Jour (31/8)!
Laissez de côté vos certitudes, lisez sans préjugés,
objectivement La
Révélation d’Arès, admettez sa véracité, adoucissez
votre jugement envers
Mikal (Rév d'Arès xi/13) et ses compagnons pour les
rejoindre au Champ
(38/3). Pourquoi pas ?
Michel du Pays de Bresse
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25oct11 122C57
Cette entrée me touche particulièrement car ma Mère s'est éteinte cet
été le 13 juillet comme vous le savez déjà.
Voilà le message que vous m'avez écrit le 14 juillet. Ça peut servir
d'autres qui passent par là :
"Une mère qui meurt, c'est la
mère du monde qui meurt. Je partage votre
peine même si ma peine ne peut être égale à celle d'un fils. Je me
souviens de pèlerinages que votre maman fit à Arès et en cette période
de Pèlerinage 2011 je suis particulièrement sensible au départ d'une
des nôtres en ces moments de piété intense, quand nous revenons sur ce
Saint Lieu prendre le
Feu [Rév d'Arès xLi/7]. Faites une mortification dure pour
votre maman et à chaque fois que votre chair souffrira de cette
mortification, vous faisant prendre conscience que vous avez une chair
et que vous pouvez la prêter à celle, votre maman, qui a quitté sa
chair, le temps qu'elle soit visitée par l'ange porteur de liminaire
[Rév d'Arès 33/34], dites-lui : 'Maman, prends
mon corps,
prend ma chair, elle t'aidera à faire le difficile passage!' "
Frère
Michel. J’ai donc fait mortification pour elle comme nous indique La
Parole. Sa mort m’a fait réfléchir à ce qui se passe "de l’autre côté",
que l’on appel invisible, l'au-delà, le séjour des morts etc.
Je connais
des gens à qui c'est arrivé, mais quand ça arrive dans sa propre
famille, on comprend mieux ce que c’est de perdre quelqu'un de proche.
De plus, ma propre mère qui m’a élevé et avec qui j’ai un lien affectif
particulier. On se dit que ce n’est pas normal (de mourir), il y’a un
problème quelques part...
Nous sommes en partie coupés de cet ailleurs, je m’en rends vraiment
compte. Si je veux avoir des nouvelles d’un ami, par exemple au
États-Unis, je lui passe un coup de fil, mais là [pour avoir des
nouvelles de ma mère] pas de téléphone !
Je
pense qu’il s’agit d’une autre forme de communication, celle de l’âme
qui échappe à la raison raisonnante.
La mort est une anomalie acceptée
par beaucoup comme une fatalité. Si l’on dit que la mort sera vaincu un
jour (le Jour
de DIeu, Rév d'Arès
31/8) par l'action simultanée d’un petit reste de
pénitents
allié à Dieu qui fera levier sur le monde, ça peut faire Walt
Disney dans la pensée de gens habitué à une seule façon de voir, celle
qui dit que "C’est comme, ça ne changera jamais, à quoi bon… etc…"
Tous les jours, des gens meurent. Ils doivent découvrir par eux-mêmes
cette étrangeté qu’est la mort du corps, l’instant ou l’être sort de
son corps et bascule dans un autre monde que Dieu vous a fait visiter,
ce monde "séparé" sans corps, qui n’existait pas dans les temps très,
très lointain d’Éden.
J’apporte aussi un témoignage qu’un signe est arrivé en
août à la
compagne d'un de mes frères, alors qu'ils étaient en excursion. Elle
à vu ma mère (son buste à partir de la taille, habillée en blanc et
apparemment
rayonnante), "Pendant longtemps," nous à t'elle dit. Elle pensa d'abord
que
c’étaient ses yeux qui voyait mal, mais comme ça a duré longtemps —
Elle se
frotta même les yeux pour voir si ma mère partait —. Puis le lendemain
elle se fit assez mal à une cheville et cette fois-là elle sentit que
c’était ma mère, elle ressentit sa force et la douleur partit.
Je lui
posais la question : "C'est la première fois que tu as vu de
ce genre de
chose ?" Elle me dit oui. Elle est sérieuse, ne se drogue pas, n'a pas
de
problème psychique. Je crois son témoignage, car mon cerveau ne sait
pas tout, la science non plus et je rattache ce signe à toutes
sortes
de preuves qui surviennent dans le Chemin de la Vie Spirituelle
éprouvé
et vécu par celui qui fait les vrais efforts de devenir un homme
meilleur.
La maladie d’Alzheimer n'affecte pas que les personnes âgées ! Elle est
en nous tous, si je puis dire. Nous, hommes vivant sur cette terre,
avons
oublié le souvenir d’Éden, de Dieu. Arrêtez quelqu’un dans la rue et
dites-lui : "Vous êtes un être Divin au Fond de vous, vous
êtes image et
ressemblance (Genèse 1/26-27) de Dieu ». S'il ne le sait
pas, il va vous regarder en
pensant: "Qu’est-ce qu’il me raconte?!" Son cerveau ne lui donne aucun
souvenir ; le temps présent idem. Alors, la science se base
là-dessus: Aucun souvenir, aucune preuve actuelle (les réfutateurs qui
commentent sur
votre blog).
Moi-même je fais des efforts pour réveiller au Fond de
moi cette image et
ressemblance de Dieu par la prière, la moisson, la
pénitence,
le Feu que je prends
à Arès au pèlerinage. J’avance avec les
signes que Dieu me donne sur mon chemin vers les Hauteurs Saintes.
Pour
finir, il y a eu un autre signe,
qui est arrivé à un de mes frères avant
de partir au Canada. Une semaine auparavant, il était venue rendre
visite à ma mère
et, à un moment donné, il a vu un visage rayonnant lumineux "sortir" du
visage de ma mère comme pour lui dire au-revoir. Comme si une
intelligence
"qui sait tout" ou l'âme de ma mère
savait qu’il ne
serait pas là quand elle partirait.
Frère Michel, de ces signes
peut-on déduire l’état d’une
personne qui est passée de l’autre côté ?
Je ne pense pas qu’un spectre
puisse apparaître et donner de la Force
à quelqu’un de vivant. Les
spectres
sont sans Force
ascensionnelle ou trés faible, [ils n'ont pas de] Vie de
l’âme.
Qu’en pensez-vous ?
Comme nous, vous avez très peu
d’informations sur la vie après la mort, La Parole est très économe en
informations. Donc, je comprends aussi par-là qu’il est impossible de
savoir dans quel état sont nos proches disparus. Ai-je
raison ?
Comment en savoir plus ? Je pense que cette question intéresse
beaucoup de monde, car tous tôt ou tard sont touchés par la mort d'un
proche.
Il est normal que l’on veuille savoir si tout va bien
pour une personne "qui est passé de l’autre côté." On le fait bien sur
terre quand quelqu’un déménage loin de sa famille, on se demande si
tout va bien, si la personne est bien installée, si elle a besoin de
quelques choses. Mais là, [devant un défunt] c’est
le
black-out ! [Le black-out] pour la plupart des hommes
(sauf exception), et ça n’est pas normal.
Notre péché
collectif a mis un
mur entre le Créateur et sa créature, les hommes entre eux sur terre
et les hommes entre eux du coté visible et du coté invisible. À nous
tous
de faire cesser cela sauf qu’il faut prendre en compte que nous avons
un héritage négatif (le mauvais choix de comportement répété chaque
jour depuis très, très longtemps) et un héritage positif (le message
des prophètes,
ceux qui ont cheminé vers les Hauteurs
Saintes avant
nous, que Dieu rappelle dans La
Révélation d’Arès : Voilà où Je suis, où
Je ne suis pas, afin d’y voir clair dans la bonne façon
d’avancer et de
ne plus jamais reproduire les mauvais comportement issus du péché.
La
patience et la persévérance nous sont demandées pour nous libérer
spirituellement et aider nos frères et sœurs à se libérer
spirituellement ! C’est possible, vu que Dieu le dit. On y arrivera
!
Nasser d'île de France
|
Réponse
:
Nasser, j'ai publié ce commentaire, malgré sa longueur, parce qu'il m'a
beaucoup touché.
Concernant ce que nous pouvons savoir de la situation du défunt dans
l'au-delà, vous avez fait la demande et la réponse en écrivant: "Comme
nous, vous [frère Michel] avez très peu
d’informations sur la vie après la mort, La Parole est très économe en
informations. Donc, je comprends aussi par-là qu’il est impossible de
savoir dans quel état sont nos proches disparus. Ai-je
raison ?"
Oui, vous avez raison.
De toute façon, en quoi cette
information pourrait-elle vous être compréhensible, donc utile, puisque
les vivants dans la chair
et les vivants sans la chair
n'ont plus les mêmes sens, les mêmes repères,
ne peuvent pas partager leurs vies, donc ne peuvent se les décrire ou
se les comparer.
Vous pouvez regarder un oiseau, vous ne pouvez pas vous mettre à sa
place. Vous ne pouvez pas savoir comment il voit, ce qu'il ressent et
comment il le ressent, comment il se repère, quelles sont ses joies et
ses peines. Il est sans nul doute dans un autre ordre de sensations. Il
a un comportement, certes, qui varie selon les circonstances et nous en
déduisons des sentiments d'oiseau, des souffrances et des bonheurs
d'oiseau, par comparaison avec nos propres comportements selon nos
propres circonstances, mais ces comparaisons sont-elles justes? Nous
l'ignorons et ce que nous pensons savoir est subjectif. Seul l'oiseau a
un ressenti objectif de lui-même. Il y a un mur infranchissable entre
l'oiseau et vous. Il nous faut nous contenter d'aimer l'oiseau, de le
nourrir et de l'aider dans la mesure où nous le pouvons. Même chose
avec ceux qui sont partis dans l'invisible au-delà.
Ceci dit, la vision qu'a eu de votre maman la compagne de votre frère,
ce genre d'apparition de défunts
est chose courament rapportée, mais ce qu'en déduit le témoin est aussi
tout subjectif. Il ne peut se mettre à la place du défunt apparu.
La sagesse implique de percevoir de
l'au-delà seulement ce qu'on en perçoit: pas grand chose, quand on le
perçoit, sans extrapoler.
Quant à l'incrédule qui vous "regarde et dit: "Qu'est-ce qu'il me
raconte, celui-là?!", il pense que vous êtes fou sans comprendre qu'il
y a une nécessaire "folie" pour sortir de l'animalité myope de
laboratoire, à
laquelle se réduisent à plaisir les rationalistes. Ce n'est pas sans
raison que les grands spirituels ont été taxés de "fous de Dieu."
Quel
homme peut-il créer, ne serait-ce que créer sa propre vie, sans être
inspiré ? Et qu'est-ce que l'inspiration sinon cette sorte de
folie ? La
folie de l'inspiration, qui est une voie de la connaissance, est
indissociable de la nature divine de l'homme, mais cette image et ressemblabce
du Créateur s'est tellement réduite chez de nombreux frères humains
qu'ils ne peuvent plus sentir cette vie transcendantale au fond d'eux.
Ils ont perdu jusqu'à l'intuition de leurs origines et de leurs
relations avec l'invisible.
Il ne date pas d'aujourd'hui le partage entre raison et déraison, entre
l'homme rationnel et l'hurluberlu. L'hurluberlu, c'est tout croyant et
tout
particulièrement, semble-t-il, tout Pèlerin d'Arès, "victime hallucinée
de ce fou de Potay", m'écrit un commentateur que je n'ai pas publié —
Il y en a tellement de ce genre-là ! — "Les psychiatres
soviétiques firent avec juste raison interner nombre de croyants en
classant la foi parmi les pathologies, une "forme d'idiotie", un
"délire mystique," me dit ce même commentateur.
Croyez bien, mon frère Nasser, que beaucoup de nos psychiatre français
nous feraient de même interner,
si les pères de notre Constitution n'avaient eu l'heureuse inspiration
de la liberté de conscience, c'est-à-dire de quelque chose de réel
et légitime au-delà de la basse perception animale, serait-ce la
perception d'un
animal savant..
Je suis heureux de voir en vous un homme qui, à mes yeux, est vraiment
de raison, alors que ceux qui se refusent à pousser leur raison jusqu'à
se demander si ceux qui ont la foi, foi en la survie après la mort
notamment, n'ont pas des raisons de l'avoir aussi solides que les
raisons des rationnalistes qui nous jugen hommes de déraison.
Le Père sait que tous les hommes ne peuvent pas retrouver la raison, la
vraie, la totale — pas celle limitée des laboratoires — et c'est
pourquoi avec Sagesse
il parle d'un petit
reste de pénitents
extra- ou ultraraisonnables, qui non seulement changent leurs vie en Bien
et montrent ainsi au monde que le changement
en Bien, le dépassement, la transcendance, est possible,
même si elle est indémontrée en laboratoire, mais aussi qui peuvent
pousser leur amour du prochain jusqu'à se mortifier pour
que ceux qui ont quitté la chair
vivent une vie acceptable en attendant le Jour (Rév d'Arès 31/8).
|
25oct11 122C58
Il y a des choses pas faciles à expliquer: Je ne suis pas croyant et je
ne peux pas m'empêcher de vous lire.
J'avais entrepris de lire vos ouvrages de la série "Le Pèlerin d'Arès",
trouvés dans les affaires de mon père après son décès, mais il fallait
beaucoup de temps, que je n'avais pas, et je finis par renoncer. J'ai
découvert il y a un ans que vous aviez un blog, dans lequel vous aviez
beaucoup écrit déjà, et je me suis remis à vous lire. Je ne peux pas
m'en empêcher.
Pourquoi, puisque je ne suis pas croyant?
Pour finir, je me demande si c'est pas plutôt parce que j'ai des
rapports compliqués avec la foi. Je n'ai pas la foi, parce que je vois
pas la foi autrement que paisible, mais j'ai pour elle une certaine
curiosité, que vous avez provoquée. Avant vous, je ne l'avais pas du
tout [la curiosité ou la foi?].
Je suis agacé par votre enthousiasme à parler de Dieu (vous
dires surtout le Père, le Créateur), de la pénitence, du Jour de la
résurrection, avec ardeur et emphase, comme si c'était un emballement
auquel aucun cœur humain ne peut échapper., mais je vous lis. Peut-être
parce que vous dites les choses sans autoritarisme. Peut-être aussi
parce que vous savez si bien les dire. Je ne sais pas. Expliquez-moi ça!
Il y a des croyants pour qui parler de la foi sert de protection contre
leurs doutes, parce qu'ils doutent dans le fond; Chez vous je ne sens
rien de tel ! Ils ne savent rien, mais en parlent avec passion
de
peur de découvrir qu'ils ne savent rien. Vous non. Quand vous ne savez
pas, vous le dites ou vous limitez ce que vous dites à ce que vous
savez. Vous arrivez comme ça à nous emmener où nous ne pensions jamais
aller en nous inspirant confiance.
Vous
opérez sans doute chez beaucoup la transfiguration par je ne sais quoi
que je voudrais partager. Je n'y arrive pas, mais je continue de vous
lire, jusqu'à lire cette entrée 122 qu'on croirait écrite par un
spiritualiste.
Mon commentaire ne dit pas grand chose. Je ne résiste pas à l'envie de
l'écrire.
Signature oubliée
|
25oct11 122C59
Lorsque j’ai posté mon commentaire que vous avez publié en 122/56, je
n’avais pas lu votre réponse au commentaire 122/51. [Si je l'avais lu,]
je n’aurais pas écrit un passage sur Mouammar Kadhafi.
Je voulais seulement montrer que le pouvoir, la grande fortune, la
puissance concentrée sur un homme prend toujours fin.
Il appelait ses partisans à "tuer tous ces rats", ce terme me choquait,
mais c’est peut-être une expression courante de sa culture, comme nous
en avons d’aussi fumantes en France ?
Maintenant j’ai honte de ce que j’ai écrit et je vous demande pardon.
Michel du Pays de Bresse
|
Réponse
:
Rassurez-vous, mon frère ! Vous n'avez pas à avoir honte. Vous avez
avec honnêteté porté témoignage de ce que vous ressentiez et j'apprécie
beaucoup cela.
Nos rapports avec les défunts
sont vagues, flous, de l'ordre du ressenti. Ils sont même inexistants
parfois. Dans ce domaine on nage en pleines incertitude et contingence.
Même si nous faisons délibérément, volontairement, mortification pour
tels ou tels défunts,
nous ne savons pas toujours pourquoi et, quand nous le savons, nous ne
sentons pas forcément leur présence et quand nous sentons celle-ci,
nous sommes bien souvent incapables d'en comprendre les manifestations.
Dans votre commentaire 122C56 on trouve ce passage :
"En mon humble conscience,
j’ai
osé inviter cet homme [Ossama Ben Laden] un soir, après ma prière, puis
je me suis endormi. Oh ! Pas longtemps, je me suis réveillé bouleversé
par un horrible
cauchemar ou plutôt envahi d’une pression, de colère, d’une douleur,
d’une furie même, qui n’avait rien à voir avec moi... J’ai eu peur, je
n’ai pas supporté d’être oppressé à ce point. J’ai
arrêté tout de suite ma mortification
pour Monsieur Ben Laden."
J'aurais dû relever ce passage
et en dire deux mots dans une réponse, mais je n'avais pas le
temps de répondre alors.
J'aurais dû vous dire que vous aviez raison de faire
mortification pour Ossama Ben Laden.
C'était votre aumône à
ce frère
humain (Rév d'Arès
33/34) et par cette
mortification vous vous en remettiez à la Parole de Dieu
qui dit: Qui peut
savoir qui est sauvé et qui n'est pas sauvé ? (Rév d'Arès
11/3) et aussi :
Tu ne jugeras personne ni en public ni en secret... C'est l'honneur du
prophète d'éviter tout jugement (36/16-17).
Comme
compagnon du prophète, membre
du petit reste, vous
faisiez vôtre l'attitude prophétique. Je ne peux que vous en remercier.
Si nous, Pèlerins d'Arès, nous reproduisons dans notre vie les
jugements des pécheurs,
quelle espérance représentons-nous pour le monde qui doit changer (28/7)
?
Puisque nous ne trouvons pas dans la Parole de
Dieu la condamnation de Ben Laden, et puisque nous y trouvons au
contraire l'Appel à
l'amour et au pardon pour tous, morts ou vivants, le
cauchemar et autres tourments oppressants que vous avez ressentis ne
pouvaient venir de l'âme
ou du spectre
d'Ossama Ben Laden.
Ils pouvaient provenir de la tempête d'ondes
de haine de tous les vivants qui, sur terre mais non dans l'au-delà,
vouent de la haine à Ossama Ben Laden,
qui sont incapables de pardonner, que nous
n'avons pas à juger non plus. Nous sommes au delà de tout ce
tumulte du monde. Ces tempêtes de haine, tempêtes du grand
péché de
haine, hélas mille fois plus fréquentes que les grands vents d'amour,
nous les ressentons, mais n'en ayez pas peur ! Si nous
Pèlerins d'Arès
ne sommes pas un rempart contre le mal, que valons-nous ?
Vous êtes pécheur vous aussi,
mais vous vous êtes placé du côté de l'Amour,
de la Vérité, de
la Lumière.
Le petit bonhomme que vous êtes est du côté de la Force logique et
s'il surmonte sa peur face à ces assauts du mal, qui peuvent tout
juste lui faire peur et le secouer un peu, il recevra l'appui de cette Force et retrouvera
vite la paix. Il pourra faire mortification
pour Ben Laden. Ce sera même pour lui une
victoire. Il fêtera ainsi la
Victoire de l'Amour
sur le mal (Rév d'Arès
10/7) et cela vaudra toutes les Mémoires du Sacrifice. Mettez
la paix en vous, mon frère Michel !
Ceci dit, et pour en revenir aux généralités, on ressent ou on ne
ressent pas les âmes
et, quand on les ressent, on n'a aucune
maîtrise du ressenti. Ainsi je n'ai jamais ressenti le moindre contact
avec ma propre mère après qu'elle fût morte en décembre 1996 et ce
n'était pas faute de l'avoir recherché. J'ai donc fait pour elle mortification
sans le moindre sentiment de sa présence, du bien que lui prêter ma
chair pouvait lui faire, si je lui faisais quelque bien. Le vide total.
Ce n'est pas commun.
Par contre, je ne recherche pas du tout Mouammar Kadhafi et il surgit
et s'impose dans mon ressenti et chaque matin, très tôt, quand la ville
dort encore autour de moi, je l'invite à partager ma prière en
compagnie de tous ceux et de toutes celles pour lesquels je fais
mortification.
Rien de morbide en cela. Je le fais en toute sérénité et confiance.
|
25oct11 122C60
C'est affreux ! C'est ça votre christianisme ?
Vous vous mettez en quatre (faire mortification, c'est se mettre en
quatre, non ?) pour des criminel comme Ben Laden et Kadhafi?
[réponses 122C51 et 122C59] Pour des terroristes, des génocides
précipités en enfer !
S'ils ne sont pas précipités en enfer, c'est que votre Dieu est un faux
Dieu, ce n'est pas un Dieu de justice !
Toute votre affaire de La Révélation d'Arès
est du bidon et vous allez faire un bide.
J'ai lu La Révélation
d'Arès et je n'y ai rien trouvé qui pardonne à ces
assassins et tortionnaires.
Vous l'interprétez à votre fantaisie. Ce n'est pas avec des principes
comme les vôtres qu'on trouvera une solution au terrorisme ni une
solution au problème Israël-Palestine: La seule solution, c'est
l'extermination des terroristes ou leur soumission à genoux pour
demander pardon pour leurs crimes.
Kadhafi a été abattu, exhibé
dans une boucherie et enterré comme un chien et se retrouve à boire de
l'eau bouillante pour l'éternité et c'est bien comme ça.
Joachim
|
Réponse
:
Vous n'avez pas assez lu La
Révélation d'Arès.
De ce fait, vous l'interprétez mal. Cela
arrive souvent, quand une attention profonde et égale n'est
pas portée sur
chacun de ses versets et que la culture et le mental du lecteur
dominent ses sentiments.
La
Révélation d'Arès parle de spectres malheureux
dans les ténèbres
glacées, mais elle ne désigne pas qui se retrouvera et qui
ne se retrouvera pas post-mortem dans cette situation de souffrance ou
de non-être :
Qui sait qui
est sauvé et qui n'est pas sauvé (Rév d'Arès 11/3) ? Non
seulement personne ne le sait — pas plus vous que d'autres — mais tout
le monde peut être concerné par la perdition.
C'est à
toute l'humanité pécheresse que La
Révélation d'Arès s'adresse et pas seulement à ses princes, à ses rois noirs ou blancs. Nous
n'avons aucun moyen de
juger (Rév d'Arès 36/16, Matthieu 7/1) qui que ce soit
sans nous tromper. Par là,
La Révélatiopn d'Arès rejoint bien le Sermon sur la Montagne.
Notre
christianisme est bien celui du
Sermon sur la Montagne. Il n'est pas le "christianisme"
que j'ai encore vu, hier soir, sur Canal+ (Canal décalé) dans la série
historique "Borgia". On a beau connaître l'Histoire des crimes commis
en ce temps-là comme en tous temps (rappelez-vous le terrorisme en
Irlande il n'y a pas si longtemps) au nom de Jésus Christ, le cinéma
nous les montre dans une horreur particulièrement saisissante,
quasi-insoutenable. Le différence entre les Borgia et Ben Laden ou
Kadhafi, tient seulement aux progrès technique de l'assassinat.
La Révélation d'Arès rappelle que la vengeance sans fin (Rév d'Arès
27/9) ne résoudra jamais le problème du mal et que seuls l'Amour et le Pardon, le Bien, en
formeront la solution.
Oh, j'ai bien conscience que votre commentaire contre les barbares,
sans se rendre compte qu'il est lui-même barbare, a dans l'état actuel
de ce monde barbare plus de chances d'être approuvé par la masse que le
Message d'Amour
et de Pardon
que nous efforçons de répandre. Mais cette approbation massive n'est
pas une justification. Avec mon Créateur je crois, je crois de toutes
forces de foi, que l'Amour
et le Pardon
peuvent finir par triompher du mal, même sachant que quatre générations ne suffiront
pas (Rév d'Arès 24/2) pour les faire accepter et accomplir par un
nombre suffisant de nos frères humains.
Il y a le travail et la fatigue de la mission ; il y a parfois le
découragement, la culpabilisation : "Notre apostolat est-il bien
fait comme il faut ?" Mais depuis trente-sept ans nous ne
cessons d'aller au-devant des hommes pour les appeler au Bien. Nous avons
une conscience suraiguë de la nécessité de rassembler le petit reste
de pénitents,
parce que la pénitence
est la seule œuvre salutaire pour toute l'humanité, présente et à venir.
La légitime défense est une chose, la vengeance en est
une autre.
Il s'agit d'en finir avec l'interprétation politique, légaliste,
morale, intellectuelle, sociale et... religieuse vengeresse de
l'humanité actuelle, qui n'est qu'une barbarie modernisée. La loi du
talion ou loi de vengeance (Lévitique
24/15-21) n'a rien résolu depuis les millénaires
et ne peut être qu'un faux introduit dans la Bible et d'autres
Écritures par les hommes de sang, qui rendent coup pour coup, Je ne
crois pas que ces propos vengeurs soient de Dieu; je les crois ajoutés
ou reformulés par l'homme.
Ben Laden et Kadhafi, eux aussi, se réclamaient de l'Écriture ; ne
l'oubliez pas, vous qui réclamez pour eux des supplices cités par
l'Écriture — en leur souhaitant de "boire l'eau bouillante pour
l'éternité", vous pensez au Coran —. La Création a été conçue pour
abriter des hommes et des actes
libres, mais bons.
C'est l'homme qui y a librement
surintroduit le mal,
la méchanceté, le mépris, la cruauté, la guerre (Rév d'Arès 2/1-5)
Il n'y a qu'un bien en quoi l'homme apprendra
à croire, c'est le bien
dont il est capable lui-même. Alors, il apprivoisera ses
frères devenus des révoltés méchants, ce que furent Ben Laden et
Kadhafi à l'origine de leurs carrières et ce que sont la plupart les
innombrables obscurs qui comme vous crient vengeance sans voir que la
vengeance soit disparaît, soit est sans
fin. Elle n'a pas de milieu. "L'enfer, c'est les autres,"
disait Sartre. Je dis: L'enfer c'est la vengeance sans fin,
ce qui signifie à peu près la même chose.
|
26oct11 122C61
Je crois que de toutes les entrées de blog que vous avez écrites, cher
Frère Michel, cette entrée 122 est vraiment la plus dingue.
Comment peuvent réagir les gens qui lisent ce site uniquement par
curiosité sans croyances particulères ?
Ils doivent se dire : "Mais c'est quoi, cette bandes d'illuminés qui
dissertent sur la mort ?"
Si nous avions vécu au Moyen Âge, on nous
aurait brûlés en place publique pour hérésie.
Et pourtant, tous ce qui
est décrit par ces gens qui passent leur temps à prier, aimer, se
mortifier, pardonner, avoir une vie spirituelle sans
jamais
juger,
en s'efforçant de devenir bons,
sont tôt ou tard confronté à cette
réalité de la mort [Phrase de sens pas très clair].
Il m'est arrivé il y a quelque années de me
retrouver, trois nuits de suite, confronté à des attaquent térrifiantes
au cours desquelles
j'ai ressenti beaucoup de haine et de colère. Ce furent des moments
trés durs qui m'ont fait trés peur et qui m'ont sérieusement secoué. Je
savais en gros d'où partait ce mal et je dois avouer que j'en étais
terrifié avec une envie de fuir terrible, mais pour aller où ?
Alors
j'ai résisté et j'ai prié encore plus fort et ça a passé.
J'avais
vraiment peur à cette époque, car je ne comprenais pas pourquoi le mal
pouvait attaquer si fortement.
Puis le temps a passé. Il est arrivé deux
ou trois fois que ces attaquent recommencent, mais j'ai
fini par comprendre que tant que je restais sur les sentiers du Père
je ne
risquais rien.
Alors je prie et je réponds à la haine par une arme
indestructible: l'amour. Je ne pense pas que des gens
incroyants, même
de bonne volonté, puissent comprendre ces choses, parce que pour les
comprendre il faut faire une démarche vers Dieu, car là les gens se
disent en majorité: "Si Dieu existe pourquoi ne se fait-il pas
voir ? Pourquoi ne vient-il pas vers nous ? Alors
nous croirions en
lui."
Mais voilà, il y à la liberté absolue qu'il nous a donnée et pourquoi
viendrait-il à nous, si nous ne voulons pas le voir ?
Certains disent en
parlant des malheurs qui nous touchent tous: "Ah! si Dieu existait ces
choses-là n'arriveraient pas," alors que la vérité c'est exactement le
contraire: "Ces choses-là n'arriveraient pas, si nous n'avions pas
abandonné Dieu."
La mort n'existerait plus, il
n'y aurait plus de maladies, il n'y aurait que la vie absolument
libérée.
Je veux continuer dans la prière
sans jamais juger. Qui
sait qui sera sauver et qui ne le sera pas ? nous
dit le Père.
Prier pour tous, mon voisin qui vient de mourrir ou Ben
Laden, je ne fais pas de différence.
Jean-Pierre B. du Centre
|
27oct11 122C62
Je ne crois pas qu'il n'y ait un rapport entre Dieu et la mort. Je vous
ai vous-même entendu nous expliquer qu'au temps de Jésus, les
Saduccéens qui occupaient la présidence du Sanhédrin de Jérusalem ne
croyaient pas à la survie de l'âme, mais ils croyaient en Dieu, alors
que les Pharisiens croyaient dans l'au-delà.
Je ne crois pas que vous vous mettez en valeur en consacrant une entrée
de blog à la mort, à laquelle, de plus, vous croyez parce qu'il y a une Force logique qui
nous relie à quelque chose d'immortel.
Je pense que votre tendance à vous intéresser à la question de la mort
ne vient pas des versets de La
Révélation d'Arès qui parlent de mortification pour les défunts
et de funérailles —
je ne fais pas la même interprétation que vous de ces versets, qui me
paraissent symboliques, [qu'il ne faut] pas prendre au mot —, mais elle
vient de votre formation familiale au spiritisme.
Vous nous avez raconté, au cours d'un entretien au Pèlerinage des
années 80, que dans votre famille on pratiquait le spiritisme dont vous
étiez un fervent. Vous êtes, m'a-t-on dit, un disciple d'Allan Kardec.
Je crois que cela vous a amené à interpréter les versets de la Veillée
33 qui parlent de la mort dans un sens objectif, alors qu'il ont un
sens affectif, symbolique. tout au plus.
Jean-Robert G.
|
Réponse
:
Je n'ai jamais dit que "dans ma famille on pratiquait le spiritisme".
Je crois que mon père ne savait même pas ce que c'était.
Je n'ai jamais entendu mon père, ni mes nombreux oncles et tantes, ni
personne de ma famille côté mère comme côté père, parler de spiritisme.
J'ai juste raconté qu'après la mort de mon père, 1942, ma mère qui
n'avait que 37 ans, accablée par le deuil, fut invitée à des "séances
spirites" par des vieilles dames du quartier — Celles qui, le visage
voilé de noir, abordaient ma mère dans la rue avec des airs sombres
d'affliction et de compassion, en murmurant: "Je suis veuve aussi" et
que pour cela j'appelais les "veuves aussi" —. Ces "veuves aussi"
faisaient "tourner les tables". Cela apporta , pendant un temps, une
certaine consolation à ma pauvre mère, mais elle comprit à la
longue que, si le phénomène métaphysique était patent (la table
basculait sur deux pieds et tapait, en effet), les "messages" venus de
mon père étaient plus que douteux, à moins que sa "désincarnation" fût
tombée dans la débilité totale.
N'ayant que 13 ans, j'étais obligé d'accompagner ma mère à ces
"séances" une fois par semaine, toujours le soir, mais, après les
premiers moments d'étonnement, je montrais une circonspection distante
et les vieilles dames demandaient à la table (avec des soupirs
désapprobateurs): "Y a-t-il un esprit résistant
parmi nous ?" à quoi le table répondait par un coup très fort
signifiant "oui absolument !"
Quand j'eus 14 ans, je n'accompagnais plus ma mère aux séances spirites
que pour qu'elle ne rentrât pas seule à la maison par les rues
noires — C'était l'Occupation, la guerre, le black-out total, tous les
éclairages publics éteints, toutes les fenêtres occultées. L'atmosphère
générale de cette triste époque ajoutait au sinistre de ces "séances de
table tournante."
Ma
mère rendait aux "veuves aussi" leurs invitations en
organisant des "séances" chez nous de temps en temps. Je faisais rôtir
des glands ou de l'orge (selon les approvisoinnements clandestins) dans
la poêle pour offrir à ces dames du "café" sucré au
sucre de houille (saccharine), quand on avait le bonheur d'en trouver.
Ces "séances de spiritisme" étaient donc aussi, à une époque de peur et
de restrictions proches de
la famine, un moment de distraction en des temps où il n'y avait plus
de distractions et où l'arbitraire et la mort rôdaient partout. Voilà à
quoi s'est résumée ma "pratique" du spiritisme.
Ma foi dans la survie ne vint pas de là. Elle me viendrait beaucoup
plus tard de la Parole.et
d'expériences sans rapport avec le spiritisme.
Je ne sais pas, d'ailleurs, s'il y a vraiment des personnes qui croient
à la vie après la mort par suite de pratiques spirites, dont la
niaiserie me plongea dans la consternation malgré mon jeune âge.
Plus tard, j'ai quelquefois médité sur ce spiritisme dans lequel, quand
tous les participants sont partants, sans le moindre "esprit
résistant" autour, tout est facile, innocent. Le côté reposant de la
chose est
que les spirites ne s'embarrassent guère de réflexions profondes et
encore moins théologiques, philosophiques ou scientifiques sur le
phénomène et les
"messages" qu'ils reçoivent, plats et simplets comme trois lignes sur
des cartes postales.
La nature d'irresponsabilité est claire de part et d'autre de la table,
côté spirites et côté "esprits" ; tout y nie ou
aplanit les
quelconques problème qui pourraient découler de rapports entre la vie
du défunt avant son décès et sa vie après. Il y a un "tout le
monde il est beau, tout le monde il est gentil" entre la vie avant et
la vie après le mort avec en
moins, dans ce dernier cas, la délivrance des soucis de la loi, des
impôts, des mauvaises langues, de la maladie, etc. Tout y était aussi,
dans mon jeune
temps en tout cas, bien catholique avec une postulation de l'homme vers
Dieu selon les règles strictes du catéchisme, parce que, bizarrement,
il n'y avait jamais d'esprits arabes musulmans, chinois taoistes,
papous fétichistes, soviétiques rationalistes, qui venaient dans la
table parler aux vivants par
coups sur le sol — On comptait les coups pour savoir de quelles lettres
de l'alphabet il s'agissait, ce qui rendait interminable l'épellation
du nom d'un décédé Français d'origine slave qui se serait identifié
comme
Vladislaw Zruswtyzwt s'écrivant 27-coups (z) + 18-coups (r) + 17-coups
(u) + 19-coups (s) etc. — S'il s'agissait d'un type qui
avouait
avoir été coureur de jupons, il battait sa coulpe par coups de pieds de
table, et se changeait d'un vulgaire cavaleur en une sorte de casanova,
noyé
dans l'éternité d'un ciel de carte postale avec des pétales de rose,
une essence romantique
d'amant éternel et les "veuves aussi" frémissaient autour de la table.
J'oublie
de dire que si on n'allumait pas une bougie pour remplacer
l'électricité — qui attire les moustiques, mais fait fuir
les esprits, eh oui ! — et ne brûlait pas une feuille de
papier
d'Arménie (à défaut d'encens introuvables en temps de guerre), la
"séance" était ratée et l'on pouvait tout juste espérer la visite de
"larves", nom donné par les "veuves aussi" aux esprits du plus bas
étage, ce qui n'est pas peu dire quand on sait que les esprits du haut
étage étaient d'une niaiserie à hébéter un crocodile.
Ce que je viens de dire n'est pas un extrait du "Livres des Esprits"
d'Allan Kardec, je le jure.
J'arrête,
je suis vraiment irrespectueux... Mais ce n'est pas que je ne les aime
pas, ces braves spirites qui ne font de mal à personne. Ils ne m'ont
pas convaincu, voilà tout.
|
31oct11 122C63
Le 29 septembre sur France 2 en deuxième partie de soirée il y a eu ce
reportage sur la guerre d’Afghanistan, des images tournées par deux
anciens soldats. L’un d’eux, au moment de la destruction d’un village
où seraient cachés des talibans dit « Tu sais qu’il y a des enfants,
mais ce n’est pas toi qui décides ». S’ils avaient été leurs fils,
leurs frères, ils les gardaient vivants vous pouvez m’en croire. Alors
je me dis que si j’avais été un afghan témoin de ces crimes, j’aurais
probablement choisi le camp de la rancune et de la riposte, je serai
peut-être devenu un terroriste. Mais j’ai choisi la pénitence, j’ai
choisi de renoncer à la vengeance sans fin et comme Gandhi si je n’ai
tué personne, je suis le frère de tous les assassins.
La guerre propre est assez sale et il y a toujours des « dommages
collatéraux ». C’est curieux ces mots – qui les inventent ? – pour vous
cacher les maux de la crue réalité, encore mieux que des mensonges
(guerre « propre » : youpi !, maintenant c’est un progrès puisque
toutes les guerres sont propres – enfin les nôtres pas celles de nos
ennemis, dommages « collatéraux » : pardon m’sieurs dames si je vous
écrase un peu les pieds, j’faisais que passer pour vous distribuer la
démocratie – vous savez cette petite pilule qui soigne tout, ya qu’à
nous regarder, etc.). Et derrière la vitre de protection de mon écran
de TV, la réalité est plus plate qu’une mauvaise série télé. La mort
aussi futile qu’un produit périmé, la vie avec sa date limite de vente
dépassée.
François Mitterrand a écrit : « Comment mourir ? Nous vivons dans un
monde que la question effraie et qui s’en détourne. Des civilisations,
avant nous, regardaient la mort en face. Elles dessinaient pour la
communauté et pour chacun le chemin du passage. Elles donnaient à
l’achèvement de la destinée sa richesse et son sens. Jamais peut-être
le rapport à la mort n’a été aussi pauvre qu’en ces temps de sécheresse
spirituelle où les hommes, pressés d’exister, paraissent éluder le
mystère. Ils ignorent qu’ils tarissent ainsi le goût de vivre d’une
source essentielle. »
Autre citation, de Milan Kundera : « Les motivations intérieures ne
représentent pas grand-chose dans le monde où les déterminations
extérieures s’emparent de plus en plus de l’homme. »
Deux pensées d’hommes qui ne sont pas croyants, mais qui nous disent la
même chose : Nous, Occidentaux qui nous inquiètent seulement de la
récession économique, sommes en grave récession spirituelle. Et alors
que je présentais la Révélation d’Arès à jeune femme égyptienne de
passage à Paris, intéressée, loin du cynisme ou des arrière-pensées de
nos gouvernants, j’ai eu le sentiment clair d’être dans le sens de
l’histoire.
Plus que jamais l’appel à la pénitence, et à la moisson de pénitents
est l’urgence.
Jielcé
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31oct11 122C64
à Foltz [122C1] :
Comment quelqu'un qui parle de "tir", de "grosse artillerie", de
"danger"... peut-il être crédible et faire la morale à autrui ? Où est
votre blog, ce que "vous" donnez aux gens, temps et énergie, où sont
les risques de raillerie que "vous" prenez ?
Qu'on soit d'accord ou pas avec ce qu'écrit [Frère] Michel — et qui
sommes-nous pour le juger ? — je trouve que quelqu'un qui
parle comme
vous le faites est quelqu'un de très "dangereux", d'intégriste.
Ensuite Dieu existe (ou plutôt "est") car je L'ai rencontré, je Le
rencontre d'ailleurs chaque fois que je pense à Lui: comme tout "Être"
qui n'a rien à perdre, Il donne tout, sa Présence en premier. Et croyez
bien qu'Il vomit les gens comme vous, les tièdes, les pharisiens.
à Michel [Michel Potay ou Michel du Pays de Bresse 122C59 ?],
Merci pour votre courage d'exprimer votre foi et foutez-vous bien de ce
que les gens projettent sur vous, c'est temps perdu et ça les concerne
(leur karma), pas vous !
Fini que nous soyons leur catharsis, ça ne
sert à rien de toute façon et une vie est précieuse et rare: pensez à
vous! Attention aussi à l'égotisme spirituel, à la sagesse ivre dont
parle mon évangile, celle qui nous fait croire qu'on peut changer les
esprits autres que le nôtre. C'est celui qui cherche qui révèle, ne
cherchons pas pour eux, ce serait ingérence.
Madeleine S.
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Réponse
:
Comme savent ceux qui me connaissent, mais vous ne me connaissez pas,
je ne crois pas au karma.
Je ne crois qu'à ce que m'enseigne La
Révélation d'Arès que je m'applique à répandre depuis
trente-sept ans.
Je crois que l'homme peut changer
sa vie (Rév d'Arès 30/11), donc son destin dans
cette vie, mais je ne crois pas qu'il puisse le changer de
réincarnation en réincarnation, croyance liée à la croyance dans le
karma. Celles-ci sont tournées en dérision bienveilante, mais dérision,
dans La Révélation
d'Arès (v/1-2).
Votre commentaire est de toute façon
sympathique et je vous en remercie. Vous ne serez pas justifiée si
croyez dans le karma, mais vous le serez plus facilement que moi, qui
ne suis qu'un pécheur, si vous êtes une personne de bonté dans
cette vie, ce que vous semblez bien être. Alléluia !
Il est vrai que le Pèlerins d'Arès comme le réincarnationniste ou la
karmaniste, que
vous êtes, ainsi que tant d'autres forment une catharsis pour beaucoup
dont ils contrarient les points de vue, qu'ils soient ceux de
rationalistes rigides comme Foltz ou d'un certain
nombre de religions.
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31oct11 122C65
Merci pour cette entrée, Frère Michel.
Ceux qui lisent La
Révélation
d'Arès n'en seront pas scandalisés, bien au contraire.
Je
voudrais préciser une chose à ceux qui ne jurent que par la
science. La science, c'est un enfer pavé de bonnes intentions
(rivalités de personnes, conflit de compétence, coups "fourrés",
putsch,
opacité, détournements en tous genres). Combien de fois des théories,
des procédés, des découvertes "scientifiques" ont été contestées voire
même invalidées ?
La science, eh bien oui, parlons-en ! La science n'est autre
qu'une
poursuite vaniteuse de
pouvoirs insipides et inodores, dénués d'humanité pour une grande
partie. Les vrais scientifiques sont des illuminés
que l'on n'écoute même pas, parce qu'ils n'ont pas les faveurs des
pouvoirs du moment. Savez vous que nous pourrions avoir accès
à une énergie illimitée universelle et gratuite ? Non, eh
bien,
voilà un sujet qui mérite quelques recherches curieuses.
Quelqu'un a-t-il entendu parlé de Tesla ?
Quant à l'homme — l'homme qui
descendrait du singe — eh bien, compte tenu de l'état avancé
de la maladie dont souffre cette société, j'émets quelques doute quant
à la logique de cette théorie, mais je ne doute pas que nous ferons un
de ces jours une autre découverte qui remettra en cause cette vielle
théorie scientifique poussiéreuse.
Je suis triste de voir tant de frères "morts vivants" errant dans les
rues à la recherche du dernier produit de consommation en vogue ou en
train de twitter sur le candidat sortant de la star académie
!
Ils sont nombreux les morts vivants. La Révélation d'Arès
est tout sauf une religion, mes chers frères, mais pour s'en rendre
compte, il faut commencer par la lire.
Brigitte et J.-L. du Sud-Est
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Réponse
:
Tesla ? Je connais un peu Nicolas Tesla, chercheur hongrois et
Prix
Nobel, si je ne me trompe. J'ai aussi entendu parler d'une voiture
électrique Tesla. Mais est-ce de cela dont vous parlez à propos d'une
"énergie illimitée universelle et gratuite" ?
Quoi qu'il en soit, il ne fait aucun doute que les découvertes en
avance sur l'économie de leur temps ont toujours eu des
difficultés à percer. La science n'est pas un bienfaiteur désintéressé
de l'espèce humaine.
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31oct11 122C66
[...] J'en profite pour mentionner que dans le commentaire
122C62 vous ne mentionnez pas que le lien entre Dieu et la
mort est sans équivoque par le verset du Livre :
[La
Révélation d'Arès dit, xLvi/4:] Ma Bouche
est la chambre du frère mort, la kitoneh, le frère mange sur
Ma Dent. Tout un rite de funérailles
qui est prescrit dans
ce chapitre.
(Un) Guy d'ïle de France
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Réponse
:
Sans nul doute, aucun homme, vivant ou mort, n'est sans lien avec son
Créateur.
Mais mon entrée 122 ne parle pas ici de cette réalité, mais de la
conscience que l'homme, vivant ou mort, a de cette réalité.
Ce que dit mon entrée 122, que me confirme une certaine expérience,
c'est que le défunt
n'a pas nécessairement conscience que Dieu existe au moment où il
passer de l'autre côté.
C'est la même chose pour une multitude d'homme vivants sur la terre:
Ils n'ont pas conscience et ils protestent même le contraire, qu'ils
sont image et
ressemblance de leur Créateur ainsi que le dit, avec
d'autres mots, le verset que vous citez et dont je vous remercie, mon
frère Guy.
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31oct11 122C67
Ce matin quand j'ai lu dans ma prière le chapître xLvi de La Révélation
d'Arès :
Tes frères à
bras (ou) à cinelle, beaucoup (sur qui l'on) ferme(ra) la
coute.
La coute
serre le rein (et) la main; dans le bras blanc (l'on) coud la
tête;
l'os rit
dans le(s) pli(s).
Dans la
nappe, le manteau du frère – le frère (qui) a le pied corné –,
(on) coud le pied.
Ma bouche
(est) la chambre (du frère mort, la) kitoneth;
le frère
mange sur Ma Dent.
je me suis demandée quelle importance pouvait avoir ces conseils que
nous donne le Père concernant les funérailles
de pénitents,
puisque c'est seulement de la pénitence
que dépend notre salut
et non
du fait que l’on nous revête ou non de la tunique
pour nous
porter en
terre ou nous mettre au feu ou nous jeter en mer
(33/28).
Comment frère Michel devons-nous lire ce chapitre
xLvi où transpire la gaieté et qui fait oublier le piège (xL/14) ?
Madeleine de Bretagne-Sud
|
Réponse
:
Vous trouvez vraiment que les versets dans lesquels le Père nous parle
de nos morts et de leurs funérailles
"transpirent de gaîté" et "font
oublier le piège" ?
Personnellement, je ne trouve à tout cela rien de sinistre, mais rien de gai non plus.
Ceci dit, il n'y a aucune obligation de funérailles comme
il n'y a aucune obligation de rien dans La Révélation d'Arès.
Vous pouvez comme des chats ou des chiens
morts emporter dans une brouette au fond du jardin ou à la lisière de
la décharge publique les défunts
de votre famille ou vos frères et sœurs morts
et
les enterrer là dans des trous vite
faits à la pelle et à la pioche. Vous pouvez aussi les brûler (après
les avoir découpés en morceaux ; c'est plus pratique pour les
enfourner dans votre chaudière ou votre poêle ou pour les transporter dans des valises
jusqu'à l'incinérateur des ordures). Pas de problème ! Ce
n'est pas interdit.
Si vous comprenez pourquoi ce que je viens de vous dire est affreux,
quoique non interdit par la Parole, vous comprenez pourquoi le Père a
quelque considération pour cette
chair qui a été le temple d'une pénitence
qui a ranimé en elle l'image
et ressemblance de son Créateur et qui ressuscitera au Jour du Très Haut,
sans oublier quelque considération pour le chagrin de ceux qui pleurent
des êtres aimés.
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XXxxxXX 122C68
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Réponse
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