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06 août 2007 (0065)
dieu
?
plafond chapelle sixtineAvec de telles représentations de Dieu (le barbu à droite), la religion ne pouvait que rester superstitieuse et générer l'athéisme.
De plus, ici (Chapelle Sixtine, Rome), on se demande si c'est Dieu qui crée Adam ou Adam qui crée Dieu.



En 1974, quelqu'un me parle par l'intermédiaire de Jésus (2/15). En 1977, quelqu'un — qui se présente comme le Retour (I/1), il s'agit donc du même — me parle sans intermédiaire cette fois. Il y aura 30 ans en octobre. Quelqu'un qui a généré toute la terre, toute vie, tout homme (4/10) et même l'univers (12/4) et que dire de sa paternité sur moi qu'il a réduit à rien (40/6) pour laver mon cœur (L/1)! Quelqu'un qui craint si peu qu'on le confonde avec un autre qu'il se désigne simplement par Moi ou Je (2/13, XXXVIII/3, etc.). C'est Dieu, oui... et non! Dès que des mots humains paraissent, le mot Dieu notamment, tout se brouille: Jésus fut fait un Dieu (2/13), mais n'est pas Dieu (32/2), et le flou s'accroît… C'est un Christ qui est Dieu né de Jésus, ce qui, pris au pied de la lettre, paraît dire que Dieu est né de l'imagination d'un homme nommé Jésus d'une femme nommée Marie (32/2). En fait, il s'agit d'autre chose, que l'intelligence d'homme, faible lumignon, ne peut plus comprendre (32/5).
Sages étaient donc les chrétiens antiques avec leur intuition que Jésus avait quelque chose à voir avec Dieu, mais qui se bornaient à cette intuition. Insensée fut donc l'église qui changea l'intuition, où nage la Vérité vivante, en dogme — trinité (23/7, XVIII/1, croix rédemptrice (XXXI/1) —, où la Vérité n'est plus qu'épave attendant son renflouage. Le renfloueur est arrivé, c'est La Révélation d'Arès. Si l'église, la plus belle récolte de Dieu (14/2-3) avant qu'il moissonne les Pèlerins d'Arès, entend l'Appel (4/4), elle ramènera lentement à la surface l'intuition, la foi d'Abraham, de Jésus, la foi dans le Bien (XXXIII/1) et dans sa servante, la beauté des propos et des actes (12/3). Nous croyons que le Créateur n'a pas vainement parlé à Arès et que la religion s'abandonnera, d'une façon ou d'autre autre, aux mille soleils du Souffle qui fondent (2/14) l'obscur langage du dogme en un langage d'intelligence (23/4), la Vie qui pour l'heure se cache encore sous le désert des mots (24/3-5). L'idée même de Dieu, aujourd'hui largement réfutée, est la première concernée par ce renflouage. En attendant, nous allons voir qu'il n'est pas toujours faux de dire que Dieu sort de l'imagination, mais que Dieu n'en est pas moins vrai.
Avant 1974 je croyais savoir ce qu'était et qui était Dieu. Depuis que j'ai reçu La Révélation d'Arès je ne sais plus. Je sais seulement, à travers ma faible jugeote spirituelle (32/5), certaines choses qu'il dit comme: La Vérité, c'est que le monde doit changer (28/7), et certaines choses qu'il fait comme trop aimer (12/7) l'homme et créer l'univers sans s'arrêter: Je cours (encore et tout en courant) Je fais mille nouveaux soleils (XXII/12), mais je le soupçonne d'être, de faire et de pouvoir nous donner beaucoup plus.
La Révélation d'Arès emploie souvent le mot Dieu avec le pomposo religieux ou un sotto voce sceptique, pour nous reprocher de dire "Dieu" à tort et à travers. On comprend que La Révélation d'Arès préfère le mot Père: Père de l'Univers, Toi seul est Saint (12/4). Dieu se désigne aussi par J'ai, Je suis (Rév d'Arès II/1)… ou bien c'est Je qui parle (XLVIII/3), qui correspondent exactement au Tu diras: Je suis m'envoie du Livre de L'Exode (3/14). "Où donc dans sa Parole, me demandent certains, J'ai-Je-suis donne-t-il la liste de ce qu'il a et de ce qu'il est, afin qu'on puisse plus sûrement l'identifier?" Je réponds: "Il n'y a pas de liste, parce que, possesseur et être absolu, le Père a et est absolument." Cette réponse, je le sais, sent l'argument plus que la lumière. Elle rappelle les arguments ontologiques ou téléologiques des théistes et déistes. Par exemple celui-ci, aussi creux que fameux: "Dieu existe parce qu'il est nécessaire," que j'estimais faux quand j'étais un communiste athée, puis vrai après que je fus devenu chrétien vers 1962, et que depuis 1974 je pense vrai et faux, Dieu étant pour moi nécessaire, puisque je l'ai vu (37/3), mais restant non nécessaire pour les très nombreux qui disent que j'ai eu la berlue.
À propos de communiste athée, mes enfants se souvenant que j'avais beaucoup affectionné René Char dans ma jeunesse m'ont offert, pour mes 78 ans, ses œuvres complètes (La Pléiade). J'y retrouverai sûrement, quand j'aurai le temps de relire Char, quelques protestations de son athéisme, que je partageais. J'en cite une de mémoire: Les hommes se sont cuisiné Dieu et l'ont garni — plutôt mal que bien, notait-il — de leurs phantasmes... Char fut quand même un très grand poète, une intelligence et une sensibilité de haute qualité, preuve qu'on peut être un homme de bien, quoiqu'on ne reconnaisse pas la Voix de Dieu (28/1-12).
Heidegger et Sartre, à l'existentialisme desquels La Révélation d'Arès ajoute et ajoute décisivement son propre existentialisme, étaient-ils athées? Oui, répond le prêtre, le pasteur, le rabbin, l'imam. Non, répond le Pèlerin d'Arès. Heidegger et Sartre réfutaient le Dieu de la religion, mais La Révélation d'Arès, qui n'est pas athée tant s'en faut, le réfute encore plus. Heidegger parlait d'une réalité ultime, mais atteignable: l'Être. Sartre, lui, s'il jugeait impossible l'idée religieuse de Dieu maître et providence de l'homme, parce que cette idée nie l'évidence du libre choix humain, n'aurait pas réfuté le Dieu qui confirme cette évidence en disant: Adam a choisi… (2/1-5). La Révélation d'Arès ne contredit pas non plus chez Sartre l'idée que l'essence ne peut pas avoir été créée avant l'existence — "L'Existence Précède l'Essence" —, parce que l'homme peut à tout moment "décider de son projet fondamental," qui pour les Pèlerins d'Arès est le salut personnel et celui du monde, et peut même "décider de son propre caractère," ce que s'efforcent de faire les Pèlerins d'Arès par la pénitence.
Hegel disait — dans sa "Petite Logique," je crois — que ce qui fait la finité des choses et des êtres, c'est que leur existence se distingue de leur notion, mais que, s'agissant de Dieu, la pensée et l'existence, la notion et l'être, sont inséparables. Je crois que Dieu se reconnaît à ça et se reconnaît à ça dans l'homme même. À défaut de preuve de Dieu, Hegel donna ce que je crois être la bonne façon de le repérer, sa juste image (Genèse 1/26-27), le Tout indivisible qu'est l'être et la pensée de Dieu, ce tout que le pénitent retrouve en retrouvant l'image de son Créateur. Dieu, finalement, est d'abord expérience.
Dieu est expérience pour moi, le témoin de La Révélation d'Arès, mais il l'a été, il l'est, il le sera, pour beaucoup d'autres de multiples façons, prodigieuses ou très discrètes. Seulement voilà, la plupart ont caché leur expérience (2/16-18) à un monde d'idées reçues psycho-socio-politiques où parler librement de Dieu passe pour aussi "irresponsable" et "insupportable" que de parler d'amour absolu ou de liberté absolue entre les hommes. C'est pourquoi La Révélation d'Arès rappelle en substance que ne pas prouver Dieu est sans importance, parce que le but, c'est le Bien. D'ailleurs, qui court après le Bien court après Dieu, même inconsciemment. Les Pèlerins d'Arès recherchent le Bien par la pénitence, mais en dehors d'eux une myriade d'hommes n'en ont cure et les croyants parmi eux ne réalisent même pas qu'ainsi ils font moins qu'ignorer tout de Dieu, ils vivent dans le vide — De là le besoin de théâtre religieux pour remplir ce vide et l'angoisse devant le vide de la mort —. Expliquer ou prouver Dieu n'apporte rien à l'homme qui ignore le Bien. Le petit reste de pénitents qui moissonnent d'autres pénitents ne peut mieux remplir sa mission qu'en testant chez les hommes leur intérêt pour le Bien. La conscience de Dieu viendra ensuite et la connaissance de Dieu plus tard encore.

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Commentaires :
06Aou07 65C1
Mes compliments!
Vous au moins vous n'avez pas peur de dire que Dieu n'est pas évident et que les rigolades des anti-Dieu ne sont pas si bétasses. Votre entrée 0065 est très courageuse. Elle montre que vous êtes un homme droit tout en étant un homme intelligent, c'est-à-dire que vous comprenez qu'un des obstacles devant votre mission est la réfutation de Dieu, tout à fait compréhensible quand elle est une critique du Dieu théologique religieux, un Dieu qu'aucun homme sensé ne peut accepter.
Bref, vous montrez que le Dieu dont le Cardinal Lustiger, l'ancien archevêque de Paris, mort hier ou avant-hier, défendait l'existence en allant jusqu'à exhorter les révoltés de Mai 68 à revenir à la foi traditionnelle, est un Dieu invraisemblable, celui de la Chapelle Sixtine, et que le monde ne reviendra pas au Bien à partir d'une idée pareille du Yawhé biblique. Lustiger avait raison de dire qu'il se sentait toujours juif, bien que converti au catholicisme, parce le Dieu de Rome continue le Yawhé des prêtres du temple de Jérusalem. On ne lui sacrifie plus des taureaux, mais on lui sacrifie la raison et c'est bien plus barbare encore.
Booz et Ruth

06Aou07 65C2
Dieu ? En effet, je crois que je ne pourrais pas l’écrire autrement. Dieu est pour moi un point d’interrogation. Je pense pourtant a ces quelques mots qui décriraient le quotidien auquel je crois et participe:
"N’oublie pas de rechercher chaque jour la liaison avec le Très-Haut. Bien qu’aucun être humain ne puisse L’atteindre, Il existe cependant de nombreux liens, des ponts et des rayons conduisant en Son voisinage. Tout chercheur de Dieu désigne ce qu’il a découvert d’un nom différent. Pourtant, c’est invariablement la même chose: C’est ce qui entraîne l’âme issue des hauteurs a nouveau vers les hauteurs" (Lao-Tseu).
Dans la Joie du Père,
Katia

Réponse :
Pourriez-vous me donner la référence de cette citation de Lao Tseu, que je ne connaissais pas? Merci d'avance.

07Aou07 65C3
Je suis en train de lire un petit livre d'Albert Jacquard qui s'intitule exactement comme votre entrée #0065, "Dieu?". L'auteur y décortique la première phrase du Credo "Symbole des Apôtres" de l'Eglise catholique (*) sous l'angle des connaissances scientifiques actuelles (Que signifie "Je crois"? Dieu peut-il être le Père de toute chose? etc). Je trouve ce livre intéressant, ouvert, non dogmatique, beaucoup plus riche que le simple examen mot à mot d'une phrase. Ce n'est pas du tout la démonstration magistrale et froide, que je craignais de trouver avant d'ouvrir le livre, que la foi est sans fondement et/ou que la science lui est supérieure.
Je n'ai pas terminé ma lecture, mais j'ai déjà remarqué plusieurs passages où Albert Jacquard est finalement d'accord avec ce que vous écrivez vers la fin de votre entrée #0065: "ne pas prouver Dieu est sans importance, parce que le but, c'est le Bien." et plus loin: "Expliquer ou prouver Dieu n'apporte rien à l'homme qui ignore le Bien.". Albert Jacquard, de son côté, pense qu'il importe peu de pouvoir prouver ou expliquer les événements de la vie de Jésus relatés dans les Evangiles, ce qui compte c'est le fond du message livré aux hommes, et la mise en œuvre de ce message, toujours aussi révolutionnaire de nos jours qu'à l'époque de Jésus.
Est-ce que vous savez si Albert Jacquard connaît La Révélation d'Arès?
En préface du livre il y a une citation de Saint Augustin que je trouve jolie: "Mais qu'est-ce que j'aime quand j'aime mon Dieu ? Ce n'est pas la beauté des corps, ni leur grâce périssable, ni l'éclat de la lumière si chère à mes yeux, ni les douces mélodies des cantilènes aux tons variés, ni l'odeur suave des parfums et des aromates, ni la manne, ni le miel, ni les membres faits pour les étreintes de la chair. Non ce n'est pas cela que j'aime quand j'aime mon Dieu. Et cependant il est une lumière, une voix, un parfum, une nourriture, une étreinte que j'aime quand j'aime mon Dieu, c'est la lumière, la voix, le parfum, l'étreinte de l'homme intérieur, que je porte en moi." (Les Confessions, Livre X, chapitre VI).
Caroline<

Réponse:
Vous me demandez: "Est-ce que vous savez si Albert Jacquard connaît La Révélation d'Arès?"
Je ne peux malheureusement pas vous répondre. Je sais qu'Albert Jacquard est un scientifique (généticien, je crois?) et un écrivain apprécié, mais je n'ai rien lu de lui ni n'ai eu de contact avec lui. S'il a lu La Révélation d'Arès, ce qui est bien possible, étant donné ce que vous en dites, l'un des nôtres lui a adressé ce livre ou Albert Jacquard l'a acheté en librairie.

07Aou07 65C4
[En réponse à la question que vous posez en 65C2] J’ai trouvé cette citation dans le livre “Lao-tseu, vie et œuvre du précurseur en Chine” au Editions Françaises du Graal, Paris.
En reprenant le livre, je constate que cette citation n’est pas faite pas Lao-Tseu, mais lui est adressée. Pourriez-vous corriger cette erreur?
Merci de votre vigilance.
Bonne fin de Pèlerinage dans la Joie du Père,
Katia

09Aou07 65C5
Je ne comprends pas pourquoi cette représentation de Dieu vous semble déviante. Ne sommes-nous pas faits à son image et ressemblance (Genèse 1/27)? Dans La Révélation d'Arès (Le Livre) Dieu parle de sa Main, de son Bras, de son Œil, de son Pied. L'image d'un Clou aurait -elle été mieux sans explication? Michel-Ange, relativement soumis à l'autorité de l'église, comme le jars (Rév d'Arès XXXVI/3), était quand mème guidé par la lumière d'une connaissance des proportions divines du corps humain qui lui permit une vitesse d'exécution surhumaine impossible sans une certaine transcendance.
Cela dit je croyais que ce tableau ne représentait que le contact avec le Divin. Pour la Création il aurait fallu mettre une grosse boulette d'argile dans Ses Mains car finalement n'a-t-il pas fait là une grosse boulette ? It's a joke!
Pierre C.

11Aou07 65C6
Le plus terrible, c'est que ceux qui connaissent le Message ne pourront pas dire: "Je ne savais pas."
Il ne s'agit pas de juger, ni de culpabiliser, (quoique...), mais de responsabiliser !
Bref de se rendre intelligent (Rév d'Arès 32/5)...
François lib.

11Aou07 65C7
Notre représentation de Dieu évolue au fil de notre évolution personnelle tout en restant souvent fort subjective.
La mienne est passée d'une foi culturelle catholique un peu mystique à la perception beaucoup plus floue de l'agnostique plaçant Dieu dans la catégorie "Question sans réponse possible." Puis les recherches dans diverses religions et livres sacrés m'ont conduit à renouer avec Dieu, mais dans une idée de Lui largement erronée même si j'en étais personnellement convaincu.
La Révélation d'Arès a fait le ménage de toute cette poussière accumulée, en particulier par ma prise de conscience de deux points majeurs:
l'Amour immense que le Père porte à l'homme: Nul ne pourra égaler Ma tristesse devant la perte de Mes enfants (Rév d'Arès 13/5),
sa capacité à être infiniment proche de nous. Plus près de nous que notre veine jugulaire, dit le Coran. Je suis si proche d'eux qu'ils peuvent ne pas Me voir, dit La Révélation d'Arès (1/11).
Le Père met en oeuvre ces attributs avec une immense délicatesse afin de garder intacte notre liberté de le rejeter ou de l'aimer.
Dorénavant, depuis La Révélation d'Arès, j'ai vraiment soif de servir le Père et totale confiance en lui en raison de ce que je viens de dire, mais je n'en sais pas beucoup plus sur Lui.
J'ajoute quelques précisions et développements sur les commentaires 65C3 et 65C2/4.
Oui, Albert Jacquard connait La Révélation d'Arès. J'ai pris contact avec lui à l'occasion de la sortie de son livre "Dieu?"
Après quelques échanges de courrier portant sur le contenu de son œuvre, j'ai parlé avec lui cinq minutes en face à face à l'occasion d'un forum public en librairie. Je lui ai parlé de diverses conceptions de Dieu avant d'introduire La Révélation d'Arès qu'il ne connaissait pas (selon lui, et je n'ai pas de raison d'en douter), et je lui ai proposé de lui envoyer le livre et de l'appeler après lecture, ce qu'il a accepté. Des propos que nous avons ensuite échangé au téléphone, j'ai retenu que la lecture du livre l'avait fortement contrarié (je crois me rappeller du terme de "répulsion"). C'est mieux que l'indifférence, mais je ne suis pas surpris qu'une personnalité de 78 ans en 2003 se rebelle face à cette Parole remettant totalement en cause la conception de Dieu qu'il s'est patiemment construite avec sa brillante intelligence intellectuelle. Je ne sais quelle influence la Parole aura sur cet homme. Généticien renommé, activement engagé dans l'humanitaire, habile dans l'édition de petits lives à succès, courtisé par les medias, c'est un homme remarquable qui dispose d'une audience, mais il est rare que de tels hommes apportent à la mission un soutien public. On peut au mieux en espérer une certaine bienveillance.
J'étais très sceptique sur l'authenticité du propos attribué à Lao Tseu en 65C2, rectifé en 65C4.
Nous savons qu'il faut toujours se méfier des propos et écrits attribués à un auteur de renom (à l'exemple de l'évangile et de l'apocalypse attribués à un apôtre Jean qui aurait été au pied de la croix et aurait pris Marie mère de Jésus sous sa protection).
Ces parrainages indus sont également fréquents dans les traditions religieuses asiatiques, mais le contexte est très différent suivant les hommes concernés. Prenons l'exemple, parmi les plus fameux, de Bouddha, Confucius, Lao Tseu et Krishna.
Bouddha est un personnage historique, il a passé cinquante ans de sa vie à enseigner à des hommes souvent très érudits, et une volumineuse littérature lui est attribuée autour des sutras, ses discours. En se plongeant dans la lecture des principaux sutras de diverses traditions, on peut discerner assez rapidement une pensée personnelle très cohérente, exprimée pour diriger ses contemporains vers l'action juste, et gardant un noble silence sur certains sujets. Il n'est alors pas très difficile, pour ceux qui veulent s'en donner la peine, d'identifier et d'écarter ce qui est étranger à sa pensée et son enseignement et provient du bruit des nombreuses traditions bouddhistes, ajouté en croyant bien faire ou en voulant profiter de sa notoriété.
Confucius est également un personnage historique, conseiller fort peu écouté de son vivant contrairement à Bouddha, porté vers la renommée par son disciple Mencius et surtout par le soutien officiel ultérieur de l'empereur chinois qui a vu dans sa conception de l'ordre comme valeur morale un atout pour maintenir son pouvoir et un rempart contre le taoïsme populaire, beaucoup plus difficile à maîtriser. La doctrine qui lui est attribuée est simple et cohérente, elle ressort du domaine de la morale ou de la philosophie sociale plus que de la religion ou de la spiritualité, même si l'on parle du confucianisme comme une religion — À mes yeux, le communisme se rapprocherait davantage d'une religion.
Par contre Lao Tseu, pour en venir à lui, est un personnage d'une historicité hypothétique (né vers 600 ou 520 av. J.C., on ne sait pas trop), décrit comme le fondateur du taoïsme, mais le taoïsme lui même est une mouvance d'une grande complexité, typiquement chinoise, où se mèlent des propos mystiques éthérés et des superstitions populaires très terre à terre et antérieures au taoïsme. Les écrits n'ont pas une grande importance dans la pratique du tao qui est devenue parfois indiscernable avec des temples qui servent à la fois aux confucianistes, aux bouddhistes et aux taoïstes. La nature de cette religion et son ancienneté facilitent les initiatives de ceux qui souhaitent pour une raison ou une autre relier leurs propos et idées à cette tradition (de plus l'identité de l'éditeur mentionné ne peut qu'inciter à la prudence).
Enfin Krishna est souvent considéré en Inde comme un personnage historique dont les haut faits sont relatés entre autres dans la Bagavad Gita, sa date et son lieu de naissance sont fêtés en Inde, mais son historicité est au moins aussi douteuse que celle de Lao Tseu. Les écrits considérés comme sacrés en Inde, attribués à Krisna ou à d'autres, peuvent remplir une bibliothèque volumineuse et leur lecture est difficile pour un esprit occidental. La frontière entre d'éventuelles parties révélées dont la proximité avec certains écrits bibliques est manifeste et les interminables écrits d'hommes est souvent difficile à discerner.
Face à cela, l'ensemble constitué par la Bible, le Coran et La Révélation d'Arès, même comportant encore des écrits d'hommes, est un corpus cohérent et clair, relié à une histoire et à des faits assez précis, à des peuples et à des hommes dont on peut reconstituer le contexte de mieux en mieux grâce à de nombreuses études de diverses disciplines scientifiques.
Cette grande différence dans la base textuelle et l'historicité entre l'Asie continentale et notre champ de mission est probablement une des raisons de donner un champ géographique limité à notre travail.
Antoine B.

11Aou07 65C8
En réponse à Caroline [commentaire 65C3]:
J'ai posé cette question directement à Albert Jacquard, quand il est venu présenter son dernier livre dans une FNAC de notre ville: "Connaissez vous La Révélation d'Arès?" Sa réponse a été: "Oui je l'ai parcourue, mais ça me semble une affabulation."
Au cour de l'échange avec le public, je suis intervenu en évoquant la nature spirituelle de l'homme, et dans sa réponse il m'a dit ne jamais utiliser le mot "spirituel" et s'en méfier.
Mon impression générale, c'est que j'avais face à moi un réel humaniste faisant un constat juste de l'état de notre humanité mais incapable de considérer la nature divine de l'homme. Si le Père n'était pas revenu à Arès pour nous rappeler notre capacité de transcendance, je serai reparti désespéré, les bras ballants.
Rémy O.

11Aou07 65C9
Léo Férré, grand artiste, musicien, poëte et chanteur, n'était pas du tout athée comme on le laissait croire mais il était rebelle à l'image d'un "Dieu enseigné dans son collège en Italie."
Ce Dieu mythifié par l'église, un Dieu démiurge à l'exact opposé du Dieu-Père accueillant, compréhensif et ouvert. Ce Dieu là peut nous parler, il nous habite, il est confraternel, il est compagnon de route.
"Ce Dieu là, je sais qu'il n'était pas étranger à Léo Ferré et qu'il ne le reniait pas," disait de lui son ami de toujours le Père Lambert.
Léo cherchait à construire une société plus juste et plus harmonieuse.
"Pélerin infatigable, porté par sa lucidité, sa générosité et sa révolte," écrira son ami."L'absolu était à sa mesure
pour aller plus profondément au cœur de soi, des autres et du monde.
Léo Ferré était l'ami des jeunes. Il souffrait de l'ordre établi et le dénonçait ouvertement ou répondait par un cri:
"Qu'un homme debout ne se couche que pour mourir!"
Mamy Nico de montparno.

12Aou07 65C10
Les humanistes du Mouvement Humaniste sont existentialistes et parlent de spiritualité et de transcendance.
Pour cette raison certains humanistes ont quitté le mouvement car ne croyant pas à cela. Mais ils ne veulent pas mettre Dieu en avant à cause de toutes les choses négatives commises, perpétrées au Nom de Dieu, encore aujourd'hui. Chacun a sa religion, sa façon de croire en Dieu ou de ne pas croire du tout. Les différentes façons de croire ou de pas croire du tout sont respectées. L'essentiel est de croire aux possibilités qu'a l'humain en lui et mettre en avant des belles valeurs comme le non-jugement, le pardon, la réconciliation, etc...
Maryse


12Aou07 65C11
L'intellect développe ces plus beaux arguments pour tenter de donner un semblant d'explication sur la nature réelle de Dieu.
Ce faisant, il n'y parviendra jamais, Dieu étant d'une autre nature de l'homme, et même notre nature spirituelle ne peut que ressentir Sa Véritable Essence (qui souffle dans le cœur de l'homme).
Si nous n'utilisons que notre intellect, jamais nous ne pourrons ressentir Dieu.
Nous ne pouvons connaitre Dieu qu'a travers Sa Volonté et Ses Œuvres, j'entends par là, par la création tout entière.
Conçernant Sa Volonté, La Révélation d'Arès et tous les autres Messages issus du Divin délivrés par tous les prophètes et tous les Messagers avant elle, ce dont nous pouvons être sûr, c'est que le monde tel qu'il est devenu ne se conforme pas au plan de Dieu initial, qui aurait du être la création par les hommes d'une sorte de paradis sur terre, ou tout du moins d'une image de ce paradis..
La Révélation d'Arès insiste sur le fait que la Vérité (la raison ou le Fond du Message Divin) est que le monde doit changer (28/7).
La religion chrétienne, par ses dogmes, ses fausses interprétations a rendu ce nécessaire changement de plus en plus difficile pour les hommes et les femmes de nos générations.
Mais il faut interpréter l'aire de désignation de La Révélation d'Arès non comme une aire purement géographique, mais avant tout comme une aire d'influence de la religion catholique, qui est plus coupable que les autres religions d'avoir bradé le spirituel en contre-partie d'une influence politique et finançière de plus en plus importante.
Elle s'est enivrée de sa propre puissance et de ses pouvoirs pour finir par perdre de vue sa véritable essence qui est de relier l'homme à Dieu au sens littéral du terme.
Le Dieu qu'elle s'est inventée est plutôt une sorte de "surhomme" aux attributs fantasmagoriques, qui plus est, sans plus aucune prise avec le bon sens et la "science." De là peut-être les réticences justifiées d'Albert Jacquard à tout ce qui touche à la religion. Le problème étant que, comme beaucoup d'hommes, il confond probablement religion et siprituel.
La science, qui peut être une forme de connaissance de Dieu à travers Ses Œuvres, est un bienfait quand elle se borne à expliquer le comment des choses, mais qui s'égare en voulant expliquer le pourquoi des choses....
La porte est alors ouverte à tous les fanatiques et les intégristes de tout poil qui ne font que servir leur faux Dieu (souvent avec les armes), inventé simplement pour flatter leur orgueil de s'imaginer Dieu eux-mêmes.
Dieu n'est pas l'homme en mieux. Et l'homme n'est pas un petit Dieu, bien qu'en tant qu'être spirituel, il est issu de Lui.
Comme le souligne le Coran, il n'y a, il n'y aura et il n'y a eu toujours qu'un Dieu Unique (ou Créateur ou Père, si l'on préfère) depuis le commencement des choses.
Cela ne changera jamais.
Olivier G.


Réponse:
Le temps me manque malheureusement pour apporter une réponse à ce que je considère comme certaines inexactitudes de votre commentaire, mais dans son ensemble la foi qui l'a inspiré est certainement grande et je m'en réjouis.
J'ajoute que le Coran a été précédé de beaucoup par la Bible pour "souligner qu'il n'y a toujours qu'un Dieu Unique," et c'est cette magnifique prière que nous prononçons chaque jour de notre vie et tout particulièrement pendant le Pèlerinage: Chéma Ishraël!: Écoute Israêl, l'Éternel est notre Dieu, l'Éternel est UN... (Deutéronome 6/4-9)

15Aou07 65C12
Je rentre juste du pèlerinage à Arès et je découvre cette entrée #0065.
Quelle justesse de pensée !
Je ressens cette universalité, cette ouverture d’esprit qui est l’apanage de l’âme libre. Je repense à cette Parole du Livre: Tu vas haut bonne pensée. Le Bien est dans le creux de ta langue (Rév d'Arès XXXVIII/2-3).
Je participe de temps à autre à des cafés philo, dans lesquels je m’efforce de redonner aux hommes une autre idée de Dieu. Les athées quand ils disent ne pas croire en Dieu, en fait ils nient seulement l’idée qu’ils se font de dieu qui correspond souvent à l’idée que les religions ont donné de Lui.
Concernant A. Jacquard, je l’écoute régulièrement sur France culture à 18h, et cela ne m’étonne pas du tout que La Révélation d’Arès le rebute. C’est un rationaliste pur, il veut analyser la vie comme il analyse la structure de la matière, il applique à la vie un modèle scientifique rationnaliste. Je ne dis pas que par moment il ne dit pas des choses justes et remet en questions des idées reçues, mais la vie spirituelle ne se découpe pas sur l’étal comme une pelure d’oignon qu’on étudie au microscope. La vie est plus riche que le seul élément rationnaliste, qui n’est qu’une part de ses attributs.
L’homme utilise dieu comme cela l’arrange pour servir ses intérêts ou justifier ses guerres.
Il est complètement logique que, suite à cela, beaucoup d’hommes aient perdu la foi, et, comme dit La Révélation d’Arès, soient scandalisés.
La Révélation d’Arès
a quelque chose d’extraordinaire que l’on ne trouve même pas dans la Bible ou le Coran, ni d’ailleurs à ma connaissance dans aucun livre sacré sur terre, elle contient la Parole pure du Créateur de l’Univers. (Quand on la lit on est sûr que c’est la Parole pure du Créateur, sans aucune altération, alors que la Bible comme le Coran même s’ils contiennent le Fond de la Parole de Dieu, ont subit des rajouts d’hommes plus ou moins volontaires.) Le Père aimant dont on ne sait presque rien, seulement quelques attributs, hors du temps, infini dans l’espace, Créateur permanent, qui a mis en tout homme la possibilité de Lui ressembler, de revenir à Son Image et Ressemblance. N’est-ce pas cela qui est  vraiment prodigieux?!
Au début quand j’ai lu cette Parole, moi aussi je la trouvais compliquée, je me creusais la tête pour la comprendre, intellectuellement avec ma logique bien cartésienne. Jusqu’au jour où devant mon insistance, le Père a fait passer Son Souffle qui rafraîchit les intelligences (Rév d'Arès 10/12).
Aujourd'hui, quand des hommes me disent que cette Parole est compliquée, je leur réponds que ce n’est pas cette Parole qui est compliquée mais c’est nous qui le sommes. Car nous voulons l’appréhender avec notre mental, notre intellect au lieu de laisser passer la Vie.
Car si la tête est faible, remplie d’orgueil, le cœur est empli de son Dieu (Rév d'Arès 4/11).
Ce qui est assez paradoxal chez beaucoup de scientifiques, c’est qu’ils passent un temps infini pour étudier un petit insecte insignifiant ou une plante rare quelconque et quand on leur propose la Parole du Créateur de l’Univers, ils la survolent très vite et vous répondent qu’ils n’y comprennent rien, que c’est compliqué. J’invite tous mes frères scientifiques à se poser cette question simple en faisant abstraction de leurs préjugés s’ils en ont: Est-ce le Créateur de l’univers Qui parle (1/9) dans ce livre de La Révélation d'Arès. Et je suis sûr que, s’ils cherchent honnêtement, ils trouveront la perle enfouie dont parlait Jésus dans les évangiles palestiniens.
Denis K.


16Aou07 65C13
"Je sais seulement, à travers ma faible jugeote spirituelle (32/5), certaines choses qu'il dit comme: La Vérité, c'est que le monde doit changer (28/7), et certaines choses qu'il fait comme trop aimer l'homme (12/7) et créer l'univers sans s'arrêter: Je cours (encore et tout en courant) Je fais mille nouveaux soleils (XXII/12), mais je le soupçonne d'être, de faire et de pouvoir nous donner beaucoup plus."
Merci pour tous vos nouveaux sujets, et le dernier sur l'étendue de la Maison Royal (Rév. d'Arès 2/13) écrits cet été et qui raisonne en moi.
Je reviens d'Arès où Dieu vous a parlé, et m'y suis inclinée comme beaucoup d'autres. Sur ces lieux une belle expérience humaine, grâce à vous!
Et déjà devant tant de Grandeur, Celle qui nous réunit là, tous, quelque soit notre origine culturelle, religieuse, spirituelle... Que pouvons-nous espérer de plus grand?
Car pouvoir réactiver cet élan de liberté absolue en nous, qui que nous soyons, pour que nous puissions nous dépasser hors des murs qui divisent les hommes et nous divisent en nous même, est en soi une véritable Œuvre pour planter la paix durablement dans notre monde. N'y a-t-il pas là la Vie du cœur éternel de l'homme, reconnu vivant dans sa divinité, dans son image et ressemblance avec le Père?
Je ressens aussi une envergure immense dans cette Parole et dans mon cœur qui s'en nourrit, la force de la foi, de l'espèrance de la vie spirituelle qui peut tout mais qui souffre de voir l'héritage de l'ignorance le plus souvent, qui nous fait rester là, assis, en attente. Du coup nous sommes totalement inexpérimentés de la vie spirituelle dans des corps qui souffrent terriblement, et qui en ont pourtant tellement besoin!
Le Jour du Père de l'Univers dépend de nous et son étendue est vraiment immense! 
En effet, comme l'éclair en jaillissant brille d'un bout à l'autre de l'horizon, ainsi sera le Fils de l'homme lors de son Jour (Luc-17/24).
C'est dire si la portée de nos actes à l'échelle de l'absolu est tant attendue par le Créateur!
Véra Rès


16Aou07 65C14
Albert Jacquard a publié un livre dont le titre est justement "Dieu?" et je me demande pourquoi vous avez copié ce titre. Est-ce pour lui damer le pion? Il peut vous poursuivre pour plagiat.
Oscar

Réponse:
J'ignorais complètement qu'existait un livre de titre "Dieu?" écrit par Albert Jacquard. L'aurais-je su, je n'aurais pas renoncé à ce titre pour ma modeste entrée de blog #0065. Je pense que la question "Dieu?" a dû être posée par des milliers, voire même des millions, de gens depuis très longtemps en privé ou en public. Dans ce cas, Albert Jacquard lui-même devait être poursuivi pour les avoir tous plagiés depuis Socrate. Ça fait beaucoup de procès en perspective!
Je ne crois pas qu'un seul homme puisse s'approprier des droits sur une question aussi fondamentale et légitime.
Au temps de ma jeunesse un auteur d'ouvrages de vulgarisation scientifique très connu, et dont le nom ne me revient pas sur l'instant, avait écrit une série d'ouvrages dont les titres étaient: "D'où venons-nous?", "Où allons-nous?", etc. Je ne sais plus qui eut l'idée saugrenue de lui faire un procès pour s'être servi de titres qui avaient déjà été utilisés. Je me souviens, par contre, que la justice avait débouté le plaignant en soulignant que des questions aussi essentielles et légitimes que "D'où venons-nous?" et "Où allons-nous?" étaient une propriété universelle de l'humanité. Même chose pour "Dieu?"

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