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18 mai 2012 (0129)
pèlerinage à la vie spirituelle
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La vie spirituelle,
contrairement à la vie de religion ou de
secte, n'engage à rien d'autre qu'à chercher le Père
et son Bien en fond
de soi. De ce fait, l'idée de vie spirituelle paraît indistincte à la
société
actuelle, qui n'aime pas l'indistinction. Ceci explique qu'on parle de
nous, à
tort, comme une religion ou comme une secte.
La vie spirituelle, c'est ce qu'on vient chercher à Arès.
Beaucoup de différences, pourvu qu'elles soient dans la nature du Bien, disparaissent dans la vie
spirituelle, de sorte qu'un Pèlerin d'Arès, dont la vie est
spirituelle, peut-il
lire sans s'en trouver gêné la Bible, le Coran, le Veda, d'autres
livres aussi,
et considérer La Révélation d'Arès
comme l'expression de ce qu'ils ont tous de vrai.
De toute façon, ce
n'est pas
dans les textes qu'on trouve le salut mais dans la vie orientée vers le
Bien, la vie spirituelle.
La société voit les différences, mais le Pèlerin d'Arès ne les voit
pas. Ce
laminage par l'esprit des différentes formes de la Parole est très
difficile à faire
comprendre au public ; nos missionnaires le savent bien. Nous
semblons
incolores, voire inexistants, parce que nous n'avons rien d'extérieur
qui soit
spectaculaire, voire visible ou distinct, et quand on nous
demande :
"Mais qu'êtes-vous ? Que faites-vous ?" nous
répondons :
"Des hommes et femmes avec une vie spirituelle intérieure intense. Tout
se
passe en chacun de nous et nous appelons cela la pénitence.
Ce qui nous rassemble, c'est la fusion de nos vies
spirituelles.
Il n'y a qu'une exception et c'est le
Pèlerinage
d'Arès où l'on trouve quelque chose de visible et distinct : Le lieu où
apparut le Saint, la tunique et les
pieds nus du
pèlerin, sa prière ou sa méditation."
Pour moi le Pèlerinage est très important, parce que j'y revis ce que
je vécus face
à Jésus en 1974 et à la Voix du
Père
en 1977. Pour moi un moment sacré d'extrêmes délicatesse et tendresse.
Je pense
que, sans avoir été comme moi les témoins de Jésus et du Père, c'est la
même
chose pour les autres pèlerins, parce qu'ils sont mes propres témoins.
Je dirais que le Pèlerinage est par excellence la course à la Vie (Rév d'Arès 24/3-5). Quand on me
dit : "Comment faites-vous pour être à 83 ans en aussi bonne
forme ?" j'ai plusieurs réponses, mais parmi elles
celle-ci :
"Je fais le Pèlerinage."
Le Pèlerinage d'Arès est à part. Il abolit tout ce qu'instrumentalisent
les
religions dans leurs pèlerinages nombreux sur terre. La religion rend
loup,
loup au milieu de sa meute. Le Pèlerinage d'Arès rend homme, homme du
monde
entier, ce monde que le Pèlerin d'Arès sait qu'il doit changer
en société d'amour, de pardon, de
paix, d'intelligence et de
liberté absolue.
La vie spirituelle, la pénitence,
le Pèlerinage
ne sont pas des actes accomplis à
côté de la vie courante. Ils sont la vie courante pour un Pèlerin
d'Arès. La
vie spirituelle n'est pas comme la religion quelque chose ressortissant
de la
pensée. C'est la vie tout court.
Le Pèlerinage contribue à donner la vie spirituelle et, une fois cette
vie acquise,
à la renforcer sans cesse.
L'été à Arès en France (33740, Gironde),
46 avenue de la Libération,
du 21 juin au 4 juillet,
du 12 au 25 juillet
et du 2 au 15 août.
La Maison de la Ste-Parole (où se manifesta le Créateur en 1977) est
ouverte
lundi, mardi, mercredi et
jeudi de 18h à 21h
vendredi de 08h30 à 11h30,
samedi, dimanche ainsi que les 14 juillet et 15 août (sauf s'ils
tombent
un vendredi) de 17h30 à 21h,
Chaque pèlerin prie et/ou médite librement sans déranger les autres.
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19
avril 2012 (0128) Mouvement
et logos
| Héraclite
La
foi
que La Révélation d'Arès réveille
repose sur deux faits :
Un fait établi : Le mal (23/1, 39/3)
ou
la bête (22/14), rejeton de
l'humanité (globalisée sous le nom d'Adam,
2/1-5), rencontre de moins en moins d'obstacle et passe même
pour une
norme avec
ses normativistes (princes du culte
religieux, du culte politique, du culte
économique, 2/9-17,
4/9, etc., roi blanc et roi noir, xxxvi/14,
etc.),
Un fait à établir: Le Bien, enfant
de
Dieu, qui reviendra dans l'humanité par une seule action : la pénitence.
Autrement dit, l'humanité ne
peut échapper au péché des péchés (38/2),
qui est régression définitive à l'animalité d'avant
Adame (vii/1), que par la pénitence,
laquelle peut la ramener au Jour
(31/8)
où le jardin d'Éden
refleurira et
la mort elle-même sera vaincue.
La
Révélation d'Arès, comme
toute
l'Écriture correctement lue, va à l'encontre de la mentalité
rationaliste, politique
et même religieuse
qui, quelle qu'elle
soit, se fixe dans des dogmes, mais l'énorme force de La
Révélation d'Arès est de ne pas être sans rapport avec la
philosophie, qui est recherche continuelle, donc mouvement non
seulement de
l'esprit, mais aussi de la vie. Je n'ai jamais cessé de
souligner
l'existentialisme
de La Révélation d'Arès. Mais un
existentialisme pour quelle existence ? Pour celle dont
l'apothéose
lointaine sera le Jour, certes très
lointain,
mais qui dès aujourd'hui se construit, évolue, est donc mouvement vers
ce Jour-là, mais mouvement qui a un
résultat
immédiat : le Salut.
Le fait établi : le Mal,
notre invention humaine, perdra le monde par stagnation et fixité.
Le fait à rétablir : le Bien,
est mobilité, changement ou
mouvement
pour échapper au Mal ; ce
mouvement de pénitence produit déjà
à
lui seul le salut.
Justin
Le mouvement doit naître. Il faut
faire le
chemin ou sentier du fait établi au
fait à
rétablir, de l'humain à l'image et
ressemblance de son Créateur (Genèse
1/26-27).
Le moteur de ce mouvement du Mal au
Bien est la pénitence
mais le lien de l'un à l'autre peut s'appeler Logos.
Héraclite, qui vécut voilà vingt-six siècles, passe pour athée, alors
qu'il
n'était simplement pas religieux comme nous Pèlerins d'Arès ne sommes
pas
religieux. Il voyait le Créateur comme le montre le
Livre : Je cours encore
et je fais mille nouveaux soleils (Rév d'Arès xxii/12), toujours
en
mouvement. Héraclite utilisa le mot grec logos — intraduisible parce
qu'il a
trois sens : "parole", "discours" et
"raison" — pour écrire sans ponctuation : "Le logos
\ ce qui
est toujours \ les
hommes sont incapables de le comprendre." Pour Héraclite le
monde normal devait être sans
cesse en mouvement, en état permanent de flux ou de devenir, et nous
comprenons
aujourd'hui que c'est ce mouvement que veut redonner à l'homme La
Révélation d'Arès pour le décoller
des fixités religieuses, politiques, sociales et de leurs dogmes, et le
relancer,
par la pénitence, vers une autre
vie,
créatrice, sans quoi il ne retrouvera pas l'Éden initial.
C'est dans le triple sens de logos : "parole",
"discours" et "raison", qu'il faut lire le fameux prologue de
Jean, dont l'évangile n'est pas une Parole
de Dieu (Rév d'Arès 16/12), mais
est
déjà un développement philosophique : "Au début était le Logos
et le
Logos était avec Dieu et le Logos était Dieu…" La Parole
substantielle de Dieu était conçue comme sa Raison créant le monde et
marquant la pensée humaine.
Dès le 2ème siècle, les écrivains chrétiens
appelés apologistes,
parce qu'ils s'efforçaient de présenter la foi chrétienne d'une façon
acceptable pour la pensée gréco-romaine, ont utilisé le terme Logos
pour faire
comprendre aux païens qu'ils avaient eu une part du Logos, exprimé par
leurs
grands philosophes, mais que Jésus leur apportait la part manquante.
Notamment
Justin, philosophe et martyr chrétien écrivit : "Ceux qui
avant que
ne vint Jésus vécurent une Vie
accompagnée de raison (logos) sont déjà des chrétiens, eussent-ils
passé pour
athées, comme Socrate, Héraclite et d'autres." Ici une parenthèse pour
rappeler que Justin mourut
fouetté à
mort par les païens en leur disant que la violence détruisait la raison
d'être
même de leur foi, car la vraie foi ne peut être que recherche de la Vérité
(28/7) comme chemin de Salut, tandis que
le mensonge :
la
religion, la politique, la loi, ne peuvent exister que par la violence.
Voilà pourquoi la pénitence
dont
parle La Révélation d'Arès n'est
pas
remords, pas expiation ou retour sur soi, mais au contraire mouvement
en avant
dans la joie et la
fête (Rév d'Arès 30/11) pour retrouver
l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence et la liberté spirituelles,
qui
sont des dynamiques, jamais des états fixes ou rétrogrades.
Voilà pourquoi la pénitence est
fruit
du Logos, fruit de la Raison contre le péché
qui est l'ignorance même de cette Raison.
Une évolution importante est à noter entre ce que les moines de
l'antiquité
chrétienne appelèrent philosophia et ce que La
Révélation d'Arès, quoiqu'elle n'utilise pas ce mot, inspire
à son lecteur
comme philosophie. "Je meurs chaque jour," pensaient les
premiers
chrétiens et de nos jours nous pensons : "Je revis chaque
jour." Il
s'est toujours agi, depuis Platon, de dépasser le monde pratique et de
retrouver
la vie spirituelle, mais seul le christianisme a pu, au début, faire
adopter ce
mode de vie à des masses populaires. C'est pour cette raison que
Nietzsche
disait "Le christianisme n'est qu'un platonisme pour le peuple."
("Par delà le bien et le mal"). Autrement dit, à l'irruption du
Royaume, c.-à-d. de la vie spirituelle, dans la prédication de Jésus
s'ajoute
dans La Révélation d'Arès l'idéal
de
notre association avec le Créateur par la pénitence.
La vie de foi est la vie de l'âme,
née
de pénitence et immortelle après la mort.
Il ne s'agit pas de fuir la vie terrestre, mais d'allier l'âme
à la chair et à
l'esprit avec pour trait d'union entre
elles le Logos pour faire de l'ensemble une réalité intelligible et
transcendante.
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19
mars 2012 (0127) où
en sommes-nous ?
| difficiles
rocailleux sentiers vers les Hauteurs
Beaucoup
croient dans La Révélation d'Arès
déjà,
mais en font une affaire personnelle. Ils reconnaissent en leur for
intérieur l'origine
divine de cette Parole, du moins sa haute valeur logique, mais y
puisent souvent
plus d'optimisme que de foi, cette sorte de confiance indéterminée
qu'on puise
au ciel bleu par beau temps. Pour les uns La
Révélation d'Arès est céleste, pour d'autres seulement vitale
ou roborative, le
simple adjuvant d'autres idéologies.
Certains d'entre eux, cependant, ne se dissimulent pas le fait que,
dans La Révélation d'Arès, croire (1/5-7,
33/3, 12/6, 32/1, 38/7,
xiii/12) ne va pas sans changer sa vie (6/1,
30/11, 28/7), voire même que changer
sa vie en bien sauve du
mal si croire est impossible. De-ci
de-là ils se
montrent pénitents (16/4, 28/25, 30/10,
etc.). Quand ça ne les gêne pas trop, ils pensent à aimer,
à pardonner, à faire la
paix et parfois même à
se montrer
spirituellement intelligents (32/5)
et libres (10/10) de préjugés.
Quelques uns apportent leur soutien au frère
aîné (16/1).
Mais les autres, le petit reste que
je
travaille à rassembler (24/1) autour
de moi, les pénitents et moissonneurs,
que j'appelle Pèlerins
d'Arès ?
Tant de questions se posent aux Pèlerins d'Arès :
Comme les constantes questions de la vraie
piété, de la pénitence, de la moisson,
de l'assemblée,
etc.
Comme la déculturation, que j'ai soulevée dans l'entrée 126.
Comme la question inépuisée, sur laquelle je reviens plus
loin : "Qu'est-ce qui
distingue un Pèlerin
d'Arès du reste des croyants ?" Question dont quiconque change
sa vie et travaille à moissonner des
humains qui changeront
leur vie, cherche sans cesse
a affiner la réponse.
Comme la société…
Vers quel type de société orienter nos frères humains ? "Nous
Croyons, Nous Ne Croyons Pas" (La
Révélation d'Arès, éd. 1995, Appendices) dit : "Nous
croyons que
le monde changé (Rév d'Arès 28/27)
désigne un cadre spirituel, mais non un monde économiquement et
socialement
défini et assigné d'avance. " J'ai avancé l'espérance, concordant avec
l'entier contexte de La Révélation
d'Arès, que les frontières politiques disparaissent et que
les hommes s'éparpillent
librement selon leurs natures, talents, vocations, les formes du
bonheur qu'ils
recherchent, en petites unités ("Ce que je crois, Ce que j'affirme"
§72). Seuls les membres d'une petite unité peuvent vivre
harmonieusement dans
la vertu et le bonheur
et se gérer d'un commun accord sans loi de masse = loi
des rats (Rév d'Arès xix/24).
L'humanité n'évitera la corruption et l'imbécillisation et pour finir
l'extinction
qu'en se disséminant en microsociétés de types très divers, chacune
absolument libre intérieurement,
toutes se côtoyant
avec libres circulation et
installation des hommes des unes dans les autres, avec une seule
caractéristique
commune : le Bien.
C'est en rappelant que le Bien est
à
la fois l'objectif et l'outil de la pénitence
(Rév d'Arès 30/11), le seul sentier
vers le Salut et la Vie
retrouvée (24/5), que j'insiste sur notre
position dans le concert mondial des nombreuses formes de la foi et de
l'idéologie.
J'ai ici et là pleuré notre mission "sociale" (ou "
morale", ou " philosophique"), ce vieux manteau couleur de désert,
tellement plus confortable,
comme toute vieille nippe, tant que nous tardions à revêtir
le manteau neuf (Rév d'Arès 1/1). Mais pourquoi ainsi
cacher nos cœurs ? Garder bien
enfouie
la Source absolue (24/4) ?
Dissimuler la pénitence (30/11) comme si
elle était
honteuse et incapable de guérir (4/5,
30/4, 33/13) l'homme de l'envie, de l'orgueil, de la bêtise,
de la colère,
de la violence, de la mort ? Pourquoi se dispenser de rappeler
à l'homme qu'il
ne sortira jamais du mal par des idées, une philosophie, une science,
une politique,
ni même par une religion, mais qu'il est, comme le poulain
naît libre du harnais
(10/10), tellement plus libre d'échapper
au système, au mal, à la souffrance et à la mort en renaissant dans l'image
et ressemblance de son Créateur (Genèse 1/26-27), dans
l'absolue
jeunesse de la vie spirituelle originelle ?
Pourquoi même cacher La Révélation
d'Arès dans le cadre d'une mission pour
La Révélation d'Arès et ainsi tomber dans l'absurdité outre
l'inopportunité ?
Pourquoi ? Ce
put être par peur du
monde, certes, mais ce fut peut-être aussi parce que la Raison dont
fait preuve
La Révélation d'Arès porta certains
à
la rationaliser complètement. La
Révélation d'Arès est une langue de Raison ; elle
n'est pas du tout la
traduction passionnelle de textes préalablement conservés par la
mémoire
émotionnelle des hommes avant d'être écrits comme la Bible et le Coran.
Le ton
de Raison de La Révélation d'Arès, nouveau
pour notre culture faite à la foi émotionnelle des religions, a amené
certains Pèlerins
d'Arès à la rationaliser au point d'oublier que la Raison du Père
n'est jamais subliminale, ne va
jamais
sans transcendance, sans anges,
sans Jour de la résurrection, et
que l'homme
qu'elle raisonne, ne peut aller sans foi,
sans pénitence, sans piété,
sans travail à la moisson des pénitents qui
changeront
le
monde
Comment définir le Pèlerin d'Arès ? Il y a plusieurs
bases de
définition possibles, mais, la brièveté étant la règle du blog, je
choisis de
situer le Pèlerin d'Arès dans le cadre d'un bruit
qui court actuellement : "Il y a un retour du religieux." Je
ne
crois pas que le religieux soit de retour ; pour moi le
religieux n'a
jamais disparu ; il est seulement passé par des éclipses et
des
permutations.
Je ne pense pas non plus que la grande étendue de l'athéisme et de
l'agnosticisme
soit nouvelle ; ce qui est nouveau, c'est leur visibilité,
leur négativité
déclarée, voire leur militantisme tel que par endroits ils forment des
sortes
de religions.
Voici certaines observations qui étayent le bruit
du "retour du religieux" : Des Russes et des
Centrasiatiques,
qui furent des Soviets athées, deviennent chrétiens ou musulmans et des
Occidentaux
tombés dans l'indifférence ou l'incroyance deviennent musulmans et même
salafistes (Islam radical). Les églises Évangéliques prennent pied
partout,
même dans le Maghreb dont l'Islam est devenu routinier et elles
envahissent
l'Amérique Latine ravigotant un christianisme ronronnant. Le
pentecôtisme
connaît un essor qualifié de "fantastique". L'église anglicane se
répand en Afrique et, au Royaume Uni où son primat, à Canterbury
approuve l'usage
de la charia (loi musulmane). L'islam tyrannique des ayatollahs a
abouti à la désislamisation
silencieuse de l'Iranien moyen et à son intérêt muet mais grandissant
pour
d'autres spiritualités. Le réincarnationnisme et notamment sa branche
bouddhique progressent en Occident. Etc., etc. Mais personne ne
mentionne
l'expansion des Pèlerins d'Arès.
Pourquoi ? Parce que la foi du Pèlerin d'Arès, bien qu'elle se
rattache au
Dieu de Raison et dynamise une espérance transcendante et une
eschatologie, qui
pour les rationalistes n'est qu'un conte de fée, ne suit pas la foi
émotionnelle de la religion. Partant, les faiseurs d'opinion la voient
non
spirituelle, inclassable ou bizarre, alors qu'elle exalte, en fait, la
vie
spirituelle la plus naturelle, la plus libre
qui soit et annonce le changement
le
plus radical à l'horizon de la foi.
La foi du Pèlerin d'Arès ne s'appuie pas sur une figure centrale ou un
sauveur comme le Moïse et la Loi de
la
synagogue, ou le Jésus-Dieu pantocrator et les sacrements du
christianisme
d'église, ou l'Allah bandeletté dans un Coran réduit à la dévotion et à
la charia, ou le Siddhārtha
Gautama
réduit
à la métaphysique du bouddhisme à la mode.
Bref, le Pèlerin d'Arès n'a pas de religion ; il a seulement
le Bien.
Il n'a de sauveur que
lui-même.
Il a entendu l'Appel à la pénitence de
Dieu, mais ne trouvera vraiment Dieu qu'au
bout de sa pénitence, parce
qu'un
homme ne peut réveiller en lui-même l'image
et ressemblance (Genèse 1/26-27) du Bien
qu'en accomplissant le bien.
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2
février 2012 (0126)
déculturation
| Chagall: "Prophétie
d'Isaïe"
(Isaïe 11/1-9)
Le monde délivré du mal est nécessairement délivré de
la culture
 Depuis
peu je lis "Et Ce Que Tu Auras Écrit (Le Pèlerin d’Arès)
1993-1996". Je ne l’avais pas relu depuis sa publication en 1997. À
l’époque, des frères et des sœurs me reprochèrent d'avoir écrit un
livre "compliqué"
ou "obscur", pour certains "pédant", et pendant quinze ans je
le considérerais comme raté et j'y ferais peu référence. J'ai
aujourd'hui la
surprise de lire un ouvrage clair, précis, propice et intéressant, mais
ce que
je constate par-dessus tout, c’est qu’en 1996, quand je l'écrivis, ma
foi et ma
pensée étaient achevées, accomplies.
Ma
déculturation était faite.
J'étais spirituellement né.
Déculturation ?
Un été des années 90, pendant le Pèlerinage d’Arès, à un de ces
exposés-débats que
des frères appelaient ateliers, on parla déculturation. Un pèlerin se
leva et
dit : « Vous dites que La
Révélation d’Arès rend l’homme libre
(Rév d’Arès 10/10) et de ce fait amènera une déculturation.
C'est
impossible. Je pense qu'il y aura seulement changement
de culture, passage de la vieille culture à une nouvelle, la culture
arésienne."
Je répondis : "Non. La culture disparaîtra. La culture est
déterministe.
Donc, elle disparaît si l'homme maîtrise son destin. La
Révélation d'Arès appelle la maîtrise du destin pénitence,
qui n'est pas soumission
morale, à quoi la culture la réduit, mais action puissante et libre
de recréation de soi par le bien. Le mal
régénère sans cesse la culture ; mal et
culture forment une
équation
d'apparence inattaquable, quelles qu'en soient les variables.
Faux ! Le bien se défait
de la culture et même, à
terme, ouvre la Voie à Éden (Rév d'Arès
35/2). C'est aussi
inévitable que la loi de la relativité. C'est
aussi une façon d'exprimer le Fond de
La Révélation d'Arès.
La culture, depuis le mauvais choix d'Adam
(2/1-5), a fait de l'humanité son attelage. Elle harnache,
bride et fouette
les hommes comme des chevaux tirant le charriot d'une fatalité qui
n'existe que
pour ceux qui, dans les tunnels (23/2)
où se croisent depuis les millénaires la foi et le doute, ont ajouté au
côté
savoir de la science un côté obscurité
(38/5).
La pénitence,
insurgeance
existentielle s'il en est, peut tout changer.
Elle abattra les idoles de
l’esprit (ces lois sociologiques
prétendues
fatales), détèlera les
hommes du carrosse des princes et de
leurs docteurs (3/4), en fera des poulains
libres du harnais, courant chacun vers
le but qu’il s’est fixé (10/10).
Il
est certes très difficile de se représenter, dans les sombres tunnels
où nous vivons encore, ce que sera un
monde changé (28/7), un monde sans culture, mais il ressort
de la Parole
qu'il sera diversification dans une libre
harmonie, mais non simple évolution sous le harnais
d'une nouvelle culture.
La déculturation, pardi, est très lente. Des générations et
des
générations repentantes camperont longtemps sur le
désert (24/4) ou le vide (23/5, xxx/3, xxxi/4)
de la
culture. La déculturation se fera insensiblement cependant. Le fidèle
d'une
église ou d'une religion fonctionne sur la foi; il suit une culture et
n'en
sort pas. Le Pèlerin d'Arès, différence capitale, fonctionne sur le bien,
il est pénitent,
change sa vie (30/11), redevient le pérégrin spirituel que
fut Abraham ou Jésus, deux grands déculturés. Chaque jour le pénitent
prépare son
salut personnel mais aussi imperceptiblement désembourbe un
peu le
monde du marais de la culture qui l'enfonce vers le péché
des péchés (38/2): le point de non-retour du mal.
Chaque jour
le pénitent aime et pardonne
son prochain un peu plus, il gagne
un peu plus d’intelligence
spirituelles, il est un peu plus libre
(10/10) de tous les préjugés qui voilent son discernement. Il
lit la Parole
de Dieu et, bien qu'il ne puisse jamais la retenir par cœur, elle le
marque un
peu plus chaque jour. Il la distingue de moins en moins de lui-même. Sa
déculturation se fait et les générations suivantes la poursuivront
jusqu'à ce qu'elles
ne mesurent plus les actes humains à l'aune des mœurs, de
"l'intellectuellement
correct" et des lois, mais à l'aune de l'amour.
La
déculturation renversera beaucoup de valeurs de la culture. La
propriété
par exemple. La culture a fait, des millénaire durant, de la propriété
un
problème obsédant tel que l'homme est plus la propriété de la matière
et de
l'argent que l'inverse. Ce n'est pas le moins tragique aspect du vide
qu'est la culture. La déculture
arrêtera
cette fuite perpétuelle de tout entre les doigts de l'homme.
La
propriété existera toujours,
parce qu'elle est aussi propre à l'homme que sa chair,
son esprit, son âme
(Rév d'Arès 17/7), l'amour,
la liberté, la créativité, existera
toujours, mais la culture a bâti
sur la propriété des idéologies, comme celle de droite et celle de
gauche
aujourd'hui, qui ont causé beaucoup de haine, de luttes, parfois
beaucoup de
morts et n'ont pas apporté et n'apporteront jamais le bonheur
universel. C'est
le sens très subtil de la parabole du chameau
et du chas de l'aiguille (Matthieu 19/24), absurde pour
souligner l'absurdité
de la culture, culture du vide.
Culture du vide ? L'âpre
au gain
a un compte en banque qui, même plein, lui paraît toujours vide.
Il passera sa vie à la pompe à
richesse et manquera le
sublime destin de l'homme fait Dieu (2/13).
L'ascète passe pour
l'inverse de l'âpre au gain, mais sa vie, même pleine de privation, lui
paraît toujours
vide. Il passera sa vie à la pompe à rigueur et manquera le sublime
destin de
l'homme fait Dieu (2/13). Voilà deux
types
caricaturaux de dévots de la culture du vide,
mais on peut les multiplier sur toute l'échelle des nuances et, par
cette démonstration
déroutante, déculturée, rappeler que la Voie
vers la Vie et le Bonheur
est ailleurs, dans l'absolue liberté (10/10),
la seule qui échappe au vide.
Des hommes se disent "en recherche" et passent d'une religion, d'une
philosophie, d'une politique à une autre, mais ils ne changent
pas. Ils se déplacent sur la culture comme les
billes
sur
le billard, qui tout au plus s’entrechoquent et font du bruit
(ii/7-13, vii/4-16, etc.). Nous, Pèlerins d'Arès, sommes
sortis du billard, de sorte que nous ne sommes jamais invités à y
jouer. C'est
notre grandeur. C'est aussi une des grandes difficultés de notre
mission dans
le monde.
Le 15 janvier dernier, journée "porte ouverte" dans une de
nos
missions en France sur le thème "Retour de Jésus". Un visiteur s'assit
près de moi et dit: "Bien sûr, vous n'avez jamais lu "L'Athéologie"
de Michel Onfray…" Je le coupai: "Si, j'ai lu ce livre effrayant
d'érudite
propagande athée." Lui, outré : "Propagande ?"
Moi :
"Des gens sensés et honnêtes ont eu l'expérience, extérieure ou
intérieure
de
Quelqu'un d'Autre. Les traiter comme des rêveurs, des détraqués ou des
coquins
avec autant d'érudition ne peut être que propagande. Les Nazis
déployaient la même
science contre les juifs et
les
Soviétiques contre tous les croyants." Lui : "Michel Onfray
est un
écrivain
de grande culture." Moi : "Exactement. Onfray n'est pas un
homme
de savoir, mais de culture. La culture est une glu qui colle les hommes
à des
idées et des valeurs fixes et nous, Pèlerins d'Arès, nous évertuons à
les libérer (10/10, 28/20)." Il me
toisa. J'ajoutai : "Eh ! bien, il vous est maintenant
facile de
nous situer: Nous sommes exactement à l'opposé de Michel Onfray.
Avez-vous lu La Révélation d'Arès ?"
Il
s'exclama: "Ah non, c’est un bouquin pour rendre dingue !"
Moi :
"Non, il fait réfléchir, il déculture." Il se leva et sortit. Ce bref
et vif échange montre que La Révélation
d'Arès est bien un de ces très rares grands moment de
l'Histoire où Dieu
paraît et dérange tout.
La déculturation est encore un sujet mal compris, mal
accueilli,
cependant
fondamental. Dans la mission nous ne le développons pas assez. Le
public tend
encore, de ce fait, à considérer La
Révélation d'Arès comme une alternative à la religion, ce
qu'elle n'est pas.
Elle assigne à la foi une tout autre dynamique, Elle est un grand saut
vers une
autre Création, pour laquelle le Créateur fait l'homme son co-créateur.

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26
décembre 2011
(0125)
puisse 2012 être crucial !
| Voici l'affiche
exposée dans la vitrine de la mission de Bordeaux:
 Celui
qui souhaite aux autres d'être meilleurs que lui montre-t-il une
vaine humilité?
Non, il montre un fort réalisme.
En des temps où l'homme se fait sur lui-même de plus en plus
d'illusions, qui l'affaiblissent et qui pourraient le détruire,
le moment de prendre conscience de ses péchés et
faiblesses et de les corriger est un
grand et crucial moment de lucidité qui contribue au
changement, donc
au salut du monde.
Nous n'entrerons pas dans la nuit, nous ne nous
laisserons pas détruire, détruire par notre péché, sans
combattre, sans combattre notre péché par la pénitence.
C'est pourquoi nous nous efforçons
d'aimer, pardonner, faire la paix, cultiver l'intelligence du
cœur et être libres
de tous préjugés, mais si d'autres sont plus que nous capables de vertu et de bien, nous ne
pouvons que nous en réjouir.
Le
Bien est
une œuvre
de salut public !
Ce
que nous, Pèlerins d'Arès,
avons de plus, ou de particulier, est la conscience qu'il faut annoncer
au monde que
le Créateur lui parle par La
Révélation d'Arès et l'appelle instamment à changer en bien par
la pénitence.
Rejoignez-nous ! Nous avons besoin de vous.
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17
décembre 2011 (0124)
Noël 2011
|  Je
souhaite à tous mes frères humains,
bien disposés ou mal
disposés
envers moi,
un heureux Noël !
À Noël les Pèlerins d'Arès ne fêtent pas la naissance d'un
sauveur. Ils
fêtent
la naissance de tous les sauveurs, des pénitents
qui se font une âme et ainsi se
sauvent
et contribuent à sauver le monde.
De plus, en ces temps de crise qui commence
je souhaite que Noël 2011 fasse prendre conscience des réalités…
des dures réalités hors desquelles la pénitence
n'a pas de sens.
La Révélation d'Arès et les Pèlerins
d'Arès n'incitent pas au rêve.
Soljénitsyne disait ; "Quand la vérité commencera de se
savoir, tout
s'effondrera."
Il parlait de la vérité sur la tyrannie et l'échec économique en URSS,
mais ses
paroles sont prophétiques au sens large et s'appliquent à la vérité
décevante derrière
toutes les puissances qui pèsent sur nos destins.
Le
roi
blanc : la religion, nous faisait croire qu'il
nous
préparait au salut,.
Le roi noir : politique, loi, finance
et technologie, nous faisait croire qu'il nous
préparait le
meilleur monde, mais nous découvrons qu'il n'a pas rendu l'homme
meilleur, qu'il n'a pas renoncé à la guerre et qu'il nous a conduit à
un
endettement
énorme.
Or, roi
blanc et roi noir même cuisse, dit La Révélation
d'Arès (xxxvii/14),
qui ainsi confondant deux maux leur oppose
implicitement
deux biens : bonheur
ici bas et Hauteurs
Saintes au-delà même salut !
Il nous faut prendre conscience que
la foi
et la prière seules ne mènent pas au salut
et que le matérialisme seul ne construit pas le meilleur monde.
C'est
par la pénitence, c'est-à-dire en aimant,
en pardonnant, en faisant la paix,
en retrouvent l'intelligence
spirituelle et en devenant libres
de
tous
préjugés que nous apporterons le vrai bonheur
d'abord durable, puis
éternel, sur terre.
Quand la société a enterré ses ferveurs idéologiques et
commencé
à douter de son rêve religieux ou de son rêve matérialiste, il ne lui
reste que le
scepticisme, le cynisme, le mépris des idéaux, bref, ce froid auquel
notre
mission fait face dans la rue.
Pourtant,
même si
le scepticisme, le cynisme, le
mépris des
idéaux et l'indifférence, qui passent pour rationnels, ne peuvent
qu'aggraver
la situation,
c'est dans ces conditions
apostoliques difficiles
que notre mission peut trouver son heure !
Que Noël soit le moment où les Pèlerins d'Arès et tous les
hommes de
bonne
volonté repensent leur mission dans le réalisme, à savoir que ce monde
assoira
durablement la prospérité matérielle, aussi bien que la justice, le bonheur
et le salut,
sur les qualités de l'âme
et seulement sur elles,
sur la pénitence donc.
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8
novembre 2011 (0123)
le nouveau contrat social
| Sie
brüllt, wir spielen (Elle
mugit, nous jouons), Paul Klee
8.000 avant
Jésus Christ, population mondiale
:
5 millions
3.000 avant Jésus Christ, :
15 millions
au temps de Jésus Christ :
200
millions
1804 (couronnement de Napoléon) :
1 milliard
1929 (naissance de Michel Potay), :
2 milliards
1968 (mariage de Michel et Christiane Potay), :
3,5 milliards
2000 :
6 milliards
2011 :
7 milliards
Alerte !
Comment nous étonner de la crise et des grands chambardements
économiques ? La Chine a dépassé le Japon, ex-champion de
l’économie,
maintenant en déclin. Quoi demain ? La famine générale, comme
annoncé par
le réchauffement climatique, ennemi de l’agriculture ?
En Occident le déclin économique a commencé il ya trente ans et n’a
cessé
d’accélérer. D’où les emprunts énormes faits par les nations
occidentales pour continuer
de rêver qu’elles sont encore riches et possèdent les plus enviables
industries
et systèmes sociaux. Le gros problème en Europe, en particulier en
France où
Dieu est revenu parler en 1974-1977, c’est le refus d’avouer la lente
décroissance,
l’inévitable précarité du matérialisme.
Notre déclin économique n’est plus cyclique, mais structurel,
c'est-à-dire que
le bon vieux temps ne reviendra pas, le recul sera lent, mais
continuel. Malgré
cela, on continue de légiférer comme si plus de lois étaient la
solution.
Hélas, plus les lois se multiplient, plus vite elles tuent la liberté
d’entreprendre, l’inventivité, la débrouille, qui pourraient
adoucir ou
même résoudre beaucoup de problèmes qui nous attendent. Mais que
peuvent faire des
princes sinon des
lois ?
Nous comprenons mieux l’urgence mise par le Père dans La
Révélation d’Arès, son
insistante quand en 1974 il dénigra les princes
du culte religieux, du culte politique,
du culte financier. Son dénigrement
parut discutable alors, pas si urgent en tout cas ; les choses
n’allaient
pas si mal sur la Terre, dont la population n’était encore que de 4
milliards
et quelques.
Mais le temps est venu de nous remuer, de ne pas seulement aller par
les rues aimablement
chercher et moissonner les braves
cœurs prêts pour la pénitence, pour
changer leur vie (Rév d’Arès 30/11,
trouver
le salut. Nous devons aussi aller par les rues faire prendre
conscience que
changer sa vie personnelle,
c’est
contribuer à une urgence : changer
le monde (Rév d’Arès28/7), le sauver.
Certes, dans un monde où sévit le mal la crise
est
permanente et inévitable,
mais elle fait aujourd’hui une poussée inquiétante. Le philosophe,
Thomas
Hobbes, je crois, dans « Léviathan »
disait : « La première
inclination de l’humanité est l’envie, la quête perpétuelle du
plus :
pouvoirs et propriétés. » Pour les prophètes, Zoroastre et
Bouddha
compris, pour Jésus et Mouhamad, pour les Pèlerins d’Arès, l’envie du
plus est
aussi la pemière inclination, mais du plus spirituel, du Bien
supérieur, sans l’expérience duquel aucun bonheur vrai n’est
possible, même matériellement parlant. C’est parce que cette évidence
est trop
claire qu’on ne la voit pas ; elle éblouit. Cependant, le
Message
qu’envoie La Révélation d’Arès au
monde n’entre pas dans un processus stimulus-réponse comme un slogan
philosophique, religieux, politique, commercial, mais dans un processus
existentiel,
de vie. De là sa
difficulté à s’exprimer
dans la mission de rue, qui est une mission d’immédiateté. Notre
humanité
occidentale moderne risque un désastre, qu’elle aura du mal à intégrer
à sa
vie : la perte de beaucoup de ce qu’elle a eu. Il faudra
trouver de
nouveaux moyens de vivre et notamment de vivre ensemble. C’est là que
notre
mission a son mot à dire !
La politique est tout à la technologie socio-légaliste. Les hommes sont
ligotés
par une magistrature de la « conscience » qui
s’impose à la vraie
conscience, celle des réalités humaines qui sont spirituelles. La
politique ne
requiert pas l’avis d’hommes vivant leurs réalités existentielles en
leur entièreté
bio-spirituelle, mais « d’experts », de technocrates
« à
casquettes de plomb », aurait dit Rimbaud. Toute décision
politique suit
une typologie sociologique et légaliste, loin du réel, parce qu’on
a déclaré le réel non observable, non rationnel, et on l'a mis
au placard.
La Révélation d’Arès
ouvre le
placard,
en libère le réel, y enfourne la loi des
rats (Rév d’Arès xix/24) et les gloses
(Rév d’Arès 10/10) des docteurs religieux,
politiques, financiers, idéologique — Le Père ne distingue pas entre
eux.
Même quand ils traitent de souffrances et d’injustices, la pensée et la
parole
du gouvernement du monde et de leurs guetteurs
(Rév d’Arès xLv/10-22) sont celles fixes du perroquet qui
jase ou de la vache qui mugit (xxxv/2). Toute
politique postule l’homme comme le jars
fort et beau dans sa cage, qu’elle gave (c’est ce gavage qui
devient
difficile) pour qu’il se tienne tranquille et continue de ne
pas avoir l’œuf (xxxvi/3) de la liberté
absolue (Rév d’Arès 10/10),
n’entreprenne pas l’ascension (7/2, 25/6,
26/6-9, etc) vers le vrai bonheur
(36/23, 37/9), celui qui se gagne par
la pénitence, non celui qui serait
exigible,
comme le prétend le discours politique.
La Révélation d’Arès dit
de
cent
façons que l’homme de base est bien meilleur moralement, bien plus
capable de
son destin aussi, que ne le disent les technocrates. La
Révélation d’Arès nous pousse à sortir du contrat social qui
nous enchaîne à la politique, à la religion, à l’argent, pour un
contrat social
naturel et spirituel, qui reste à faire comprendre et accepter, parce
que même
les croyants, laissés faibles (Rév d’Arès
36/5) et myopes, en sont restés à l’idée qu’il est
impraticable. Il faut clamer de deux dents
(Rév d’Arès xxxi/17), c.-à-d.
deux fois plus fort, clamer nuit et
jour (xLviii/1-3), que Dieu est
revenu dire que ce contrat social naturel et spirituel est praticable,
même
s’il faut pour cela plus de quatre
générations (24/2). C’est là le Fond
de
notre mission (28/7).
Les hommes sont des Dieux virtuels (Rév
d’Arès 2/13), mais aussi des
animaux virtuels. La Révélation d’Arès
sonne pour eux l’heure du choix. La surpopulation les fera retomber
dans
l’animalité, peut-être sans retour — péché
des péché (38/2) —, mais la pénitence
les fera retrouver
l’image et
ressemblance du Père.
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30 septembre 2011
(0122)
la
Force logique
| Quand
la mort est d'un jour la tête repose sur les fleurs douces...
Deux
jours, tu cries : "Piège la mort !"...
(Mais) si la main tient Ma Main... L'Eau reste dans l'œil.
(Révélation d'Arès xL/13-16)

Récemment
vers 05h00, commençant ma prière du matin, j’eus une pensée intense
pour une personne
morte dans des circonstances tragiques.
Quelque chose d’elle tomba sur
moi, comme
un nuage froid d’amertume et de doutes.
Ce nuage affligeant me confirma
dans un
sentiment que j’avais, pour avoir depuis longtemps fait
mortification pour des défunts : Les morts ne
découvrent pas
nécessairement
Dieu dans l’au-delà. Ils y emportent ce qu’ils firent d’eux-mêmes. Les
vivants incroyants font des morts incroyants, mais s’ils
n’ont pas ici bas
atteint le comble de l’abomination (Rév
d’Arès 33/32-34), ils peuvent évoluer spirituellement.
J’embrassai cette présence douloureuse et lui parlai : "Ma
sœur, vous ne Le voyez pas, mais ne doutez pas que
Dieu existe ! Il m’envoya son Messager en 1974 et il me parla
lui-même en
1977. Ce que vous découvrez dans ces limbes, où vous resterez jusqu’à
ce que l’ange porteur de luminaire (33/32) vous
guide hors du triste vide (xL/15), c’est
que l’existence du Créateur n’est pas plus évidente au défunt de
fraîche date
qu’à des milliards de terrestres de longue date.
La sentant attentive, je poursuivis : "Réfléchissez !
Vous pouvez encore réfléchir. Vous n’avez plus la chair,
mais je vous prête la mienne ici — C’est cela la mortification
—. Attrapez-la à pleines
pensées, à défaut de mains. Vous avez l’esprit
pour appréhender et même quelque chose d’une âme,
puisque vous n’étiez pas méchante personne. Réfléchissez et
vous saurez que le Père existe. Il existe, parce qu’il existe
nécessairement
une Force Logique, dont tout
dépend
hormis nos destins humains dont il nous a laissés disposer à nos guises.
Je le sentais contre moi. Je dis : "Prions ensemble. Voilà
comment je prie.
Vous n’avez plus de chair pour la
proscynèse, pour sentir sous vos genoux et vos mains la Terre que le
Créateur
vous donnée, mais ma propre chair
le
fera pour vous. Plus tard, vous fondrez votre piété
dans l’espace ; ils ne feront plus qu’un. C’est alors,
alors seulement, que vous sentirez la Force
logique grâce à Quoi vous survivrez
en attendant de revivre un Jour (Rév d’Arès
31/8).
Non seulement la mort n’est pas définitive — le Jour
du Père, dont l’avènement dépendra de la pénitence
des vivants charnels, les âmes et
peut-être aussi les spectres
reviendront dans les os et les
poussières… qui s’assembleront et se relèveront (Rév d’Arès 31/11-12)
—, mais
la mort peut être, entre temps, un état évolutif, je l’affirme.
La mort de la chair est anomalie,
due
au péché universel.
La race
humaine créée à l’image et
ressemblance de Dieu (Genèse
1/26/27), pour vivre éternellement donc (Rév
d’Arès vii/5), devint mortelle, parce qu’Adam
décida d’une vie qui épuise l’amour et le corps (2/1-5)
et en transmit la compulsion à
sa descendance. Depuis lors on meurt et, âme
ou spectre, on subsiste dans un
océan
d’espace sans limites comme un naufragé qui, même s’il perçoit les
vivants
terrestres, les voit depuis le lointain sans pouvoir les toucher ni
leur parler
jusqu’au moment aléatoire où, s’il est une âme,
il se fondra dans l’Univers du Père (Rév
d’Arès 12/4), là où les mondes sans
heure tournent comme des poissons dans son Eau (Rév d’Arès vi/3).
C’est pourquoi il est vain de prier pour les morts. Mais il n’est pas
vain de prier
avec eux dans la période du piège (Rév
d’Arès xL/14), aléatoirement très courte ou très longue, où
tout défunt, qui qu’il soit,
recherche encore
la chair et où les charnels
peuvent l’aider
par la mortification. Si l’on peut prier avec les morts, c’est
parce qu’ils poursuivent,
parfois commencent seulement, leur vraie
piété (35/6). Nous, humains encore complets : chair,
esprit et âme (Rév d’Arès 17/7) ne
pouvons que parler, toucher,
saisir, chérir, pour aimer et aider.
Passée la période du passage ou piège
(xL/14), le vivant terrestre ne
peut plus rien pour ceux qui s’éloignent.
Point commun entre le vivant et le mort : Il tête
sa force dans la Force du Père (Rév d’Arès vii/5), la
Force logique dont tout vient et dépend
d’une façon ou d’une autre.
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8 septembre
2011
(0121)
Branle-bas de mission !
| Brèves
vacances
en famille,
fin août-début septembre
2011 :
Prenons des forces pour l'année apostolique qui s'ouvre !
 J'ai
donné à mon corps
deux semaines de repos comme je n'en avais pas pris depuis longtemps,
très
longtemps, mais mon esprit et mon âme
ne sont jamais au repos, toujours au
service du Père et de la mission que j'acceptai d'assumer en 1974.
Voici quelques notes de mes lectures de cette fin d'été :
Tirée d'une déclaration de matérialistes jusqu'au-boutistes,
triste et
irréaliste :
"L'éducation
doit être
considérée comme un service (avant tout) rendu à l'économie. [Dans
cette
perspective] les gouvernements devront envisager l'éducation comme un
processus
s'étendant du berceau au tombeau […] Nous n'avons pas de temps à
perdre."
"Education
et Compétence en Europe"
(Table ronde européenne
des industriels)
Tirées de pensées
d'hommes de
bien, réalistes :
"Aujourd'hui
les gens
sont occupés à tuer Dieu.
C'est une occupation à plein temps."
Christian Bobin,
"La Présence Pure"
"Pour les hommes
et les femmes des civilisations occidentales, la
réforme de la
vie est le socle sur lequel devraient converger toutes les autres
réformes. Et
celle qui devrait en même temps les irriguer toutes. Nous nous croyons
civilisés, alors que la barbarie s'empare de nous dans l'égoïsme,
l'envie, le
ressentiment, le mépris, la colère, la haine."
Edgar Morin, "La
Voie"
Edgar
Morin, sociologue doublé d'un philosophe, n'est pas croyant, je crois,
et son plan
pour l'humanité ne sied pas en tous points, loin s'en faut, au changement
du monde tel que je
l'envisage, mais le point de pensée,
que je mentionne ci-dessus, répond bien
à
ce que nous dit La
Révélation
d'Arès: Il faut "réformer la vie", vaincre "l'égoïsme,
l'envie, le
ressentiment, le mépris, la colère, la haine", dit-il. Nous préférons
dire: Il faut la pénitence,
c'est-à-dire faire revivre
l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence et la liberté
spirituelles, mais les deux concepts reposent sur le même Fond.
Le système qui gouverne encore le monde n'est pas
seulement mis à rude
épreuve, il commence à agoniser lentement.
En fait, il agonise depuis
longtemps
insensiblement, mais maintenant l’agonie est observable. Même les
politiques,
qui s'ingénient à nous rassurer, ne peuvent pas ignorer la situation.
Citons l’endettement
public parmi les multiples causes de l’agonie. Aucune nation dite
"riche" n'a plus depuis longtemps les moyens des progrès, subventions,
emplois, retraites, etc., que ses politiciens, de gauche ou de droite,
promettent
pour être élus et réélus. Les promesses qui ont été tenues ont pour la
plupart été
financées par l'emprunt. D'où un endettement public gigantesque.
Le
système
capitaliste va se décomposer, tenter de se recomposer, vivre les
fluctuations d’une
phase terminale très lente — très lente parce que l’approvisionnement
des
populations reste une permanente nécessité —, mais il disparaîtra. Le
système
communiste, lui, disparut d’un seul coup, mais curieusement, pour la
même
raison : Il est impossible de vivre indéfiniment au-dessus de
ses moyens, qu'on
soit URSS, USA ou Communauté Européenne dans laquelle seule l'Allemagne
semble
pour le moment s'en sortir. Autrement dit : Tout n’est pas
possible matérialistement,
même au prix d’un extraordinaire effort.
L'argent ne règle que l'écume de la vie ; il
glisse sur
l'essentiel. C'est
pour cela, même s'il est nécessaire, qu'il est si volatile. La
Révélation d'Arès dit en substance
que seule une âme forte peut tout
régler en profondeur.
Paradoxalement, plus l'argent et les biens
matériels ont
pris de l'importance, plus s'est approfondie l'ignorance des
formidables et
gratuites capacités humaines pour le bonheur.
L'amour, le courage,
l'enthousiasme, la foi, auraient-ils complètement abandonné
l'homme ?
Non,
le temps du péché des péchés (Rév d’Arès
38/2) n'est pas venu.
Le Père n’aurait pas dicté La Révélation
d’Arès, s’il avait estimé
l'homme incapable de
retrouver les sentiers qui mènent à
Éden.
Seulement voilà, c’est à nous que le Père confie la tâche ardue de
réveiller l’homme
de sa longue marche somnambulique le long des très coûteuses routes
matérialistes et
rationalistes qui vont devenir impraticables et qui l’amènent
inconsciemment à
un lointain mais abrupte précipice, s’il ne dévie pas par les sentiers
de traverse.
L'homme commence à comprendre qu'en mettant ses pas dans les pas des
meneurs
politiques et rationalistes il s'est égaré. Mais de là à voir qu’il
ferait
mieux de mettre ses pas dans les Pas
du Créateur (Rév d'Arès 2/12)… C’est
là que nous devons aussi nous demander si nous élevons assez nos voix
pour
sonner le branle-bas aux oreilles de millions de somnanbules.
Le Père dans sa Sagesse a calculé qu'un petit
reste de pénitents
suffira pour accomplir ce travail
colossal.
Encore nous
faut-il rassembler et développer ce petit
reste !
Alors, courage, frères ! Que cette
année
spirituelle 2011-2012 soit une grande année de mission ! Nous
ne sommes pas seuls. Nos sentiers sont rocailleux,
mais le
Père y marche avec
nous (Rév d'Arès 25/5) et
le salut
est au bout.
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2
août 2011 (0120)
étranges Solitude et afférence de notre foi
| Les faits historiques
les
plus
fatidiques ne sont pas
proportionnés à leur surface : La Grèce antique, toute petite,
peu
peuplée, a marqué par sa philosophie, son art, sa politique, la vaste
civilisation occidentale et le tout petit peuple hébreux a été la
racine de l'immense
monothéisme : Judaïsme, Christianisme, Islam.
Pareillement, dans le glissement de certaines idées reçues vers les
idées
apportées par La Révélation d'Arès,
on
voit qu'elle marque déjà sensiblement la vie spirituelle et morale
universelle
et qu'elle ne s'en tiendra pas là.
Pourtant, les Pèlerins d'Arès ne constituent
encore qu'une toute petite
bassine
d'Eau, et encore ! pas
encore aussi
claire (Rév d'Arès xLix/6) qu'elle devrait être, dans
le grand lac sombre de l'humanité.
Cependant, le courant issu de La
Révélation d'Arès présente une particularité : son
afférence* par contraste
avec l'efférence* des grand courants précédents.
Auparavant, des
courants
prophétique d'importance fatidique comme celui parti de Moïse, celui
parti de
Jésus, celui parti de Mouhamad ou d'autres, naissaient et se
développaient en concentrations
fraternelles locales, puis seulement ensuite essaimaient, efférents.
Le courant prophétique parti de La
Révélation d'Arès est inverse. Il est afférent, parce que La
Révélation d'Arès fut d'abord lue et
en quelque sorte naquit dans un public lointain et éparpillé. La
librairie, le courrier
postal et récemment l'Internet ont étrangement formé une multitude de
points de
départ distants et clairsemés. Dispersion étrangement plus facile, et
de
beaucoup, que la prédication sur place. Désavantage ou avantage — c'est
à nous d'en décider ! —, la grande dispersion des Pèlerins
d'Arès va
durer
Dieu sait
combien de temps avant d'aboutir, par propagation à l'envers, à des
confluences
ou concentrations importantes. De là la solitude de la plupart d'entre
nous
sauf quelques minorités qui ont, ici et là, le bonheur de partager leur
foi
active.
Pénitence, piété et moisson doivent
être pratiquées dans
l'isolement
et peuvent être très difficiles pour certains d'entre nous comme ceux
qui
vivent dans l'hostilité ouverte de leurs entourages. Ce maillage très
lâche en
solitaires clairsemés, par quoi débuta et se développe encore la foi
arésienne,
explique pourquoi bon nombre de Pèlerins d'Arès ne se rangent pas
vraiment
derrière moi, conçoivent la Parole d'Arès différemment de moi, bref, ne
sont
pas du petit reste que je suis envoyé
rassembler (Rév d'Arès 24/2)
.
Pour le Pèlerin d'Arès du petit reste
la solitude est doublement douloureuse. Non seulement elle rend
difficiles la pénitence et la moisson,
mais elle est une anomalie
spirituellement très paradoxale
pour le salut qui dans La Révélation
d'Arès, à l'inverse du
salut personnel que prêche la religion, est fondamentalement collectif,
puisque
la Vérité, c'est que le monde doit
changer (Rév d'Arès 28/7).
L'accent mis sur le salut
collectif n'est pas la moindre des caractéristiques nombreuses — la foi
libre (10/10),
la foi d'accomplissement
(35/6) mais non foi de mots, de loi ou de supplication,
l'absence de glose ou de dogme (10/10),
l'absence de chef
(16/1), la piété libre,
etc. — qui
détachent résolument la foi arésienne de la foi religieuse, judaïque,
chrétienne, musulmane ou autre. Le pénitent
solitaire, qui rêve de pénitence
collective et qui ne peut pas l'expérimenter dans cette génération,
souffre
encore plus de devoir moissonner les
pénitents d'un monde où les
fidèles des
religions aussi bien que les athées vivent contradictoirement leurs
convictions
individualistes dans l'agglutination.
Après tout, beaucoup de Pèlerins d'Arès pourraient bien ne pas souffrir
de
cette solitude paradoxale comme j'en souffre. Je m'exagère peut-être
l'indissolubilité
du lien entre salut du pénitent et salut
de la race,
quoique ce lien réponde tout à fait à l'amour
du prochain comme seule base civilisatrice révélée. Suis-je
excessif en me disant chaque matin : "Mon gars, tu ne te sauveras
qu'en aimant assez les autres
pour les sauver" ?
Je ne souffre pas de solitude par absence d'entourage — Mon épouse vit
auprès
de moi, mes enfants ne sont jamais très loin, je fais mes courses en
ville
parmi la foule —. Je ne souffre pas par peur de l'isolement — Si je
devais un
jour me trouver en total isolement physique, je m'en accommoderais en
homme qui
prend toujours la vie du bon côté —. Je ne souffre pas non plus au sens
métaphysique — L'image et ressemblance
du Père (Genèse 1/26-27) est
vivante
en moi.
Je souffre de solitude au sens prophétique, existentiel. Je souffre
d'être loin
de mes frères et sœurs, les Pèlerins d'Arès, de ne pas pouvoir leur
donner
avant la mort tout ce que je pourrais leur donner, même si ce sont eux
qui dans
leur majorité n'ont pas ressenti, quand il en était temps, la nécessité
de vivre
avec moi, parce qu'ils suivaient le réflexe culturel et pensaient que La
Révélation d'Arès et la foi leur
suffiraient.
J'aurais aimé que nous partagions nos vies pour
bien
nous connaître et partager
nos efforts en vue d’une efficacité prophétique optimale, sinon
toujours
ensemble, ce qui est pratiquement impossible, du moins souvent et
systématiquement. J'avais imaginé mes frères et sœurs comme les godets
d'une
noria puisant à tour de rôle en moi l'Eau
dont le Père m'a fait le puits (b'her
xxvi/7). Sur cette idée de noria reposait le projet de la
« Maison des
Faucons" dans les années 80.
La "Maison
des Faucons" n'ayant pu naître, je me suis efforcé en écrivant et
publiant
de compenser ce que je n'ai pas pu donner par le partage de la vie.
Mais
l'écriture ne laisse que des mots, alors que la vraie foi que réveille La
Révélation d'Arès requiert le bien actif,
une vie
d'accomplissement, une des
caractéristiques qui nous différencient de la
religion.
Toute religion est religion
de mots, alors que la foi du Pèlerin d'Arès est foi vécue, vécue dans
la pénitence et la moisson
de pénitents.
L’isolement des Pèlerins d’Arès est aggravé par
la
décomposition de la vie
sociale moderne. Aujourd’hui chaque individu vit, sinon effectivement,
du moins
affectivement, séparé de son voisin, conçoit sa vie seul. Même
insatisfaits de
cette solitude que la compétition pour les carrières ou pour les
subventions,
la télévision qui cloue le regard à l’écran, etc., favorisent, tous les
hommes
modernes finissent inconsciemment par considérer le calamiteux
individualisme comme un progrès.
Tous les pouvoirs, religieux, politiques, commerciaux, ont favorisé
évidemment
cette aptitude à la solitude de l'homme moderne, qui leur permet de
toujours plus facilement
"diviser pour régner". C'est, je crois en définitive, la raison pour
laquelle mon projet de "La Maison des Faucons" n'a pas pu voir le
jour. Les atomes dispersés ne peuvent pas encore d'eux-mêmes converger
pour
former une seule matière humaine, une
seule chair (Genèse 2/24), divinisée (Rév
d'Arès 2/13). Les frères, chacun étant prisonnier de
son ego, n'ont
pas encore compris que pour que nous nous regroupions il leur faut être
absolument libres — ils croient
plutôt le
contraire —, vu qu’être libre absolument
(Rév d’Arès 10/10) est l’acte vital le
plus typique du Créateur dont l’image et
ressemblance dort encore au fond d’eux.
Mais ne lisez pas ces lignes comme pessimistes. Lisez-les comme
réalistes ! Nous sommes clairsemés et c'est dans cet état de
dispersion,
avec l'afférence qu'elle impose, que nous devons réussir. Il faut
désormais réfléchir
en tenant compte de cette réalité pour innover, trouver ce qui n'a
encore
jamais existé dans l'Histoire. N'est-ce pas ainsi que nous ralentirons
puis
arrêterons l'Histoire, la Bête (Rév
d’Arès 22/14) ?
Nota
* :
Afférent est ce qui va de la périphérie vers un centre.
Efférent est ce
qui,
inversement, va d’un centre vers la périphérie.
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11
juillet 2011 (0119)
le prisonnier
multimultiplié du monde
| "Coquelicot"
par Sœur Pascale B.
La
première
quinzaine du Pèlerinage d'Arès et les sept jours préparatoires de la
seconde quinzaine
sont derrière moi.
Depuis le 19 juin je n'ai pas eu, comme
on dit, le
temps de
respirer. Dans mon EmailBox gît depuis mi-juin une centaine de
commentaires de
l'entrée 118 ; je n'aurai jamais le temps de les lire et de
mettre les
plus
intéressants en état de publication. Je dois avancer, ne jamais
arrêter. Chers
commentateurs, pardonnez-moi !
Tout comme ma pendule de bureau et mes deux bras ne peuvent pas, hélas,
s'étendre aux 48 heures par jour et aux 2 mains par bras qu'il me
faudrait, ma pénitence ne peut pas
aller plus vite.
Elle doit ne jamais arrêter, donc.
Et cependant, pour être bon pénitent
il faut peu de choses : La foi en Dieu et en l'homme,
l'horreur du mal et la joie (Rév d'Arès
30/11) d'aimer,
de pardonner, d'avoir un cœur intelligent et
être libre
(10/10) de tous préjugés et de la peur
du monde. Tels sont le besoin élémentaire du pénitent
et, partant, sa force incomparable, puisqu'il n'aura
besoin de rien d'autre pour faire son âme,
son salut et contribuer au salut
du monde… quelque chose comme
recréer
l'univers, si l'on songe qu'une minuscule petite tache de mal,
la terre des hommes, semble, aux
yeux de Dieu, enlaidir et
comme compromettre le destin de l'immensité spatiale.
Pour atteindre cet objectif démesuré, pas besoin de privations. Il
suffit d'être
bon et pour cela d'étouffer le
dorlotement et la pitié de soi, laisser le vent
du bien intérieur et gratuit
emporter
son petit égoïsme et ses plaintes.
Lénine, qui mit la Russie en prison plus durement encore
que le tsar ne
l'avait
fait, murmure sur son lit d'agonie : "Que faire ?" Si
j'étais
à côté de lui dans cet instant fatidique, je lui répondrais : "Faire
pénitence. Oublier les
raisons du monde, toutes conflictuelles, rivales, et se fondre dans l'Un,
le Bien
supérieur ! Aimez
tout et tous ! Dans vos dernières secondes de vie soyez l'homme
frère absolu (Rév
d'Arès xLiii/8),et vous recevrez le
salaire de l'ouvrier de la onzième heure
(Matthieu 20/9)."
À moi le Père impose de vivre encore. Combien de
temps ? Je l'ignore,
mais je sais que je n'ai que la pénitence
comme moteur de salut, c'est-à-dire
comme
moteur de tout ce que je fais. En deux secondes, comme Lénine si
j'avais pu lui
parler, ou en deux décennies la pénitence
dissout les poisons que grand-papa Adam
(2/1-5) et le monde à sa suite nous ont fait boire.
Je sais… Je sais… Je suis insensé… Les Pèlerins d'Arès sont
insensés.
Fuyant l'obéissante
et sécuritaire contemplation des grands, brillants muraux politiques,
religieux,
académiques, commerciaux, artistiques, qui décorent les murs de notre
prison
terrestre, nous Pèlerins d'Arès nous nous évadons par les toits, sous
le Ciel
de La Révélation d'Arès, notre
seule
force d'équilibre sur ces pentes.
Dieu — écho du monde : Tiens ! il existe encore
celui-là ? — fouille
les fonds du destin humain pour les redynamiser. À cela le prisonnier
multimultiplié
du monde réagit par : "On n'en a rien à foutre ! Ici
on est bien abrités, bien nourris, laissés libres de râler et
on a la télé :
Le mal ? Ça nous botte. Ça
distrait, ça
intéresse. Le bien fait suer et
d'ailleurs y'en a pas à la télé, preuve que ça n'intéresse personne."
C'est pourquoi la prison du mal
impose ses normes. Le prisonnier peut même jouer à être en colère ou à
applaudir. Du moment qu'il ne casse rien et qu'il rentre le soir, par
milliards, dans sa cellule, tout va bien. Le mal
a même sa musique. Sa ligne mélodique est de notes hautement morales
(qui oserait dire que le mal n'est
pas moral ?), tandis que son contrechant titille les ventres
par toutes
les virtuoses croches et doubles croches du mal :
mensonge, crime, sexe, guerre, escroquerie, calomnie, mesquinerie,
vacheries entre
rivaux, bêtise. Sa basse chiffrée en longues rondes graves et coulées
joue des
solutions pas moins titillantes : procès où tout est étalé au
grand jour,
condamnations, punitions, révocations honteuses, expulsions, descentes
de
police, interventions armées, discours vengeurs, etc. Qui oserait dire
que la
prison du mal n'est pas un lieu de
vie bien réglée ? Que peut contre cette riche excitante
musique la pauvre récitation
ennuyeuse de la Parole de Dieu ?
"Dieu propose d'être libre (10/10), mais
libre de quoi ?" demande-on
dans les cellules. "Libre de se
faire une âme, d'aimer des gens
détestables
et d'abandonner toutes les nerveuses jouissances du monde, qui nous
attendent à
la sortie ? À la sortie, mais pas sur les toits !"
Toute la
prison rigole, tôlards, tôlardes, matons et matonnes.
Mais où ces rieurs ont-ils vu que Dieu confisque à l'humain toutes les
jouissances du monde ? Ne les leur
ai-Je
pas données déjà (Rév d'Arès 26/8-9) ? Et même sur
les toits la pénitence donne du
bonheur et permet de voir
au loin Éden, l'immortalité. "Foutaise !" résonne l'écho de
cellule en cellule.
Oh là là ! Je suis bien conscient que ce que recherche le
prisonnier
multimultiplié, ce n'est pas d'être libre
de travailler au fond de soi à restaurer l'image
et ressemblance de Dieu (Genèse
1/26) et la Vie (Rév d'Arès 24/4-5),
mais une petite vie pépère. C'est pas toujours folichon folichon, pense
le
prisonnier, mais mieux vaut être sous les toits que dessus ;
c'est du sûr.
Pense-t-il vraiment ça, le
prisonnier ? Je veux
dire :
Pense-t-il tout court ? Non. Il ne se fiche pas de faire par
la pénitence l'expérience d'une
autre vie,
car s'en ficher serait encore y penser. Il n'entend même pas le mot pénitence.
Et se moque-t-il vraiment de
notre foi en Dieu, de notre amour du
prochain, de notre pardon des
offenses, de notre souci pour l'âme,
pour la liberté spirituelle, pour
le salut ? Mais non, il ne
sait même
pas de quoi on parle. L'existentiel est moins pour lui que les
extraterrestres
en caoutchouc du cinéma ; La
Révélation d'Arès, c'est pour lui un film d'images blanches
sur fonds blancs,
un film invisible comme le monde invisible derrière ses murs de prison.
Mais la pénitence que je fais pour
moi, je la fais aussi pour lui. Ma vie là-haut sur les toits
ruissellera par
les gouttières et réveillera un jour, dans cent ans ou demain, sa vie
en-bas, dans
sa sombre cellule, parce que Dieu s'est semé
(Rév d'Arès 5/1, 6/2) dans ses profondeurs obscures et le grain
semé
là germera sous mon eau,
qui est aussi l'Eau de Dieu, dont
le
prisonnier n'a pas plus conscience que de son propre sang. Ma certitude
que le prisonnier
multimultiplié du monde changera
est le moteur de ma pénitence.
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2
juin 2011 (0118)
Fondamentaux
|  
Les
entrées de
blog ne sont pas — loi du genre — des documents d'étude. Chaque entrée
s'en
tient à un résumé pour donner au lecteur une vue rapide de la totalité,
même
quand des développements seraient souhaitables. C’est le cas de ce
thème, mais
qui veut comprendre comprendra.
Frères humains, rejoignez-nous !
Comme
tous les
grands messages de l’Histoire, le Message d’Arès est simplificateur.
Parce qu’il est capital !
Il parle du mal, mais ne s’étend ni sur toutes ses causes, innombrables
et complexes,
ni sur les imprévisibles stratégies dont le mal usera pour résister à
l’apostolat du Bien que nous
entreprenons.
Il incrimine la trahison des religions et des politiques, l’esprit de
cupidité,
de domination et de jouissance, la lâcheté des croyants, mais il ne
nous sert à
rien d’en rajouter, car tous les hommes ont la tare
(2/12) du péché,
moi, vous, tout le monde.
Et pourtant chacun cache intérieurement sans le savoir la Lumière
d’une prophétie extraordinaire
mais réalisable.
C’est
pourquoi le grand Message d'Arès dote les hommes de bonne volonté d’un
mot d’ordre simple
mais
puissant : Pénitence !
Le monde a la prétention de savoir où est le bien
et où
est le mal, qu’il
exprime dans ses cultures, ses dogmes, ses lois. Définitivement
auto-satisfait
de son évaluation du bon et du mauvais, le monde ne peut plus évoluer
vers les Bien. Bien au contraire, l’infime
(2/10) Pèlerin d’Arès a
découvert
qu’il ne sait rien du bien et du mal et qu’il a tout à trouver au fond
de
lui-même par la pénitence. L’avenir
est
aux pénitents.
Frères
humains,
rejoignez-nous !
La Main dans la faille (Rév d’Arès
xxxvi/1),
la Main qui ouvrira les mâchoires
du bien et du mal
entre lesquelles souffre l'homme et l'en délivrera, oui, c'est
vous, humbles pénitents !
Les pénitents
dont
parle La Révélation d’Arès ne sont
pas des repentants tristes et battant leur coulpe, mais des conquérants
du Bien, créatifs et joyeux
(Rév d’Arès 30/11). Ce sont simplement des gens qui aiment,
pardonnent, font la paix, sont libres de
tous préjugés, acquièrent l’intelligence du cœur.
Religion, politique et science voient l'homme irrémédiablement mâché
entre bien
et mal, destin dont il ne sort que par la mort, dit la science, par la
miséricorde
et la prière, dit la religion, par le gouvernement, la loi, l’impôt et
la
guerre, dit la politique.
Non, leur riposte le Père à Arès, c'est par la
pénitence et seulement par la pénitence
que l'homme sortira du dilemme bien/mal où il s'est verrouillé
depuis Adam (Rév d’Arès 2/1-5).
La Révélation d'Arès rappelle
d’où vient
le malheur des hommes. Adam — qui
désigne une race, non un individu —
depuis
peu spiritualisé, sans doute grisé d’être libre
comme son Créateur, dont il venait d’être fait l’image
(Genèse 1/26-27), choisit un mode de vie présentant de hauts
risques de générer le mal et dont
allaient,
en effet, résulter le temps, le
vieillissement,
l’injustice, la souffrance et la mort (Rév
d’Arès 2/1-5). L’humanité en arriva à perdre conscience que
le retour au Jour (Rév d’Arès 31/8-12)
du bonheur immortel
était possible. Le roi blanc — la
religion — et le roi
noir — la politique, l’économie, la science — prétendent
plus
que jamais tout savoir du bien et du mal ; ils n’ont jamais
fait autant de
lois et de règles pour les définir. Bien plus, et encore plus
préoccupants, ils
ont généré des préjugés dominateurs,
maintenant agrégés à la nature humaine profonde, sourds à toute
réfutation,
freins de toute évolution ou évasion possible vers le bien.
C'est au déblocage de cette situation que le Père appelle
(Rév d’Arès 28/22, etc.).
L'homme sortira du mal, s’il comprend qu’en
réveillant en lui l’image
du Père
aimant, qui git là (28/6),
il saura enfin ce que sont le
vrai mal et le vrai bien. Sortir du
tunnel des lois et préjugés du
monde éprouve
ou fait peur. D’abord, la Lumière
aveugle, on sort à l’aveuglette comme une taupe
(Rév d’Arès 23/2), mais c’est la seule Voie
de salut : la pénitence
dans laquelle devenir bon a pour synonyme devenir
spirituellement
libre (10/10) et intelligent
(32/5). Le
pénitent novice s’inquiète : « Quelle est
la cause et quel est
l’effet ? Est-ce en devenant bon que
je deviens spirituellement libre et
intelligent ou est-ce
l’inverse ? »
Les deux sont simultanés dans la
pénitence. Apparemment illogique ! Il faut se faire
à ce transfert
mental : Faire renaître Dieu en soi (2/13),
redevenir le sang du Créateur
(xix/21) en redevenant sa créature de base.
Ainsi n’est-ce pas de Dieu que le Pèlerin d'Arès, pionnier de tous les
croyants
à venir, attend le Salut de Dieu (28/25).
C’est de lui-même qu’il attend le Salut
de Dieu et même plus : le Salut
(ou changement) du monde (28/7),
parce que ce destin, qui n’est
pas contingent mais voulu, se joue dans la ressemblance,
l’identité, entre l’homme et Dieu.
Le Pèlerin d'Arès fait son salut —
ou
son âme (Rév d'Arès 4/5-8, 17/4, etc.)
— comme le fils de la parabole (Luc
15/11-31) découvre le mal et le
bien au fond de lui-même et fait son retour vers le Père,
la Source (Rév d'Arès 24/4). Le Père
ne décide pas à la place du fils
libre (10/10) de son
destin. La liberté du croyant est
fondée sur l’effort, c’est une construction
(17/4, 18/1-3), mais
existentielle,
absolue.
Autrement dit, le salut n’est
assuré
que quand il résulte d'un choix et d'une action voulus et continus.
Le don
gratuit de la Miséricorde — N'évoque pas
à tous propos Ma Miséricorde pour encourager les faiblesses (Rév d'Arès
16/15)
— est possible, mais casuel, imprévisible, et ne concernera
jamais les
masses — le monde (28/7).
Ce salut par la
pénitence est-il seulement accessible à des hommes
supérieurs, une
élite ? Non. Tout homme peut accomplir
sa pénitence, parce que, dans ce
domaine, rien n'est quantitatif ou mesurable. Le salut
ne dépend pas du degré de bien
atteint, mais de la volonté de vaincre le
découragement de l'atteindre (Rév
d'Arès 13/8).
Pour la religion salut signifie récompense
post-mortem d’une vie de foi
mise dans
les dogmes et la pratique rituelle de la religion.
Pour La Révélation d'Arès
le sens de salut est autre,
flexueux et graduel, notamment parce que le salut
gagnera en force sur le mal du
monde vivant de génération en génération
(Rév d’Arès 24/2), mais par contre une signification étendue
et beaucoup plus
généreuse. C’est l'ascension (Rév d’Arès
7/2, 25/6, 38/5) possible vers le bien
et la victoire sur
le mal dès ce bas
monde comme dans l’autre monde pour tout homme bon,
même incroyant (28/4
& 11). C’est une ascension
qui, sous l’effet d’un petit reste
de
pénitents moissonné
de génération en
génération finira par transfigurer le monde au Jour
de la Lumière
couvrant
tout sans cesse (31/8) et de la Vie
retrouvée. C’est l'homme l'artisan du Salut
de Dieu pour lui-même et de la Victoire
de Dieu (10/7) sur le mal général : la
Bête (22/14).
Quiconque a des oreilles pour entendre comprendra même
ce
qui est dit ici
en mots humains impuissants à décrire la Vérité
transcendantale !

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14
avril 2011 (0117)
Réincarné ?
Ressuscité ?
dites Simplement "changé !"
| Si par
réincarnation on entend
transmigration
de l'âme, La
Révélation d'Arès
dit clairement que cette sorte de réincarntion n'existe pas : L'homme fou compte
les vies, alors (même) que
l'homme n'a qu'une vie… L'homme a une seule mort (v/1-2).
L'âme
(4/5-8, 16/15, 17/4, etc.),
appelée
aussi l'ha (xxxix/5-11), est le fruit (xxiii/13)
unique du bien
que l'homme fait dans sa vie terrestre unique.
L'âme n'est
pas un élément préexistant et indépendant qui passerait de vies
charnelles en vies charnelles d'un homme, mais elle est le
produit de
la seule vie terrestre d'un homme
déjà né en chair
et en esprit
(17/3-7), si cet homme, ayant atteint l'âge où il a
conscience du mal, renonce au mal et vit selon le bien, c'est-à-dire
en pénitent (30/11).
Autrement dit, l'âme
n'existe que
concomitante de la pénitence
vécue par l'homme d'amour,
de pardon,
de paix, d'intelligence
spirituelle, l'homme libre
de préjugé et de péché,
concomitante de la seule Voie
(24/3) de salut qu'indique La Révélation d'Arès, concomitante
de
la sagesse et de la grâce, donc de miracles possibles — qu'il vous advienne selon votre
foi! (Matthieu 9/29) — dont l'homme est son propre
générateur.
D'où il ressort que la pénitence
n'est pas
du tout l'épreuve expiatoire que la religion en a fait, mais est la
source de l'âme par
la vie de bien
la plus
dynamique, créatrice, magnifiante et même joyeuse et festive (30/11),
dont un homme puisse rêver, parce qu'il retrouve à travers
elle l'image et
ressemblance du Père (Genèse
1/26-27).
Si on entend
réincarnation au sens de résurrection, alors oui, la
résurrection existe !
Certains grands pénitents
ont
ressuscité comme Jésus qui me rendit visite et me parla en 1974.
Nous
ressusciterons tous au Jour que le petit
reste (24/1) de
pénitents aura préparé en réintroduisant
laborieusement assez de Bien dans
le
monde pour y faire renaître le jardin (l'éden,
xxviii/21, xvi/17, xxii/9, xLix :4)
qu'avait abandonné Adam.
Ce Jour-là (17/7,
31/8) sera simplement le Jour
du
grand changement final, la somme des
tous les vies changées (30/11) par
la
pénitence pendant les
générations (24/2) qui viennent.
Dans le
Sud où le Père m'assigne actuellement une mission apostolique, on me
demande: "La pénitence, dont vous parlez tout le temps,
vous a-t-elle vraiment changé?"
Je réponds: "Que
oui !..
J'étais coléreux, impatient, content de moi,
égoïste,
j'avais mes têtes et mes préjugés. La pénitence m'a
rendu doux, généreux, patient ; je ne juge plus, j'aime et
pardonne tous les
humains. Chaque jour je me réincarne ou je ressuscite dans un homme un
peu meilleur qu'il n'était la veille."
Certains
demandent alors: "Et à quoi ça vous sert ? Ça vous affaiblit dans ce
monde impitoyable."
Je réplique: "Ça me sert doublement ! Je
me suis
fait une âme
qui, à ma mort, m'élèvera au-dessus des ténèbres glacées (16/15, 33/33)
et simultanément je
me suis prouvé que La
Révélation que j'ai reçue à Arès est vraie :
Beaucoup
d'hommes, ordinaires comme moi, pourront changer en bien et de
génération en génération rendre inutiles les princes du culte
religieux,
politique, juridique, financier, scientifique. Par le seul effet du bien accompli en
eux-mêmes par la pénitence, ils créeront sans
révolutions, sans démocratie qui soumet les minoritaires aux
majoritaires, sans frontières ni nations,
qui seront fondues en une seule humanité (28/21),
dans l'interfécondité et non dans la rivalité des
différences, un autre monde
(28/7) où
être libre (10/10)
ne sera plus être libre légalement ou théologiquement, c'est-à-dire aux
dépens d'autres humains. L'individualisme, le nationalisme, le mépris,
la rivalité, l'envie, l'esprit d'exploitation auront disparu ;
le commerce des produits et du travail sera naturellement équitable ;
les droits de l'homme ne seront plus une règle ou une convention, mais
la nature même des relations humaines. Le monde se sera réincarné ou
aura ressuscité en un Éden perpétuel."
C'est
à la résurrection de l'humanité aimante et équitable et à
l'immortalité qui s'ensuivra que je crois en cette période pascale.

Voici
le panneau placé dans la vitrine de la mission de Paris (rue
Raymond Losserand)
pour la saison pascale 2011.
Des critiques de son texte me
sont déjà
parvenues,
mais je crois me souvenir que j'en suis entièrement coupable (je ne me
souviens
pas si je l'ai écrit en 2008, 2009 ou 2010)
et je prie les critiques de ne pas accuser leurs frères et sœurs de
Paris et de
me pardonner ce texte qu'ils désapprouvent, ce qui est leur droit, mais
que je crois
quand même acceptable.
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7
mars 2011 (0116)
Ardu est le Vrai
| « Ah ! Si Joan
Baez partageait notre foi et chantait
La Révélation d’Arès, quelle
avancée nous
ferions ! » m’écriai-je devant un ami de cette grande
troubadour. L’homme,
une vedette des medias, se fit songeur, se frotta le menton, puis me
répondit :
« Non ! Joan est proche de vos espérances, mais même
si elle chantait
pour vous, vous n’avanceriez pas d’un poil. Comme vous dites parfois,
frère
Michel: "On ne vend pas la foi comme de la lessive ou du cinéma." Ce
n’est pas par
un spectacle que Dieu percera la citadelle
d’indifférence. C’est par votre pénitence,
votre chaleur humaine, et elles seules. »
J’appartiens à une toute petite minorité de croyants, ceux appelés
Pèlerins
d’Arès. Ils ont beau ne représenter — pénitents
(le petit reste) et
sympathisants
réunis — qu’un dérisoire 0,15% de la population francophone européenne
trente-sept
ans après l’apparition de La Révélation
d’Arès, c’est une humanité d’espérance, qui va occuper une
place de plus en
plus importante dans l’ascension
des
aspirations spirituelles et morale vers les Hauteurs
Saintes (Rév d’Arès 33/27, 36/19). Nous en voulons pour
preuve l’apparition
dans les discours, religieux, politique, intellectuel, etc., de
beaucoup
d’idées issues de La Révélation d’Arès,
parfois même textuellement.
Quelle utopie La Révélation d’Arès
exprime-t-elle ?
Non seulement l’homme a été conçu capable de vivre dans une
société libre
(Rév d’Arès 10/10), c.-à-d.
autoréduite
à des petites communautés autogérables autant qu’interfécondes, sans
frontières, sans princes du culte
politique, religieux, économique, sans princes
de la pensée et de la raison uniques, sans loi
autres que celle de la conscience,
mais encore ce n’est que
sous cette condition libre que l’âme
(l’image et ressemblance du
Créateur, Genèse 1/26-27) refleurira
en l’homme, qui retrouvera au bout de sa
pénitence
(ou quête du bien, Rév d’Arès
30/10)
le bonheur et même l’éternité (Rév d’Arès
35/3).
Apparemment cette utopie n’est pas vraiment
nouvelle,
mais la façon dont La Révélation d’Arès
l’exprime change l’utopie en
faisabilité, parce
que ce qui est utopique par la raison raisonnante, est réalisable par
la foi (la foi déplace les montagne, Matthieu
17/20).
Dans La Révélation d’Arès les
considérations de race, de culture, de différences entre les hommes,
n’entrent
pas en compte. Ainsi que Jésus l’avait déjà fait, La
Révélation d’Arès enterre une fois pour toutes les
considérations catégorielles de la vieille Bible, qui ont
regrettablement fait
les rivalités religieuses : judaïsme, christianisme, islam,
etc., les rivalités
économiques, les grandes propriétés. La
Révélation d’Arès altermondialise tout bien mieux que ne le
font les
idéologues de l’altermondialisme, parce qu’elle n’est ni de gauche ni
de
droite, ni religieuse ni rationaliste, ni politique ni libertaire, mais
elle donne
à l’altermondialisme une base spirituelle universelle dans laquelle
tout homme de
bonne volonté peut se reconnaître.
De ce fait, être Pèlerin d’Arès, un frère
ou une sœur du petit
reste, n’implique pas qu’on s’adresse à une catégorie humaine
de pensée réduite. Le Pèlerin d’Arès s’adresse à l’humanité entière.
Même s’il
sait bien qu’il ne peut, par les temps qui courent, qu’y moissonner
un petit nombre de pénitents
actifs, il parle à l’immensité humaine comme l’amoureux des coquelicots
que je
suis embrasse du regard la beauté (Rév
d’Arès 12/3) des immensités de coquelicots au printemps,
mais ne peut en
cueillir qu’une petite poignée fragile qu’il aura, de surcroît, bien du
mal à
garder. Petit reste ne désigne pas
une
élite de croyants sûrs de leur vertu se
protégeant des confusion et médiocrité extérieures, mais seulement des pénitents
et des apôtres à l’écoute de La
Révélation d’Arès mais conscient qu’ils font encore partie de
ces
confusions et médiocrité extérieures.
De là ma réticence depuis 1974-77 à réfléchir en termes d’identité,
parce que
si mon identité est Pèlerin d’Arès, je ne suis qu’un homme
— homme Michel (Rév d’Arès
1/1, 2/20, 3/9, etc.) — au sens universel que le Père
de l’Univers (12/4) a donné à mon
humanité, une humanité qui
aspire au Bien, au bonheur
au lieu des peines (37/9) de
mon rampement terrestre et à la Vie (24/3-5).
Voilà une des grandes
difficultés de notre mission : Quelle identité marquante y
a-t-il à espérer
le Bien, à vouloir être une âme libre, à
rechercher une bonne Vie ? Ces mots banaux
ne
forment pas
une de ces marques de fabrique ou étiquettes sociales bien distinguées,
que
notre époque prise. C’est pourquoi nous devons quand même nous désigner
par un
mot fort puisé à la Parole d’Arès, qui nous distingue bien, si nous
veillons à
le faire joyeusement tinter :
pénitents.
Les désignations sociales : Socialistes,
UMP,
catholiques, musulmans,
etc., sont toutes plus ou moins vite devenues statiques ;
elles ne
désignent plus des sociétés d’avenir mais des états d’esprit. Une
société
d’avenir doit bouger sans cesse. Pour nous moissonner
est chercher de nouveaux pénitents,
mais
c’est bien davantage, c’est commencer à construire un autre monde,
c’est donc
une aventure spirituelle, donc humaine, des plus nobles et universelle.
Universelle… parce que nous savons que si, d’un côté, Joan Baez avec
son talent
et sa renommée ne ferait pas sortir notre mission de l’ombre, d’un
autre coté une
argumentation missionnaire enfermée dans La
Révélation d’Arès serait insuffisante pour changer
le monde (Rév d’Arès 28/7). Le prophétisme n’a-t-il pas la
difficile tâche de rendre la Parole de Dieu lisible au monde impie,
égaré ou
indifférent ? Certes, la Parole de Dieu ne se négocie pas (Rév
d’Arès 15/6) et c’est pourquoi nous
tous, missionnaires, annonçons d’abord cette Parole, mais si nous
écoutons
attentivement comment y réagissent nos frères humains (voir entrée
115), c’est
parce que leur pensée n’est pas toujours aussi étrangère à nos espoirs
qu’elle paraît
de prime abord et que nous pouvons ici et là jeter entre les pensées du
monde
et la nôtre des ponts par où passera un jour l’action qui changera
le monde. Nous ne négocions pas
notre foi, mais nous ne nous
claquemurons pas peureusement dans notre contexte identitaire arésien.
Difficile est notre mission ! Qu’il est dur d’être dans le Vrai !
Mais peu à peu nous
finirons
par être ce que nous nous sommes engagés à devenir : de vrais
pénitents.
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24
janvier 2011 (0115)
entendeurs
et tailleurs de
pierre
| J'entends la
pierre, dit
le Père (Rév d'Arès
xxiv/6)
La mission
doit entendre le monde.
Je ne me
désintéresse pas de mon blog. À preuve cette nouvelle entrée. J’ai
récemment consacré
moins de temps à la page de commentaires, parce que je suis débordé de
tâches
dont certaines imprévues, comme le coup de main que je donne à une
mission dans
le Sud.
Mais si la réalité pure et dure d’une mission locale absorbe une part
de mon temps
et de mon énergie, elle n’est pas sans profit spirituel pour ma mission
générale.
Reprenant, à 81 ans, le face à face avec l’homme de la rue, j’ai vu
combien en moins
de deux décennies sa psyché et ses valeurs avaient changé. Une
adaptation
s’impose à chaque étape de la vie spirituelle et apostolique comme à
chaque
étape de la vie quotidienne.
Nous ne pouvons pas, mes frères, mes sœurs et moi moissonnant
ce Champ méditerranéen,
repenser notre mission autrement qu’en pensant beaucoup, en pensant de
concert avec
l’homme de la rue qui vient nous écouter parler de La
Révélation d’Arès.
Puis-je communiquer à l’autre l’insolite et
rebutante
nécessité d’entrer en
pénitence et de rejoindre le petit
reste de pénitents
sans lui ouvrir mes oreilles et mon cœur autant que
j’ouvre ma bouche ? Quiconque sur un sujet aussi difficile
parle sans écouter
n’est pas entendu, parce que La
Révélation d’Arès est une déconstruction de la religion de
sorte que, de
prime abord, elle semble annuler toute nécessité d’appartenance. Or,
elle ne
nie pas l’idéal chrétien du collège apostolique, le petit
reste (Rév d’Arès 24/1), parce que des pénitents
ne peuvent agir efficacement pour eux-mêmes et pour le
monde qu’en cohérence collective, partagée.
Déconstruction La Révélation d’Arès
l’est, mais loin
d’abolir la foi, elle la
tourne au contraire vers des valeurs non dogmatiques mais
autosacralisantes, la joie et la fête
de la
transfiguration personnelle ou pénitence (Rév
d’Arès 30/11), seule rédemptrices et salvatrices, qui demande
d’autant plus
d’entraide et d’autodiscipline qu’elle est libre
(10/10) et qu’elle ne vient pas du dehors, pas de la
religion, pas d’une "grâce
imméritée". Ce changement de vie
(30/11
autre terme pour pénitence)
naît de
la nature et des entrailles de l’homme telles
qu’elles s’expriment avant même qu’il soit pénitent
et qui resteront telles après qu’il aura décidé de l’être. Voilà
pourquoi le
missionnaire écoute s’exprimer l'homme à qui il s’adresse.
Notre appel aux hommes, pour
commencer, s’énonce par le kérygme de La
Révélation d’Arès, la ligne de Vérité
à suivre pour retrouver la Source
et la
Vie (Rév
d’Arès 24/4-5), changer
nos vies (30/13) et changer le
monde
(28/7) : Ce que "Nous Croyons,"
pourquoi et comment nous en
attendons le salut ici-bas et dans
l’au-delà
et même au delà de l’Histoire.
Mais la ligne de Vérité, basale,
suffit
rarement à réveiller un pénitent et
moissonneur qui sommeille. Dans ce monde moderne, sillonné
par des idées de toutes sortes
comme par des coulées de pierrailles stériles,
le
sommeil des pénitents et moissonneurs
potentiels est si profond
et composite qu’il est comme minéral (Rév
d’Arès 14/1). Il faut prolonger la ligne de Vérité
par une ligne d’intelligence
(35/5), ardue et longue, celle du tailleur de pierre.
Il faut tailler le Pèlerin d’Arès nouveau dans la
pierre
où il dormait, de sorte que le
Père puisse l’utiliser pour la rédemption du monde.
Je suis tout à la fois réveillé, réveilleur et sculpteur d’âmes.
L’homme de la rue que nous appelons
à
nous connaître et à nous suivre est d’abord un bloc fermé à notre
kérygme. Il
peut hélas le rester interminablement. Mais si sa bouche s’ouvre, c’est
un
grand moment. En laissant couler sa
pensée il nous donne la possibilité de lui répondre. Nous devons alors
comme le Père entendre
la pierre (Rév d’Arès xxiv/6-9). Ne jamais faire poliment
semblant
d’écouter, mais bien entendre,
c’est-à-dire comprendre, libre de
tous préjugés. Répondons dans le respect des expériences et des
ressentis
personnels avec leurs variantes, leurs ellipses, leurs disparates, même
si
c’est toujours sous réserve de réflexion et de vérification.
La mission qui sans cesse opposerait le kérygme aux innombrables
variations de
la Vérité cachée dans le vaste
chaos
du monde, ne serait pas intelligente (Rév
d’Arès 32/5). Elle serait religieuse. Or, nous ne sommes pas
une religion.
Nous sommes des libérateurs spirituels (10/10)
libérant des humains très divers sur des terrains
culturels et moraux non
moins divers. Par conséquent, notre mission n’est pas qu’une
transmission
d’idées, aussi authentiques soient-elles, puisque venues du Créateur,
c’est aussi
un terrain d’enrichissante rumination pour le missionnaire comme pour
son
auditeur.
L’arduité pour le missionnaire n’est pas dans le souci et l’effort
d’éradiquer
tout ce que croit et fait l’auditeur pour en faire un Pèlerin d’Arès,
parce
qu’un Pèlerin d’Arès n’est pas nécessairement un croyant qui a coupé
toutes ses
racines. L’arduité est dans une recherche patiente des liens, de tout
ce
qui qui peut lier
l’héritage moral, les comportements
différents de l’auditeur à l’accomplissement
du Bien, la pénitence
active.
L’homme est malheureux, souffre et meurt, prétend chaque
religion,
parce que
telle est l’irrémédiable condition humaine, et il ne trouve charité et
réconfort dans ce monde et salut dans l’autre monde qu’en pratiquant la
foi et
la piété qu’elle prescrit. Non, réplique La
Révélation d’Arès, l’homme est malheureux parce qu’il a créé
le mal et que
le mal frappe au hasard innocents et méchants ; foi et piété —
un credo, une
prière, une loi, un calendrier de culte — ne sauvent pas par
elles-mêmes ;
la victoire sur le mal et les ténèbres n’est pas virtuelle, mais
réelle, dans
le Bien accompli (Rév d’Arès 35/6), elle
se concrétise de pénitent en pénitent. C’est
pourquoi nous avons dès
1974 commencé et nous continuons par la mission à
rassembler un petit reste de
pénitents (24/1), qui grandira de
génération en génération.
Le salut résulte
d’une action vivante
qui s’élabore ou même qui s’invente, si je peux dire, d’heure en heure,
parce
qu’on n’est pas quitte avec le mal pour avoir seulement cru et prié.
"La Vérité totale n’a jamais été donnée à personne. Qu’en
ferions-nous,
du reste ? En discuter sans fin et sans comprendre, la langue
cousue (xii/3) ?"
ai-je écrit dans
"Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas" (La Révélation
d’Arès, éd.1995,
p.722). Autrement dit, il n’y a pas de vérité accessible et qui
sauverait par le
seul fait d’y croire. Il n’y a qu’une pénitence
accessible et salvatrice, il n’y a que l’amour,
le pardon, la paix,
l’intelligence spirituelle et être
libre de tous préjugés, qui
sauvent. Dans cette action combinée seule
réside le possible.
Action, donc évolution. Je dis à mes frères et à ceux qui viennent
m’écouter :
"Votre foi est évolutive comme votre pénitence.
L’important est de ne jamais se décourager d’être
bon
et de chercher à rassembler
des hommes bons. Seul le découragement
est impiété (Rév d’Arès
13/8)."
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21
décembre 2010 (0114)
Mémo
de Noël
| Depuis
qu'Adam
se fit enfant prodigue, il
n'est
pas revenu vers le Père encore,
mais il a fait
semblant : S'emparant de
la Parole du Créateur il en a fait
la
religion et ses dérivées tout aussi jalouses de leur pouvoir et
sclérosantes : politique, loi, armée, prétendues nécessaires,
mais qui le
sont d'autant moins qu'elles ont causé beaucoup de malheurs et que le Bonheur
ne renaîtra qu'en dehors de leur
domination.
Notre Père m'a fait évader de ces
prisons dominatrices, mais ce n'est pas sans une longue et rude lutte
intérieure
que j'ai cheminé, pénitent, pour
me
rendre libre de tous les harnais qui
me domestiquaient,
jusqu'aux
rivages de la Mer
de Bien. Là je
construis mon âme à la
Lumière et je me sauve des ténèbres.
Seulement
voilà, la Vérité n'est
pas que l'individu seul se
sauve, mais le monde.
De ces rivages
c'est
une Flotte d'âmes, de nombreux vaisseaux
forts, qui devra se lancer
pour sauver le monde, le changer en
jardin de bonheur.
Qui peut juger ? Personne,
parce
que nous sommes tous pécheurs. Toutefois, quiconque réveille son intelligence
spirituelle peut constater ceci :
Le mal persiste sur terre. La religion a échoué partout. Ses filles
athées, la
politique et la loi, même la moins dogmatique, vont aussi à l'échec.
Religion, politique et loi ont hébergé et géré le mal inévitablement,
puisqu'elles en émanent.
Chaque religion oublie l'Amour
infini du Père
et se
déclare vérité et voie de salut finie et finale, et chaque politique,
chaque
loi, se déclare de même vérité finale et seule solution. Les bonnes
relations d'aujourd'hui
entre religions, politiques et lois évitent au monde des guerres
armées,
idéologiques ou commerciales, mais renforcent leur domination.
C'est pourquoi le Père, voyant que les hommes allaient être plus dominés
encore dans la mondialisation
qu'il n'étaient dans la parcellisation religieuse, politique et
économique, est
revenu leur parler en 1974 et 1977.
L'humanité, dit-il en substance, ne pourra se libérer de la gangue du
mal qui
va l'enfermer toujours plus hermétiquement qu'en explosant en
individualités. En explosant par
la vie spirituelle.
Sachant que seules des individualités peuvent reprendre en main leurs
destins,
et sachant qu'il ne peut pas exister de spiritualité de masse comme il
existe des
religions, des politiques et de lois de masse sur quoi les dominations
ont prise, le changement
du monde sera l'explosion libératrice du monde par la pénitence
individuelle, c'est-à-dire par l'amour, le pardon, la paix,
l'intelligence du
cœur et la liberté absolue mis en
pratique par
chacun.
L'humanité fut créée forte, intelligente et
libre et peut le redevenir, si un
nombre appréciable d'individus —
le petit reste — se
rend libre du harnais des idées et
des peurs qui
lui ont été inoculées.
Les individus peuvent recréer ce
monde puisque
chacun
d'eux, ayant été façonné à l'image et
ressemblance du Créateur, est co‑créateur du monde.
La Révélation d'Arès libère de
toutes
les fatalités que la raison matérialiste considère indépassables et
rappelle
que le pénitent non seulement
trouve
son salut dès maintenant, mais
prépare le Salut général au bout du
temps, quand le mal et la mort elle-même disparaîtront, quand la Vie
sera retrouvée,
la Vie qui commence
par chaque vie spirituelle aujourd'hui.
La pénitence est renoncement au
mal,
mais non renoncement aux biens et plaisirs de ce monde ; la
science et la
technique appartiennent au pénitent
autant
qu'elles appartiennent aux rationalistes.
La foi et la
prière ne nous
empêchent
pas de nous mêler à ce monde pour le sauver de l'intérieur.
S'il y a un sauveur dont l'avènement peut être célébré à Noël, c'est le
pénitent. Jésus n'est que le plus
illustre d'entre les pénitents, le
christ de référence pour tous les christs que sont les hommes
bons.
Joyeux
Noël !
 Panneau
de vitrine de la mission de Paris pour Noël 2010

Une
des vitrines de la mission de Genève pour Noël 2010
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