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18 mai 2012 (0129)  
pèlerinage à la vie spirituelle

Maison de la Sainte Parole

La vie spirituelle, contrairement à la vie de religion ou de secte, n'engage à rien d'autre qu'à chercher le Père et son Bien en fond de soi. De ce fait, l'idée de vie spirituelle paraît indistincte à la société actuelle, qui n'aime pas l'indistinction. Ceci explique qu'on parle de nous, à tort, comme une religion ou comme une secte.
La vie spirituelle, c'est ce qu'on vient chercher à Arès.
Beaucoup de différences, pourvu qu'elles soient dans la nature du Bien, disparaissent dans la vie spirituelle, de sorte qu'un Pèlerin d'Arès, dont la vie est spirituelle, peut-il lire sans s'en trouver gêné la Bible, le Coran, le Veda, d'autres livres aussi, et considérer La Révélation d'Arès comme l'expression de ce qu'ils ont tous de vrai.
De toute façon, ce n'est pas dans les textes qu'on trouve le salut mais dans la vie orientée vers le Bien, la vie spirituelle.
La société voit les différences, mais le Pèlerin d'Arès ne les voit pas. Ce laminage par l'esprit des différentes formes de la Parole est très difficile à faire comprendre au public ; nos missionnaires le savent bien. Nous semblons incolores, voire inexistants, parce que nous n'avons rien d'extérieur qui soit spectaculaire, voire visible ou distinct, et quand on nous demande : "Mais qu'êtes-vous ? Que faites-vous ?" nous répondons : "Des hommes et femmes avec une vie spirituelle intérieure intense. Tout se passe en chacun de nous et nous appelons cela la pénitence.
Ce qui nous rassemble, c'est la fusion de nos vies spirituelles.
Il n'y a qu'une exception et c'est le Pèlerinage d'Arès où l'on trouve quelque chose de visible et distinct : Le lieu où apparut le Saint, la tunique et les pieds nus du pèlerin, sa prière ou sa méditation."

Pour moi le Pèlerinage est très important, parce que j'y revis ce que je vécus face à Jésus en 1974 et à la Voix du Père en 1977. Pour moi un moment sacré d'extrêmes délicatesse et tendresse. Je pense que, sans avoir été comme moi les témoins de Jésus et du Père, c'est la même chose pour les autres pèlerins, parce qu'ils sont mes propres témoins.
Je dirais que le Pèlerinage est par excellence la course à la Vie (Rév d'Arès 24/3-5). Quand on me dit : "Comment faites-vous pour être à 83 ans en aussi bonne forme ?" j'ai plusieurs réponses, mais parmi elles celle-ci : "Je fais le Pèlerinage."
Le Pèlerinage d'Arès est à part. Il abolit tout ce qu'instrumentalisent les religions dans leurs pèlerinages nombreux sur terre. La religion rend loup, loup au milieu de sa meute. Le Pèlerinage d'Arès rend homme, homme du monde entier, ce monde que le Pèlerin d'Arès sait qu'il doit changer en société d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence et de liberté absolue.
La vie spirituelle, la pénitence, le Pèlerinage ne sont pas des actes accomplis à côté de la vie courante. Ils sont la vie courante pour un Pèlerin d'Arès. La vie spirituelle n'est pas comme la religion quelque chose ressortissant de la pensée. C'est la vie tout court.
Le Pèlerinage contribue à donner la vie spirituelle et, une fois cette vie acquise, à la renforcer sans cesse.

L'été à Arès en France (33740, Gironde),
46 avenue de la Libération,

du 21 juin au 4 juillet,
du 12 au 25 juillet
et du 2 au 15 août. 

La Maison de la Ste-Parole (où se manifesta le Créateur en 1977) est ouverte

lundi, mardi, mercredi et jeudi de 18h à 21h

vendredi de 08h30 à 11h30,
samedi, dimanche ainsi que les 14 juillet et 15 août (sauf s'ils tombent un vendredi) de 17h30 à 21h,

Chaque pèlerin prie et/ou médite librement sans déranger les autres.


copyright 2012
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19 avril 2012 (0128)  
Mouvement et logos

Héraclite  

HeracleitusLa foi que La Révélation d'Arès réveille repose sur deux faits :
Un fait établi : Le mal (23/1, 39/3) ou la bête (22/14), rejeton de l'humanité (globalisée sous le nom d'Adam, 2/1-5), rencontre de moins en moins d'obstacle et passe même pour une norme avec ses normativistes (princes du culte religieux, du culte politique, du culte économique, 2/9-17, 4/9, etc., roi blanc et roi noir, xxxvi/14, etc.),
Un fait à établir: Le Bien, enfant de Dieu, qui reviendra dans l'humanité par une seule action : la pénitence. Autrement dit, l'humanité ne peut échapper au péché des péchés (38/2), qui est régression définitive à l'animalité d'avant Adame (vii/1), que par la pénitence, laquelle peut la ramener au Jour (31/8) où le jardin d'Éden refleurira et la mort elle-même sera vaincue.

La Révélation d'Arès, comme toute l'Écriture correctement lue, va à l'encontre de la mentalité rationaliste, politique  et même religieuse qui, quelle qu'elle soit, se fixe dans des dogmes, mais l'énorme force de La Révélation d'Arès est de ne pas être sans rapport avec la philosophie, qui est recherche continuelle, donc mouvement non seulement de l'esprit, mais aussi de la vie.
Je n'ai jamais cessé de souligner l'existentialisme de La Révélation d'Arès. Mais un existentialisme pour quelle existence ? Pour celle dont l'apothéose lointaine sera le Jour, certes très lointain, mais qui dès aujourd'hui se construit, évolue, est donc mouvement vers ce Jour-là, mais mouvement qui a un résultat immédiat : le Salut.
Le fait établi : le Mal, notre invention humaine, perdra le monde par stagnation et fixité.
Le fait à rétablir : le Bien, est mobilité, changement ou mouvement pour échapper au Mal ; ce mouvement de pénitence produit déjà à lui seul le salut.

Justin   

JustinLe mouvement doit naître. Il faut faire le chemin ou sentier du fait établi au fait à rétablir, de l'humain à l'image et ressemblance de son Créateur (Genèse 1/26-27).
Le moteur de ce mouvement du Mal au Bien est la pénitence mais le lien de l'un à l'autre peut s'appeler Logos.
Héraclite, qui vécut voilà vingt-six siècles, passe pour athée, alors qu'il n'était simplement pas religieux comme nous Pèlerins d'Arès ne sommes pas religieux. Il voyait le Créateur comme le montre le Livre : Je cours encore et je fais mille nouveaux soleils (Rév d'Arès xxii/12), toujours en mouvement. Héraclite utilisa le mot grec logos — intraduisible parce qu'il a trois sens : "parole", "discours" et "raison" — pour écrire sans ponctuation :
"Le logos \ ce qui est toujours \ les hommes sont incapables de le comprendre."
Pour Héraclite le monde normal devait être sans cesse en mouvement, en état permanent de flux ou de devenir, et nous comprenons aujourd'hui que c'est ce mouvement que veut redonner à l'homme La Révélation d'Arès pour le décoller des fixités religieuses, politiques, sociales et de leurs dogmes, et le relancer, par la pénitence, vers une autre vie, créatrice, sans quoi il ne retrouvera pas l'Éden initial.
C'est dans le triple sens de logos : "parole", "discours" et "raison", qu'il faut lire le fameux prologue de Jean, dont l'évangile n'est pas une Parole de Dieu (Rév d'Arès 16/12), mais est déjà un développement philosophique : "Au début était le Logos et le Logos était avec Dieu et le Logos était Dieu…"
La Parole substantielle de Dieu était conçue comme sa Raison créant le monde et marquant la pensée humaine.

Dès le 2ème siècle, les écrivains chrétiens appelés apologistes, parce qu'ils s'efforçaient de présenter la foi chrétienne d'une façon acceptable pour la pensée gréco-romaine, ont utilisé le terme Logos pour faire comprendre aux païens qu'ils avaient eu une part du Logos, exprimé par leurs grands philosophes, mais que Jésus leur apportait la part manquante. Notamment Justin, philosophe et martyr chrétien écrivit : "Ceux qui avant que ne vint Jésus vécurent une Vie accompagnée de raison (logos) sont déjà des chrétiens, eussent-ils passé pour athées, comme Socrate, Héraclite et d'autres." Ici une parenthèse pour rappeler que Justin  mourut fouetté à mort par les païens en leur disant que la violence détruisait la raison d'être même de leur foi, car la vraie foi ne peut être que recherche de la Vérité (28/7) comme chemin de Salut, tandis que le mensonge : la religion, la politique, la loi, ne peuvent exister que par la violence.

Voilà pourquoi la pénitence dont parle La Révélation d'Arès n'est pas remords, pas expiation ou retour sur soi, mais au contraire mouvement en avant dans la joie et la fête (Rév d'Arès 30/11) pour retrouver l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence et la liberté spirituelles, qui sont des dynamiques, jamais des états fixes ou rétrogrades.
Voilà pourquoi la pénitence est fruit du Logos, fruit de la Raison contre le péché qui est l'ignorance même de cette Raison.
Une évolution importante est à noter entre ce que les moines de l'antiquité chrétienne appelèrent philosophia et ce que La Révélation d'Arès, quoiqu'elle n'utilise pas ce mot, inspire à son lecteur comme philosophie.
"Je meurs chaque jour," pensaient les premiers chrétiens et de nos jours nous pensons : "Je revis chaque jour." Il s'est toujours agi, depuis Platon, de dépasser le monde pratique et de retrouver la vie spirituelle, mais seul le christianisme a pu, au début, faire adopter ce mode de vie à des masses populaires. C'est pour cette raison que Nietzsche disait "Le christianisme n'est qu'un platonisme pour le peuple." ("Par delà le bien et le mal"). Autrement dit, à l'irruption du Royaume, c.-à-d. de la vie spirituelle, dans la prédication de Jésus s'ajoute dans La Révélation d'Arès l'idéal de notre association avec le Créateur par la pénitence.
La vie de foi est la vie de l'âme, née de pénitence et immortelle après la mort.
Il ne s'agit pas de fuir la vie terrestre, mais d'allier l'âme à la chair et à l'esprit avec pour trait d'union entre elles le Logos pour faire de l'ensemble une réalité intelligible et transcendante.

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19 mars 2012 (0127)  
où en sommes-nous ?

 difficiles rocailleux sentiers vers les Hauteurs
Paths to the Heights
Beaucoup croient dans La Révélation d'Arès déjà, mais en font une affaire personnelle. Ils reconnaissent en leur for intérieur l'origine divine de cette Parole, du moins sa haute valeur logique, mais y puisent souvent plus d'optimisme que de foi, cette sorte de confiance indéterminée qu'on puise au ciel bleu par beau temps. Pour les uns La Révélation d'Arès est céleste, pour d'autres seulement vitale ou  roborative, le simple adjuvant d'autres idéologies. Certains d'entre eux, cependant, ne se dissimulent pas le fait que, dans La Révélation d'Arès, croire (1/5-7, 33/3, 12/6, 32/1, 38/7, xiii/12) ne va pas sans changer sa vie (6/1, 30/11, 28/7), voire même que changer sa vie en bien sauve du mal si croire est impossible. De-ci de-là ils se montrent pénitents (16/4, 28/25, 30/10, etc.). Quand ça ne les gêne pas trop, ils pensent à aimer, à pardonner, à faire la paix et parfois même à se montrer spirituellement intelligents (32/5) et libres (10/10) de préjugés. Quelques uns apportent leur soutien au frère aîné (16/1).
Mais les autres, le petit reste que je travaille à rassembler (24/1) autour de moi, les pénitents et moissonneurs, que j'appelle Pèlerins d'Arès ?
Tant de questions se posent aux Pèlerins d'Arès :
Comme les constantes questions de la vraie piété, de la pénitence, de la moisson, de l'assemblée, etc.
Comme la déculturation, que j'ai soulevée dans l'entrée 126.
Comme la question inépuisée, sur laquelle je reviens plus loin : "Qu'est-ce qui distingue un Pèlerin d'Arès du reste des croyants ?" Question dont quiconque change sa vie et travaille à moissonner des humains qui changeront leur vie, cherche sans cesse a affiner la réponse.
Comme la société…
Vers quel type de société orienter nos frères humains ? "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas" (La Révélation d'Arès, éd. 1995, Appendices) dit : "Nous croyons que le monde changé (Rév d'Arès 28/27) désigne un cadre spirituel, mais non un monde économiquement et socialement défini et assigné d'avance. " J'ai avancé l'espérance, concordant avec l'entier contexte de La Révélation d'Arès, que les frontières politiques disparaissent et que les hommes s'éparpillent librement selon leurs natures, talents, vocations, les formes du bonheur qu'ils recherchent, en petites unités ("Ce que je crois, Ce que j'affirme" §72). Seuls les membres d'une petite unité peuvent vivre harmonieusement dans la vertu et le bonheur et se gérer d'un commun accord sans loi de masse = loi des rats (Rév d'Arès xix/24). L'humanité n'évitera la corruption et l'imbécillisation et pour finir l'extinction qu'en se disséminant en microsociétés de types très divers, chacune absolument libre intérieurement, toutes se côtoyant avec libres circulation et installation des hommes des unes dans les autres, avec une seule caractéristique commune : le Bien.
C'est en rappelant que le Bien est à la fois l'objectif et l'outil de la pénitence (Rév d'Arès 30/11), le seul sentier vers le Salut et la Vie retrouvée (24/5), que j'insiste sur notre position dans le concert mondial des nombreuses formes de la foi et de l'idéologie.
J'ai ici et là pleuré notre mission "sociale" (ou " morale", ou " philosophique"), ce vieux manteau couleur de désert, tellement plus confortable, comme toute vieille nippe, tant que nous tardions à revêtir le manteau neuf (Rév d'Arès 1/1). Mais pourquoi ainsi cacher nos cœurs ? Garder bien enfouie la Source absolue (24/4) ? Dissimuler la pénitence (30/11) comme si elle était honteuse et incapable de guérir (4/5, 30/4, 33/13) l'homme de l'envie, de l'orgueil, de la bêtise, de la colère, de la violence, de la mort ? Pourquoi se dispenser de rappeler à l'homme qu'il ne sortira jamais du mal par des idées, une philosophie, une science, une politique, ni même par une religion, mais qu'il est, comme le poulain naît libre du harnais (10/10), tellement plus libre d'échapper au système, au mal, à la souffrance et à la mort en renaissant dans l'image et ressemblance de son Créateur (Genèse 1/26-27), dans l'absolue jeunesse de la vie spirituelle originelle ?
Pourquoi même cacher La Révélation d'Arès dans le cadre d'une mission pour La Révélation d'Arès et ainsi tomber dans l'absurdité outre l'inopportunité ?
Pourquoi ?  Ce put être par peur du monde, certes, mais ce fut peut-être aussi parce que la Raison dont fait preuve La Révélation d'Arès porta certains à la rationaliser complètement. La Révélation d'Arès est une langue de Raison ; elle n'est pas du tout la traduction passionnelle de textes préalablement conservés par la mémoire émotionnelle des hommes avant d'être écrits comme la Bible et le Coran. Le ton de Raison de La Révélation d'Arès, nouveau pour notre culture faite à la foi émotionnelle des religions, a amené certains Pèlerins d'Arès à la rationaliser au point d'oublier que la Raison du Père n'est jamais subliminale, ne va jamais sans transcendance, sans anges, sans Jour de la résurrection, et que l'homme qu'elle raisonne, ne peut aller sans foi, sans pénitence, sans piété, sans travail à la moisson des pénitents qui changeront le monde
Comment définir le Pèlerin d'Arès ? Il y a plusieurs bases de définition possibles, mais, la brièveté étant la règle du blog, je choisis de situer le Pèlerin d'Arès dans le cadre d'un bruit qui court actuellement : "Il y a un retour du religieux." Je ne crois pas que le religieux soit de retour ; pour moi le religieux n'a jamais disparu ; il est seulement passé par des éclipses et des permutations. Je ne pense pas non plus que la grande étendue de l'athéisme et de l'agnosticisme soit nouvelle ; ce qui est nouveau, c'est leur visibilité, leur négativité déclarée, voire leur militantisme tel que par endroits ils forment des sortes de religions.
Voici certaines observations qui étayent le bruit du "retour du religieux" : Des Russes et des Centrasiatiques, qui furent des Soviets athées, deviennent chrétiens ou musulmans et des Occidentaux tombés dans l'indifférence ou l'incroyance deviennent musulmans et même salafistes (Islam radical). Les églises Évangéliques prennent pied partout, même dans le Maghreb dont l'Islam est devenu routinier et elles envahissent l'Amérique Latine ravigotant un christianisme ronronnant. Le pentecôtisme connaît un essor qualifié de "fantastique". L'église anglicane se répand en Afrique et, au Royaume Uni où son primat, à Canterbury approuve l'usage de la charia (loi musulmane). L'islam tyrannique des ayatollahs a abouti à la désislamisation silencieuse de l'Iranien moyen et à son intérêt muet mais grandissant pour d'autres spiritualités. Le réincarnationnisme et notamment sa branche bouddhique progressent en Occident. Etc., etc. Mais personne ne mentionne l'expansion des Pèlerins d'Arès.
Pourquoi ? Parce que la foi du Pèlerin d'Arès, bien qu'elle se rattache au Dieu de Raison et dynamise une espérance transcendante et une eschatologie, qui pour les rationalistes n'est qu'un conte de fée, ne suit pas la foi émotionnelle de la religion. Partant, les faiseurs d'opinion la voient non spirituelle, inclassable ou bizarre, alors qu'elle exalte, en fait, la vie spirituelle la plus naturelle, la plus libre qui soit et annonce le changement le plus radical à l'horizon de la foi.
La foi du Pèlerin d'Arès ne s'appuie pas sur une figure centrale ou un sauveur comme le Moïse et la Loi de la synagogue, ou le Jésus-Dieu pantocrator et les sacrements du christianisme d'église, ou l'Allah bandeletté dans un Coran réduit à la dévotion et à la charia, ou le Siddhārtha Gautama réduit à la métaphysique du bouddhisme à la mode.
Bref, le Pèlerin d'Arès n'a pas de religion ; il a seulement le Bien.
Il n'a de sauveur que lui-même.
Il a entendu l'Appel à la pénitence de Dieu, mais ne trouvera vraiment Dieu qu'au bout de sa pénitence, parce qu'un homme ne peut réveiller en lui-même l'image et ressemblance (Genèse 1/26-27) du Bien qu'en accomplissant le bien.

copyright 2012
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2 février 2012 (0126)  
déculturation

Chagall: "Prophétie d'Isaïe" (Isaïe 11/1-9)
Le monde délivré du mal est nécessairement délivré de la culture

Chagall Prophétie d'Isaïe

Depuis peu je lis "Et Ce Que Tu Auras Écrit (Le Pèlerin d’Arès) 1993-1996". Je ne l’avais pas relu depuis sa publication en 1997. À l’époque, des frères et des sœurs me reprochèrent d'avoir écrit un livre "compliqué" ou "obscur", pour certains "pédant", et pendant quinze ans je le considérerais comme raté et j'y ferais peu référence. J'ai aujourd'hui la surprise de lire un ouvrage clair, précis, propice et intéressant, mais ce que je constate par-dessus tout, c’est qu’en 1996, quand je l'écrivis, ma foi et ma pensée étaient achevées, accomplies.
Ma déculturation était faite.
J'étais spirituellement né.

Déculturation ?
Un été des années 90, pendant le Pèlerinage d’Arès, à un de ces exposés-débats que des frères appelaient ateliers, on parla déculturation. Un pèlerin se leva et dit : « Vous dites que La Révélation d’Arès rend l’homme libre (Rév d’Arès 10/10) et de ce fait amènera une déculturation. C'est impossible. Je pense qu'il y aura seulement changement de culture, passage de la vieille culture à une nouvelle, la culture arésienne."
Je répondis : "Non. La culture disparaîtra. La culture est déterministe. Donc, elle disparaît si l'homme maîtrise son destin. La Révélation d'Arès appelle la maîtrise du destin pénitence, qui n'est pas soumission morale, à quoi la culture la réduit, mais action puissante et libre de recréation de soi par le bien. Le mal régénère sans cesse la culture ; mal et culture forment une équation d'apparence inattaquable, quelles qu'en soient les variables. Faux ! Le bien se défait de la culture et même, à terme, ouvre la Voie à Éden (Rév d'Arès 35/2). C'est aussi inévitable que la loi de la relativité. C'est aussi une façon d'exprimer le Fond de La Révélation d'Arès.
La culture, depuis le mauvais choix d'Adam (2/1-5), a fait de l'humanité son attelage. Elle harnache, bride et fouette les hommes comme des chevaux tirant le charriot d'une fatalité qui n'existe que pour ceux qui, dans les tunnels (23/2) où se croisent depuis les millénaires la foi et le doute, ont ajouté au côté savoir de la science un côté obscurité (38/5).

La pénitence, insurgeance existentielle s'il en est, peut tout changer. Elle abattra les idoles de l’esprit (ces lois sociologiques prétendues fatales), détèlera les hommes du carrosse des princes et de leurs docteurs (3/4), en fera des poulains libres du harnais, courant chacun vers le but qu’il s’est fixé (10/10).
Il est certes très difficile de se représenter, dans les sombres tunnels où nous vivons encore, ce que sera un monde changé (28/7), un monde sans culture, mais il ressort de la Parole qu'il sera diversification dans une libre harmonie, mais non simple évolution sous le harnais d'une nouvelle culture.

La déculturation, pardi, est très lente. Des générations et des générations repentantes camperont longtemps sur le désert (24/4) ou le vide (23/5, xxx/3, xxxi/4) de la culture. La déculturation se fera insensiblement cependant. Le fidèle d'une église ou d'une religion fonctionne sur la foi; il suit une culture et n'en sort pas. Le Pèlerin d'Arès, différence capitale, fonctionne sur le bien, il est pénitent, change sa vie (30/11), redevient le pérégrin spirituel que fut Abraham ou Jésus, deux grands déculturés. Chaque jour le pénitent prépare son salut personnel mais aussi imperceptiblement désembourbe un peu le monde du marais de la culture qui l'enfonce vers le péché des péchés (38/2): le point de non-retour du mal.
Chaque jour le pénitent aime et pardonne son prochain un peu plus, il gagne un peu plus d’intelligence spirituelles, il est un peu plus libre (10/10) de tous les préjugés qui voilent son discernement. Il lit la Parole de Dieu et, bien qu'il ne puisse jamais la retenir par cœur, elle le marque un peu plus chaque jour. Il la distingue de moins en moins de lui-même. Sa déculturation se fait et les générations suivantes la poursuivront jusqu'à ce qu'elles ne mesurent plus les actes humains à l'aune des mœurs, de "l'intellectuellement correct" et des lois, mais à l'aune de l'amour.

La déculturation renversera beaucoup de valeurs de la culture. La propriété par exemple. La culture a fait, des millénaire durant, de la propriété un problème obsédant tel que l'homme est plus la propriété de la matière et de l'argent que l'inverse. Ce n'est pas le moins tragique aspect du vide qu'est la culture. La déculture arrêtera cette fuite perpétuelle de tout entre les doigts de l'homme.
La propriété existera toujours, parce qu'elle est aussi propre à l'homme que sa chair, son esprit, son âme (Rév d'Arès 17/7), l'amour, la liberté, la créativité, existera toujours, mais la culture a bâti sur la propriété des idéologies, comme celle de droite et celle de gauche aujourd'hui, qui ont causé beaucoup de haine, de luttes, parfois beaucoup de morts et n'ont pas apporté et n'apporteront jamais le bonheur universel. C'est le sens très subtil de la parabole du chameau et du chas de l'aiguille (Matthieu 19/24), absurde pour souligner l'absurdité de la culture, culture du vide.
Culture du vide ? L'âpre au gain a un compte en banque qui, même plein, lui paraît toujours vide. Il passera sa vie à la pompe à richesse et manquera le sublime destin de l'homme fait Dieu (2/13). L'ascète passe pour l'inverse de l'âpre au gain, mais sa vie, même pleine de privation, lui paraît toujours vide. Il passera sa vie à la pompe à rigueur et manquera le sublime destin de l'homme fait Dieu (2/13). Voilà deux types caricaturaux de dévots de la culture du vide, mais on peut les multiplier sur toute l'échelle des nuances et, par cette démonstration déroutante, déculturée, rappeler que la Voie vers la Vie et le Bonheur est ailleurs, dans l'absolue liberté (10/10), la seule qui échappe au vide.
Des hommes se disent "en recherche" et passent d'une religion, d'une philosophie, d'une politique à une autre, mais ils ne changent pas. Ils se déplacent sur la culture comme les billes sur le billard, qui tout au plus s’entrechoquent et font du bruit (ii/7-13, vii/4-16, etc.). Nous, Pèlerins d'Arès, sommes sortis du billard, de sorte que nous ne sommes jamais invités à y jouer. C'est notre grandeur. C'est aussi une des grandes difficultés de notre mission dans le monde.

Le 15 janvier dernier, journée "porte ouverte" dans une de nos missions en France sur le thème "Retour de Jésus". Un visiteur s'assit près de moi et dit: "Bien sûr, vous n'avez jamais lu "L'Athéologie" de Michel Onfray…" Je le coupai: "Si, j'ai lu ce livre effrayant d'érudite propagande athée." Lui, outré : "Propagande ?" Moi : "Des gens sensés et honnêtes ont eu l'expérience, extérieure ou intérieure de Quelqu'un d'Autre. Les traiter comme des rêveurs, des détraqués ou des coquins avec autant d'érudition ne peut être que propagande. Les Nazis déployaient la même science contre les juifs et les Soviétiques contre tous les croyants." Lui : "Michel Onfray est un écrivain de grande culture." Moi : "Exactement. Onfray n'est pas un homme de savoir, mais de culture. La culture est une glu qui colle les hommes à des idées et des valeurs fixes et nous, Pèlerins d'Arès, nous évertuons à les libérer (10/10, 28/20)." Il me toisa. J'ajoutai : "Eh ! bien, il vous est maintenant facile de nous situer: Nous sommes exactement à l'opposé de Michel Onfray. Avez-vous lu La Révélation d'Arès ?" Il s'exclama: "Ah non, c’est un bouquin pour rendre dingue !" Moi : "Non, il fait réfléchir, il déculture." Il se leva et sortit. Ce bref et vif échange montre que La Révélation d'Arès est bien un de ces très rares grands moment de l'Histoire où Dieu paraît et dérange tout.

La déculturation est encore un sujet mal compris, mal accueilli, cependant fondamental. Dans la mission nous ne le développons pas assez. Le public tend encore, de ce fait, à considérer La Révélation d'Arès comme une alternative à la religion, ce qu'elle n'est pas. Elle assigne à la foi une tout autre dynamique, Elle est un grand saut vers une autre Création, pour laquelle le Créateur fait l'homme son co-créateur.


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26 décembre  2011 (0125)  
puisse 2012 être crucial !

Voici l'affiche exposée dans la vitrine de la mission de Bordeaux:

Bonne Année Bordeaux 2012


Celui qui souhaite aux autres d'être meilleurs que lui montre-t-il une vaine humilité?
Non, il montre un fort réalisme.
En des temps où l'homme se fait sur lui-même de plus en plus d'illusions, qui l'affaiblissent et qui pourraient le détruire, le moment de prendre conscience de ses péchés et faiblesses et de les corriger est un grand et crucial moment de lucidité qui contribue au changement, donc au salut du monde.
Nous n'entrerons pas dans la nuit, nous ne nous laisserons pas détruire, détruire par notre péché, sans combattre, sans combattre notre péché par la pénitence.
C'est pourquoi nous nous efforçons d'aimer, pardonner, faire la paix, cultiver l'intelligence du cœur et être libres de tous préjugés, mais si d'autres sont plus que nous capables de vertu et de bien, nous ne pouvons que nous en réjouir.

Le Bien est une œuvre de salut public !

Ce que nous, Pèlerins d'Arès, avons de plus, ou de particulier, est la conscience qu'il faut annoncer au monde que le Créateur lui parle par La Révélation d'Arès et l'appelle instamment à changer en bien par la pénitence.
Rejoignez-nous ! Nous avons besoin de vous.


copyright 2011
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17 décembre 2011 (0124)  
Noël 2011

2011 Xmas
Je souhaite à tous mes frères humains,
bien disposés ou mal disposés envers moi,
un heureux Noël !

À Noël les Pèlerins d'Arès ne fêtent pas la naissance d'un sauveur. Ils fêtent la naissance de tous les sauveurs, des pénitents qui se font une âme et ainsi se sauvent et contribuent à sauver le monde.

De plus, en ces temps de crise qui commence
je souhaite que Noël 2011 fasse prendre conscience des réalités…
des dures réalités hors desquelles la pénitence n'a pas de sens.


La Révélation d'Arès et les Pèlerins d'Arès n'incitent pas au rêve.
Soljénitsyne disait ; "Quand la vérité commencera de se savoir, tout s'effondrera."
Il parlait de la vérité sur la tyrannie et l'échec économique en URSS, mais ses paroles sont prophétiques au sens large et s'appliquent à la vérité décevante derrière toutes les puissances qui pèsent sur nos destins.
Le roi blanc : la religion, nous faisait croire qu'il nous préparait au salut,.
Le roi noir :
 politique, loi, finance et technologie, nous faisait croire qu'il nous préparait le meilleur monde, mais nous découvrons qu'il n'a pas rendu l'homme meilleur, qu'il n'a pas renoncé à la guerre et qu'il nous a conduit à un endettement énorme.
Or, roi blanc et roi noir même cuisse, dit La Révélation d'Arès (xxxvii/14), qui ainsi confondant deux maux leur oppose implicitement deux biens : bonheur ici bas et Hauteurs Saintes au-delà même salut !

Il nous faut prendre conscience que la foi et la prière seules ne mènent pas au salut et que le matérialisme seul ne construit pas le meilleur monde.
C'est par la pénitence, c'est-à-dire en aimant, en pardonnant, en faisant la paix, en retrouvent l'intelligence spirituelle et en devenant libres de tous préjugés que nous apporterons le vrai bonheur d'abord durable, puis éternel, sur terre.
Quand la société a enterré ses ferveurs idéologiques et commencé à douter de son rêve religieux ou de son rêve matérialiste, il ne lui reste que le scepticisme, le cynisme, le mépris des idéaux, bref, ce froid auquel notre mission fait face dans la rue.

Pourtant, même si le scepticisme, le cynisme, le mépris des idéaux et l'indifférence, qui passent pour rationnels, ne peuvent qu'aggraver la situation,
c'est dans ces conditions apostoliques difficiles que notre mission peut trouver son heure !


Que Noël soit le moment où les Pèlerins d'Arès et tous les hommes de bonne volonté repensent leur mission dans le réalisme, à savoir que ce monde assoira durablement la prospérité matérielle, aussi bien que la justice, le bonheur et le salut, sur les qualités de l'âme et seulement sur elles,
sur la pénitence donc.

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8 novembre 2011 (0123)  
le nouveau contrat social

Sie brüllt, wir spielen (Elle mugit, nous jouons), Paul KleePaul Klee: Sie brüllt, wir spielen
8.000 avant Jésus Christ, population mondiale        : 5 millions
3.000 avant Jésus Christ,                                      : 15 millions
au temps de Jésus Christ                                      : 200 millions
1804 (couronnement de Napoléon)                        : 1 milliard
1929 (naissance de Michel Potay),                        : 2 milliards
1968 (mariage de Michel et Christiane Potay),       : 3,5 milliards
2000                                                                    : 6 milliards
2011                                                                    : 7 milliards
Alerte !
Comment nous étonner de la crise et des grands chambardements économiques ? La Chine a dépassé le Japon, ex-champion de l’économie, maintenant en déclin. Quoi demain ? La famine générale, comme annoncé par le réchauffement climatique, ennemi de l’agriculture ?
En Occident le déclin économique a commencé il ya trente ans et n’a cessé d’accélérer. D’où les emprunts énormes faits par les nations occidentales pour continuer de rêver qu’elles sont encore riches et possèdent les plus enviables industries et systèmes sociaux. Le gros problème en Europe, en particulier en France où Dieu est revenu parler en 1974-1977, c’est le refus d’avouer la lente décroissance, l’inévitable précarité du matérialisme.
Notre déclin économique n’est plus cyclique, mais structurel, c'est-à-dire que le bon vieux temps ne reviendra pas, le recul sera lent, mais continuel. Malgré cela, on continue de légiférer comme si plus de lois étaient la solution. Hélas, plus les lois se multiplient, plus vite elles tuent la liberté d’entreprendre, l’inventivité, la débrouille, qui pourraient adoucir ou même résoudre beaucoup de problèmes qui nous attendent. Mais que peuvent faire des princes sinon des lois ?
Nous comprenons mieux l’urgence mise par le Père dans La Révélation d’Arès, son insistante quand en 1974 il dénigra les princes du culte religieux, du culte politique, du culte financier. Son dénigrement parut discutable alors, pas si urgent en tout cas ; les choses n’allaient pas si mal sur la Terre, dont la population n’était encore que de 4 milliards et quelques.
Mais le temps est venu de nous remuer, de ne pas seulement aller par les rues aimablement chercher et moissonner les braves cœurs prêts pour la pénitence, pour changer leur vie (Rév d’Arès 30/11, trouver le salut. Nous devons aussi aller par les rues faire prendre conscience que changer sa vie personnelle, c’est contribuer à une urgence : changer le monde (Rév d’Arès28/7), le sauver.
Certes, dans un monde où sévit le mal la crise est permanente et inévitable, mais elle fait aujourd’hui une poussée inquiétante. Le philosophe, Thomas Hobbes, je crois, dans « Léviathan » disait : « La première inclination de l’humanité est l’envie, la quête perpétuelle du plus : pouvoirs et propriétés. » Pour les prophètes, Zoroastre et Bouddha compris, pour Jésus et Mouhamad, pour les Pèlerins d’Arès, l’envie du plus est aussi la pemière inclination, mais du plus spirituel, du Bien supérieur, sans l’expérience duquel aucun bonheur vrai n’est possible, même matériellement parlant. C’est parce que cette évidence est trop claire qu’on ne la voit pas ; elle éblouit. Cependant, le Message qu’envoie La Révélation d’Arès au monde n’entre pas dans un processus stimulus-réponse comme un slogan philosophique, religieux, politique, commercial, mais dans un processus existentiel, de vie.  De là sa difficulté à s’exprimer dans la mission de rue, qui est une mission d’immédiateté. Notre humanité occidentale moderne risque un désastre, qu’elle aura du mal à intégrer à sa vie : la perte de beaucoup de ce qu’elle a eu. Il faudra trouver de nouveaux moyens de vivre et notamment de vivre ensemble. C’est là que notre mission a son mot à dire !
La politique est tout à la technologie socio-légaliste. Les hommes sont ligotés par une magistrature de la « conscience » qui s’impose à la vraie conscience, celle des réalités humaines qui sont spirituelles. La politique ne requiert pas l’avis d’hommes vivant leurs réalités existentielles en leur entièreté bio-spirituelle, mais « d’experts », de technocrates « à casquettes de plomb », aurait dit Rimbaud. Toute décision politique suit une typologie sociologique et légaliste, loin du réel, parce qu’on a déclaré le réel non observable, non rationnel, et on l'a mis au placard.
La Révélation d’Arès ouvre le placard, en libère le réel, y enfourne la loi des rats (Rév d’Arès xix/24) et les gloses (Rév d’Arès 10/10) des docteurs religieux, politiques, financiers, idéologique — Le Père ne distingue pas entre eux.
Même quand ils traitent de souffrances et d’injustices, la pensée et la parole du gouvernement du monde et de leurs guetteurs (Rév d’Arès xLv/10-22) sont celles fixes du perroquet qui jase ou de la vache qui mugit (xxxv/2). Toute politique postule l’homme comme le jars fort et beau dans sa cage, qu’elle gave (c’est ce gavage qui devient difficile) pour qu’il se tienne tranquille et continue de ne pas avoir l’œuf (xxxvi/3) de la liberté absolue (Rév d’Arès 10/10), n’entreprenne pas l’ascension (7/2, 25/6, 26/6-9, etc) vers le vrai bonheur (36/23, 37/9), celui qui se gagne par la pénitence, non celui qui serait exigible, comme le prétend le discours politique.
La Révélation d’Arès dit de cent façons que l’homme de base est bien meilleur moralement, bien plus capable de son destin aussi, que ne le disent les technocrates. La Révélation d’Arès nous pousse à sortir du contrat social qui nous enchaîne à la politique, à la religion, à l’argent, pour un contrat social naturel et spirituel, qui reste à faire comprendre et accepter, parce que même les croyants, laissés faibles (Rév d’Arès 36/5) et myopes, en sont restés à l’idée qu’il est impraticable. Il faut clamer de deux dents (Rév d’Arès xxxi/17), c.-à-d. deux fois plus fort, clamer nuit et jour (xLviii/1-3), que Dieu est revenu dire que ce contrat social naturel et spirituel est praticable, même s’il faut pour cela plus de quatre générations (24/2). C’est là le Fond de notre mission (28/7).
Les hommes sont des Dieux virtuels (Rév d’Arès 2/13), mais aussi des animaux virtuels. La Révélation d’Arès sonne pour eux l’heure du choix. La surpopulation les fera retomber dans l’animalité, peut-être sans retour — péché des péché (38/2) —, mais la pénitence les fera retrouver l’image et ressemblance du Père.

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30 septembre 2011 (0122)  

la Force logique

Quand la mort est d'un jour la tête repose sur les fleurs douces...

Deux jours, tu cries : "Piège la mort !"...
(Mais) si la main tient Ma Main... L'Eau reste dans l'œil.
(Révélation d'Arès  xL/13-16)

Fleurs

Récemment vers 05h00, commençant ma prière du matin, j’eus une pensée intense pour une personne morte dans des circonstances tragiques.
Quelque chose d’elle tomba sur moi, comme un nuage froid d’amertume et de doutes.
Ce nuage affligeant me confirma dans un sentiment que j’avais, pour avoir depuis longtemps fait mortification pour des défunts : Les morts ne découvrent pas nécessairement Dieu dans l’au-delà. Ils y emportent ce qu’ils firent d’eux-mêmes. Les vivants incroyants font des morts incroyants, mais s’ils n’ont pas ici bas atteint le comble de l’abomination (Rév d’Arès 33/32-34), ils peuvent évoluer spirituellement.
J’embrassai cette présence douloureuse et lui parlai : "Ma sœur, vous ne Le voyez pas, mais ne doutez pas que Dieu existe ! Il m’envoya son Messager en 1974 et il me parla lui-même en 1977. Ce que vous découvrez dans ces limbes, où vous resterez jusqu’à ce que l’ange porteur de luminaire (33/32) vous guide hors du triste vide (xL/15), c’est que l’existence du Créateur n’est pas plus évidente au défunt de fraîche date qu’à des milliards de terrestres de longue date.
La sentant attentive, je poursuivis : "Réfléchissez ! Vous pouvez encore réfléchir. Vous n’avez plus la chair, mais je vous prête la mienne ici — C’est cela la mortification —. Attrapez-la à pleines pensées, à défaut de mains. Vous avez l’esprit pour appréhender et même quelque chose d’une âme, puisque vous n’étiez pas méchante personne. Réfléchissez et vous saurez que le Père existe. Il existe, parce qu’il existe nécessairement une Force Logique, dont tout dépend hormis nos destins humains dont il nous a laissés disposer à nos guises.
Je le sentais contre moi. Je dis : "Prions ensemble. Voilà comment je prie. Vous n’avez plus de chair pour la proscynèse, pour sentir sous vos genoux et vos mains la Terre que le Créateur vous donnée, mais ma propre chair le fera pour vous. Plus tard, vous fondrez votre piété dans l’espace ; ils ne feront plus qu’un. C’est alors, alors seulement, que vous sentirez la Force logique grâce à Quoi vous survivrez en attendant de revivre un Jour (Rév d’Arès 31/8).
Non seulement la mort n’est pas définitive — le Jour du Père, dont l’avènement dépendra de la pénitence des vivants charnels, les âmes et peut-être aussi les spectres reviendront dans les os et les poussières… qui s’assembleront et se relèveront (Rév d’Arès 31/11-12) —, mais la mort peut être, entre temps, un état évolutif, je l’affirme.
La mort de la chair est anomalie, due au péché universel. La race humaine créée à l’image et ressemblance de Dieu (Genèse 1/26/27), pour vivre éternellement donc (Rév d’Arès vii/5), devint mortelle, parce qu’Adam décida d’une vie qui épuise l’amour et le corps (2/1-5) et en transmit la compulsion à sa descendance. Depuis lors on meurt et, âme ou spectre, on subsiste dans un océan d’espace sans limites comme un naufragé qui, même s’il perçoit les vivants terrestres, les voit depuis le lointain sans pouvoir les toucher ni leur parler jusqu’au moment aléatoire où, s’il est une âme, il se fondra dans l’Univers du Père (Rév d’Arès 12/4), là où les mondes sans heure tournent comme des poissons dans son Eau (Rév d’Arès vi/3).
C’est pourquoi il est vain de prier pour les morts. Mais il n’est pas vain de prier avec eux dans la période du piège (Rév d’Arès xL/14), aléatoirement très courte ou très longue, où tout défunt, qui qu’il soit, recherche encore la chair et où les charnels peuvent l’aider par la mortification. Si l’on peut  prier avec les morts, c’est parce qu’ils poursuivent, parfois commencent seulement, leur vraie piété (35/6). Nous, humains encore complets : chair, esprit et âme (Rév d’Arès 17/7) ne pouvons que parler, toucher, saisir, chérir, pour aimer et aider.
Passée la période du passage ou piège (xL/14), le vivant terrestre ne peut plus rien pour ceux qui s’éloignent.
Point commun entre le vivant et le mort : Il tête sa force dans la Force du Père (Rév d’Arès vii/5), la Force logique dont tout vient et dépend d’une façon ou d’une autre.

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8 septembre 2011 (0121)  
Branle-bas de mission !

Brèves vacances en famille,
fin août-début septembre 2011 :
Prenons des forces pour l'année apostolique qui s'ouvre !

photo famille été 2011


J'ai donné à mon corps deux semaines de repos comme je n'en avais pas pris depuis longtemps, très longtemps, mais mon esprit et mon âme ne sont jamais au repos, toujours au service du Père et de la mission que j'acceptai d'assumer en 1974.
Voici quelques notes de mes lectures de cette fin d'été :

Tirée d'une déclaration de matérialistes jusqu'au-boutistes,
triste et irréaliste :

"L'éducation doit être considérée comme un service (avant tout) rendu à l'économie. [Dans cette perspective] les gouvernements devront envisager l'éducation comme un processus s'étendant du berceau au tombeau […] Nous n'avons pas de temps à perdre."
"Education et Compétence en Europe"
(Table ronde européenne des industriels)


Tirées de pensées d'hommes de bien, réalistes :

"Aujourd'hui les gens sont occupés à tuer Dieu.
C'est une occupation à plein temps."
Christian Bobin, "La Présence Pure"

"Pour les hommes et les femmes des civilisations occidentales, la réforme de la vie est le socle sur lequel devraient converger toutes les autres réformes. Et celle qui devrait en même temps les irriguer toutes. Nous nous croyons civilisés, alors que la barbarie s'empare de nous dans l'égoïsme, l'envie, le ressentiment, le mépris, la colère, la haine."
Edgar Morin, "La Voie"


Edgar Morin, sociologue doublé d'un philosophe, n'est pas croyant, je crois, et son plan pour l'humanité ne sied pas en tous points, loin s'en faut, au changement du monde tel que je l'envisage, mais le point de pensée, que je mentionne ci-dessus, répond bien à ce que nous dit La Révélation d'Arès: Il faut "réformer la vie", vaincre "l'égoïsme, l'envie, le ressentiment, le mépris, la colère, la haine", dit-il. Nous préférons dire: Il faut la pénitence, c'est-à-dire faire revivre l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence et la liberté spirituelles, mais les deux concepts reposent sur le même Fond.

Le système qui gouverne encore le monde n'est pas seulement mis à rude épreuve, il commence à agoniser lentement.
En fait, il agonise depuis longtemps insensiblement, mais maintenant l’agonie est observable. Même les politiques, qui s'ingénient à nous rassurer, ne peuvent pas ignorer la situation. Citons l’endettement public parmi les multiples causes de l’agonie. Aucune nation dite "riche" n'a plus depuis longtemps les moyens des progrès, subventions, emplois, retraites, etc., que ses politiciens, de gauche ou de droite, promettent pour être élus et réélus. Les promesses qui ont été tenues ont pour la plupart été financées par l'emprunt. D'où un endettement public gigantesque.
Le système capitaliste va se décomposer, tenter de se recomposer, vivre les fluctuations d’une phase terminale très lente — très lente parce que l’approvisionnement des populations reste une permanente nécessité —, mais il disparaîtra. Le système communiste, lui, disparut d’un seul coup, mais curieusement, pour la même raison : Il est impossible de vivre indéfiniment au-dessus de ses moyens, qu'on soit URSS, USA ou Communauté Européenne dans laquelle seule l'Allemagne semble pour le moment s'en sortir. Autrement dit : Tout n’est pas possible matérialistement, même au prix d’un extraordinaire effort.

L'argent ne règle que l'écume de la vie ; il glisse sur l'essentiel. C'est pour cela, même s'il est nécessaire, qu'il est si volatile. La Révélation d'Arès dit en substance que seule une âme forte peut tout régler en profondeur.
Paradoxalement, plus l'argent et les biens matériels ont pris de l'importance, plus s'est approfondie l'ignorance des formidables et gratuites capacités humaines pour le bonheur.
L'amour, le courage, l'enthousiasme, la foi, auraient-ils complètement abandonné l'homme ?
Non, le temps du péché des péchés (Rév d’Arès 38/2) n'est pas venu.
Le Père n’aurait pas dicté La Révélation d’Arès, s’il avait estimé l'homme incapable de retrouver les sentiers qui mènent à Éden. Seulement voilà, c’est à nous que le Père confie la tâche ardue de réveiller l’homme de sa longue marche somnambulique le long des très coûteuses routes matérialistes et rationalistes qui vont devenir impraticables et qui l’amènent inconsciemment à un lointain mais abrupte précipice, s’il ne dévie pas par les sentiers de traverse.
L'homme commence à comprendre qu'en mettant ses pas dans les pas des meneurs politiques et rationalistes il s'est égaré. Mais de là à voir qu’il ferait mieux de mettre ses pas dans les Pas du Créateur (Rév d'Arès 2/12)… C’est là que nous devons aussi nous demander si nous élevons assez nos voix pour sonner le branle-bas aux oreilles de millions de somnanbules.
Le Père dans sa Sagesse a calculé qu'un petit reste de pénitents suffira pour accomplir ce travail colossal.
Encore nous faut-il rassembler et développer ce petit reste !
Alors, courage, frères ! Que cette année spirituelle 2011-2012 soit une grande année de mission ! Nous ne sommes pas seuls. Nos sentiers sont rocailleux, mais le Père y marche avec nous (Rév d'Arès 25/5) et le salut est au bout.


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2 août 2011 (0120)  
étranges Solitude et afférence de notre foi

Les faits historiques les plus fatidiques ne sont pas proportionnés à leur surface : La Grèce antique, toute petite, peu peuplée, a marqué par sa philosophie, son art, sa politique, la vaste civilisation occidentale et le tout petit peuple hébreux a été la racine de l'immense monothéisme : Judaïsme, Christianisme, Islam.
Pareillement, dans le glissement de certaines idées reçues vers les idées apportées par La Révélation d'Arès, on voit qu'elle marque déjà sensiblement la vie spirituelle et morale universelle et qu'elle ne s'en tiendra pas là.

SolitudePourtant, les Pèlerins d'Arès ne constituent encore qu'une toute petite bassine d'Eau, et encore ! pas encore aussi claire (Rév d'Arès xLix/6) qu'elle devrait être, dans le grand lac sombre de l'humanité.

Cependant, le courant issu de La Révélation d'Arès présente une particularité : son afférence* par contraste avec l'efférence* des grand courants précédents.

Auparavant, des courants prophétique d'importance fatidique comme celui parti de Moïse, celui parti de Jésus, celui parti de Mouhamad ou d'autres, naissaient et se développaient en concentrations fraternelles locales, puis seulement ensuite essaimaient, efférents.
Le courant prophétique parti de La Révélation d'Arès est inverse. Il est afférent, parce que La Révélation d'Arès fut d'abord lue et en quelque sorte naquit dans un public lointain et éparpillé. La librairie, le courrier postal et récemment l'Internet ont étrangement formé une multitude de points de départ distants et clairsemés. Dispersion étrangement plus facile, et de beaucoup, que la prédication sur place. Désavantage ou avantage — c'est à nous d'en décider ! —, la grande dispersion des Pèlerins d'Arès va durer Dieu sait combien de temps avant d'aboutir, par propagation à l'envers, à des confluences ou concentrations importantes. De là la solitude de la plupart d'entre nous sauf quelques minorités qui ont, ici et là, le bonheur de partager leur foi active.
Pénitence, piété et moisson doivent être pratiquées dans l'isolement et peuvent être très difficiles pour certains d'entre nous comme ceux qui vivent dans l'hostilité ouverte de leurs entourages. Ce maillage très lâche en solitaires clairsemés, par quoi débuta et se développe encore la foi arésienne, explique pourquoi bon nombre de Pèlerins d'Arès ne se rangent pas vraiment derrière moi, conçoivent la Parole d'Arès différemment de moi, bref, ne sont pas du petit reste que je suis envoyé rassembler (Rév d'Arès 24/2)
.

Pour le Pèlerin d'Arès du petit reste la solitude est doublement douloureuse. Non seulement elle rend difficiles la pénitence et la moisson, mais elle est une anomalie spirituellement très paradoxale pour le salut qui dans La Révélation d'Arès, à l'inverse du salut personnel que prêche la religion, est fondamentalement collectif, puisque la Vérité, c'est que le monde doit changer (Rév d'Arès 28/7).
L'accent mis sur le salut collectif n'est pas la moindre des caractéristiques nombreuses — la foi libre (10/10), la foi d'accomplissement (35/6) mais non foi de mots, de loi ou de supplication, l'absence de glose ou de dogme (10/10), l'absence de chef (16/1), la piété libre, etc. — qui détachent résolument la foi arésienne de la foi religieuse, judaïque, chrétienne, musulmane ou autre. Le pénitent solitaire, qui rêve de pénitence collective et qui ne peut pas l'expérimenter dans cette génération, souffre encore plus de devoir moissonner les pénitents d'un monde où les fidèles des religions aussi bien que les athées vivent contradictoirement leurs convictions individualistes dans l'agglutination.
Après tout, beaucoup de Pèlerins d'Arès pourraient bien ne pas souffrir de cette solitude paradoxale comme j'en souffre. Je m'exagère peut-être l'indissolubilité du lien entre salut du pénitent et salut de la race, quoique ce lien réponde tout à fait à l'amour du prochain comme seule base civilisatrice révélée. Suis-je excessif en me disant chaque matin : "Mon gars, tu ne te sauveras qu'en aimant assez les autres pour les sauver" ?
Je ne souffre pas de solitude par absence d'entourage — Mon épouse vit auprès de moi, mes enfants ne sont jamais très loin, je fais mes courses en ville parmi la foule —. Je ne souffre pas par peur de l'isolement — Si je devais un jour me trouver en total isolement physique, je m'en accommoderais en homme qui prend toujours la vie du bon côté —. Je ne souffre pas non plus au sens métaphysique — L'image et ressemblance du Père (Genèse 1/26-27) est vivante en moi.
Je souffre de solitude au sens prophétique, existentiel. Je souffre d'être loin de mes frères et sœurs, les Pèlerins d'Arès, de ne pas pouvoir leur donner avant la mort tout ce que je pourrais leur donner, même si ce sont eux qui dans leur majorité n'ont pas ressenti, quand il en était temps, la nécessité de vivre avec moi, parce qu'ils suivaient le réflexe culturel et pensaient que La Révélation d'Arès et la foi leur suffiraient.
J'aurais aimé que nous partagions nos vies pour bien nous connaître et partager nos efforts en vue d’une efficacité prophétique optimale, sinon toujours ensemble, ce qui est pratiquement impossible, du moins souvent et systématiquement. J'avais imaginé mes frères et sœurs comme les godets d'une noria puisant à tour de rôle en moi l'Eau dont le Père m'a fait le puits (b'her xxvi/7). Sur cette idée de noria reposait le projet de la « Maison des Faucons" dans les années 80.
La "Maison des Faucons" n'ayant pu naître, je me suis efforcé en écrivant et publiant de compenser ce que je n'ai pas pu donner par le partage de la vie. Mais l'écriture ne laisse que des mots, alors que la vraie foi que réveille La Révélation d'Arès requiert le bien actif, une vie d'accomplissement, une des caractéristiques qui nous différencient de la religion. Toute religion est religion de mots, alors que la foi du Pèlerin d'Arès est foi vécue, vécue dans la pénitence et la moisson de pénitents.

L’isolement des Pèlerins d’Arès est aggravé par la décomposition de la vie sociale moderne. Aujourd’hui chaque individu vit, sinon effectivement, du moins affectivement, séparé de son voisin, conçoit sa vie seul. Même insatisfaits de cette solitude que la compétition pour les carrières ou pour les subventions, la télévision qui cloue le regard à l’écran, etc., favorisent, tous les hommes modernes finissent inconsciemment par considérer le calamiteux individualisme comme un progrès.
Tous les pouvoirs, religieux, politiques, commerciaux, ont favorisé évidemment cette aptitude à la solitude de l'homme moderne, qui leur permet de toujours plus facilement "diviser pour régner". C'est, je crois en définitive, la raison pour laquelle mon projet de "La Maison des Faucons" n'a pas pu voir le jour. Les atomes dispersés ne peuvent pas encore d'eux-mêmes converger pour former une seule matière humaine, une seule chair (Genèse 2/24), divinisée (Rév d'Arès 2/13). Les frères, chacun étant prisonnier de son ego, n'ont pas encore compris que pour que nous nous regroupions il leur faut être absolument libres — ils croient plutôt le contraire —, vu qu’être libre absolument (Rév d’Arès 10/10) est l’acte vital le plus typique du Créateur dont l’image et ressemblance dort encore au fond d’eux.
Mais ne lisez pas ces lignes comme pessimistes. Lisez-les comme réalistes ! Nous sommes clairsemés et c'est dans cet état de dispersion, avec l'afférence qu'elle impose, que nous devons réussir. Il faut désormais réfléchir en tenant compte de cette réalité pour innover, trouver ce qui n'a encore jamais existé dans l'Histoire. N'est-ce pas ainsi que nous ralentirons puis arrêterons l'Histoire, la Bête (Rév d’Arès 22/14) ?

Nota * :
Afférent est ce qui va de la périphérie vers un centre.
Efférent est ce qui, inversement, va d’un centre vers la périphérie.


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11 juillet 2011 (0119)  
le prisonnier multimultiplié du monde

"Coquelicot" par Sœur Pascale B.
Poppy by Pascale B.La première quinzaine du Pèlerinage d'Arès et les sept jours préparatoires de la seconde quinzaine sont derrière moi.
Depuis le 19 juin je n'ai pas eu, comme on dit, le temps de respirer. Dans mon EmailBox gît depuis mi-juin une centaine de commentaires de l'entrée 118 ; je n'aurai jamais le temps de les lire et de mettre les plus intéressants en état de publication. Je dois avancer, ne jamais arrêter. Chers commentateurs, pardonnez-moi !
Tout comme ma pendule de bureau et mes deux bras ne peuvent pas, hélas, s'étendre aux 48 heures par jour et aux 2 mains par bras qu'il me faudrait, ma pénitence ne peut pas aller plus vite. Elle doit ne jamais arrêter, donc.
Et cependant, pour être bon pénitent il faut peu de choses : La foi en Dieu et en l'homme, l'horreur du mal et la joie (Rév d'Arès 30/11) d'aimer, de pardonner, d'avoir un cœur intelligent et être libre (10/10) de tous préjugés et de la peur du monde. Tels sont le besoin élémentaire du pénitent et, partant, sa force incomparable, puisqu'il n'aura besoin de rien d'autre pour faire son âme, son salut et contribuer au salut du monde… quelque chose comme recréer l'univers, si l'on songe qu'une minuscule petite tache de mal, la terre des hommes, semble, aux yeux de Dieu, enlaidir et comme compromettre le destin de l'immensité spatiale.
Pour atteindre cet objectif démesuré, pas besoin de privations. Il suffit d'être bon et pour cela d'étouffer le dorlotement et la pitié de soi, laisser le vent du bien intérieur et gratuit emporter son petit égoïsme et ses plaintes.

Lénine, qui mit la Russie en prison plus durement encore que le tsar ne l'avait fait, murmure sur son lit d'agonie : "Que faire ?" Si j'étais à côté de lui dans cet instant fatidique, je lui répondrais : "Faire pénitence. Oublier les raisons du monde, toutes conflictuelles, rivales, et se fondre dans l'Un, le Bien supérieur ! Aimez tout et tous ! Dans vos dernières secondes de vie soyez l'homme frère absolu (Rév d'Arès xLiii/8),et vous recevrez le salaire de l'ouvrier de la onzième heure (Matthieu 20/9)."
À moi le Père impose de vivre encore. Combien de temps ? Je l'ignore, mais je sais que je n'ai que la pénitence comme moteur de salut, c'est-à-dire comme moteur de tout ce que je fais. En deux secondes, comme Lénine si j'avais pu lui parler, ou en deux décennies la pénitence dissout les poisons que grand-papa Adam (2/1-5) et le monde à sa suite nous ont fait boire.

Je sais… Je sais… Je suis insensé… Les Pèlerins d'Arès sont insensés. Fuyant l'obéissante et sécuritaire contemplation des grands, brillants muraux politiques, religieux, académiques, commerciaux, artistiques, qui décorent les murs de notre prison terrestre, nous Pèlerins d'Arès nous nous évadons par les toits, sous le Ciel de La Révélation d'Arès, notre seule force d'équilibre sur ces pentes.
Dieu — écho du monde : Tiens ! il existe encore celui-là ? — fouille les fonds du destin humain pour les redynamiser. À cela le prisonnier multimultiplié du monde réagit par : "On n'en a rien à foutre ! Ici on est bien abrités, bien nourris, laissés libres de râler et on a la télé : Le mal ? Ça nous botte. Ça distrait, ça intéresse. Le bien fait suer et d'ailleurs y'en a pas à la télé, preuve que ça n'intéresse personne."

C'est pourquoi la prison du mal impose ses normes. Le prisonnier peut même jouer à être en colère ou à applaudir. Du moment qu'il ne casse rien et qu'il rentre le soir, par milliards, dans sa cellule, tout va bien. Le mal a même sa musique. Sa ligne mélodique est de notes hautement morales (qui oserait dire que le mal n'est pas moral ?), tandis que son contrechant titille les ventres par toutes les virtuoses croches et doubles croches du mal : mensonge, crime, sexe, guerre, escroquerie, calomnie, mesquinerie, vacheries entre rivaux, bêtise. Sa basse chiffrée en longues rondes graves et coulées joue des solutions pas moins titillantes : procès où tout est étalé au grand jour, condamnations, punitions, révocations honteuses, expulsions, descentes de police, interventions armées, discours vengeurs, etc. Qui oserait dire que la prison du mal n'est pas un lieu de vie bien réglée ? Que peut contre cette riche excitante musique la pauvre récitation ennuyeuse de la Parole de Dieu ?

"Dieu propose d'être libre (10/10), mais libre de quoi ?" demande-on dans les cellules. "Libre de se faire une âme, d'aimer des gens détestables et d'abandonner toutes les nerveuses jouissances du monde, qui nous attendent à la sortie ? À la sortie, mais pas sur les toits !" Toute la prison rigole, tôlards, tôlardes, matons et matonnes.
Mais où ces rieurs ont-ils vu que Dieu confisque à l'humain toutes les jouissances du monde ? Ne les leur ai-Je pas données déjà (Rév d'Arès 26/8-9) ? Et même sur les toits la pénitence donne du bonheur et permet de voir au loin Éden, l'immortalité. "Foutaise !" résonne l'écho de cellule en cellule.
Oh là là ! Je suis bien conscient que ce que recherche le prisonnier multimultiplié, ce n'est pas d'être libre de travailler au fond de soi à restaurer l'image et ressemblance de Dieu (Genèse 1/26) et la Vie (Rév d'Arès 24/4-5), mais une petite vie pépère. C'est pas toujours folichon folichon, pense le prisonnier, mais mieux vaut être sous les toits que dessus ; c'est du sûr.
Pense-t-il vraiment ça, le prisonnier ? Je veux dire : Pense-t-il tout court ? Non. Il ne se fiche pas de faire par la pénitence l'expérience d'une autre vie, car s'en ficher serait encore y penser. Il n'entend même pas le mot pénitence. Et se moque-t-il vraiment de notre foi en Dieu, de notre amour du prochain, de notre pardon des offenses, de notre souci pour l'âme, pour la liberté spirituelle, pour le salut ? Mais non, il ne sait même pas de quoi on parle. L'existentiel est moins pour lui que les extraterrestres en caoutchouc du cinéma ; La Révélation d'Arès, c'est pour lui un film d'images blanches sur fonds blancs, un film invisible comme le monde invisible derrière ses murs de prison.

Mais la pénitence que je fais pour moi, je la fais aussi pour lui. Ma vie là-haut sur les toits ruissellera par les gouttières et réveillera un jour, dans cent ans ou demain, sa vie en-bas, dans sa sombre cellule, parce que Dieu s'est semé (Rév d'Arès 5/1, 6/2) dans ses profondeurs obscures et le grain semé là germera sous mon eau, qui est aussi l'Eau de Dieu, dont le prisonnier n'a pas plus conscience que de son propre sang. Ma certitude que le prisonnier multimultiplié du monde  changera est le moteur de ma pénitence.

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2 juin 2011 (0118)  
Fondamentaux

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Les entrées de blog ne sont pas — loi du genre — des documents d'étude. Chaque entrée s'en tient à un résumé pour donner au lecteur une vue rapide de la totalité, même quand des développements seraient souhaitables. C’est le cas de ce thème, mais qui veut comprendre comprendra.

Frères humains, rejoignez-nous !
Comme tous les grands messages de l’Histoire, le Message d’Arès est simplificateur.
Parce qu’il est capital !
Il parle du mal, mais ne s’étend ni sur toutes ses causes, innombrables et complexes, ni sur les imprévisibles stratégies dont le mal usera pour résister à l’apostolat du Bien que nous entreprenons.
Il incrimine la trahison des religions et des politiques, l’esprit de cupidité, de domination et de jouissance, la lâcheté des croyants, mais il ne nous sert à rien d’en rajouter, car tous les hommes ont la tare (2/12) du péché, moi, vous, tout le monde.
Et pourtant chacun cache intérieurement sans le savoir la Lumière d’une prophétie extraordinaire mais réalisable.
C’est pourquoi le grand Message d'Arès dote les hommes de bonne volonté d’un mot d’ordre simple mais puissant : Pénitence !

Le monde a la prétention de savoir où est le bien et où est le mal, qu’il exprime dans ses cultures, ses dogmes, ses lois. Définitivement auto-satisfait de son évaluation du bon et du mauvais, le monde ne peut plus évoluer vers les Bien. Bien au contraire, l’infime (2/10) Pèlerin d’Arès a découvert qu’il ne sait rien du bien et du mal et qu’il a tout à trouver au fond de lui-même par la pénitence. L’avenir est aux pénitents.

Frères humains, rejoignez-nous !
La Main dans la faille (Rév d’Arès xxxvi/1), la Main qui ouvrira les mâchoires du bien et du mal entre lesquelles souffre l'homme et l'en délivrera, oui, c'est vous, humbles pénitents !

Les pénitents dont parle La Révélation d’Arès ne sont pas des repentants tristes et battant leur coulpe, mais des conquérants du Bien, créatifs et joyeux (Rév d’Arès 30/11). Ce sont simplement des gens qui aiment, pardonnent, font la paix, sont libres de tous préjugés, acquièrent l’intelligence du cœur.
Religion, politique et science voient l'homme irrémédiablement mâché entre bien et mal, destin dont il ne sort que par la mort, dit la science, par la miséricorde et la prière, dit la religion, par le gouvernement, la loi, l’impôt et la guerre, dit la politique.
Non, leur riposte le Père à Arès, c'est par la pénitence et seulement par la pénitence que l'homme sortira du dilemme bien/mal où il s'est verrouillé depuis Adam (Rév d’Arès 2/1-5).

La Révélation d'Arès rappelle d’où vient le malheur des hommes. Adam — qui désigne une race, non un individu — depuis peu spiritualisé, sans doute grisé d’être libre comme son Créateur, dont il venait d’être fait l’image (Genèse 1/26-27), choisit un mode de vie présentant de hauts risques de générer le mal et dont allaient, en effet, résulter le temps, le vieillissement, l’injustice, la souffrance et la mort (Rév d’Arès 2/1-5). L’humanité en arriva à perdre conscience que le retour au Jour (Rév d’Arès 31/8-12) du bonheur immortel était possible. Le roi blanc — la religion et le roi noir — la politique, l’économie, la science — prétendent plus que jamais tout savoir du bien et du mal ; ils n’ont jamais fait autant de lois et de règles pour les définir. Bien plus, et encore plus préoccupants, ils ont généré des préjugés dominateurs, maintenant agrégés à la nature humaine profonde, sourds à toute réfutation, freins de toute évolution ou évasion possible vers le bien.
C'est au déblocage de cette situation que le Père appelle (Rév d’Arès 28/22, etc.).

L'homme sortira du mal, s’il comprend qu’en réveillant en lui l’image du Père aimant, qui git (28/6), il saura enfin ce que sont le vrai mal et le vrai bien. Sortir du tunnel des lois et préjugés du monde éprouve ou fait peur. D’abord, la Lumière aveugle, on sort à l’aveuglette comme une taupe (Rév d’Arès 23/2), mais c’est la seule Voie de salut : la pénitence dans laquelle devenir bon a pour synonyme devenir spirituellement libre (10/10) et intelligent (32/5). Le pénitent novice s’inquiète : « Quelle est la cause et quel est l’effet ? Est-ce en devenant bon que je deviens spirituellement libre et intelligent ou est-ce l’inverse ? » Les deux sont simultanés dans la pénitence. Apparemment illogique ! Il faut se faire à ce transfert mental : Faire renaître Dieu en soi (2/13), redevenir le sang du Créateur (xix/21) en redevenant sa créature de base.
Ainsi n’est-ce pas de Dieu que le Pèlerin d'Arès, pionnier de tous les croyants à venir, attend le Salut de Dieu (28/25). C’est de lui-même qu’il attend le Salut de Dieu et même plus : le Salut (ou changement) du monde (28/7), parce que ce destin, qui n’est pas contingent mais voulu, se joue dans la ressemblance, l’identité, entre l’homme et Dieu.
Le Pèlerin d'Arès fait son salut — ou son âme (Rév d'Arès 4/5-8, 17/4, etc.) — comme le fils de la parabole (Luc 15/11-31) découvre le mal et le bien au fond de lui-même et fait son retour vers le Père, la Source (Rév d'Arès 24/4). Le Père ne décide pas à la place du fils libre (10/10) de son destin. La liberté du croyant est fondée sur l’effort, c’est une construction (17/4, 18/1-3), mais existentielle, absolue.
Autrement dit, le salut n’est assuré que quand il résulte d'un choix et d'une action voulus et continus. Le don gratuit de la Miséricorde — N'évoque pas à tous propos Ma Miséricorde pour encourager les faiblesses (Rév d'Arès 16/15) — est possible, mais casuel, imprévisible, et ne concernera jamais les masses — le monde (28/7).
Ce salut par la pénitence est-il seulement accessible à des hommes supérieurs, une élite ? Non. Tout homme peut accomplir sa pénitence, parce que, dans ce domaine, rien n'est quantitatif ou mesurable. Le salut ne dépend pas du degré de bien atteint, mais de la volonté de vaincre le découragement de l'atteindre (Rév d'Arès 13/8).

Pour la religion salut signifie récompense post-mortem d’une vie de foi mise dans les dogmes et la pratique rituelle de la religion.
Pour La Révélation d'Arès le sens de salut est autre, flexueux et graduel, notamment parce que le salut gagnera en force sur le mal du monde vivant de génération en génération (Rév d’Arès 24/2), mais par contre une signification étendue et beaucoup plus généreuse. C’est l'ascension (Rév d’Arès 7/2, 25/6, 38/5) possible vers le bien et la victoire sur le mal dès ce bas monde comme dans l’autre monde pour tout homme bon, même incroyant (28/4 & 11). C’est une ascension qui, sous l’effet d’un petit reste de pénitents moissonné de génération en génération finira par transfigurer le monde au Jour de la Lumière couvrant tout sans cesse (31/8) et de la Vie retrouvée. C’est l'homme l'artisan du Salut de Dieu pour lui-même et de la Victoire de Dieu (10/7) sur le mal général : la Bête (22/14).

Quiconque a des oreilles pour entendre comprendra
même ce qui est dit ici en mots humains impuissants à décrire la Vérité transcendantale !


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14 avril 2011 (0117)  
Réincarné ? Ressuscité ? dites Simplement "changé !"

Si par réincarnation on entend transmigration de l'âme, La Révélation d'Arès dit clairement que cette sorte de réincarntion n'existe pas : L'homme fou compte les vies, alors (même) que l'homme n'a qu'une vie… L'homme a une seule mort (v/1-2).
L'âme (4/5-8, 16/15, 17/4, etc.), appelée aussi l'ha (xxxix/5-11), est le fruit (xxiii/13) unique du bien que l'homme fait dans sa vie terrestre unique.
L'âme n'est pas un élément préexistant et indépendant qui passerait de vies charnelles en vies charnelles d'un homme, mais elle est le produit de la seule vie terrestre d'un homme déjà né en chair et en esprit (17/3-7), si cet homme, ayant atteint l'âge où il a conscience du mal, renonce au mal et vit selon le bien, c'est-à-dire en pénitent (30/11).
Autrement dit, l'âme n'existe que concomitante de la pénitence vécue par l'homme d'amour, de pardon, de paix, d'intelligence spirituelle, l'homme libre de préjugé et de péché, concomitante de la seule Voie (24/3) de salut qu'indique La Révélation d'Arès, concomitante de la sagesse et de la grâce, donc de miracles possibles — qu'il vous advienne selon votre foi! (Matthieu 9/29) — dont l'homme est son propre générateur.
D'où il ressort que la pénitence n'est pas du tout l'épreuve expiatoire que la religion en a fait, mais est la source de l'âme par la vie de bien la plus dynamique, créatrice, magnifiante et même joyeuse et festive (30/11), dont un homme puisse rêver, parce qu'il retrouve à travers elle l'image et ressemblance du Père (Genèse 1/26-27).

Si on entend réincarnation au sens de résurrection, alors oui, la résurrection existe !
Certains grands pénitents ont ressuscité comme Jésus qui me rendit visite et me parla en 1974.
Nous ressusciterons tous au Jour que le petit reste (24/1) de pénitents aura préparé en réintroduisant laborieusement assez de Bien dans le monde pour y faire renaître le jardin (l'éden, xxviii/21, xvi/17, xxii/9, xLix :4) qu'avait abandonné Adam.
Ce Jour-là (17/7, 31/8) sera simplement le Jour du grand changement final, la somme des tous les vies changées (30/11) par la pénitence pendant les générations (24/2) qui viennent.

Dans le Sud où le Père m'assigne actuellement une mission apostolique, on me demande: "La pénitence, dont vous parlez tout le temps, vous a-t-elle vraiment changé?"
Je réponds: "Que oui !..
J'étais coléreux, impatient, content de moi, égoïste, j'avais mes têtes et mes préjugés. La pénitence m'a rendu doux, généreux, patient ; je ne juge plus, j'aime et pardonne tous les humains. Chaque jour je me réincarne ou je ressuscite dans un homme un peu meilleur qu'il n'était la veille." 
Certains demandent alors: "Et à quoi ça vous sert ? Ça vous affaiblit dans ce monde impitoyable."
Je réplique: "Ça me sert doublement ! Je me suis fait une âme qui, à ma mort, m'élèvera au-dessus des ténèbres glacées (16/15, 33/33) et simultanément je me suis prouvé que La Révélation que j'ai reçue à Arès est vraie : Beaucoup d'hommes, ordinaires comme moi, pourront changer en bien et de génération en génération rendre inutiles les princes du culte religieux, politique, juridique, financier, scientifique. Par le seul effet du bien accompli en eux-mêmes par la pénitence, ils créeront sans révolutions, sans démocratie qui soumet les minoritaires aux majoritaires, sans frontières ni nations, qui seront fondues en une seule humanité (28/21), dans l'interfécondité et non dans la rivalité des différences, un autre monde (28/7) où être libre (10/10) ne sera plus être libre légalement ou théologiquement, c'est-à-dire aux dépens d'autres humains. L'individualisme, le nationalisme, le mépris, la rivalité, l'envie, l'esprit d'exploitation auront disparu ; le commerce des produits et du travail sera naturellement équitable ; les droits de l'homme ne seront plus une règle ou une convention, mais la nature même des relations humaines. Le monde se sera réincarné ou aura ressuscité en un Éden perpétuel."

C'est à la résurrection de l'humanité aimante et équitable et à l'immortalité qui s'ensuivra que je crois en cette période pascale.

Vitrine de Pâques à Paris

Voici le panneau placé dans la vitrine de la mission de Paris (rue Raymond Losserand) pour la saison pascale 2011.
Des critiques de son texte me sont déjà parvenues, mais je crois me souvenir que j'en suis entièrement coupable (je ne me souviens pas si je l'ai écrit en 2008, 2009 ou  2010) et je prie les critiques de ne pas accuser leurs frères et sœurs de Paris et de me pardonner ce texte qu'ils désapprouvent, ce qui est leur droit, mais que je crois quand même acceptable.

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7 mars 2011 (0116)  
Ardu est le Vrai

Joan Baez« Ah ! Si Joan Baez partageait notre foi et chantait La Révélation d’Arès, quelle avancée nous ferions ! » m’écriai-je devant un ami de cette grande troubadour. L’homme, une vedette des medias, se fit songeur, se frotta le menton, puis me répondit : « Non ! Joan est proche de vos espérances, mais même si elle chantait pour vous, vous n’avanceriez pas d’un poil. Comme vous dites parfois, frère Michel: "On ne vend pas la foi comme de la lessive ou du cinéma." Ce n’est pas par un spectacle que Dieu percera la citadelle d’indifférence. C’est par votre pénitence, votre chaleur humaine, et elles seules. »
J’appartiens à une toute petite minorité de croyants, ceux appelés Pèlerins d’Arès. Ils ont beau ne représenter — pénitents (le petit reste) et sympathisants réunis — qu’un dérisoire 0,15% de la population francophone européenne trente-sept ans après l’apparition de La Révélation d’Arès, c’est une humanité d’espérance, qui va occuper une place de plus en plus importante dans l’ascension des aspirations spirituelles et morale vers les Hauteurs Saintes (Rév d’Arès 33/27, 36/19). Nous en voulons pour preuve l’apparition dans les discours, religieux, politique, intellectuel, etc., de beaucoup d’idées issues de La Révélation d’Arès, parfois même textuellement.
Quelle utopie La Révélation d’Arès exprime-t-elle ?
Non seulement l’homme a été conçu capable de vivre dans une société libre (Rév d’Arès 10/10), c.-à-d. autoréduite à des petites communautés autogérables autant qu’interfécondes, sans frontières, sans princes du culte politique, religieux, économique, sans princes de la pensée et de la raison uniques, sans loi autres que celle de la conscience, mais encore ce n’est que sous cette condition libre que l’âme (l’image et ressemblance du Créateur, Genèse 1/26-27) refleurira en l’homme, qui retrouvera au bout de sa pénitence (ou quête du bien, Rév d’Arès 30/10) le bonheur et même l’éternité (Rév d’Arès 35/3).
Apparemment cette utopie n’est pas vraiment nouvelle, mais la façon dont La Révélation d’Arès l’exprime change l’utopie en faisabilité, parce que ce qui est utopique par la raison raisonnante, est réalisable par la foi (la foi déplace les montagne, Matthieu 17/20).
Dans La Révélation d’Arès les considérations de race, de culture, de différences entre les hommes, n’entrent pas en compte. Ainsi que Jésus l’avait déjà fait, La Révélation d’Arès enterre une fois pour toutes les considérations catégorielles de la vieille Bible, qui ont regrettablement fait les rivalités religieuses : judaïsme, christianisme, islam, etc., les rivalités économiques, les grandes propriétés. La Révélation d’Arès altermondialise tout bien mieux que ne le font les idéologues de l’altermondialisme, parce qu’elle n’est ni de gauche ni de droite, ni religieuse ni rationaliste, ni politique ni libertaire, mais elle donne à l’altermondialisme une base spirituelle universelle dans laquelle tout homme de bonne volonté peut se reconnaître.
De ce fait, être Pèlerin d’Arès, un frère ou une sœur du petit reste, n’implique pas qu’on s’adresse à une catégorie humaine de pensée réduite. Le Pèlerin d’Arès s’adresse à l’humanité entière. Même s’il sait bien qu’il ne peut, par les temps qui courent, qu’y moissonner un petit nombre de pénitents actifs, il parle à l’immensité humaine comme l’amoureux des coquelicots que je suis embrasse du regard la beauté (Rév d’Arès 12/3) des immensités de coquelicots au printemps, mais ne peut en cueillir qu’une petite poignée fragile qu’il aura, de surcroît, bien du mal à garder. Petit reste ne désigne pas une élite de croyants sûrs de leur vertu se protégeant des confusion et médiocrité extérieures, mais seulement  des pénitents et des apôtres à l’écoute de La Révélation d’Arès mais conscient qu’ils font encore partie de ces confusions et médiocrité extérieures.
De là ma réticence depuis 1974-77 à réfléchir en termes d’identité, parce que si mon identité est Pèlerin d’Arès, je ne suis qu’un hommehomme Michel (Rév d’Arès 1/1, 2/20, 3/9, etc.) — au sens universel que le Père de l’Univers (12/4) a donné à mon humanité, une humanité qui aspire au Bien, au bonheur au lieu des peines (37/9) de mon rampement terrestre et à la Vie (24/3-5). Voilà une des grandes difficultés de notre mission : Quelle identité marquante y a-t-il à espérer le Bien, à vouloir être une âme libre, à rechercher une bonne Vie ? Ces mots banaux ne forment pas une de ces marques de fabrique ou étiquettes sociales bien distinguées, que notre époque prise. C’est pourquoi nous devons quand même nous désigner par un mot fort puisé à la Parole d’Arès, qui nous distingue bien, si nous veillons à le faire joyeusement tinter : pénitents.
Les désignations sociales : Socialistes, UMP, catholiques, musulmans, etc., sont toutes plus ou moins vite devenues statiques ; elles ne désignent plus des sociétés d’avenir mais des états d’esprit. Une société d’avenir doit bouger sans cesse. Pour nous moissonner est chercher de nouveaux pénitents, mais c’est bien davantage, c’est commencer à construire un autre monde, c’est donc une aventure spirituelle, donc humaine, des plus nobles et universelle.
Universelle… parce que nous savons que si, d’un côté, Joan Baez avec son talent et sa renommée ne ferait pas sortir notre mission de l’ombre, d’un autre coté une argumentation missionnaire enfermée dans La Révélation d’Arès serait insuffisante pour changer le monde (Rév d’Arès 28/7). Le prophétisme n’a-t-il pas la difficile tâche de rendre la Parole de Dieu lisible au monde impie, égaré ou indifférent ? Certes, la Parole de Dieu ne se négocie pas (Rév d’Arès 15/6) et c’est pourquoi nous tous, missionnaires, annonçons d’abord cette Parole, mais si nous écoutons attentivement comment y réagissent nos frères humains (voir entrée 115), c’est parce que leur pensée n’est pas toujours aussi étrangère à nos espoirs qu’elle paraît de prime abord et que nous pouvons ici et là jeter entre les pensées du monde et la nôtre des ponts par où passera un jour l’action qui changera le monde. Nous ne négocions pas notre foi, mais nous ne nous claquemurons pas peureusement dans notre contexte identitaire arésien.
Difficile est notre mission ! Qu’il est dur d’être dans le Vrai ! Mais peu à peu nous finirons par être ce que nous nous sommes engagés à devenir : de vrais pénitents.


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24 janvier 2011 (0115)  
entendeurs et tailleurs de pierre

J'entends la pierre, dit le Père (Rév d'Arès xxiv/6)
La mission doit entendre le monde.

stonecutterJe ne me désintéresse pas de mon blog. À preuve cette nouvelle entrée. J’ai récemment consacré moins de temps à la page de commentaires, parce que je suis débordé de tâches dont certaines imprévues, comme le coup de main que je donne à une mission dans le Sud.
Mais si la réalité pure et dure d’une mission locale absorbe une part de mon temps et de mon énergie, elle n’est pas sans profit spirituel pour ma mission générale.
Reprenant, à 81 ans, le face à face avec l’homme de la rue, j’ai vu combien en moins de deux décennies sa psyché et ses valeurs avaient changé. Une adaptation s’impose à chaque étape de la vie spirituelle et apostolique comme à chaque étape de la vie quotidienne.
Nous ne pouvons pas, mes frères, mes sœurs et moi moissonnant ce Champ méditerranéen, repenser notre mission autrement qu’en pensant beaucoup, en pensant de concert avec l’homme de la rue qui vient nous écouter parler de La Révélation d’Arès.
Puis-je communiquer à l’autre l’insolite et rebutante nécessité d’entrer en pénitence et de rejoindre le petit reste de pénitents sans lui ouvrir mes oreilles et mon cœur autant que j’ouvre ma bouche ? Quiconque sur un sujet aussi difficile parle sans écouter n’est pas entendu, parce que La Révélation d’Arès est une déconstruction de la religion de sorte que, de prime abord, elle semble annuler toute nécessité d’appartenance. Or, elle ne nie pas l’idéal chrétien du collège apostolique, le petit reste (Rév d’Arès 24/1), parce que des pénitents ne peuvent agir efficacement pour eux-mêmes et pour le monde qu’en cohérence collective, partagée.
Déconstruction La Révélation d’Arès l’est, mais loin d’abolir la foi, elle la tourne au contraire vers des valeurs non dogmatiques mais autosacralisantes, la joie et la fête de la transfiguration personnelle ou pénitence (Rév d’Arès 30/11), seule rédemptrices et salvatrices, qui demande d’autant plus d’entraide et d’autodiscipline qu’elle est libre (10/10) et qu’elle ne vient pas du dehors, pas de la religion, pas d’une "grâce imméritée". Ce changement de vie (30/11 autre terme pour pénitence) naît de la nature et des entrailles de l’homme telles qu’elles s’expriment avant même qu’il soit pénitent et qui resteront telles après qu’il aura décidé de l’être. Voilà pourquoi le missionnaire écoute s’exprimer l'homme à qui il s’adresse.

Notre appel aux hommes, pour commencer, s’énonce par le kérygme de La Révélation d’Arès, la ligne de Vérité à suivre pour retrouver la Source et la Vie (Rév d’Arès 24/4-5), changer nos vies (30/13) et changer le monde (28/7) : Ce que "Nous Croyons," pourquoi et comment nous en attendons le salut ici-bas et dans l’au-delà et même au delà de l’Histoire.
Mais la ligne de Vérité, basale, suffit rarement à réveiller un pénitent et moissonneur qui sommeille. Dans ce monde moderne, sillonné par des idées de toutes sortes comme par des coulées de pierrailles stériles, le sommeil des pénitents et moissonneurs potentiels est si profond et composite qu’il est comme minéral (Rév d’Arès 14/1). Il faut prolonger la ligne de Vérité par une ligne d’intelligence (35/5), ardue et longue, celle du tailleur de pierre. Il faut tailler le Pèlerin d’Arès nouveau dans la pierre où il dormait, de sorte que le Père puisse l’utiliser pour la rédemption du monde.
Je suis tout à la fois réveillé, réveilleur et sculpteur d’âmes.
L’homme de la rue que nous appelons à nous connaître et à nous suivre est d’abord un bloc fermé à notre kérygme. Il peut hélas le rester interminablement. Mais si sa bouche s’ouvre, c’est un grand moment. En laissant couler sa pensée il nous donne la possibilité de lui répondre. Nous devons alors comme  le Père entendre la pierre (Rév d’Arès xxiv/6-9). Ne jamais faire poliment semblant d’écouter, mais bien entendre, c’est-à-dire comprendre, libre de tous préjugés. Répondons dans le respect des expériences et des ressentis personnels avec leurs variantes, leurs ellipses, leurs disparates, même si c’est toujours sous réserve de réflexion et de vérification.
La mission qui sans cesse opposerait le kérygme aux innombrables variations de la Vérité cachée dans le vaste chaos du monde, ne serait pas intelligente (Rév d’Arès 32/5). Elle serait religieuse. Or, nous ne sommes pas une religion. Nous sommes des libérateurs spirituels (10/10) libérant des humains très divers sur des terrains culturels et moraux non moins divers. Par conséquent, notre mission n’est pas qu’une transmission d’idées, aussi authentiques soient-elles, puisque venues du Créateur, c’est aussi un terrain d’enrichissante rumination pour le missionnaire comme pour son auditeur.
L’arduité pour le missionnaire n’est pas dans le souci et l’effort d’éradiquer tout ce que croit et fait l’auditeur pour en faire un Pèlerin d’Arès, parce qu’un Pèlerin d’Arès n’est pas nécessairement un croyant qui a coupé toutes ses racines. L’arduité est dans une recherche patiente des liens, de tout ce qui  qui peut lier l’héritage moral, les comportements différents de l’auditeur à l’accomplissement du Bien, la pénitence active.

L’homme est malheureux, souffre et meurt, prétend chaque religion, parce que telle est l’irrémédiable condition humaine, et il ne trouve charité et réconfort dans ce monde et salut dans l’autre monde qu’en pratiquant la foi et la piété qu’elle prescrit. Non, réplique La Révélation d’Arès, l’homme est malheureux parce qu’il a créé le mal et que le mal frappe au hasard innocents et méchants ; foi et piété — un credo, une prière, une loi, un calendrier de culte — ne sauvent pas par elles-mêmes ; la victoire sur le mal et les ténèbres n’est pas virtuelle, mais réelle, dans le Bien accompli (Rév d’Arès 35/6), elle se concrétise de pénitent en pénitent. C’est pourquoi nous avons dès 1974 commencé et nous continuons par la mission à rassembler un petit reste de pénitents (24/1), qui grandira de génération en génération.
Le salut résulte d’une action vivante qui s’élabore ou même qui s’invente, si je peux dire, d’heure en heure, parce qu’on n’est pas quitte avec le mal pour avoir seulement cru et prié.
"La Vérité totale n’a jamais été donnée à personne. Qu’en ferions-nous, du reste ? En discuter sans fin et sans comprendre, la langue cousue (xii/3) ?" ai-je écrit dans "Nous Croyons, Nous Ne Croyons Pas" (La Révélation d’Arès, éd.1995, p.722). Autrement dit, il n’y a pas de vérité accessible et qui sauverait par le seul fait d’y croire. Il n’y a qu’une pénitence accessible et salvatrice, il n’y a que l’amour, le pardon, la paix, l’intelligence spirituelle et être libre de tous préjugés, qui sauvent. Dans cette action combinée seule réside le possible.
Action, donc évolution. Je dis à mes frères et à ceux qui viennent m’écouter : "Votre foi est évolutive comme votre pénitence. L’important est de ne jamais se décourager d’être bon et de chercher à rassembler des hommes bons. Seul le découragement est impiété (Rév d’Arès 13/8)."


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21 décembre 2010 (0114)  
Mémo de Noël

Depuis qu'Adam se fit enfant prodigue, il n'est pas revenu vers le Père encore, mais il a fait semblant : S'emparant de la Parole du Créateur il en a fait la religion et ses dérivées tout aussi jalouses de leur pouvoir et sclérosantes : politique, loi, armée, prétendues nécessaires, mais qui le sont d'autant moins qu'elles ont causé beaucoup de malheurs et que le Bonheur ne renaîtra qu'en dehors de leur domination.
Notre Père m'a fait évader de ces prisons dominatrices, mais ce n'est pas sans une longue et rude lutte intérieure que j'ai cheminé, pénitent, pour me rendre libre de tous les harnais qui me domestiquaient, jusqu'aux rivages de la Mer de Bien. Là je construis mon âme à la Lumière et je me sauve des ténèbres.
Seulement voilà, la Vérité n'est pas que l'individu seul se sauve, mais le monde.
De ces rivages c'est une Flotte d'âmes, de nombreux vaisseaux forts, qui devra se lancer pour sauver le monde, le changer en jardin de bonheur.
Qui peut juger ? Personne, parce que nous sommes tous pécheurs. Toutefois, quiconque réveille son intelligence spirituelle peut constater ceci :
Le mal persiste sur terre. La religion a échoué partout. Ses filles athées, la politique et la loi, même la moins dogmatique, vont aussi à l'échec.
Religion, politique et loi ont hébergé et géré le mal inévitablement, puisqu'elles en émanent.
Chaque religion oublie l'Amour infini du Père et se déclare vérité et voie de salut finie et finale, et chaque politique, chaque loi, se déclare de même vérité finale et seule solution. Les bonnes relations d'aujourd'hui entre religions, politiques et lois évitent au monde des guerres armées, idéologiques ou commerciales, mais renforcent leur domination.
C'est pourquoi le Père, voyant que les hommes allaient être plus dominés encore dans la mondialisation qu'il n'étaient dans la parcellisation religieuse, politique et économique, est revenu leur parler en 1974 et 1977.
L'humanité, dit-il en substance, ne pourra se libérer de la gangue du mal qui va l'enfermer toujours plus hermétiquement qu'en explosant en individualités. En explosant par la vie spirituelle.
Sachant que seules des individualités peuvent reprendre en main leurs destins, et sachant qu'il ne peut pas exister de spiritualité de masse comme il existe des religions, des politiques et de lois de masse sur quoi les dominations ont prise, le changement du monde sera l'explosion libératrice du monde par la pénitence individuelle, c'est-à-dire par l'amour, le pardon, la paix, l'intelligence du cœur et la liberté absolue mis en pratique par chacun.
L'humanité fut créée forte, intelligente et libre et peut le redevenir, si un nombre appréciable d'individus le petit reste se rend libre du harnais des idées et des peurs qui lui ont été inoculées.
Les individus peuvent recréer ce monde puisque chacun d'eux, ayant été façonné à l'image et ressemblance du Créateur, est co‑créateur du monde.
La Révélation d'Arès libère de toutes les fatalités que la raison matérialiste considère indépassables et rappelle que le pénitent non seulement trouve son salut dès maintenant, mais prépare le Salut général au bout du temps, quand le mal et la mort elle-même disparaîtront, quand la Vie sera retrouvée, la Vie qui commence par chaque vie spirituelle aujourd'hui.
La pénitence est renoncement au mal, mais non renoncement aux biens et plaisirs de ce monde ; la science et la technique appartiennent au pénitent autant qu'elles appartiennent aux rationalistes.
La foi et la prière ne nous empêchent pas de nous mêler à ce monde pour le sauver de l'intérieur.
S'il y a un sauveur dont l'avènement peut être célébré à Noël, c'est le pénitent. Jésus n'est que le plus illustre d'entre les pénitents, le christ de référence pour tous les christs que sont les hommes bons.
Joyeux Noël !
Vitrine Paris Noel 2010

Panneau de vitrine de la mission de Paris pour Noël 2010

Vitrine de Genève 2010

Une des vitrines de la mission de Genève pour Noël 2010

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